Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour octobre, 2019

Interview with the Vampire d’Anne Rice

Posté : 31 octobre, 2019 @ 10:18 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Interview with the Vampire

Editeur : Ballantine

Année de sortie : 1997 [1976]

Nombre de pages : 342

Titre en français : Entretien avec un vampire

Synopsis : Here are the confessions of a vampire. Hypnotic, shocking, and chillingly erotic, this is a novel of mesmerizing beauty and astonishing force – a story of danger and flight, of love and loss, of suspense and resolution, and of the extraordinary power of the senses. It is a novel only Anne Rice could write. 

 

Avis : Livre lu pour la #teamguérisseur pour le #tournoidesélites pour le #plib2020 !

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J’ai enfin lu ce livre !! Moi qui adore les vampires, il était grand temps !

Honnêtement, je pensais que ce livre ferait partie de mes préférés de tous les temps : « vampire », « historique », « confessions », « danger », « perte ». Je dis oui !!! Et pourtant … quelle déception ! J’avais envie d’aimer ce livre, de le chérir, de l’adorer, de le porter aux nues en tant que faisant partie des meilleurs romans vampiriques … mais non.

Je me dis, d’abord, que c’est parce que j’en attendais trop de ce livre ; je pensais retrouver une histoire proche de celle d’Anno Dracula, que j’ai adoré ! Autant le roman de Kim Newman était bourré de références, très actif, et m’a portée du début à la fin, autant Interview with the Vampire m’a paru très lent, très long (malgré ses 342 pages), et j’étais parfois distraite pendant la lecture. Ensuite, j’ai lu ce livre pour un challenge, donc, un moment où on doit lire plutôt vite, ou, en tout cas, des livres qui sont plutôt rythmés, ce qui n’est pas le cas de celui-ci ! Je n’ai rien contre les livres lents, au contraire, parfois, c’est exactement ce qu’il me faut ; mais, là, ce n’était pas le cas.

Mais, surtout, ce livre ne m’a pas plu pour un élément en particulier. A partir du moment où cela arrive dans le roman jusqu’à la fin, je ne pouvais pas apprécier pleinement ma lecture à cause de lui. [SPOILER] Je veux bien tout accepter au niveau vampirisme : le fait qu’ils doivent tuer des humains pour se nourrir, le fait que tuer quelqu’un en le vidant de son sang revienne pour eux à quelque chose de quasi sexuel ; mais alors, que Louis prenne pour proie une gamine de 4-5 ans, et qu’il tombe ensuite amoureux d’elle, au point de l’appeler tour à tour sa fille et son amante … je ne peux pas. Je comprends que la malédiction de Claudia soit le fait qu’elle est coincée dans un corps d’enfant avec un esprit de femme au fur et à mesure qu’elle grandit et mûrit ; mais je ne peux pas m’empêcher d’être dérangée par ces images de Louis avec une petite fille sur les genoux, petite fille dont il est tombé amoureux, qui est en fait une femme … Je ne peux pas accepter son désir pour une femme au corps d’enfant de 4-5 ans. [FIN DU SPOILER] 

Pour autant, je n’ai pas tout détesté, bien sûr : j’ai aimé le format, le fait que ce soit Louis qui nous raconte son histoire. J’ai aussi aimé les nombreuses réflexions qu’il soulève sur la vie, la mort, le temps, le fait d’être un vampire, sa quête de connaissances, mais aussi de compréhension de son état, le côté religieux qui intervient. C’étaient, pour moi, les meilleures parties du roman ! Tout cela était passionnant ! Je comprends aussi que Louis soit un personnage très mélancolique : on est clairement dans le Gothic villain auquel le lecteur s’attache parce qu’il est le narrateur de sa propre histoire. Pour autant, je ne pense pas que j’étais d’humeur à lire les confessions d’un personnage aussi mélancolique. J’ai aussi été émue par certains passages [SPOILER] j’ai quasi pleuré quand j’ai découvert ce qui arrivait à Claudia … [FIN DU SPOILER] , et j’ai apprécié l’écriture de l’autrice, même si je ne l’ai pas adorée. L’une des « romances« , qui commence vers la fin du roman, m’a plu également, ce qui m’a assez surprise !

