Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour le 30 août, 2020

Swords and Fire, book 3: The Unbound Empire de Melissa Caruso

Posté : 30 août, 2020 @ 3:14 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : FantasyThe Unbound Empire

Editeur : Orbit

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 505

Titre en français : Les Faucons de Raverra, tome 3 : L’Empire libéré

Synopsis : The final volume of the Gemmell Morningstar Award-shortlisted Swords and Fire fantasy trilogy, in which political scion Amalia and her bound fire warlock Zaira must save the Empire from a ruthless, magical enemy. Perfect for fans of Tamora Pierce, The Queen of the Tearling, and Uprooted.

While winter snows keep the Witch Lord Ruven’s invading armies at bay, Lady Amalia Cornaro and the fire warlock Zaira attempt to change the fate of mages in the Raverran Empire forever, earning the enmity of those in power who will do anything to keep all magic under tight imperial control. But in the season of the Serene City’s great masquerade, Ruven executes a devastating surprise strike at the heart of the Empire – and at everything Amalia holds most dear.

To stand a chance of defeating Ruven, Amalia and Zaira must face their worst nightmares, expose their deepest secrets, and unleash Zaira’s most devastating fire.

 

Avis : Enfin, j’ai lu le dernier tome de cette trilogie que j’adore, Les Faucons de Raverra !

D’habitude, quand j’entame le dernier livre d’une série, j’ai peur : peut-être que l’auteur a détruit la personnalité des personnages, peut-être que je vais détester la fin, peut-être que ça n’aura aucun sens, peut-être que ça va être affreux et souiller mon amour pour la série tout entière !
Melissa Caruso ne m’a pas déçue avec The Defiant Heir que j’ai même trouvé meilleur que le premier tome, The Tethered Mage ; je n’avais pas peur pour The Unbound Empire. J’étais sûre que j’allais, au moins, apprécier ce livre. Et j’ai adoré !

Rien ne clochait dans ce livre, rien ne m’a dérangée – bon, peut-être le fait qu’Amalia se répète beaucoup à un moment donné dans le livre, mais j’étais dans l’histoire, je n’ai pas eu le temps de lever les yeux au ciel ! Tout était bon !!

Le lecteur retrouve les personnages qu’il aime : Amalia, Zaira, Terika, Istrella, Jerith et d’autres !
Amalia est une des rares héroïnes de Fantasy YA que j’aime vraiment et dont je suis fière. Elle ne se laisse pas faire, elle ne suit pas ce que lui disent les hommes autour d’elle, même si les conseils sont bienvenus, elle sait ce qui est juste, ce qui ne l’est pas et ce qui doit être fait de toute façon. C’est parfois dur pour elle et elle a besoin de quelqu’un sur qui se reposer un peu pour un temps, mais elle est toujours debout quand il le faut et fait de son mieux. SPOILER 1
Zaira est un de ces personnages qui ne veulent montrer leurs faiblesses devant personne, donc elle cache tout ce qu’elle ressent derrière l’humour ou l’irritation. Dans ce livre, le lecteur la découvre davantage SPOILER 2 Zaira me fait aussi rire parfois, surtout quand elle est avec Terika ou qu’elle donne des surnoms aux autres personnages !
Istrella me fait penser à Luna Lovegood : étrange, décalée mais toujours dans le vrai. Elle pense hors des sentiers battus et voit des éléments que les autres négligent. Je l’aime beaucoup !
J’aime également Jerith, je ne sais pas vraiment pourquoi ! De même pour La Contessa, Ciardha et Lucia. La première est un modèle pour Amalia, mais aussi quelqu’un de très mystérieux. Ce serait génial d’en savoir plus sur elle ! SPOILER 3
Un de mes personnages préférés de cette série est Kathe. SPOILER 4
Un personnage, en revanche, que je ne parviens pas à aimer depuis le début : Marcello. SPOILER 5

