Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour juin, 2018

Wonder Woman: Warbringer de Leigh Bardugo

Posté : 30 juin, 2018 @ 11:18 dans Avis littéraires, Lectures Communes | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique Wonder Woman

Editeur : Random House 

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 364

Titre en français : Wonder Woman : Warbringer 

Synopsis : DAUGHTER OF IMMORTALS

DAUGHTER OF DEATH

THEIR FRIENDSHIP WILL CHANGE THE WORLD

Princess Diana longs to prove herself to her legendary warrior sisters. But when the Opportunity finally comes, she throws away her chance at Glory and breaks Amazon law – risking exile – to save a mortal. Diana will soon learn that she’s rescued no ordinary girl …

Alia Keralis just wants to escape her overprotective brother with a semester at sea. When a bomb detonates aboard her ship, she is forced to confront a horrible truth: Alia is a Warbringer – a direct descendant of the infamous Helen of Troy, fated to bring about an age of bloodshed and misery.

Together, Diana and Alia will face an army of enemies – mortal and divine – determined to either destroy or possess the Warbringer. If they are to have any hope of saving both their worlds, they will have to stand side by side against the tide of war. 

 

Avis : Ce livre m’a été offert pour Noël par ma sœur, et je me suis enfin décidé à le lire en lecture commune avec Salomé de la chaîne Kiss the Librarian ! Je vous conseille fortement d’aller faire un tour sur sa page YouTube, vous trouverez plein de vidéos sympas, et de nouveaux livres à lire !!

D’abord, je dois vous dire que j’étais sûre d’adorer ce livre. Je suis une grande fan de Wonder Woman et de mythologie (grecque et autres), donc pour moi, Wonder Woman: Warbringer ne pouvait que me plaire. Et pourtant … Je n’ai pas détesté, mais je n’ai pas adoré. Certains aspects m’ont déçue. Mais commençons par le positif !!

Je suis contente d’avoir découvert l’écriture de Leigh Bardugo. J’aimerais lire sa trilogie Grisha et, pourquoi pas, Six of Crows ensuite ; je sais que sa façon d’écrire me plaît. J’ai aimé l’histoire, surtout grâce à la relation entre Diana et Alia, ce qu’elle apporte au livre, comment elle influence les événements. J’ai aimé commencer sur l’île de Themiscyra, puis partir pour le monde des hommes, voir les réactions d’une Amazone face à quelque chose de tout à fait inconnu. J’ai aussi aimé l’aspect ajouté par Leigh Bardugo, à savoir le statut de Warbringer, sa lignée, ce que le terme implique. Je me suis attachée à certains personnages, comme Diana, bien sûr, mais aussi Alia et, surtout, Nim. Elles étaient tout à fait complémentaires et formaient un trio de choc ! Cela va sans dire que j’ai adoré l’aspect mythologie, comme le fait de « réhabiliter » Hélène et voir les Amazones !! Ce serment était magnifique !! « Sister in battle, I am shield and blade to you » : ça m’a donné des frissons !! Inclure les dieux et quelques informations sur les histoires mythologiques était également une bonne idée : j’ai aimé apprendre de nouvelles choses ! J’ai, enfin, aussi aimé les réflexions qui parcourent le livre, sur la famille, ou la façon dont les filles/femmes sont traitées. 

