Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour août, 2020

The Seventh Perfection de Daniel Polansky

Posté : 31 août, 2020 @ 11:58 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy, Nouvelle The Seventh Perfection

Editeur : Tor

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 176

Titre en VF : pas encore traduit

Synopsis : Daniel Polansky returns with The Seventh Perfection, an innovative, mind-bending fantasy mystery

When a woman with perfect memory sets out to solve a riddle, the threads she tugs on could bring a whole city crashing down. The God-King who made her is at risk, and his other servants will do anything to stop her.

To become the God-King’s Amanuensis, Manet had to master all seven perfections, developing her body and mind to the peak of human performance. She remembers everything that has happened to her, in absolute clarity, a gift that will surely drive her mad. But before she goes, Manet must unravel a secret which threatens not only the carefully prepared myths of the God-King’s ascent, but her own identity and the nature of truth itself.

 

Avis : Un autre SP, cette fois, j’ai Tor Books que j’aime beaucoup !!

J’ai lu le synopsis en diagonale, je l’avoue : vu le nombre de pages et la taille du résumé, je me suis dit que si je le lisais en entier et correctement, peut-être que j’allais me faire gâcher quelques surprises. Et j’avais raison !!
Donc, si vous voulez entrer à l’aveugle dans ce court roman, sachez juste que c’est original, étrange au point de devenir fascinant et que la fin est très surprenante !

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus, continuez à lire !

Ce qui m’a d’abord surprise, c’est le format de ce livre : c’est une nouvelle à points de vue multiples, mais seulement avec les réponses données au personnage principal – je ne sais pas si je peux l’appeler narratrice, du coup ! -, Manet. Nous n’entendons jamais sa « voix ». Et pourtant, plus nous avançons, plus nous nous attachons à elle, à sa dangereuse quête pour la vérité SPOILER 1 ; nous voulons comprendre ce qu’elle cherche, qui elle est, quelle est vraiment sa position dans la hiérarchie du gouvernement, qui est le Dieu Roi, qui est Amata, quelle est leur histoire, qu’est-ce qui est arrivé, et pourquoi Manet est-elle impliquée ? De nombreuses questions grouillent dans l’esprit du lecteur ; à partir d’un moment, le lecteur veut simplement continuer à lire pour savoir.

L’intrigue est assez simple : la quête de vérité de Manet. La vérité à propos de quoi ? Je ne dirai rien, ce serait déjà spoiler !
Ce court roman traite de divers sujets, notamment le rôle d’Amatuensis de Manet – un mot qui ne sera pas expliqué, mais qui définit son « travail » – et les sept perfections. Petit à petit, nous comprenons ce que sont les perfections, laquelle est la septième, même si l’on ne comprend pas encore pourquoi elle donne son titre à la nouvelle.

Et maintenant, les spoilers ! SPOILER 2

 

Donc, en un mot : brillant !

 

SPOILER 1 mais est-ce vraiment pour la vérité ?

SPOILER 2 j’adore que le vrai sujet de ce roman soit la mémoire, l’histoire et les histoires. Manet, en devenant Amatuensis, ce qui signifie, je pense, Mémoire ou quelque chose qui s’en approche, est devenue la mémoire du Dieu Roi. Elle ne peut jamais rien oublier mais les gens doutent qu’elle ressente quoi que ce soit. Elle ressemble à une machine alors qu’elle ressent tout beaucoup plus intensément. Comme je l’ai dit plus haut, nous n’entendons pas sa voix – ou, en tout cas, jusqu’à la toute fin, quand nous avons un chapitre qui pourrait être du point de vue de Manet. En perdant sa voix, elle perd la possibilité de raconter son histoire, tout comme elle la perd à la fin, quand elle prend la place de son Père (?) en tant que dieu. En devenant dirigeante, elle perd son identité : elle devient ce que les gens vont dire d’elle, les histoires qu’ils vont inventer à son propos, tout comme Kiri est devenu ce que les gens pensent qu’il était. Il ne se souvient pas lui-même de qui il est vraiment, comme il ne se souvient pas de ce qui est arrivé à Amata ou de leur enfant supposé. Il est devenu Histoire, une histoire, quelqu’un d’autre et il s’est perdu dans la voix des autres, comme Manet.

