Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour février, 2020

Ruin & Rising de Leigh Bardugo

Posté : 17 février, 2020 @ 1:12 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy, YARuin & Rising

Editeur : Orion

Année de sortie : 2018 [2014]

Nombre de pages : 350

Titre en VF : Grisha, tome 3 : L’Oiseau de feu

Synopsis : SOLDIER. SUMMONER. SAINT.

For Alina Starkov, time is running out. The Darkling rules from his shadow throne while she, broken by their previous battle, is under the dubious protection of the zealots who worship her as a Saint. And as Alina convalesces she must also battle her conflicted feelings for the Darkling and her beloved Mal.

Her last hopes lie with the magic of a long-vanished ancient creature and the chance that an outlaw prince still survives.

As her allies and enemies race toward war, only Alina stands between her country and a rising tide of darkness that could destroy the world.

 

Avis : Première série terminée cette année !!

Je ne savais pas trop quoi penser après avoir terminé Ruin and Rising. Je n’ai pas détesté, mais je n’ai pas adoré : j’étais un peu confuse. Je vais donc tenter d’expliquer ce que j’ai pensé de ce dernier tome de la série Grisha !

 

D’abord, le positif !

J’étais ravie d’être de retour à Ravka, ravie de retrouver certains personnages[SPOILER] Nikolaï est devenu petit à petit un de mes personnages préférés, j’ai été heureuse qu’il soit dans ce tome ! Je ne m’attendais pas du tout à ce qui lui est arrivé : c’était assez original ! Malgré tout, j’étais contente qu’il continue à apparaître ; j’aurais été triste que son histoire soit terminée ou mise en suspens juste après cette métamorphose ! [FIN DU SPOILER] J’aime toujours beaucoup Tamar et Tolia, et j’étais heureuse de me retrouver à nouveau avec eux dans le groupe. Je me suis aussi rendu compte que j’avais appris à aimer Zoya ! Autre chose à noter niveau personnages : Mal est moins agaçant dans ce dernier tome que dans les précédents, et il n’est pas le centre de l’attention – même si Alina continue à énormément penser à lui ! Donc, il ne ruine pas le livre cette fois !

J’ai aimé les rebondissements, même si [SPOILER] comment expliquer que le Darkling ne sache pas que Mal est un amplifier ? C’était clairement ce que Baghra tentait de dire à Alina : pourquoi n’a-t-elle pas insisté par la suite ? [FIN DU SPOILER] J’ai adoré être prise dans une quête au sein d’un petit groupe soudé, et j’ai adoré qu’Alina ait à jouer un rôle depuis le tome 2 : elle est une Sainte pour le peuple qui croit en elle, même si, en réalité, elle n’est qu’une jeune femme effrayée la majeure partie du temps. L’aspect religieux est lui aussi intéressant : j’ai aimé voir « l’envers du décor » !

 

Mais 

Je n’ai rien ressenti, pas de douleur pour les personnages, pas de tristesse pour eux, excepté pour le Darkling et un autre personnage. Je n’ai pas été happée par l’histoire, parce que mes personnages préférés étaient seulement secondaires. Le Darkling n’est pas très présent, et le lecteur n’apprend pas grand-chose de lui – excepté son nom.

[SPOILER] Etant donné que l’on reste exclusivement focalisé sur le point de vue d’Alina, on ne sait pas ce qu’il pense vraiment, comment il pense, comment il se sent, ce qu’il se passe dans sa tête, et, surtout, la vérité sur lui. Reste-t-il de l’amour pour Alina ? Personnellement, je ne le pense pas : il est attiré par elle parce qu’elle est unique, comme lui. Il la voit comme son double, son alter ego, quelqu’un comme lui. Quand elle perd son pouvoir, elle n’est plus rien. Et, en même temps, quand il meurt, on dirait qu’il a besoin d’elle, qu’il ne veut pas mourir seul. Honnêtement, il est le personnage le plus intéressant – si on excepte Nikolaï – donc pourquoi en écrire si peu sur lui ? Et POURQUOI UNE TELLE FIN ? J’ai été TELLEMENT DÉÇUE par sa mort ! Tué avec un coup dans le cœur ? SERIEUSEMENT ?! Même lui ne pouvait pas y croire ! Fallait-il d’ailleurs vraiment qu’il meurt ? Pourquoi Alina montre-t-elle de la réticence à tuer tout le monde, sauf lui ?! ça m’a tellement déçue que j’en ai oublié d’être triste quand c’est arrivé ! [FIN DU SPOILER] 

Autre chose qui m’a agacée, mais à propos de Mal cette fois – il ne pouvait pas être parfait, évidemment ! 