La fin m’a laissée un peu … sur ma faim. Je ne suis pas une grande fan du personnage de Lestat, que Louis rend tout à fait inintéressant au cours de son récit. Je ne vais donc pas me précipiter pour lire la suite !

 

Donc, un bon roman, mais qui m’a dérangée par certains de ses aspects, et que j’ai trouvé relativement long malgré son petit nombre de pages !

Sorceleur, tome 2 : L’Epée de la Providence d’Andrzej Sapkowski

Posté : 29 octobre, 2019 @ 9:16 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy, NouvelleSorceleur, tome 2 : L'Epée de la Providence

Editeur : Milady

Année de sortie : 2011 [1992]

Nombre de pages : 462

Titre en VO : Miecz Przeznaczenia

Synopsis : Geralt de Riv n’en a pas fini avec sa vie errante de tueur de monstres. Fidèle aux règles de la corporation maudite des sorceleurs, Geralt assume sa mission sans faillir dans un monde hostile et corrompu qui ne laisse aucune place à l’espoir. Mais la rencontre avec la petite Ciri, l’Enfant élue, va donner un sens nouveau à l’existence de ce héros solitaire. Geralt cessera-t-il enfin de fuir devant la mort pour affronter la providence et percer à jour son véritable destin ?

 

Avis : Livre lu pour la #teamguerisseurs pour le #tournoideselites organisé par le #plib2020 !

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J’ai lu le premier livre de la série en août ; cette fois, je n’ai pas été surprise par le format nouvelles. Je m’attendais à aimer autant ce deuxième tome que le premier !

Et pourtant, ce ne fut pas le cas ! Je n’ai pas du tout accroché aux trois premières nouvelles, dont j’ai assez peu de souvenirs. Les raisons sont simples :

- trop de répétitions : je pense que le lecteur comprend le titre de la nouvelle sans qu’on lui répète le dit titre cinquante fois pendant l’histoire ;

- les femmes et la sexualité : j’en ai eu marre que ce soit toujours le même schéma, je l’avoue … et que le superbe corps des femmes sont tout le temps mis en avant de la même façon : pour que les hommes fantasment sur elles. Et j’ai vraiment du mal avec les romances de Geralt. Le gars est censé être un « monstre », ne pas être attirant, et il parvient à se taper toutes les nanas qu’il croise !

- le ton solennel - et qui paraît surfait – de certaines nouvelles ; j’avais envie d’un peu de fraîcheur … mais, quand il y en avait effectivement, c’était plus lourd que frais !!

Cela m’a tant déplu que j’ai reposé le livre pour quelques jours. Et quand je m’y suis remise, j’ai trouvé que c’était bien meilleur ! Je ne sais pas si c’est parce que je m’étais habituée aux éléments qui m’agaçaient, ou si les histoires étaient effectivement meilleures, mais j’ai passé un bon moment ! J’ai retrouvé ce que j’avais aimé dans le premier tome : par exemple, le côté conte ! Ma nouvelle préférée, « Une once d’abnégation », m’a brisé le cœur … J’ai aussi aimé la suivante, dans laquelle on découvre le monde des dryades ! J’ai aimé ce monde ancien, avec ses règles anciennes ; j’aurais aimé en voir plus ! J’ai également aimé retrouver des personnages que j’avais appréciés dans le premier tome, comme Jaskier. En revanche, j’ai du mal avec la romance entre Yennefer et Geralt : elle m’agace assez. Ils se courent après, puis se fuient, en un ballet incessant qui a tendance à me rendre folle ! Ils disent toujours ne pouvoir être ensemble, alors qu’ils s’aiment vraiment ; mais je n’ai jamais compris ce besoin d’être séparé de la personne qu’on aime alors qu’on pourrait être avec elle, même si tout n’est pas parfait. Sinon, je suis ravie d’avoir enfin rencontré la fameuse Ciri ! J’ai hâte d’en découvrir plus à son sujet dans le troisième tome !

