Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour mars, 2019

Becoming de Michelle Obama

Posté : 27 mars, 2019 @ 1:05 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Mémoires Becoming

Editeur : Audible 

Année de sortie : 2018 

Nombre de pages : 19h03 ; 426 pages pour l’édition Crown 

Titre en français : Devenir 

Synopsis : An intimate, powerful, and inspiring memoir by the former First Lady of the United States.

In a life filled with Meaning and accomplishment, Michelle Obama has emerged as one of the most iconic and compelling women of our era. As First Lady of the United States of America – the first African American to serve in that role – she helped create the most welcoming and inclusive White House in history while also establishing herself as a powerful advocate for women and girls in the United States and around the world, dramatically changing the ways that families pursue healthier and more active lives and standing with her husband as he led America through some of its most harrowing moments. Along the way, she showed us a few dance moves, crushed Carpool Karaoke, and raised two down-to-earth daughters under an unforgiving media glare.

In her memoir, a work of deep reflection and mesmerizing storytelling, Michelle Obama invites listeners into her world, chronicling the expériences that have shaped her – from her childhood on the South Side of Chicago to her years as an executive balancing the demands of motherhood and work to her time spent at the world’s most famous address. With unerring honesty and lively wit, she describes her triumphs and her disappointments, both public and private, telling her full story as she has lived it – in her own words and on her own terms. Warm, wise, and revelatory, Becoming is the deeply personal reckoning of a woman of soul and substance who has steadily defied expectations – and whose story inspires us to do the same. 

 

Avis : J’avais très envie de lire Becoming de Michelle Obama, mais le livre était si cher, que ce soit en VO ou en VF, que je me suis rabattue sur mon dernier crédit audio sur Audible !

Donc, j’ai choisi l’audio, non pas parce que j’avais envie d’écouter le livre, mais parce que c’était moins cher. Problème : le format audio n’est absolument pas fait pour moi. J’ai besoin de toujours m’occuper les mains, et je suis très facilement distraite. Donc je loupe certains passages, je ne suis pas toujours concentrée, contrairement à la lecture visuelle d’un livre papier. Je relirai donc Becoming au format papier plus tard : j’ai beaucoup de choses à commenter et à surligner !

Même s’il était compliqué pour moi de me concentrer, j’ai quand même beaucoup aimé. Michelle Obama est la narratrice de l’audiobook, donc le lecteur a l’impression d’une conversation avec elle, qu’elle lui raconte personnellement son histoire. J’ai aimé découvrir son point de vue sur pas mal de sujets : la santé, la nourriture, la politique, l’éducation ; mais aussi découvrir sa rencontre avec Barack Obama, son mari lui-même à travers ses yeux, son adolescence, sa famille à laquelle je me suis beaucoup attachée en l’espace de quelques heures d’écoute. Je trouve qu’elle raconte très bien : elle parle clairement, assez lentement pour que le lecteur comprenne, mais pas trop – je n’ai pas eu besoin d’accélérer la vitesse de l’audiobook, contrairement à celui d’Une vie, dans lequel la narratrice qui suit Simone Veil parlait beaucoup trop lentement !

L’émotion est particulièrement présente pour certains passages : rien que la mention de son grand-père qui voulait garder ses proches autour de lui m’a serré le cœur. Mais quand vient la mort de son amie, puis celle de son père, je n’ai pas pu retenir mes larmes. Je ne pensais pas que ce serait aussi bouleversant de l’écouter ! Michelle Obama m’a aussi fait rire, m’a indigné face à ce qu’elle vit avant et pendant qu’elle est First Lady. Elle est victime de racisme et de sexisme parce qu’elle est la première femme de couleur à la Maison Blanche. Son mari n’est pas épargné bien sûr : il serait Musulman simplement à cause de sa couleur de peau, il ne serait pas né aux Etats-Unis, blablabla. J’ai senti son désespoir à la fin ; il faisait écho au mien face à l’élection de Donald Trump. Au fil des heures, je me suis sentie proche d’elle, concernée par tout ce qu’elle disait – et je me maudissais de ne pas pouvoir être toujours attentive !