[SPOILER] Je l’avoue, j’étais « contente » de voir que Mal devait mourir. Et, effectivement, il meurt. Mais pourquoi ne peut-il pas rester mort ?!! Si j’ai bien compris, pour qu’un amplifier fonctionne, le Grisha doit porter les os de celui qui avait ce « pouvoir » : on n’arrive même pas à cette partie ! Et, comme je l’ai vu dans une autre chronique, tous les membres importants du groupe restent en vie. Alors, oui, c’est génial, pas de larmes, mais c’est aussi peu vraisemblable. Dans une guerre, des gens meurent, et la vie ne décide pas d’épargner les « personnages principaux ». Il n’y a donc pas de véritable perte triste à la fin de ce tome, excepté le Darkling, que seule Alina pleure. J’ai eu une impression de facilité – mais peut-être suis-je trop habituée à Martin et sa cruauté envers ses personnages ? Peut-être suis-je en manque de Fantasy dans lesquelles les personnages meurent vraiment, sans ressusciter ? J’ai l’impression que Ruin and Rising tombe dans la catégorie : « je n’ai pas osé tuer mes personnages principaux, parce que je voulais une fin heureuse, parce que c’est du YA ». Cette fin m’a fait penser à Gemina [SPOILER] quand Nik – il me semble que c’est son prénom, meurt, mais, en fait, non, il revient grâce à la théorie Gemina ou quelque chose de ce genre … Trop facile ! [FIN DU SPOILER] Pourquoi les personnages qui meurent dans les romans YA ne restent-ils pas morts ? La mort fait partie de la vie, même pour les enfants, les ados, et les jeunes adultes. Je pense que je n’ai lu qu’un seul roman dans lequel le personnage principal meurt, et j’ai été une des seules à aimer justement pour cette raison, parce que c’était original ! Donc, trop facile que Mal ressuscite ! J’aurais préféré que ce soit le Darkling !! [FIN DU SPOILER] 

Je ne sais pas trop ce que je pense de la fin … 

[SPOILER] En un sens, elle est parfaite : la plupart des membres du groupe sont sains et saufs, et peuvent vivre leur vie comme ils l’entendent, sans la menace du Darkling au-dessus de leur tête. Alina et Mal sont ensemble, et peuvent faire ce qu’ils veulent de leur vie – ici, en l’occurrence, rebâtir Keramzin et y accueillir des orphelins – ; mais ils ont tous les deux perdu leur pouvoir, quelque chose qu’ils vont regretter toute leur vie, comme un vide impossible à remplir en eux. Ils voient toujours leurs amis, Nikolaï, Zoya, Genya et David, qui viennent leur rendre visite à Keramzin. Une vraie fin heureuse. Mais, j’étais à la fois contente et … insatisfaite. Trop facile, malgré les pertes. [FIN DU SPOILER]

 

Donc, je suis globalement déçue par cette fin, mais c’est un monde qui va rester avec moi encore un moment.

La Vénus d’Ille suivi de La Partie de tric-trac de Prosper Mérimée

Posté : 13 février, 2020 @ 4:18 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Nouvelle, FantastiqueLa Vénus d'Ille

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2019 [1835]

Nombre de pages : 95

Synopsis : « Il est impossible de voir quelque chose de plus parfait que le corps de cette Vénus ; rien de plus suave, de plus voluptueux que ses contours ; rien de plus élégant et de plus noble que sa draperie. » Ainsi en juge l’archéologue venu de Paris pour admirer le remarquable bronze antique mis au jour par M. de Peyrehorade dans son domaine du Roussillon. Cependant, l’ironie méchante exprimée par le beau visage suscite le malaise, non moins que l’inquiétante inscription latine gravée sur le socle de la statue. Les événements des jours suivants confirmeront cette impression …

Dans cette nouvelle aux accents fantastiques, Mérimée, par la voix d’un narrateur qui lui ressemble beaucoup, distille une angoisse qui culmine dans le fatal dénouement.