La dernière nouvelle m’a fait penser qu’enfin, l’histoire allait véritablement commencer dans le tome suivant ! Ces recueils de nouvelles que sont les deux premiers volumes semblent être des façons d’introduire l’univers, les personnages, en douceur, sans lâcher directement le lecteur dans un roman ; mais j’avais hâte que l’on passe à l’autre format pour que les histoires soient plus unifiées, plus cohérentes, et pour ne plus être perdue à me demander à quel moment et en quel lieu on se trouve ! (une carte ne serait, d’ailleurs, pas de refus !) 

 

Donc, j’ai hâte de lire le tome suivant, mais je pense laisser passer un peu de temps avant de me lancer ! 

Misery de Stephen King

Posté : 21 octobre, 2019 @ 4:01 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : HorreurMisery

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2011 [1987]

Nombre de pages : 391

Titre en VO : Misery

Synopsis : Misery, c’est le nom de l’héroïne populaire qui a rapporté des millions de dollars au romancier Paul Sheldon. Après quoi il en a eu assez et il a fait mourir Misery pour écrire enfin le « vrai » roman dont il rêvait.

Mais il suffit de quelques verres de trop et d’une route enneigée, dans un coin perdu, pour que tout bascule …

Paul est allongé sur un lit, les jambes broyées par l’accident. Sauvé par une femme, Annie. Une admiratrice fervente. Qui ne lui pardonne pas d’avoir tué Misery. Et le supplice va commencer.

Sans monstres ni fantômes, Stephen King, au sommet de sa puissance, nous enferme ici dans le plus terrifiant huis clos qu’on puisse imaginer.

 

Avis : Ce livre m’a été prêté par une amie, en me prévenant que certaines scènes étaient assez dures à lire ! Après quelques mois, je me suis enfin lancée !

Je n’ai jamais été très attirée par les œuvres de Stephen King, simplement parce que je ne lis pas vraiment d’horreur – ou, plutôt, je n’en lisais pas ! Ces derniers temps, je vois ses livres partout, et je me suis enfin décidée à tenter !

J’ai été complètement emportée par ce livre. Au début, je me suis dit que « ça allait encore », c’est perturbant, dérangeant même, mais ce n’est pas encore horrifique. Quelle naïveté de ma part n’est-ce pas ?! Les scènes horrifiques viennent à la fin, quand tu ne peux pas t’empêcher de continuer à lire parce que tu veux ABSOLUMENT savoir comment l’histoire se termine ! Cette scène avec le policier vers la fin : j’avais envie de vomir !! C’était affreux !!

Ce livre est terriblement angoissant. Le lecteur ressent l’épuisement de Paul, sa tension, sa peur, mais aussi la folie qui s’insinue petit à petit en lui. A chaque fois qu’Annie arrivait, j’étais sur des charbons ardents !! Je savais que tout pouvait arriver ! J’avais tellement peur et, en même temps, je voulais savoir ce qui allait arriver ! [SPOILER] Je me doutais un peu que Paul allait survivre, mais je voulais savoir comment, et ce qui lui arrivait ensuite, ainsi qu’à Annie ! [FIN DU SPOILER] La première fois que j’ai ressenti un malaise, j’ai refermé le livre et je l’ai mis de côté. Mais je suis rapidement revenue vers lui. Au fil des pages, ce qui arrivait était de plus en plus horrible, jusqu’à en devenir dégoûtant ; mais j’avais envie de continuer ! Certaines scènes étaient vraiment difficiles à lire : [SPOILER] celle du pied, celle du policier … c’était affreux de se les imaginer, et d’être dans la tête de Paul pendant tout ce temps !! [FIN DU SPOILER] 