J’ai trouvé passionnant de découvrir de l’intérieur tout ce que son mari et elle ont fait pour les Etats-Unis. Cela donne une autre perspective, un autre point de vue par rapport à ce que l’on voit dans les médias ! J’ai appris beaucoup de choses que je ne savais pas, et Michelle Obama ouvre pas mal de conversations sur différents sujets.

Donc, je pense définitivement arrêter les audiobooks. Peut-être que j’en écouterai par-ci par-là, mais je ne peux pas le faire souvent. La lecture audio me prend beaucoup plus de temps que la lecture papier, et ne me permet pas d’« être » dans le livre. Dommage !

 

Donc, un très bon audiobook, qui permet d’entrer dans la vie de Michelle Obama, et au sein de la Maison Blanche.  

Utopies réalistes de Rutger Bregman

Posté : 24 mars, 2019 @ 2:22 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Essai, Sociologie Utopies réalistes  

Editeur : Points 

Année de sortie : 2018 [2016] 

Nombre de pages : 330

Titre en VO : Publié en néerlandais et en anglais à une année d’intervalle : Gratis geld voor iedereen : en nog viff grote ideeën die de wereld kunnen veranderen OU Utopia for Realists, and how we can get there 

Synopsis : Ouvrir grand les frontières, établir une semaine de travail de quinze heures ou le revenu universel de base. Des idées naïves et dépassées ou bien la force de l’utopie renouvelée ? Résolument anti-décliniste, Utopies réalistes tombe à pic et nous explique comment construire un monde idéal aujourd’hui et ne pas désespérer ! D’une ville canadienne qui a totalement éradiqué la pauvreté à l’histoire d’un revenu de base pour des millions d’Américains sous Richard Nixon, Bregman nous emmène dans un voyage à travers l’histoire et défend des idées qui s’imposent par la force même de l’exemple et le sérieux de la démarche historique.

A la fois pédagogique et percutant, à contrecourant du pessimisme ambiant, cet essai brillant a rencontré un formidable succès mondial. 

 

Avis : Je vous annonce que cette chronique va être écrite par une personne convaincue que ce livre est le Graal perdu depuis des siècles. Vous êtes prévenus !

Ce livre m’a laissée bouche bée ! C’était comme un premier éclair dans la nuit telle que je perçois la situation mondiale. Parfois, je l’avoue, je désespère en entendant/voyant certaines choses, certaines idées. Alors ce livre … j’ai vraiment du mal à trouver les mots corrects. Je pense qu’il a complètement révolutionné ma façon de penser. Je ne savais même pas que je pensais ça avant que Rutger Bregman pose le doigt sur l’idée, et me montre/exprime avec des termes clairs, sans filtre. Je voulais lire ce livre parce que je voulais croire que la situation actuelle peut être améliorée. Que nous ne sommes pas dans un cul-de-sac, que nous n’avons pas les mains liées, qu’il est possible de changer. Quand je suis tombée sur Utopies réalistes, avec ces phrases d’accroche sur la couverture – « Un monde sans frontières », « En finir avec la pauvreté », « La semaine de travail de 15h » – je me suis dit : « Pourquoi pas ? Ça ne peut pas me faire de mal ! »

Eh bien, en fait, si. Parce que ce livre est à la fois déprimant et motivant.

D’abord déprimant parce qu’il décrit, en quelque sorte, l’état actuel du monde, et qu’il est, avouons-le, déprimant par plusieurs aspects. Fermeture des frontières, xénophobie, difficultés à finir les fins de mois dans les pays occidentaux, pauvreté extrême toujours existante dans le monde … Et quand on apprend que la pauvreté aurait pu être éradiquée il y a des années, que ce soit au Kenya ou au Canada, il y a de quoi être agacé, et même, franchement énervé, puis déprimé. Et même si dans les pays occidentaux, le niveau de vie est plus élevé, que nous sommes plus riches que dans des temps plus anciens, nous ne sommes pas plus heureux. Notre façon de considérer le travail est tout sauf saine, et les métiers qui devraient, logiquement, être valorisés, parce qu’ils portent le pays, ne le sont pas du tout, au profit de « boulots de merde » (expression utilisée dans le livre !) Nous sommes englués dans un état des choses qui ne nous permet pas de voir plus loin, malgré le souvenir de meilleures valeurs.