Mais, les points négatifs ont un peu douché mon enthousiasme. D’abord, l’intrigue est très prévisible (sauf un twist que je n’ai pas vraiment vu venir, même si j’avais des doutes ; en y réfléchissant, c’était logique !), et la romance est tout à fait inutile !!! Mais pourquoi, POURQUOI faut-il toujours une romance dans la YA ?!! Sérieux ?!! Serait-il possible d’avoir une héroïne YA SANS copain/crush/amoureux/mec autour d’elle ?!! Ce trope m’agace de plus en plus, et me dissuade de lire de la YA plus souvent ! Surtout que, franchement, ils se connaissent depuis si peu de temps !! L’amitié entre les sexes, ça existe aussi !! Deuxième problème : [SPOILER] il existe un problème avec la mort dans certains livres YA. Quand les personnages meurent, logiquement, ils ne peuvent pas revenir à la vie. Bien sûr, je suis très contente que Nim, Théo et Diana ne soient pas vraiment morts, et Diana se voit apporter l’aide de déesses, mais c’est trop facile : dans ce cas-là, dès qu’un personnage meurt, l’auteur peut le ressusciter quelques pages plus loin ! Cela arrive aussi dans la série Illuminae : à force, le lecteur ne croit plus à la mort des personnages, et ne parvient donc pas à apprécier pleinement sa lecture. La mort fait partie de la vie, et il me semble que les auteurs YA tendent à tourner autour d’elle sans lui permettre de toucher leurs personnages principaux. C’est un peu une version édulcorée de la vie, et c’est dommage. Rien à voir avec George R. R. Martin ou, en général, les auteurs de Fantasy, qui tuent leurs personnages de manière réaliste. C’est là que le lecteur ressent vraiment des émotions, c’est là qu’il pleure ![FIN DU SPOILER] Du coup, je me dis que j’apprécierai bien plus un roman sur Wonder Woman, mais adulte cette fois !! Enfin, j’ai vu un commentaire qui regrettait l’écart de ce livre avec la véritable histoire de Diana ; en y réfléchissant, c’est vrai qu’il aurait été bien de retrouver les origines de l’héroïne. Mais j’ai tout de même aimé l’histoire inventée par Leigh Bardugo ; on va dire que ça change ! 

 

Donc, un bon livre, mais pas inoubliable, et pas aussi agréable que je l’aurais voulu. J’ai tout de même aimé revoir ma mythologie, et découvrir une nouvelle Diana ! 

The Farseer Trilogy, book 3: Assassin’s Quest de Robin Hobb

Posté : 28 juin, 2018 @ 6:16 dans Avis littéraires, Coup de cœur, Lectures Communes | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Assassin's Quest

Editeur : HarperVoyager 

Année de sortie : 2014 [1997]

Nombre de pages : 838

Titre en français : L’assassin royal, tomes 4 : Le Poison de la vengeance, 5 : La Voie magique et 6 : La Reine solitaire OU La citadelle des ombres/L’assassin royal, intégrale, première époque, tome 2 

Synopsis : With the king no longer living and his heir, Verity, missing and declared dead, Prince Regal has treacherously seized the throne.

Regal’s torture has left Fitz more dead than alive, and more closely than ever bonded with his wolf. All who once loved him believe him dead: even Molly, now pregnant with his child. But he cannot go to her without placing her in terrible danger.

With nothing left to lose, Fitz sets out for Tradeford, where Regal has withdrawn, having heartlessly abandoned the north of the kingdom to the Red-Ship Raiders. His quest: to assassinate the man who has destroyed his world. 

 

Avis : Depuis mon coup de cœur pour Assassin’s Apprentice en janvier, je n’ai qu’une envie : lire tous les livres de Robin Hobb !! Mais je ne veux pas aller trop vite non plus, histoire de les savourer quand même ! J’ai donc poursuivi avec Royal Assassin en mai, mais je n’ai pas su résister à l’appel d’Assassin’s Quest pour juin !! J’ai lu ces deux derniers volumes en lecture commune avec Gina, qui aime la série autant que moi ! 

ATTENTION, CETTE CHRONIQUE CONTIENT DES SPOILERS POUR LES TOMES PRECEDENTS !

Après la mort, et la résurrection de Fitz, on pouvait s’attendre à ce que ce dernier tome commence mal, et lentement. Pourtant, j’ai trouvé que le rythme était plus entraînant que celui du deuxième volume. Certes, Fitz commence par redécouvrir la vie en tant qu’humain ; mais c’est intéressant, et cela apporte un nouvel aspect à l’histoire en mettant l’accent sur une des magies de l’univers. Le reste est une longue quête pour lui, et un voyage qui dure la majorité du livre. On pourrait se dire qu’on va s’ennuyer, mais ce n’est pas le cas : Fitz rencontre de nouveaux personnages, et continue à suivre la vie des gens qu’il aime à travers le Skill. Cette forme de magie, comme le Wit, est fortement mise en avant, ce que j’ai vraiment apprécié ! On en apprend plus sur leur fonctionnement, leur histoire, et leurs utilisateurs ! J’espère en apprendre plus encore sur le Wit dans les autres trilogies de la série ! On découvre, par la même occasion, de nouvelles régions du monde créé par l’auteure, étant donné que Fitz va tenter de retrouver Verity. Le lecteur en apprend également davantage sur le lien entre Fitz et le Fou, puisqu’ils sont censés être unis par une prophétie, mais aussi sur le Forging, qui est expliqué !! C’est simple : dans ce tome, toutes les pièces du puzzle s’emboîtent parfaitement, ce qui fait de la trilogie un cycle parfait. 