Swords and Fire, book 3: The Unbound Empire de Melissa Caruso

Posté : 30 août, 2020 @ 3:14 dans Avis littéraires, Coup de cœur, Lectures Communes | Pas de commentaires »

Genre : FantasyThe Unbound Empire

Editeur : Orbit

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 505

Titre en français : Les Faucons de Raverra, tome 3 : L’Empire libéré

Synopsis : The final volume of the Gemmell Morningstar Award-shortlisted Swords and Fire fantasy trilogy, in which political scion Amalia and her bound fire warlock Zaira must save the Empire from a ruthless, magical enemy. Perfect for fans of Tamora Pierce, The Queen of the Tearling, and Uprooted.

While winter snows keep the Witch Lord Ruven’s invading armies at bay, Lady Amalia Cornaro and the fire warlock Zaira attempt to change the fate of mages in the Raverran Empire forever, earning the enmity of those in power who will do anything to keep all magic under tight imperial control. But in the season of the Serene City’s great masquerade, Ruven executes a devastating surprise strike at the heart of the Empire – and at everything Amalia holds most dear.

To stand a chance of defeating Ruven, Amalia and Zaira must face their worst nightmares, expose their deepest secrets, and unleash Zaira’s most devastating fire.

 

Avis : Enfin, j’ai lu le dernier tome de cette trilogie que j’adore, Les Faucons de Raverra !

D’habitude, quand j’entame le dernier livre d’une série, j’ai peur : peut-être que l’auteur a détruit la personnalité des personnages, peut-être que je vais détester la fin, peut-être que ça n’aura aucun sens, peut-être que ça va être affreux et souiller mon amour pour la série tout entière !
Melissa Caruso ne m’a pas déçue avec The Defiant Heir que j’ai même trouvé meilleur que le premier tome, The Tethered Mage ; je n’avais pas peur pour The Unbound Empire. J’étais sûre que j’allais, au moins, apprécier ce livre. Et j’ai adoré !

Rien ne clochait dans ce livre, rien ne m’a dérangée – bon, peut-être le fait qu’Amalia se répète beaucoup à un moment donné dans le livre, mais j’étais dans l’histoire, je n’ai pas eu le temps de lever les yeux au ciel ! Tout était bon !!

Le lecteur retrouve les personnages qu’il aime : Amalia, Zaira, Terika, Istrella, Jerith et d’autres !
Amalia est une des rares héroïnes de Fantasy YA que j’aime vraiment et dont je suis fière. Elle ne se laisse pas faire, elle ne suit pas ce que lui disent les hommes autour d’elle, même si les conseils sont bienvenus, elle sait ce qui est juste, ce qui ne l’est pas et ce qui doit être fait de toute façon. C’est parfois dur pour elle et elle a besoin de quelqu’un sur qui se reposer un peu pour un temps, mais elle est toujours debout quand il le faut et fait de son mieux. SPOILER 1
Zaira est un de ces personnages qui ne veulent montrer leurs faiblesses devant personne, donc elle cache tout ce qu’elle ressent derrière l’humour ou l’irritation. Dans ce livre, le lecteur la découvre davantage SPOILER 2 Zaira me fait aussi rire parfois, surtout quand elle est avec Terika ou qu’elle donne des surnoms aux autres personnages !
Istrella me fait penser à Luna Lovegood : étrange, décalée mais toujours dans le vrai. Elle pense hors des sentiers battus et voit des éléments que les autres négligent. Je l’aime beaucoup !
J’aime également Jerith, je ne sais pas vraiment pourquoi ! De même pour La Contessa, Ciardha et Lucia. La première est un modèle pour Amalia, mais aussi quelqu’un de très mystérieux. Ce serait génial d’en savoir plus sur elle ! SPOILER 3
Un de mes personnages préférés de cette série est Kathe. SPOILER 4
Un personnage, en revanche, que je ne parviens pas à aimer depuis le début : Marcello. SPOILER 5