Mais il est aussi super motivant ! En refermant le livre, j’ai eu envie de faire bouger les choses comme jamais auparavant. Parce que je me disais que ce n’était pas raisonnable, que je ne savais rien en la matière. Et qu’on se moquerait invariablement de moi avec ce genre de bourgeons d’idées. Surtout, je ne parvenais pas à trouver une solution, je ne trouvais ni les mots, ni les concepts. C’est comme de voir la lumière au bout d’un tunnel : après ce livre, on se dit que c’est possible, que tout n’est pas noir, et que tout ne va pas pour le pire ! On peut en sortir, on peut changer les choses : il suffit de bouger !

Sinon, si on parle un peu du reste : c’est bien écrit et fluide, l’auteur explique très bien ce qu’il veut dire sans utiliser de mots compliqués (ou il les explique après et donne des exemples). Surtout, il donne TOUTES ses sources ! Rien n’est écrit sans que Rutger Bregman cite ensuite un livre, un article, une étude, et ne donne la référence en note de bas de page pour le lecteur puisse vérifier ses dires, ou approfondir le sujet ! Evidemment, de nouveaux livres ont rejoint ma wish-list, c’était inévitable ! Parfois, le ton peut être léger, ce qui est rafraîchissant quand on traite de ce genre de sujet !

Honnêtement, je pense vraiment que tout le monde devrait lire ce livre : c’est gagnant-gagnant pour tout le monde, et il y a tellement moyen de faire quelque chose avec plus de voix ! J’ai vraiment l’impression d’avoir attendu Utopies réalistes pendant des années !!

 

Donc, excellent, à lire, ALLEZ L’ACHETER/L’EMPRUNTER MAINTENANT !!!

 

The Infernal Devices, book 3: Clockwork Princess de Cassandra Clare

Posté : 20 mars, 2019 @ 4:07 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy, YAClockwork Princess

Editeur : Walker Books 

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 565

Titre en français : The Mortal Instruments, les origines, tome 3 : La Princesse mécanique 

Synopsis : Danger and betrayal in the breathtaking conclusion to The Infernal Devices trilogy

As Tessa Gray prepares for her wedding, a net of shadows begins to tighten around the Shadowhunters of the London Institute. Mortmain needs one last item to complete his plan. He needs Tessa. Jem and Will, the boys who lay equal claim to Tessa’s heart, will do anything to save her. 

 

Avis : Comme je l’ai dit, j’ai tout de suite enchaîné Clockwork Princess après Clockwork Prince, histoire de finir la trilogie et de SAVOIR !!

Eh oui, beaucoup de questions restaient en suspens, comme, par exemple, la nature exacte de Tessa, ou ce que lui voulait vraiment Mortmain, pourquoi il a tant besoin d’elle ! Eh bien, je peux vous dire que je n’ai pas été déçue, mais mon pauvre petit cœur a vraiment eu du mal à s’en remettre !!

Ce tome est mon préféré de toute la trilogie ! Je ne sais pas si c’est parce que j’ai lu la série d’un coup, si c’est à cause de mon attachement pour les personnages, ou si, même avec des années entre les différents tomes, l’émotion aurait été la même, mais, à la fin de Clockwork Princess, je pleurais tellement que je ne parvenais même plus à voir les pages !! Et c’est vraiment rare que je pleure autant en lisant maintenant !! Mais quelle tristesse !!

ATTENTION : SPOILERS POUR CEUX QUI N’ONT PAS LU LES TOMES 1 ET 2 !!

Comme le tome précédent, celui-ci est assez lourd niveau romance, mais je pense que je l’ai accepté. J’aime la majorité des couples créés, mais, comme je l’ai dit dans la chronique précédente : pour moi, Tessa devait finir avec Will, pas avec Jem. J’adore Jem, vraiment ; mais Tessa ne peut pas balayer l’amour de Will et son propre amour pour lui d’un revers de main comme elle le fait à la fin du tome 2. Ils sont faits pour être ensemble, alors que je ne sentais pas vraiment d’alchimie entre Tessa et Jem : on avait plutôt l’impression qu’elle se « forçait » à retourner ses sentiments. Dans le tome 2, elle n’arrête pas de penser : « Mais c’est Jem. JEM. Pas Will. », comme si ça le disqualifiait d’emblée. C’est peut-être la raison pour laquelle je n’ai jamais aimé leur couple.