 

Avis : Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de nouvelles fantastiques !

J’ai aimé La Vénus d’Ille : le seul problème, c’est que le titre révèle déjà le rebondissement de l’histoire, en quelque sorte. Le lecteur sait déjà qui sera le coupable s’il arrive quelque chose. Il n’y a donc pas de réel suspense, même si le lecteur peut avoir quelques frissons parfois, surtout quand [SPOILER] le narrateur entend les pas dans l’escalier. [FIN DU SPOILER] Mais, même avec cela, je n’ai pas retrouvé l’atmosphère que j’aime dans les nouvelles/récits fantastiques. C’est bien écrit, mais peut-être trop court pour parvenir à créer une réelle ambiance ?

Pour la seconde nouvelle, « La partie de tric-trac » : à nouveau, une belle écriture, et un récit plutôt engageant ; mais comme la fin est frustrante !! On dirait presque une blague de l’auteur !

Enfin, dans les deux nouvelles, les femmes sont considérées soit comme des femmes au foyer qui n’ont rien à dire sur quoi que ce soit, soit comme des femmes intéressées seulement par l’argent. 

 

Donc, un peu déçue, je m’attendais à davantage de frissons ! 

Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand

Posté : 12 février, 2020 @ 2:59 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Classique, ThéâtreCyrano de Bergerac

Editeur : GF

Année de sortie : 2014 [1897]

Nombre de pages : 302

Synopsis : Désespéré par son fameux nez «qui d’un quart d’heure en tous lieux le précède», le Gascon Cyrano n’ose ouvrir son coeur à sa cousine Roxane, l’objet de sa passion. Cet homme de l’ombre aussi laid qu’éloquent prêtera donc, en secret, sa verve et sa voix à son rival plus beau, mais moins spirituel que lui… Cyrano de Bergerac, comédie héroïque créée le 28 décembre 1897, a ravi des générations de spectateurs et de lecteurs. De Constant Coquelin à Gérard Depardieu, les plus grands comédiens ont prêté leurs traits à ce personnage haut en couleurs, incarnation pittoresque du coq gaulois, poète fantasque et amoureux sublime. Dans cette œuvre pleine de panache à l’origine d’un engouement populaire sans précédent, Rostand nous rappelle, sous couvert de légèreté, que l’on ne saurait vivre que de lyrisme et d’ivresse.

 

Avis : Ce livre était dans ma PAL depuis plus de 4 ans ! Il était grand temps que je le lise – en LC avec la Team psychopathe !

Cela faisait un moment que je n’avais pas lu un classique français, et je dois dire que ça fait du bien ! Je suis tombée raide dingue de l’écriture et du personnage de Cyrano ! J’ai adoré les vers, le rythme, les rimes ; cette pièce est si bien écrite !! C’est tout simplement beau, les mots sonnent : cela me gonfle le cœur jusqu’à le faire exploser !

Quant à Cyrano, c’est le genre de personnage parfait pour moi : à la fois héroïque/honorable, et en même temps inconvenant et impoli. On dirait bien que ce type de héros est mon préféré ! Il est à la fois un poète et un guerrier, quelqu’un qui a beaucoup de confiance en soi et qui, en même temps, n’en a pas vraiment : d’un côté, il m’a fait éclater de rire avec les blagues à propos de son nez, de l’autre, il est incapable de dire à Roxane qu’il l’aime ! Cette situation crée des scènes magnifiques, mais brise aussi le cœur du lecteur dans une espèce de tragi-comédie qui fait rire une seconde, et pleurer juste après ! Cyrano est si malheureux, et tente de rendre Roxane heureuse comme il peut … Cela la rend assez peu sympathique au début : en effet, elle explique à son cousin qu’elle ne pourrait pas aimer un homme laid, qu’il lui faut la beauté et l’esprit pour être charmée. Exigeante, elle veut tout, et ne fait aucune concession pour personne. Elle rencontre alors Christian, qui est, apparemment, très beau ; mais elle craint qu’il n’ait pas d’esprit … Le pauvre Christian est, en effet, considéré exclusivement pour sa beauté ; Cyrano, lui, est l’esprit. 

