Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Lorenzaccio d’Alfred de Musset

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 29 mars 2019 @ 20 h 47 min

Genre : Théâtre, Classique Lorenzaccio

Editeur : GF

Année de sortie : 2008 [1833] 

Nombre de pages : 218

Synopsis : Dans la Florence des Médicis, le jeune Lorenzo projette en secret l’assassinat de son cousin, le tyran Alexandre. Tentative désespérée de changer le cours de l’Histoire en faisant triompher la cause républicaine ? Ou œuvre d’un individu d’exception, désireux de laisser son nom à la postérité ? Sous le masque de ce personnage « glissant comme une anguille », double de Brutus l’Ancien comme de Hamlet, se laisse entrevoir, de loin en loin, le moi déchiré de l’auteur, enfant du siècle. Entre cynisme et idéalisme, débauche et héroïsme, la figure énigmatique de celui que l’on surnomme Lorenzaccio, a inspiré à Musset ce chef-d’œuvre du drame romantique.  

 

Avis : J’ai étudié Lorenzaccio pour le bac, et je me souviens avoir adoré ce livre, autant la lecture que l’étude !

Je peux confirmer que cette pièce est une de mes préférées ! Je suis fascinée par Lorenzo, par son intelligence, sa ruse, sa solitude et sa mélancolie. Il m’a fait penser à Tyrion Lannister parfois : il adore manier les mots, mais sait aussi se servir d’une épée ! Et il a clairement des problèmes avec sa famille !

J’aime aussi voir les parallèles entre l’Italie du XVIe siècle et la France des années 1830 : politiquement, les deux époques sont instables, entre monarchie et république, entre révolution et continuité. C’est aussi la raison pour laquelle un des sujets de réflexion de la pièce est l’opposition entre paroles et actions. Les gens adorent parler, mais ils agissent rarement. Leurs mots sont vides, ils ne servent qu’à montrer leurs opinions, mais ils changent rarement la situation dans laquelle ils se trouvent. Lorenzo les méprise, et décide d’agir pour un futur meilleur – ou parce que sa vie n’a plus de sens ? L’hypocrisie et l’anticléricalisme sont aussi au rendez-vous : il est clair que Musset n’aimait pas beaucoup les prêtres !

Je n’ai pas beaucoup de pièces préférées, mais celle-ci vient prendre place avec Antigone de Jean Anouilh et La Guerre de Troie n’aura pas lieu de Jean Giraudoux ! 

 

Donc, une belle relecture !

 

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