Ce qui rend aussi ce livre perturbant, c’est la façon dont il est écrit. Le lecteur se trouve dans la tête de Paul sans que ce soit une narration à la première personne. Il connait chacune de ses pensées, la raison pour laquelle il pense telle ou telle chose. C’était pénible parfois [SPOILER] par exemple, à la fin, quand le lecteur comprend que Paul est effectivement en train de devenir « fou », qu’Annie a laissé pour toujours sa marque sur lui, qu’il ne peut plus lui échapper, même une fois qu’il est sorti de chez elle et revenu à une vie « normale ». Peu à peu, Paul reprend certaines habitudes de sa geôlière, il parle et pense comme elle. C’est terrifiant !! Malgré la fin, c’est elle qui gagne en fin de compte. [FIN DU SPOILER]

J’ai adoré, tout le long de l’œuvre, la réflexion sur l’écriture et la littérature : le livre entier est une magnifique mise en abyme, c’était ma partie préférée ! Quand l’auteur évoque ce moment où le lecteur est happé, et ne peut plus s’arrêter de lire, c’était si satisfaisant de me rendre compte que ce passage correspondait parfaitement à ce qu’il venait de m’arriver : je ne pouvais plus poser Misery à partir d’un moment, il fallait que je connaisse la fin, quitte à ne pas dormir ! J’ai adoré les pensées de Paul/du narrateur à propos de l’inspiration, des livres populaires, des « vrais » livres. C’était vraiment intéressant ! Bien sûr, je suppose que ce livre représente l’une des plus grandes peurs de certains écrivains : et si, un jour, un fan fou me kidnappe et me torture parce que j’ai tué un de ses personnages préférés ? Que faire ? Est-ce que je finirai comme Paul ? *frissons* 

Autre chose que j’ai adoré : le fait que le « méchant » de l’histoire soit une femme, et la façon dont elle est présentée. Paul pense à la maladie mentale, et croit qu’elle n’a pas été aidée, que c’est la raison pour laquelle elle est dans cet état quand elle le découvre. Elle est complètement seule. J’ai adoré que ce ne doit pas un raisonnement simpliste : bien sûr, elle le fait tant souffrir qu’il voudrait qu’elle meurt, mais elle souffre elle-même terriblement, de manière différente. C’est SI perturbant de ressentir de la sympathie pour elle avec tout ce qu’elle fait ! Une dernière chose que j’ai adoré à son propos : elle n’est pas représentée comme une femme stupide, une rustaude, ou je ne sais quoi. Elle est tellement intelligente, tellement rusée ; elle planifie tout à la minute près pour être sûre de ne pas se faire avoir ! Terrifiant !

La fin était bourrée de scènes horribles : j’ai dû poser le livre parfois, simplement pour ne pas vomir parfois. [SPOILER] C’est terrible de comprendre que la vie de Paul s’est véritablement arrêtée dans cette chambre : il ne peut plus écrire, et son dernier livre est celui qu’il a écrit pour Annie ! Et cette réflexion, que c’était plus facile avec elle qu’avec les médecins à propos du Novril !! [FIN DU SPOILER]

 

Donc, très surprise d’avoir autant aimé ce livre !! J’ai hâte de tenter d’autres Stephen King !

Les Soeurs Carmines, tome 2 : Belle de Gris d’Ariel Holzl

Posté : 18 octobre, 2019 @ 11:14 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Belle de Gris

Editeur : Mnémos (Naos)

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 265

Synopsis : Trois semaines séparent Tristabelle Carmine du Grand Bal de la Reine. Trois semaines pour trouver la robe de ses rêves, un masque, une nouvelle paire d’escarpins … et aussi un moyen d’entrer au Palais. Car Tristabelle n’a pas été invitée. Mais ça, c’est un détail. Tout comme les voix dans sa tête ou cette minuscule série de meurtres qui semble lui coller aux talons.

En tout cas, elle ne compte pas rater la fête. Quitte à écumer les bas-fonds surnaturels de Grisaille, frayer avec des criminels, travailler dans une morgue ou rejoindre un culte. S’il le faut, elle ira même jusqu’à tuer demander de l’aide à sa petite sœur. Car Tristabelle Carmine est une jeune femme débrouillarde, saine et équilibrée. Ne laissez pas ses rivales ou ses admirateurs éconduits vous convaincre du contraire. Ils sont juste jaloux. Surtout les morts.