Ruven mérite une partie à lui tout seul.
Il est détestable, mais il n’est pas un de ces « méchants » qui n’a pas de but et qui n’est que mauvais. Il a un objectif et il est prêt à tout pour l’atteindre, même si cela veut dire tuer des milliers de personnes sur son passage ou se faire des ennemis puissants. SPOILER 6 Il sait également comment faire sortir le pire des personnes qui l’entourent. J’ai trouvé qu’il faisait un très bon villain ! SPOILER 7

J’aime toujours autant le côté politique de cette série ! C’était vraiment bon ! Et cela aide à garder le focus sur l’histoire/le monde/la guerre et non sur la romance ! C’est aussi une des raisons pour lesquelles j’aime autant Les Faucons de Raverra !
Toujours amoureuse des décors (the Mews, le Palais impérial, Raverra en général, Ardence, le Vaskandar) et de l’influence italienne ! Toujours amoureuse du fait que certains personnages sont des spécialistes de la magie - la mention de plusieurs bibliothèques à un moment donné m’a donné envie d’entrer dans le livre et d’aller les chercher pour les lire ! -, toujours amoureuse de la magie des Faucons et des Witch Lords ! J’en veux plus et je suis très heureuse de la parution de The Obsidian Tower dont l’action se situe dans le même univers et, plus spécifiquement, dans le Vaskandar !

Enfin, ce livre était un grand huit d’émotions intenses ! Le suspense était bien présent : parfois, j’avais vraiment peur que certains de mes personnages préférés meurent ! J’ai ressenti du désespoir, de la joie, du soulagement, de la peurSPOILER 8 Et la fin était parfaite pour moi !! SPOILER 9

 

Donc, une excellente série de Fantasy YA, clairement sous-estimée quand on voit le nombre de notes sur Goodreads !

 

SPOILER 1 la scène où elle fait son discours pour le Falcon Reserve Act … et celle de la fin où elle entre au Conseil des Neuf après avoir vaincu Ruven … j’ai des frissons !! Si fière d’elle !!

SPOILER 2 et la comprend dans cette HORRIBLE scène avec la Dame aux araignées ! *frissons* C’était affreux à lire !!! Pourquoi des araignées, POURQUOI ? Mais le pouvoir de la Dame est fascinant, j’aimerais en voir plus … juste … sans les araignées s’il vous plaît ! 

SPOILER 3 Lucia m’a semblé être une version plus jeune de Ciardha, comme Amalia est, en quelque sorte, une version plus jeune de sa mère !

SPOILER 4 Découvrir qui il est vraiment le rend moins mystérieux et sombre mais si … parfait ! J’ai adoré la scène où les habitants de Let l’accueillent ou quand il parle à Amalia de faire des câlins à des renardeaux ! Il est à la fois mignon et puissant !

SPOILER 5 J’ai lu ce livre – et même la série complète ! – avec une amie et elle m’a dit quelque chose de très vrai à propos de ce personnage : « il devient intéressant quand il n’est plus Marcello ». Si vrai ! Et si triste ! Ce qui arrive à Marcello est très dur, j’ai compati. Mais je n’ai pas réussi à l’aimer pour autant. Et, quand il « revient à lui », il geint immédiatement !! Ah, ce bon vieux Marcello est de retour, formidable !!

SPOILER 6 Pourquoi se ferait-il du souci ? Il est immortel après tout !

SPOILER 7 et j’ai aimé sa fin ! Il est pris à son propre piège et le lecteur sent bien que la vengeance n’est pas aussi douce que ce à quoi s’attendaient Zaira et Amalia quand il meurt.

SPOILER 8 les araignées, haha !

SPOILER 9 Je suis si heureuse qu’Amalia ne finisse pas avec Marcello !! Si heureuse qu’elle soit avec Kathe !! Si heureuse qu’elle ait toujours un rôle politique dans le Conseil des Neuf !!