Ruven mérite une partie à lui tout seul.
Il est détestable, mais il n’est pas un de ces « méchants » qui n’a pas de but et qui n’est que mauvais. Il a un objectif et il est prêt à tout pour l’atteindre, même si cela veut dire tuer des milliers de personnes sur son passage ou se faire des ennemis puissants. SPOILER 6 Il sait également comment faire sortir le pire des personnes qui l’entourent. J’ai trouvé qu’il faisait un très bon villain ! SPOILER 7

J’aime toujours autant le côté politique de cette série ! C’était vraiment bon ! Et cela aide à garder le focus sur l’histoire/le monde/la guerre et non sur la romance ! C’est aussi une des raisons pour lesquelles j’aime autant Les Faucons de Raverra !
Toujours amoureuse des décors (the Mews, le Palais impérial, Raverra en général, Ardence, le Vaskandar) et de l’influence italienne ! Toujours amoureuse du fait que certains personnages sont des spécialistes de la magie - la mention de plusieurs bibliothèques à un moment donné m’a donné envie d’entrer dans le livre et d’aller les chercher pour les lire ! -, toujours amoureuse de la magie des Faucons et des Witch Lords ! J’en veux plus et je suis très heureuse de la parution de The Obsidian Tower dont l’action se situe dans le même univers et, plus spécifiquement, dans le Vaskandar !

Enfin, ce livre était un grand huit d’émotions intenses ! Le suspense était bien présent : parfois, j’avais vraiment peur que certains de mes personnages préférés meurent ! J’ai ressenti du désespoir, de la joie, du soulagement, de la peurSPOILER 8 Et la fin était parfaite pour moi !! SPOILER 9

 

Donc, une excellente série de Fantasy YA, clairement sous-estimée quand on voit le nombre de notes sur Goodreads !

 

SPOILER 1 la scène où elle fait son discours pour le Falcon Reserve Act … et celle de la fin où elle entre au Conseil des Neuf après avoir vaincu Ruven … j’ai des frissons !! Si fière d’elle !!

SPOILER 2 et la comprend dans cette HORRIBLE scène avec la Dame aux araignées ! *frissons* C’était affreux à lire !!! Pourquoi des araignées, POURQUOI ? Mais le pouvoir de la Dame est fascinant, j’aimerais en voir plus … juste … sans les araignées s’il vous plaît ! 

SPOILER 3 Lucia m’a semblé être une version plus jeune de Ciardha, comme Amalia est, en quelque sorte, une version plus jeune de sa mère !

SPOILER 4 Découvrir qui il est vraiment le rend moins mystérieux et sombre mais si … parfait ! J’ai adoré la scène où les habitants de Let l’accueillent ou quand il parle à Amalia de faire des câlins à des renardeaux ! Il est à la fois mignon et puissant !

SPOILER 5 J’ai lu ce livre – et même la série complète ! – avec une amie et elle m’a dit quelque chose de très vrai à propos de ce personnage : « il devient intéressant quand il n’est plus Marcello ». Si vrai ! Et si triste ! Ce qui arrive à Marcello est très dur, j’ai compati. Mais je n’ai pas réussi à l’aimer pour autant. Et, quand il « revient à lui », il geint immédiatement !! Ah, ce bon vieux Marcello est de retour, formidable !!

SPOILER 6 Pourquoi se ferait-il du souci ? Il est immortel après tout !

SPOILER 7 et j’ai aimé sa fin ! Il est pris à son propre piège et le lecteur sent bien que la vengeance n’est pas aussi douce que ce à quoi s’attendaient Zaira et Amalia quand il meurt.

SPOILER 8 les araignées, haha !

SPOILER 9 Je suis si heureuse qu’Amalia ne finisse pas avec Marcello !! Si heureuse qu’elle soit avec Kathe !! Si heureuse qu’elle ait toujours un rôle politique dans le Conseil des Neuf !!