Sinon, ces personnages ont volé mon cœur et ont décidé de marcher dessus le plus souvent possible. Je suis toujours aussi émue par Will, admirative face à l’indépendance et à la force de Tessa, face aux sacrifices de Jem, sa gentillesse, sa tendresse, son amour : ce mec est une perle ! J’adore toujours autant Henry et Charlotte, leur compréhension totale l’un de l’autre, leur amour et leur soutien mutuels. La même chose est vraie pour Gideon et Sophie : il y a clairement une alchimie entre eux, même si le fait qu’ils tombent amoureux si vite et si intensément, comme pour Jem et Tessa, me laissent dubitative ; au moins, ce n’est pas de l’insta-love à proprement parler ! J’ai aussi vu venir [SPOILER] le couple Cecily/Gabriel : c’était évident, ils étaient les seuls sans personne ! C’est sans doute le seul couple auquel je ne suis pas tellement attachée, parce que, comme Jem et Tessa, on dirait qu’il faut qu’ils soient en couple, donc on les met ensemble. Pour autant, j’adore ce passage à la fin (que je vous traduis comme je peux !) : « Cecily était là, habillée de bleu, à regarder de tout côté, ravie de tout voir, et Gabriel la suivait, dégingandé, les cheveux ébouriffés, à la fois amusé et tout à son adoration » (très mal traduit, si vous voulez mon avis, mais bon !) Tous les garçons ont l’air d’adorer leur copine, ce qui est beau à lire, même si ça me paraît un peu précipité ! [FIN DU SPOILER] J’ai aussi certaine que [SPOILER] Gideon finirait par épouser Sophie, et que celle-ci allait connaître l’Ascension ; depuis que Tessa a découvert la notion, je sais qu’elle va s’appliquer à Sophie !! [FIN DU SPOILER]

Arrive enfin le moment de la révélation : on sait enfin ce qu’est Tessa, pourquoi, comment, son utilité pour Mortmain. Pas de questions sans réponses, ce que j’ai grandement apprécié ! C’était quasi impossible à deviner pour moi, même si certaines scènes précédentes peuvent être des indices ! J’avoue que l’attitude de Wayland m’a laissé perplexe [SPOILER] étant donné qu’il avait l’air de soutenir Charlotte. Je n’ai pas compris du tout ce revirement de situation, ça me semblait quasi incohérent. Pour autant, l’explication se tient ! Ce qui comptait pour lui, c’était le contrôle qu’il pouvait exercer sur Charlotte parce qu’elle est une femme. Bien sûr haha *pas du tout énervée, mais non !!* Il ne pensait jamais au bien commun, mais toujours à sa carrière et son pouvoir personnels, à sa réputation. Dommage que ça ne lui serve à rien en fin de compte ! [FIN DU SPOILER]

Je n’en ai pas parlé dans ma chronique précédente sur Clockwork Prince, mais j’adore toujours autant la place de la littérature dans cette série, que ce sont à travers les citations qui ouvrent les chapitres, ou les références que font les personnages.

J’ai eu besoin de temps pour me remettre de cet épilogue DEVASTATEUR !! Je retournerai bientôt (?) dans le monde des Shadowhunters avec City of Fallen Angels ! [SPOILER] Et je suis pratiquement sûre de retrouver Tessa et Jem dans la deuxième trilogie The Mortal Instruments, peut-être pas au début, mais au moins dans le dernier tome ! J’ai hâte !! [FIN DU SPOILER]

 

Après avoir fini ce livre, j’ai écouté « Till the End » de Scars on Broadway : c’est EXACTEMENT ce que je m’imaginais dans l’épilogue !! *broken heart*

 

 

Donc, une très belle fin de trilogie, qui m’a bien secouée !!