« Il faut souffrir pour être belle. Ou faire souffrir les autres, c’est encore mieux. »

 

Avis : SPOILERS POUR CEUX QUI N’ONT PAS LU LE TOME 1

Après avoir terminé le premier tome de la trilogie, Le Complot des corbeaux, j’avais vraiment hâte de lire la suite, notamment parce que cette scène de fin était vraiment surprenante !

Au début, j’ai un peu moins aimé ce tome 2 : en effet, il est écrit à la première personne, du point de vue de Tristabelle qui, dans le premier livre, n’était pas ma sœur préférée, loin de là ! Ici, nous avons donc un aperçu de la façon dont elle voit le monde, dont elle considère les gens autour d’elle … et ce n’est pas très reluisant ! Le lecteur est plongé dans les pensées, dans la tête de la jeune fille ; elle lui parle directement, en s’adressant à lui, ce qui est aussi très immersif ! J’ai honnêtement eu peur, à un moment donné, de détester ce livre, malgré l’univers, l’écriture, et l’intrigue, à cause de Tristabelle, tant elle est difficile à supporter ! On finit par s’habituer à elle, et même, on apprend à la connaître … jusqu’à ce que je m’en veuille de l’avoir détesté tout ce temps !! [SPOILER] J’ai adoré ce que Tristabelle devient peu à peu, l’explication de son comportement, comment et pourquoi il change à la fin ! [FIN DU SPOILER] J’ai aussi apprécié l’originalité de ce tome : on ne suit pas une jeune fille bien sous tout rapport, loin de là. Tristabelle peut être qualifiée de « méchante », mais aussi de peu scrupuleuse. Elle n’hésite pas à se servir des gens, et à les faire tourner en bourrique afin d’obtenir ce qu’elle veut. Grâce à ce comportement, elle est plutôt rafraîchissante : elle ne s’embarrasse pas de la morale, et se justifie en expliquant que ce n’est pas sa faute si ces gens sont influençables. En un sens, elle a tout à fait raison : elle ne fait que se servir de tous les moyens possibles pour arriver à ses fins, et tant mieux pour elle si personne n’est capable de l’arrêter !  En un autre, elle est tellement agaçante ! J’ai aimé cette dualité au cœur du personnage ! J’ai aimé aussi certaines de ses réflexions, certaines féministes, d’autres sociales : elle ne veut pas s’embarrasser d’un mari, elle veut réussir seule, obtenir une place élevée dans une société qui la rejette, faire changer les choses autour d’elle. J’ai, étrangement, aimé l’introduction de la romance ; mais vous avez l’habitude maintenant ! Je suis choquée qu’elle me dérange de moins en moins, mais bref ! Enfin, ce tome est plus « sanglant » que le précédent. En effet, Tristabelle ne partage pas les états d’âme de Merryvère ! Sinon, j’aime toujours autant l’univers, et l’écriture est toujours aussi plaisante, même si elle est parfois un peu cachée derrière le ton tout particulier de Tristabelle !

On retrouve d’autres personnages du tome précédent : Merryvère, que j’apprécie toujours autant ; Dolorine, qu’on ne voit pas assez à mon goût, mais cela va changer dans le tome 3, qui lui est consacrée ! ; Lady Carmine, que j’ai beaucoup apprécié ; Blaise, que j’aime beaucoup aussi ! On retrouve Katryan, qui a complètement changé de personnalité depuis qu’elle est devenue vampire ! Enfin, on rencontre de nouveaux personnages, dont Eddie, que j’aime beaucoup ! Comme Tristabelle veut devenir dame de compagnie de la reine, le lecteur croise également la route de ses rivales, dont Cassandra, impressionnante de machiavélisme ; mais, peut-elle vraiment rivaliser avec Tristabelle ?

