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I found myself in Wonderland.

Les prénoms épicènes d’Amélie Nothomb

Classé dans : Avis littéraires — 23 août 2018 @ 1 h 22 min

Genre : Contemporaine Les prénoms épicènes

Editeur : Albin Michel 

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 155

Synopsis : « La personne qui aime est toujours la plus forte. » 

 

Avis : Comme vous le savez peut-être maintenant, je suis une grande fan d’Amélie Nothomb : je lis chacun de ses romans. Les Prénoms épicènes m’a été offert à la sortie du livre ; j’ai voulu faire une pause dans ma lecture obligatoire. Le choix était évident !

J’ai retrouvé ce que j’aime dans les romans de l’auteure : de la poésie, de la surprise, des prénoms étranges, et des événements bizarres ! Pour autant, les deux premiers aspects étaient moins prononcés que d’habitude, ce que je regrette un peu. J’ai aussi eu l’impression, parfois, que l’auteure expliquait des choses sans que ce soit nécessaire. Pour autant, l’écriture est toujours aussi bonne ! L’histoire tourne autour d’Epicène et de sa mère Dominique. On rencontre la première dès sa naissance et, comme tous les enfants chez Amélie, elle est éveillée, très intelligente, et comprend rapidement certaines choses que les adultes autour d’elle préfèrent se cacher. J’adore cet élément : les enfants ne sont pas présentés comme des idiots, des moitiés d’êtres, des humains incomplets mais, au contraire, comme parfois plus compréhensifs et intelligents que leurs parents ! On la suit ensuite pendant son adolescence jusqu’à l’âge adulte. Difficile de ne pas s’attacher à elle ; elle est d’ailleurs sans doute la seule à laquelle je me sois vraiment attachée ! Elle est touchante, certaines de ses pensées m’ont fait rire ; sa situation est aussi tragique. Quant à Dominique, elle m’a d’abord agacée. [SPOILER] elle se laisse trop facilement approchée par un homme qu’elle ne connaît pas du tout, se laisse séduire par un achat exorbitant, se laisse complètement faire par ce mari insupportable, qu’elle idolâtre presque, et qui ne considère que pour son apparence. Il ose quand même dire, à la fin, qu’elle n’existe pas ! Oh ! [FIN DU SPOILER] J’ai fini par l’apprécier parce que j’ai détesté Claude. Amélie Nothomb a un don pour créer des personnages tellement détestables qu’on les tuerait bien nous-mêmes : c’est le cas ici pour cet individu ! Entre arrogance et cruauté, il est d’une mesquinerie !!

Autre petit bémol : j’avais deviné assez rapidement ce qui allait arriver [SPOILER] en tout cas, qui était qui, qui tenait quel rôle, et pourquoi Claude était obsédé par Mme Cléry [FIN DU SPOILER]. Comme d’habitude, dans ses romans, l’auteure aborde différents sujets, ici la relation mère-fille, comme dans son précédent roman, Frappe-toi le cœur, mais ici de manière différente, la relation père-fille, l’amitié, qui est de l’amour au même titre que l’amour amoureux, et qui peut détruire une vie aussi facilement qu’une rupture, l’hérédité, la ressemblance parent/enfant, la question du paraître et de l’être, et d’autres thèmes encore. J’ai aimé les références érudites cachées dans l’œuvre, comme le fait que la professeure de latin s’appelle Mme Caracala par exemple !

La fin est jubilatoire, comme souvent chez Amélie Nothomb !

 

Donc, un bon roman, même s’il ne fait pas partie des meilleurs ! 

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