 

The Infernal Devices, book 2: Clockwork Prince de Cassandra Clare

Posté : 18 mars, 2019 @ 6:58 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy, YAClockwork Prince

Editeur : Walker Books

Année de sortie : 2011

Nombre de pages : 496

Titre en français : The Mortal Instruments, les origines, tome 2 : Le Prince mécanique

Synopsis : Love and lies can corrupt even the purest heart …

In the magical underworld of Victorian London, Tessa Gray finds her heart drawn more and more to Jem, while her longing for Will continues to unsettle her. Could finding the Magister free Will from his secrets and give Tessa the answers to who she is and what she was born to do?

 

Avis : J’ai donc enchaîné Clockwork Prince juste après Clockwork Angel – cette fin !! Comment résister ?!

Autant vous dire tout de suite que j’ai moins apprécié ce tome 2. Il est, pour moi, trop centré sur la romance/le triangle amoureux ; on en oublierait presque l’objectif premier : retrouver Mortmain ! Et, honnêtement, pour moi, ce triangle amoureux est un peu forcé : pourquoi faut-il qu’en l’espace de QUINZE JOURS, Jem tombe amoureux de la fille qu’aime justement Will ?! Sérieusement, 15 jours pour bien connaître la personne et te dire que c’est la femme de ta vie ? Je ne sais pas, je suis perplexe. J’ai l’impression que l’amour arrive beaucoup trop vite, et ça m’agace, parce que je ne trouve pas cela tellement crédible. J’ai pourtant aimé certaines scènes et certains dialogues ; pendant d’autres, je levais les yeux au ciel et j’avais envie de balancer le livre, souvent quand l’amour ou une mention amoureuse n’avait rien à faire dans la scène ! Et, bien sûr, YA oblige, tout le monde (je dis bien, tout le monde !) a un love interest : le célibat, ça n’existe pas ! Franchement, c’est un peu fatiguant de voir ce genre de choses partout, même quand on aime le livre dans son ensemble !

Pour autant, j’aime toujours l’univers, la magie, les « créatures »/différentes espèces, l’Institut – le genre d’endroit livresque qui devient un chez-soi fictif – et les personnages ! Dans ce tome, je suis complètement « tombée amoureuse » de Will, que je n’aimais pas du tout dans le premier tome ! Connaître son histoire m’a brisée le cœur et, en un sens, je trouve qu’elle ressemble un peu à celle de Jace [SPOILER] qui repoussait Clary parce qu’il était maudit à cause du soi-disant sang de démon qui se trouvait en lui, alors qu’elle avait du sang d’ange. [FIN DU SPOILER] La scène avec Tessa à la fin, oh !! Dur !! C’est vraiment un personnage complètement différent de celui qu’on découvre dans Clockwork Angel. Problème : son comportement est potentiellement cohérent pour le lecteur, mais pas du tout pour les autres personnages ! Du coup, avec cette remontée en force de Will, Jem a clairement perdu du terrain ! Je l’adore toujours, il est toujours aussi … parfait, je ne vois pas d’autre mot ! Mais, peut-être l’est-il trop ? Et, honnêtement, je ne sais pas pourquoi mais [SPOILER] je ne vois pas du tout, mais alors pas du tout, Tessa avec lui ! Pour moi, sa place est avec Will ; c’est sans doute pour ça que le triangle amoureux me semble forcé. Et la demande en mariage, sérieusement … je ne veux bien qu’il ait peu de temps, mais en quinze jours ? C’est peut-être un peu abusé non ? [FIN DU SPOILER]

Malgré la romance qui prend beaucoup de place, j’ai aimé l’avancée de l’intrigue, où elle se dirigeait. Trahison, danger, action, batailles, peur pour les personnages ! Eh oui, c’est l’une des rares séries YA où j’ai eu peur qu’ils meurent !! C’était intense, et addictif jusqu’à la fin ! (et je me suis spoilée en regardant les pages suivantes/finales tellement j’étais impatiente de savoir ce qui allait arriver !)