[SPOILER] Malgré cette espèce de duel, et le fait que le lecteur puisse avoir envie de se placer dans un « camp », celui de Christian ou de Cyrano, il faut reconnaître que les jeunes hommes sont loin de se battre : Cyrano aide Christian à conquérir Roxane, il va même jusqu’à l’aider à l’épouser ! Mais, quand Christian se rend compte que Cyrano est, en fait, amoureux de Roxane, il décide de tout lui dire : il ne veut plus d’un intermédiaire entre eux, il veut un amour simple, qu’elle l’aime pour qui il est vraiment, et non pour un esprit qu’il n’a pas. C’est une très belle marque d’honneur, et j’ai vraiment eu de l’espoir pour Cyrano … qui, après la mort de Christian, se montre encore une fois très humble et dévoué, et décide de ne jamais révéler à Roxane qu’il était la voix sous le balcon … [FIN DU SPOILER] 

Cette fin ! Je ne sais pas pourquoi je pensais que ça pourrait se finir autrement … [SPOILER] J’avais vraiment envie que Cyrano ait, lui aussi, son moment de bonheur, et même, plus qu’un moment, ses années de bonheur ! Cette dernière scène m’a pulvérisé le cœur … Roxane sait enfin, elle regrette, et lui meurt debout, en soldat, et en poète ! [FIN DU SPOILER]

 

Donc, je pense avoir découvert une nouvelle pièce préférée ! Ravie de l’avoir découverte enfin ! 

Les Nocturnes de Tess Corsac #plib2020

Posté : 11 février, 2020 @ 6:07 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Genre : Science-fictionLes Nocturnes

Editeur : Lynks

Année de sortie : 2019

Nombre de pages : 366

Synopsis : 125 Rouges. 125 Verts. 250 amnésiques. Et combien de Nocturnes ?

Nous avons cherché par tous les moyens à découvrir pourquoi nous étions enfermés ici. Si seulement nous avions su… Aurions-nous quand même été jusqu’au bout ?
Nous avons cherché par tous les moyens à découvrir pourquoi nous étions enfermés ici. Si seulement nous avions su… Aurions-nous quand même été jusqu’au bout ?

Un nom, un bloc, une couleur d’uniforme : Rouge ou Vert. Ce sont les seules informations dont disposent les deux-cent-cinquante pensionnaires de la Croix d’If, entrés dans l’institut sans le moindre souvenir et sans opportunité de sortir.
Natt Käfig est un Rouge du bloc 3A. Il est le dernier à avoir vu Laura, une Verte, avant sa mystérieuse disparition. Il se fait approcher par un groupe d’élèves… Qui sont ces  » Nocturnes  » qui ont besoin de son aide et qui pensent que Laura avait découvert les raisons de leur présence dans l’institut ? Rouges et Verts vont devoir collaborer pour percer le secret de la Croix d’If et échapper à l’administration. Y parviendront-ils en apprenant qu’ils sont prisonniers pour des motifs différents ?

 

Avis : J’ai reçu ce livre dans le cadre des Livres Voyageurs du Plib ! Je les remercie encore : cela m’a permis de lire pas mal de livres sélectionnés !

Autant vous le dire tout de suite : j’ai ADORE cette lecture ! J’ai (pratiquement) tout aimé, c’était vraiment excellent ! Dès les premières pages, j’ai été happée par l’histoire. Tout est mystérieux, tout est flou, même pour le narrateur Natt. Les révélations qui émaillent le texte éclairent les personnages en même temps que le lecteur ; j’avais deviné certaines d’entre elles, pas toutes ! Je n’ai pas trop envie de vous en dire, donc je vais faire une section spoilers à la fin de cette chronique. J’ai tout de suite accroché à l’intrigue ; je me suis rapidement attachée à plusieurs personnages, dont Natt, la Chouette et Aaron. Ils souffrent tous de différentes manières, et gèrent la situation différemment. Ils sont tous les trois courageux, et deux d’entre eux se voient confrontés à une faiblesse : Natt et son manque de confiance en soi, la Chouette et son incapacité à gérer les relations sociales. Aaron, quant à lui, semble parfait : il a la carrure d’un leader, et est capable de prendre en main la situation. J’ai adoré que, peu à peu, le livre devienne quasiment philosophique, et propose une véritable réflexion sur un sujet en particulier – dont je vous parle en sections spoilers ! J’ai ADORE le fait que le lecteur se retrouve au sein d’un groupe ; certes, nous ne sommes pas dans une ambiance très joyeuse, mais ce lien entre les personnages était d’autant plus fort ! La fin convenait parfaitement : j’aurais peut-être déçue si elle avait été différente, ç’aurait sans doute été trop. Rajoutez, avec tout, un bon zeste d’émotion, et vous avez un nouveau coup de cœur !

