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I found myself in Wonderland.

Archive pour le 21 novembre, 2018

After You’d Gone de Maggie O’Farrell

Posté : 21 novembre, 2018 @ 1:48 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Contemporaine After You'd Gone

Editeur : Review 

Année de sortie : 2001 [2000]

Nombre de pages : 372

Titre en français : Quand tu es parti 

Synopsis : Alice Raikes boards a train at King’s Cross to visit her sisters in Scotland. Hours later, she steps into the traffic on a busy London road and is taken to hospital in a coma.

Who or what did she see in Edinburgh that made her return so suddenly? Was the accident a suicide attempt? And what exactly do her family, waiting at her bedside, have to hide?

Sliding between different levels of consciousness, Alice listens to the conversations around her, and begins sifting through recollections of her past, and of a recently curtailed love affair. 

 

Avis : J’ai lu ce livre parce qu’il était recommandé par The Novel Cure (Remèdes littéraires) pour la perte d’un être cher. Il correspond à l’étape de la négociation

… et j’ai très bien compris pourquoi à la fin du livre ! Ce n’était sans doute pas le meilleur moment pour moi de lire After You’d Gone ; mais comment aurais-je pu savoir que ce livre serait si proche de la situation que j’ai vécue, tout en étant tellement différent par certains aspects ?

Le premier chapitre est un prologue qui suit Alice Raikes. Le lecteur sent tout de suite qu’elle ne va pas bien du tout, mais il ne saura exactement pourquoi que vers la fin du roman. Elle décide, soudain, de se rendre à Edinbourg pour voir ses sœurs, Kristy et Beth. Elle prend le train à King’s Cross, ses sœurs l’attendent à l’arrivée. Elles vont dans un café ; Alice se rend aux toilettes. Et là, elle voit quelque chose qui la traumatise. Elle rentre immédiatement à Londres, se fait renverser par une voiture dans la soirée, et tombe dans le coma.

Tout le livre est ensuite un mélange de flashbacks, de moments où c’est Alice qui parle (alors qu’elle est dans le coma), de passages dans le présent avec les points de vue interne d’autres personnages, mais en gardant un narrateur à la troisième personne. Autant vous dire que ce peut être un peu confus parfois ; pour autant, le lecteur s’y retrouve rapidement et, personnellement, j’adore les points de vue multiples, donc cela ne m’a pas dérangé ! Au fil du livre, on découvre non seulement ce qui est arrivé à Alice, à Edinbourg et dans sa vie, de la naissance à l’hôpital, mais aussi les secrets de famille – surtout un qui pèse sur la famille. Bon, je l’avais rapidement deviné, et sa révélation n’est pas tellement le but du roman. Pas tellement de suspense donc ! 

Le lecteur rencontre les proches d’Alice : Ann, sa mère, qui est assez insupportable, mais dont j’ai presque fini par avoir pitié ; Elspeth, sa grand-mère (j’ai eu un mal de chien à prononcer son nom pendant toute la lecture !), personnage que j’ai adoré ; John, que j’avais envie de secouer et d’embrasser tout à la fois ; Ben, son père, qui n’est pas tellement présent [SPOILER] et dont l’effacement provoque un peu la surprise quand il explique à sa femme qu’il connaissait son secret depuis le début [FIN DU SPOILER] ; ses sœurs, Kirsty et Beth, qui sont elles aussi peu présentes. Le point de vue se focalise surtout sur Alice, Ann et Elspeth, trois générations de femmes dont la vie nous est racontée en pointillés. Les personnes les plus proches de l’ »héroïne » sont mises en avant par le narrateur qui nous raconte leur vision de l’histoire, en quelque sorte.

Je me suis beaucoup attachée aux personnages, surtout Alice, bien sûr, mais aussi John et Elspeth. J’ai pourtant essayé, à plusieurs reprises, de mettre de la distance entre nous ; je ne voulais pas être trop affectée par ce qu’ils vivent. Peine perdue : une seule phrase m’a complètement retournée. Ce qui est formidable dans ce livre, en plus de l’écriture, c’est la façon dont le deuil est abordé. La plupart du temps, ce qui était écrit, ce que ressentait Alice, c’était exactement ce que je ressentais aussi. Je me suis donc sentie comprise par ce livre ; mais j’ai aussi eu l’impression de tout revivre. 

Je lirai sans doute d’autres livres de Maggie O’Farrell, notamment The Vanishing Act of Esme Lennox (L’étrange disparition d’Esme Lennox) et I Am, I Am, I Am: Seventeen Brushes with Death, le mémoire de l’auteure qui, il me semble, n’a pas encore été traduit !

 

Donc, un excellent livre, très fort, bien écrit, aux personnages attachants et intéressants, mais que je n’aurais peut-être pas dû lire tout de suite ! 

 

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