Pour les autres personnages, j’aime toujours autant Charlotte et Henry, individuellement et en tant que couple. Ils sont parfaitement complémentaires, et maladroits parce qu’ils ne se comprennent pas du tout. J’ai adoré la scène qui les concerne vers la fin !! Ils forment mon couple préféré de la série ! Charlotte est forte, et doit se battre pour légitimer sa place dans un monde qui discrédite les femmes – malgré les convenances un peu plus légères des Shadowhunters. Moi qui les croyais plus avancé dans le premier tome, je me suis rendu compte qu’il y avait toujours des esprits butés parmi eux ! Elle est considérée comme trop douce, fragile, incapable de prendre des décisions importantes, et incapable de gérer les personnes qui sont à sa charge, ainsi qu’elle-même ! Et pourtant ! C’est une belle figure d’autorité, une femme à admirer ! J’ai aimé que, malgré son statut et le fait qu’elle soit mise en avant, elle ne discrédite pas les autres femmes au passage ! Donc, une belle dose de féminisme ! Quant à Henry, je le vois un peu comme un gros ours au cœur tendre, incapable de grogner ou de blesser ou d’être méchant avec qui que ce soit, imperméable à la critique et aux attaques qu’il reçoit pourtant régulièrement ! Il est distrait, et ne fait pas attention à grand-chose à part ses inventions : je peux comprendre les réactions de Charlotte quand elle se rend compte qu’il n’écoute pas, ou qu’il est ailleurs !

Le féminisme est aussi palpable avec Tessa. Certes, elle vit à l’époque victorienne, mais elle évolue pas mal au contact des Shadowhunters. Certaines pensées, du genre « ce n’est pas convenable », lui échappe toujours parfois, mais elle reconnaît que les femmes n’ont pas à rester en retrait par rapport aux hommes. La narration nous dévoile aussi la façon dont sa tante et elle ont surprotégé Nate, ce qui ne lui a pas du tout rendu service en fin de compte ! Elle aussi est forte et indépendante. Elle est confrontée à des choix difficiles, et semble clairement inspirée par Boadicée, grâce à Will. Elle est beaucoup plus sympathique que Clary dans The Mortal Instruments ! Elle n’est pas « bêbête », ne pose pas des questions idiotes, ne réagit pas de façon complètement stupide. Tout de même, c’était un peu lassant de l’entendre parler d’un garçon ou d’un autre, penser à leur beauté, à leurs mains, et blablabla. D’ailleurs, la constante référence à la beauté des personnages était agaçante à force.

Un autre de mes personnages préférés : Magnus Bane. Je l’aimais déjà beaucoup dans The Mortal Instruments ; je pense que The Infernal Devices n’a fait que me le rendre encore plus sympathique. Il est plus mis en avant, on en apprend plus sur ses sentiments, sur sa façon de voir la vie, l’amour. Il fait partie des personnages qui nous apportent de petites réflexions par-ci par-là ! Il est aussi très touchant : il porte sur ses épaules une montagne de tristesse, de pertes, de chagrin, mais il reste tout de même ouvert à l’amour, à la joie, et il est capable de se battre pour ce qu’il juge être bon ! Je lirai The Bane Chronicles avec plaisir !

La fin est un TEL cliffhanger ! Peut-être moins percutant que celui-ci du premier tome, mais tout de même !! Le livre se referme sur un mélange de tristesse, d’excitation, d’envie de savoir ce qui va arriver dans le dernier tome !! Donc, j’ai lu Clockwork Princess tout de suite après !

 

 

Donc, un bon tome intermédiaire, mais qui se focalise trop sur la romance, presque au détriment de l’action principale.

 

The Infernal Devices, book 1: Clockwork Angel de Cassandra Clare

Posté : 15 mars, 2019 @ 6:57 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Clockwork Angel

Editeur : Walker Books 

Année de sortie : 2010

Nombre de pages : 482

Titre en français : The Mortal Instruments, les origines, tome 1 : L’Ange mécanique 

Synopsis : Love is the most dangerous magic of all …

When Tessa Gray arrives in England during the reign of Queen Victoria, something terrifying is waiting for her in London’s Downworld, where vampires, warlocks and other supernatural folk stalk the gaslit streets. Friendless and hunted, Tessa seeks refuge with the Shadowhunters, a band of demon hunters. Drawn ever deeper into their world, she finds herself fascinated by – and torn between – two best friends. 