Women & Power de Mary Beard

Posté : 30 août, 2020 @ 3:11 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Essai, HistoriqueWomen & Power

Editeur : Liveright

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 126

Titre en français : Les Femmes et le pouvoir

Synopsis : « A modern feminist classic. »—The Guardian

From the internationally acclaimed classicist and New York Times best-selling author comes this timely manifesto on women and power. At long last, Mary Beard addresses in one brave book the misogynists and trolls who mercilessly attack and demean women the world over, including, very often, Mary herself.

In Women & Power, she traces the origins of this misogyny to its ancient roots, examining the pitfalls of gender and the ways that history has mistreated strong women since time immemorial.

As far back as Homer’s Odyssey, Beard shows, women have been prohibited from leadership roles in civic life, public speech being defined as inherently male. From Medusa to Philomela (whose tongue was cut out), from Hillary Clinton to Elizabeth Warren (who was told to sit down), Beard draws illuminating parallels between our cultural assumptions about women’s relationship to power—and how powerful women provide a necessary example for all women who must resist being vacuumed into a male template.

With personal reflections on her own online experiences with sexism, Beard asks: If women aren’t perceived to be within the structure of power, isn’t it power itself we need to redefine? And how many more centuries should we be expected to wait?

 

Avis : Enfin, j’ai fini un livre de Mary Beard !! Ce n’est pas comme si SPQR était en cours depuis … longtemps !

Avant de lire Women & Power, j’avais entendu tout un tas d’avis négatifs à son propos : « trop court », « pas assez de contenu », « pas de solution donnée », « ça ne vaut pas le coup par rapport au prix ».
Après l’avoir lu, je suis surprise par ces critiques. Je dirai plutôt que je suis admirative de la capacité de Mary Beard à traiter un sujet comme le fait de faire taire les femmes dans nos sociétés avec autant d’efficacité et en si peu de pages !

Ce petit livre est à la fois intéressant et instructif. Mary Beard analyse la situation actuelle du discours des femmes dans nos sociétés grâce à la mythologie (Pénélope, Méduse et les Amazones par exemple) et de l’histoire antique (et moins antique) ; le lecteur peut voir de multiples parallèles et comment, même si cela a évolué et s’améliore aujourd’hui, les mêmes grandes lignes sont suivies de nos jours concernant le discours/les voix des femmes. Une femme est moins prise au sérieux qu’un homme, sa voix est ridiculisée parce qu’elle est aiguë et son autorité et ses connaissances sont remises en question à cause de son genre – exemple : Mary Beard qui se voit expliquer l’histoire antique, même si elle est experte sur ce sujet et pas la personne en face d’elle.

L’autrice traite aussi du harcèlement et des insultes dans les médias et les réseaux sociaux. C’est si facile de rabaisser une femme en utilisant son apparence, la façon dont elle s’habille ou même ses organes génitaux. C’est si facile d’utiliser les créatures mythologiques comme Méduse pour se moquer d’une politicienne. C’est si facile de voir la différence de traitement entre femmes et hommes dès que l’on approche des sphères de pouvoir. Et c’est si triste et agaçant de se rendre compte que l’on vit encore dans ce genre de monde dans lequel ce que les femmes disent n’a aucune valeur à cause de leur genre. Tu es une femme donc tu ne peux pas parler de tel ou tel sujet, à tel ou tel public, tu ne peux pas gérer telle ou telle responsabilité. Ou tu dois admettre que tu n’es pas une femme mais une créature hybride capable de gérer, mais toujours sujette aux blagues et insultes vulgaires.

Cette chronique est fatigante à écrire tant la situation paraît parfois désespérante. Même quand nous avons l’impression d’avancer, nous ne pouvons pas nous débarrasser de ces chaînes ridicules.
Je remercie tout de même Mary Beard d’avoir écrit ces cours et de les avoir publiés dans ce livre. J’espère qu’elle en écrira un plus long encore sur ce sujet, j’ai très envie de le lire et de plonger plus loin dans le monde des femmes et du pouvoir, à la fois de nos jours et dans l’histoire antique !