Seuls mini bémols : de petites fautes de français, et l’absence des adverbes de négation dans les dialogues fait authentique, certes, mais cela m’a plusieurs fois stoppé dans la lecture parce que je butais sur les mots ! 

 

Maintenant, la SECTION SPOILERS ! L’intrigue m’a un peu fait penser à celle du Labyrinthe : des enfants sont enfermés dans un endroit pour mener une expérience sur leur comportement. Les Rouges et les Verts se retrouvent dans la même situation, avec une grosse variante. Les scientifiques ont ici séparé criminels et victimes, et ont décidé de mesurer leur indice de criminalité. Le but est de voir comment ils évoluent après avoir oublié ce qui leur est arrivé. Le lecteur apprend, au cours du roman, que les jeunes gens sont volontaires : ils ont demandé à avoir recours à la mnémochirurgie pour oublier leur passé et vivre une vie normale. Les scientifiques en ont profité pour les parquer à l’institut et faire une expérience sur sujets humains. Les personnages sont donc tous amnésiques, incapables de se souvenir de leur vie avant l’institut de la Croix d’If. *

J’ai trouvé la réflexion sur la violence fascinante : les plus susceptibles d’être dangereux sont les criminels (récidive) et les victimes (reproduction). J’étais persuadée que les Rouges étaient les anciennes victimes ; il était trop logique d’utiliser le Rouge pour la culpabilité et le Vert pour les victimes. Dès que le lecteur apprend à quoi correspondent les couleurs, il a à la fois envie et peur de connaître l’histoire des personnages ; en effet, certains passages sont parfois difficiles à lire, tant les personnages souffrent de la situation dans laquelle ils se trouvent. Le moment où Natt et Léo se retrouvent dans la forêt et où ils se battent m’a vraiment fait mal au cœur. La narration à la première personne permet de se mettre dans la peau du narrateur et de ressentir ce qu’il vit. J’ai également adoré que la réflexion soit presque philosophique : les personnages s’interrogent, tentent de comprendre, et prennent des routes radicalement opposées. Léo décide de se venger ; Natt décide de pardonner ; Yann désire à nouveau oublier.

Pour autant, comme je l’ai dit plus haut, j’ai adoré le phénomène de groupe qui se crée peu à peu. C’est vraiment un de mes tropes préférés. Les personnages, séparés de leur famille et de tous leurs repères, s’en créent de nouveaux à la Croix d’If. Les amis que Natt se fait à l’institut sont une nouvelle famille qu’il a terriblement peur de perdre – cette fin était TELLEMENT angoissante ! J’avais peur qu’il perde effectivement tout le monde, ou que ce ne soit qu’une ruse de l’institut ! Comme je l’ai dit aussi, la fin était, pour moi, parfaite : Natt conserve sa famille, mais, de manière assez réaliste, les véritables coupables ne sont pas punis, parce qu’ils ont prévu un plan de secours, bien sûr ! Le procès est une mascarade. Et les personnages perdent tout de même plusieurs amis, morts ou qui décident d’avoir à nouveau recours à la mnémochirurgie. La dernière scène m’a vraiment émue : Yann et Amélie ne se rendent pas compte qu’à quelques pas d’eux se trouvent leurs anciens amis, ceux qu’ils ont oubliés.

 

Donc, un excellent roman que je recommande fortement !!

 

#ISBN9791097434274

The Shadow & Bone Trilogy, book 2: Siege and Storm de Leigh Bardugo

Posté : 9 février, 2020 @ 1:04 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy, YASiege & Storm

Editeur : Orion

Année de sortie : 2018 [2013]

Nombre de pages : 381

Titre en VF : Grisha, tome 2 : Le Dragon de glace

Synopsis : SOLDIER. SUMMONER. SAINT.

Alina Starkov’s power has grown, but not without a price. She is the Sun Summoner – hunted across the True Sea, haunted by the lives she’s taken. But she and her bes friend Mal can’t outrun her enemies for long.