 

Avis : Je me souviens avoir acheté la trilogie complète The Infernal Devices histoire de la lire rapidement … il y a bientôt deux ans !!

Je dois admettre que je ne m’attendais pas tellement à aimer Clockwork Angel. J’avais entendu pas mal de choses négatives, notamment l’existence d’un triangle amoureux … je déteste ce trope ! Du coup, je n’étais pas du tout préparée à être complètement plongée dans la lecture !! Cette série est vraiment addictive ; il était compliqué, arrivé un certain moment, de poser le livre et d’arrêter de lire !! Je vais donc lire toute la trilogie à la suite, histoire de ne pas la faire traîner des années sur mes étagères !

J’ai adoré retrouver le monde des Shadowhunters !! Je suis toujours surprise de constater mon niveau d’attachement à cet univers ! Pourtant, ce n’est pas tellement étonnant : réécriture de mythes bibliques avec les Anges, créatures fantastiques comme des vampires, un Londres « souterrain », caché à l’époque victorienne, des warlocks aux pouvoirs fascinants … Le monde est très riche et donne envie au lecteur d’en découvrir toujours plus ! J’ai aussi adoré retrouver un Institut, même si ce n’est pas le même que dans The Mortal Instruments ! C’est, pour moi, un endroit réconfortant, un chez-soi pour ceux qui n’en ont plus. Il permet de recomposer une famille hétéroclite ! (encore une fois, mon trope adoré du groupe !) Certains messages font chaud au cœur, comme le discours de Jem sur l’apparence – c’est moins le cas quand, parce qu’un personnage ne peut pas avoir d’enfants, il se prend pour un monstre … Autre chose que j’ai adoré : la place de la littérature. Certains personnages adorent lire et nous font part de ce que représentent les livres pour eux. Ils citent des œuvres, comme l’autrice à chaque début de chapitre !

En revanche, je n’ai pas supporté certains éléments : le triangle amoureux naissant. Non. Juste, non. Je n’ai pas non plus aimé la romance en général. Les personnages ne se connaissent que depuis peu de temps !! Ils peuvent à la rigueur éprouver du désir, mais là, ce n’est pas que ça, clairement ! Ils ne se connaissent pas du tout ! J’ai aussi eu du mal avec la rétention d’informations. Je sais que c’est pour entretenir le suspense, mais ça me rend folle !!

Concernant les personnages : j’adore Jem !! Sage, calme, empathique, gentil : il est tout ce que Will n’est pas ! C’est mon petit préféré avec Sophie !! Tessa est, quant à elle, bien moins énervante que Clary dans The Mortal Instruments !! Elle est, certes, assez naïve – et ne fait pas du tout seize ans pour moi ! Elle fait moins, bien moins !! –, et ne pense pas du tout par elle-même. Elle est troublée par le fait que les femmes aient une place égale à celle des hommes dans le monde des Shadowhunters, alors qu’elles ne devraient pas se battre, et devraient tout faire pour leur mari. Grincement de dents en perspective !! Mais elle évolue, heureusement – ce qui n’est pas du tout le cas de Jessamine. Oh mon Dieu comme j’ai détesté ce personnage de tout mon cœur !! Elle est insupportable !!! Je n’ai pas non plus aimé Will du tout. Pour moi, il est un peu un copier-coller de Jace dans The Mortal Instruments, personnage que je ne supporte pas non plus !! Il ne se permet pas de connaître le bonheur à cause de son mystérieux passé ; il a quelque chose de sombre ; il est clairement amoureux fou mais ne peut pas succomber à la tentation ; il veut absolument se montrer sous le pire jour possible pour que personne ne s’attache à lui !

Les rebondissements m’ont surprise !! Quelle joie après plusieurs livres qui n’y sont pas parvenu !! Je ne m’attendais pas du tout à ce qui est arrivé, sans doute parce que je ne cherchais pas du tout du bon côté ! La fin est assez énigmatique, et m’a donné très envie de poursuivre la série, ce que je vais faire juste après avoir fini de mettre en ligne cette chronique !!

 

Donc, agréablement surprise par ce premier tome, même si j’ai peur que la romance/le triangle amoureux prenne trop de place dans la suite !

 

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