La dernière partie du livre se concentre sur le bal : je me suis rendu compte, à ce moment-là, que, malgré mon antipathie pour Tristabelle, j’avais envie qu’elle réussisse. J’étais clairement attachée à elle ! Cette partie est pleine de rebondissements : mon cœur a clairement eu quelques ratés à la lecture !! C’était prenant, c’était choquant, et j’ai eu quelques frissons de dégoût, je l’avoue – mais comment s’attendre à autre chose à Grisaille ?

La fin m’a fait adorer ce livre : c’était tellement triste !! Je ne m’attendais pas du tout à ça !! Et les dernières phrases de Tristabelle … elles m’ont brisé le cœur ! J’ai tout de même hâte de lire la suite, puisque le dernier chapitre est un extrait du journal de Dolorine, et il nous laisse un léger espoir …

 

 

Donc, un tome que je ne m’attendais pas à apprécier autant !

 

Peur express de Jo Witek

Posté : 15 octobre, 2019 @ 11:28 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Thriller Peur express

Editeur : France Loisirs

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 379

Synopsis :

ATTENTION : le synopsis en dit énormément je trouve !

Un 22 décembre, un TGV tombe en panne sur un viaduc en pleine tempête de neige. Parmi les passagers, six adolescents – qui ne se connaissent pas – sont alors sujets à des phénomènes étranges : hallucinations, visions de personnes décédées, voix harcelantes, prétendue apparition d’un vampire.
Le contrôleur est agressé physiquement par l’un d’eux tandis qu’un autre menace des voyageurs avec un couteau pour une simple bouteille d’eau. La voiture-bar sera même dégradée par un incendie.
Actes de vandalisme perpétrés par une bande organisée, comme le prétendra la presse, ou faits bien réels mais inexplicables défiant la logique et l’entendement ?
Pourquoi dans ce train, et cette nuit-là ? Que s’est-il passé pour que des jeunes gens aient été tous terrifiés à ce point ? Quel lien mystérieux les unit entre eux ?
Après le sauvetage du train, une enquête policière est menée sans succès.
Le dossier est transmis à un psychologue-sociologue qui tendra à prouver, par une série de tests et d’entretiens avec les différents protagonistes, que les mystérieuses apparitions dans le train ne sont ni le fruit de leur imagination ni de simples coïncidences. Que chacun avait été confronté dans son histoire personnelle à un traumatisme qui avait eu lieu un 22 décembre. Ce voyage leur aura permis de résoudre leurs problèmes et de se libérer du poids du passé.
Un thriller passionnant autour du paranormal, aux frontières des croyances et des certitudes.

 

Avis : J’ai ce livre depuis plus de deux ans, et il m’a été offert par une amie : je suis une lectrice affreuse, ne m’offrez pas de livres !

J’attendais le bon moment pour me lancer dans ce roman : les prémices sont très intéressantes, mais il faut être à la bonne période, je pense, pour lire Peur express. Je me suis dit que le mois d’octobre était parfait ! Ce qui m’a convaincue dans le synopsis – que je n’ai pas lu en intégralité, heureusement ! parce que je déteste être spoilée, ou que le synopsis en dise trop ! –, c’est le côté déjà angoissant de la situation. Les personnages se trouvent dans un train qui est bloqué par la neige, et sont témoins d’événements paranormaux. Il suffit de me parler de train pour que je sois déjà intéressée ; donc imaginez quand on ajoute le côté surnaturel ! J’ai, en effet, adoré l’atmosphère et le décor : j’aime beaucoup les livres dont l’action se situe dans un train, parce que j’adore prendre le train, et les transports plus généralement ! J’aime le voyage, le fait d’être en mouvement, ici avec des gens inconnus qui deviennent une communauté l’espace de quelques heures. Je me sens proche de la citation « L’important, ce n’est pas la destination, c’est le voyage ». Le fait d’être bloqué dans les transports ne me gêne personnellement pas, notamment si je rentre chez moi et que je n’ai pas besoin de respecter un horaire. A partir du moment où j’ai un livre, je peux m’occuper, donc tout va bien ! Pour moi, en fin de compte, le temps du voyage est un peu du temps volé, un temps avec lequel on peut faire ce que l’on veut, un temps hors du temps ! En revanche, pour l’écriture, j’ai été parfois gênée par le style, sans savoir par quoi exactement. Pour autant, cela n’a pas gâché ma lecture.