Women & Power de Mary Beard

Posté : 30 août, 2020 @ 3:11 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Essai, HistoriqueWomen & Power

Editeur : Liveright

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 126

Titre en français : Les Femmes et le pouvoir

Synopsis : « A modern feminist classic. »—The Guardian

From the internationally acclaimed classicist and New York Times best-selling author comes this timely manifesto on women and power. At long last, Mary Beard addresses in one brave book the misogynists and trolls who mercilessly attack and demean women the world over, including, very often, Mary herself.

In Women & Power, she traces the origins of this misogyny to its ancient roots, examining the pitfalls of gender and the ways that history has mistreated strong women since time immemorial.

As far back as Homer’s Odyssey, Beard shows, women have been prohibited from leadership roles in civic life, public speech being defined as inherently male. From Medusa to Philomela (whose tongue was cut out), from Hillary Clinton to Elizabeth Warren (who was told to sit down), Beard draws illuminating parallels between our cultural assumptions about women’s relationship to power—and how powerful women provide a necessary example for all women who must resist being vacuumed into a male template.

With personal reflections on her own online experiences with sexism, Beard asks: If women aren’t perceived to be within the structure of power, isn’t it power itself we need to redefine? And how many more centuries should we be expected to wait?

 

Avis : Enfin, j’ai fini un livre de Mary Beard !! Ce n’est pas comme si SPQR était en cours depuis … longtemps !

Avant de lire Women & Power, j’avais entendu tout un tas d’avis négatifs à son propos : « trop court », « pas assez de contenu », « pas de solution donnée », « ça ne vaut pas le coup par rapport au prix ».
Après l’avoir lu, je suis surprise par ces critiques. Je dirai plutôt que je suis admirative de la capacité de Mary Beard à traiter un sujet comme le fait de faire taire les femmes dans nos sociétés avec autant d’efficacité et en si peu de pages !

Ce petit livre est à la fois intéressant et instructif. Mary Beard analyse la situation actuelle du discours des femmes dans nos sociétés grâce à la mythologie (Pénélope, Méduse et les Amazones par exemple) et de l’histoire antique (et moins antique) ; le lecteur peut voir de multiples parallèles et comment, même si cela a évolué et s’améliore aujourd’hui, les mêmes grandes lignes sont suivies de nos jours concernant le discours/les voix des femmes. Une femme est moins prise au sérieux qu’un homme, sa voix est ridiculisée parce qu’elle est aiguë et son autorité et ses connaissances sont remises en question à cause de son genre – exemple : Mary Beard qui se voit expliquer l’histoire antique, même si elle est experte sur ce sujet et pas la personne en face d’elle.

L’autrice traite aussi du harcèlement et des insultes dans les médias et les réseaux sociaux. C’est si facile de rabaisser une femme en utilisant son apparence, la façon dont elle s’habille ou même ses organes génitaux. C’est si facile d’utiliser les créatures mythologiques comme Méduse pour se moquer d’une politicienne. C’est si facile de voir la différence de traitement entre femmes et hommes dès que l’on approche des sphères de pouvoir. Et c’est si triste et agaçant de se rendre compte que l’on vit encore dans ce genre de monde dans lequel ce que les femmes disent n’a aucune valeur à cause de leur genre. Tu es une femme donc tu ne peux pas parler de tel ou tel sujet, à tel ou tel public, tu ne peux pas gérer telle ou telle responsabilité. Ou tu dois admettre que tu n’es pas une femme mais une créature hybride capable de gérer, mais toujours sujette aux blagues et insultes vulgaires.

Cette chronique est fatigante à écrire tant la situation paraît parfois désespérante. Même quand nous avons l’impression d’avancer, nous ne pouvons pas nous débarrasser de ces chaînes ridicules.
Je remercie tout de même Mary Beard d’avoir écrit ces cours et de les avoir publiés dans ce livre. J’espère qu’elle en écrira un plus long encore sur ce sujet, j’ai très envie de le lire et de plonger plus loin dans le monde des femmes et du pouvoir, à la fois de nos jours et dans l’histoire antique !

 

Donc, un excellent petit livre qu’il me tarde de voir étendre en gros livre style pavé sur le sujet !!

 

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