 

Donc, un excellent petit livre qu’il me tarde de voir étendre en gros livre style pavé sur le sujet !!

Venus and Aphrodite: A Biography of Desire de Bettany Hughes

Posté : 26 août, 2020 @ 12:38 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Historique, MythologieVenus and Aphrodite

Editeur : Basic Books

Année de sortie : 2020 [2019]

Nombre de pages : 149

Titre en français : pas encore traduit

Synopsis : A cultural history of the goddess of love, from a New York Times bestselling and award-winning historian.

Aphrodite was said to have been born from the sea, rising out of a froth of white foam. But long before the Ancient Greeks conceived of this voluptuous blonde, she existed as an early spirit of fertility on the shores of Cyprus — and thousands of years before that, as a ferocious warrior-goddess in the Middle East. Proving that this fabled figure is so much more than an avatar of commercialized romance, historian Bettany Hughes reveals the remarkable lifestory of one of antiquity’s most potent myths.

Venus and Aphrodite brings together ancient art, mythology, and archaeological revelations to tell the story of human desire. From Mesopotamia to modern-day London, from Botticelli to Beyoncé, Hughes explains why this immortal goddess continues to entrance us today — and how we trivialize her power at our peril.

 

Avis : J’étais très heureuse de trouver ce livre sur NetGalley ! J’adore la mythologie et en découvrir plus sur les dieux, les déesses, leur histoire et ce qu’ils/elles sont devenu.e.s avec le temps.

L’histoire d’Aphrodite est fascinante à lire. Sa dualité est là pratiquement dès le début de sa « vie » : elle est à la fois douce, charmante, aimante et destructrice, sombre, fatale. Elle est à la fois la déesse de l’amour et une déesse de la guerre en quelque sorte. Elle est beauté et discordedésir et luxure.

Le lecteur en apprend beaucoup sur l’utilisation de la figure d’Aphrodite-Vénus dans l’art, la politique et l’Histoire : elle est représentée d’une certaine façon pour délivrer un certain message à la population – et, surtout, aux femmes. Ce livre nous montre l’évolution de son image et sa signification. Son corps est habillé au début de son culte, puis nu, puis clairement exposé. Elle passe d’objet de vénération à objet de désir et de luxure. Elle passe de déesse à prostituée, en passant par la Vierge Marie quand le christianisme a décidé de détruire son culte et, donc, l’a utilisée pour servir leur religion.

Le livre est bien organisé : le lecteur est progressivement guidé tout le long de l’histoire de la déesse et les images (tableaux, sculptures) lui permettent de la voir. J’ai aimé que certaines soient effectivement présentes dans le livre pour soutenir et visualiser ce qui était écrit.

J’ai aussi beaucoup aimé la conclusion : malgré tout, malgré le patriarchat, malgré le slut-shaming et le reste, Aphrodite-Vénus a laissé une marque et fait toujours partie de nos vies, même inconsciemment. Elle est peut-être encore utilisée pour faire des femmes des objets, mais elle permet aussi de les valoriser. 

 

Donc, un excellent livre qui retrace l’intégralité de l’histoire d’Aphrodite-Vénus, de ses débuts à nos jours. 

The Last to Know de Jo Furniss

Posté : 17 août, 2020 @ 1:56 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Thriller The Last to Know

Editeur : Lake Union Publishing

Année de sortie : 2020

Nombre de pages : 306

Titre en VF : pas encore traduit

Synopsis : A family’s past pursues them like a shadow in this riveting and emotional novel of psychological suspense by the Amazon Charts bestselling author of All the Little Children.

American journalist Rose Kynaston has just relocated to the childhood home of her husband, Dylan, in the English village of his youth. There’s a lot for Rose to get used to in Hurtwood. Like the family’s crumbling mansion, inhabited by Dylan’s reclusive mother, and the treacherous hill it sits upon, a place of both sinister folklore and present dangers.