Le livre est divisé en trois parties : la première présente les personnages, sauf un, qui n’apparaîtra que dans la deuxième partie ; celle-ci se concentre sur l’arrêt du train et ce qui se produit alors. La dernière partie se passe un an après l’accident. La première partie est assez prenante, et permet de capter le lecteur ; mais elle peut paraître un peu longue parce que la deuxième partie la suit sans, au début, relancer clairement l’action. Le lecteur peut donc ressentir une forme de distraction, une sorte d’essoufflement. Heureusement, l’action finit par reprendre, et par s’intensifier ; certaines scènes sont vraiment fortes !! Chaque adolescent se retrouve confronté à une manifestation paranormale qui le met en danger : celle-ci peut être spectaculaire, je pense notamment à Nyoko et Indie ! J’ai surtout adoré la dernière partie : un an est passé depuis l’accident. Un inspecteur, chargé du dossier, a du mal à accepter de ne pas comprendre ce qui est arrivé exactement ; il décide de faire appel à un spécialiste du paranormal, un docteur en psychologie. Ce que j’ai particulièrement adoré : le mélange entre science et paranormal. C’était fascinant ! J’ai appris pas mal de choses, et cela m’a donné envie d’en apprendre encore plus, de m’y intéresser davantage !! Je pense, pour autant, qu’un lecteur peut être complètement détaché du livre quand il entame cette partie s’il n’est pas sensible au sujet. Cette partie m’a donné envie d’une suite, carrément d’une série sur le sujet, série qui suivrait [SPOILER] le réseau PSIX ! [FIN DU SPOILER]

Concernant les personnages : je me suis sentie proche de ces adolescents ! Comme la plupart des adultes dans le roman, j’ai eu envie de les protéger, et je me suis parfois reconnue en eux. J’ai été choquée par certains événements qu’ils ont vécus. J’ai du mal à déterminer quel ado m’a le plus touchée : Virgil peut-être, mais aussi Waafa et Nyoko. Ces différents personnages permettent à l’autrice d’aborder des sujets très différents : le viol, la mutilation, le narcissisme, la Shoah, la violence ordinaire, ou rendue ordinaire parce qu’elle est visible partout et par tous, la fuite dans l’imaginaire pour supporter la réalité, le deuil. On peut penser que cela fait beaucoup de thèmes divers et lourds ; pour autant, le lecteur n’est pas submergé. Tous sont unis par le fait qu’ils aient vécu un traumatisme qu’ils ont plus ou moins intériorisé, et qu’ils doivent affronter pour pouvoir grandir. D’autres personnages apparaissent, cette fois des adultes : Jeanne, la conductrice du train, qui est très attachante, tout comme Robert. Ils sont plus en retrait par rapport aux ados, mais ce sont tout de même des personnages mémorables par le soutien qu’ils leur apportent.

Je vais finir par arrêter de vous dire que je n’aime pas la romance ; en effet, à nouveau, je l’ai aimée quand elle apparaît ici ! Je me doutais qu’il y en aurait une ; je ne sais pas si c’est parce que le roman est pour les jeunes adultes, et donc que j’ai l’habitude de voir de la romance dans ce genre de romans, ou si c’est parce que j’ai senti le potentiel romantique de certains couples de personnages ! Dans tous les cas, la formation de ces couples ne m’a absolument pas dérangée, au contraire !

La fin m’a vraiment donné envie d’une suite !! Ce serait tellement passionnant de continuer à suivre ces personnages ! Je lirai avec plaisir ce genre de séries !!

 

Donc, ce roman était vraiment prenant et m’a donné envie de lire d’autres livres de ce type ou qui traitent de ce sujet, fiction ou non-fiction !

 

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