The Darkling is determined to claim Alina’s magic and use it to take the Ravkan throne. With nowhere else to turn, Alina enlists the help of an infamous privateer and sets out to lead the Grisha army.

But as the truth of Alina’s destiny unfolds, she slips deeper into the Darkling’s deadly game of forbidden magic. To save her country, Alina will have to choose between her power and the man she loves. No victory can come without sacrifice – and only she can face the oncoming storm.

 

Avis : Cette année, j’ai décidé de tenter de lire mes séries à la suite ; j’ai l’impression que c’est la meilleure manière pour moi de les savourer !

J’aime toujours autant l’univers, le décor et la magie : l’atmosphère est toujours agréable, et le monde, intéressant à découvrir. J’ai adoré [SPOILER] qu’Alina décide de – et parvient à ! – brouiller les frontières entre les différents Grisha, pour que se mêlent peu à peu Materialki, Etherialki et Corporalki ! J’étais également ravie de retrouver le Petit Palais (je suppose que c’est son nom en français ?)! [FIN DU SPOILER] J’ai également aimé l’écriture, parfois très belle à certains moments !

Passons aux personnages. J’aime toujours beaucoup le Darkling, il fait un très bon antagoniste ; mais j’aurais aimé le voir plus souvent ! J’ai été ravie de rencontrer Nikolaï – ce qui m’a donné envie de lire King of Scars ! – c’est un personnage fascinant ! Comme le Darkling, il est complexe, et cache ses faiblesses derrière sa confiance en soi. Il est intelligent et il a pris l’habitude de porter un masque auprès de tous ceux qui l’entourent. J’ai hâte de les retrouver tous les deux dans le tome suivant ! Dans ce tome, j’ai également beaucoup aimé Tamar et Tolya ! Ils semblent durs, mais cachent une nature dévouée. Dernière chose que j’ai adoré à propos des personnages : ils ne sont pas manichéens. Ce ne sont ni des anges ni des démons : ils ont tous le potentiel pour faire le bien, ou le mal. La fin [SPOILER] était très bien … jusqu’à ce que Mal intervienne ! Et j’ai aimé qu’Alina lui en veuille à cause de cela ! C’était un peu la fin « parfaite » sans lui ! [FIN DU SPOILER] 

Et voici les éléments qui m’ont déçue : le Darkling et Nikolaï sont vraiment des personnages formidables que j’apprécie beaucoup, mais ils ne sont pas le centre de l’attention. C’est Mal qui l’est, à cause du fait que le lecteur ne suit que le point de vue d’Alina. Et je DETESTE ce personnage. Il m’agace tellement qu’il gâche certaines scènes. Dès le début du tome 2, il part dans la mauvaise direction : il veut garder Alina faible, il l’aime quand elle l’est. Quand elle reprend confiance, quand elle devient puissante grâce à sa magie, et qu’elle tente de lui faire comprendre qu’elle a besoin de davantage pour vaincre le Darkling, il prend peur et la rejette. Haha. Non. Et elle ne fait qu’acquiescer à ce qu’il dit au début du roman ; elle se rebelle peu à peu, ce qui ne fait qu’augmenter le poids de sa culpabilité … J’avais envie de secouer Alina parfois. J’ai adoré [SPOILER] le choix qu’elle fait à la fin : embrasser les ténèbres. Parce que c’est aussi ce qu’elle est, et qu’elle ne peut s’empêcher de ressentir ce qu’elle ressent. Cela fait partie d’elle. [FIN DU SPOILER] Alina pourrait s’élever – ce qu’elle fait déjà un peu dans ce tome – mais j’ai l’impression que Mal est un poids qui la retient ancrée au sol. Il la tire vers le bas, et ça me rend folle ! Enfin, dernier bémol : la romance. Après le triangle amoureux, le carré amoureux ? Pourrait-on introduire un personnage masculin sans qu’il devienne le love interest de l’héroïne ? [SPOILER] Alors, certes, le Darkling n’est plus vraiment un love interest ; mais il reste tout de même cette tension et cette attirance entre les deux personnages qui permet de conserver ce personnage dans le côté « romance » du livre. [FIN DU SPOILER]

 

Donc, un peu déçue, même si je continue à beaucoup aimer l’univers ! Je lirai le tome 3 ce mois-ci !

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