Then there are unwelcoming villagers, who only whisper the name Kynaston—like some dreadful secret, a curse. Everyone knows what happened at Hurtwood House twenty years ago. Everyone except Rose. And now that Dylan is back, so are rumors about his past.

When an archaeological dig unearths human remains on the hill, local police sergeant Ellie Trevelyan vows to solve a cold case that has cast a chill over Hurtwood for decades.

As Ellie works to separate rumor from facts, Rose must fight to clear the name of the man she loves. But how can Rose keep her family safe if she is the last to know the truth?

 

Avis : J’ai demandé cet SP (ARC) sur NetGalley à cause de la mention de Hurtwood House dans le synopsis : je suis toujours pour une bonne maison « hantée », qu’elle le soit par des fantômes ou par des secrets !

Et j’avais raison ! L’aspect maison du livre est vraiment bon ! SPOILER 1 J’ai aimé l’opposition entre Hurtwood House, ancienne et authentique, et Low Farm, rénovée et appelée « une horreur » à cause de l’extension en verre – que je n’ai pas réussi à visualiser du tout, je ne sais pas pourquoi ! SPOILER 2
Davantage encore que la maison, le Shropshire aide à créer une ambiance pour le roman : quand il pleut des cordes, je l’ai senti pendant la lecture !

J’ai trouvé The Last to Know original dans sa narration : il y a deux points de vue et deux façons de narrer. Le premier est celui de Rose, une journaliste qui a suivi son mari dans le Shropshire pour vivre dans son pays d’origine ; c’est une narration à la première personne. Le second est celui d’Ellie, policière en charge d’un cas que personne n’a réussi à résoudre il y a vingt ans ; c’est une narration à la troisième personne, mais c’est toujours un point de vue interne. Davantage de chapitres sont centrés sur Rose, mais le déséquilibre est compréhensible : Rose fait partie de la famille impliquée dans l’investigation d’Ellie. La jeune femme découvre peu à peu les secrets de ses beaux-parents, elle enquête en secret et veut disculper son mari d’un crime que, selon elle, il ne peut pas avoir commis. Pendant ce temps, Ellie – Eleanor – pense à son affaire irrésolue : elle la hante toujours et elle regrette le fait qu’elle ne sera jamais capable de découvrir le coupable.

J’ai aimé le fait que le lecteur se trouve dans la tête de la journaliste : comment Rose pense, comment elle voit les choses, ses doutes, ses questions, sa colère parfois. Mais ce n’est pas toujours facile de s’y trouver : elle se répète souvent et ce peut être agaçant ! Elle répète même ses phrases d’un chapitre à l’autre ou utilise les mêmes mots pour décrire son mari par exemple. C’est le seul élément qui m’a dérangée : j’ai eu l’impression que l’histoire stagnait - peut-être était-ce l’intention, peut-être était-ce une façon de montrer au lecteur que Rose se sent coincée et qu’elle ne parvient pas à avancer ?

J’ai été à la fois surprise et non-surprise par la fin : SPOILER 3

 

Donc, un livre très « atmosphérique » ! J’ai pensé à la fois à Rebecca et à The Haunting of Hill House en le lisant !

 

SPOILER 1 J’ai aimé les moments où Rose entre dans la maison pendant que Gwendoline n’est pas là et découvre qu’elle est vide, ou quand les personnages accueillent Mistress Payne ! 

SPOILER 2 J’ai aussi aimé l’aspect hanté : le fait que Rose voie les mains d’un garçon dans le « priest’s hole » où elle trouvera Aled à la fin, le fait que Mistress Payne ait l’air d’aider Aled à trouver un endroit où se cacher pendant l’incendie, le fait qu’elle ait l’air d’avoir aidé chaque membre de la famille qui l’a accueillie dans la maison. 

SPOILER 3 qui aurait pu faire ça sinon Gwendoline ? Je pensais que Shawna était morte, mais je ne m’attendais pas à ce que Rhys soit un pédophile ! 

12
 

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