Alors, oui, vous pouvez avoir peur de la taille de ce livre ; j’ai aussi lu/entendu des avis négatifs qui m’ont fait peur (c’était trop long, un peu ennuyeux, ça manquait de travail éditorial, et ce n’était pas une fin épique du tout). J’ai quasi eu l’impression que nous n’avions pas lu le même livre !! Je l’ai trouvé excellent, et ce, principalement grâce à l’ambiance et aux personnages ! Je me suis sentie si proche d’eux, comme chez moi, comme au sein d’une meute, c’était formidable !! Je me rends compte que c’est vraiment ce qui me fait adorer un livre, cette osmose entre les personnages, cette façon dont le lecteur se sent inclus ! Souvent, quand ce trope arrive, j’ai envie que le roman ne se finisse jamais pour profiter un maximum !! Bien sûr, ce n’est pas seulement un livre « cosy » ; la lecture est aussi très pénible ! Il arrive tellement de choses aux personnages : Fitz n’est épargné ni par le Destin, ni par les hommes autour de lui. Il m’a parfois agacée, mais j’ai aussi réussi à le comprendre. Il m’a fait mal au cœur, tout comme Kettricken et Verity. Alors là … J’ai adoré le Fou, qui est devenu un de mes personnages préférés ! Je suis heureuse qu’une trilogie dans la série The Realm of the Elderlings s’appelle Fitz and the Fool ! J’ai vraiment hâte d’en apprendre encore plus sur lui – il est clairement le plus mystérieux de tout le cast ! Il est (peut-être un peu trop) facile de détester Regal : il passe vraiment pour un enfant gâté et capricieux incapable de grandir, et de régner, par la même occasion. Enfin apparaissent les fameux Elderlings (Anciens dans la version française il me semble) !! J’ai aimé cette espèce de twist original du dragon traditionnel, et j’ai vraiment hâte d’en apprendre plus sur eux par la suite !

Seule petite déception (mais ça ne m’empêche de faire de ce livre un coup de cœur !) : la fin. La trilogie tout entière se construit autour de la menace des Red Ships, donc je m’attendais à quelque chose d’épique les concernant ; pourtant, le voyage et la préparation prennent 820 pages, et la bataille finale et le dénouement, 18 … J’ai vraiment tout adoré dans ce livre, mais je me suis dit que c’était un peu rapide, et j’aurais aimé que ces dernières scènes soient plus fouillées, autant que le voyage de Fitz (en même temps, je dis ça mais, quand vous lirez, vous comprendrez qu’il est logique que tout ne soit pas décrit dans le détail. [SPOILER] En effet, Fitz ne participe pas à la bataille, et comme le lecteur n’a que son point de vue, il ne peut pas vivre les scènes sans lui ! Dommage !! [FIN DU SPOILER]) Enfin, mon édition comporte des petites erreurs, comme des répétitions. Mais, je lui pardonne – la couverture est trop belle haha !

 

Donc, un dernier tome qui conclut magistralement la première trilogie de Robin Hobb ! J’ai hâte de poursuivre la série avec The Liveship Traders ; c’est la partie qui me tente le moins, mais j’en entends tellement de bien, ça me rassure ! 

Wayward Children, book 2: Down Among the Sticks and Bones de Seanan McGuire

Posté : 19 juin, 2018 @ 8:35 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy Down Among the Sticks and Bones

Editeur : Tor 

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 187

Titre en français : Pas encore traduit 

Synopsis : A stand-alone story suitable for adult and young adult readers, and the follow-up to the Alex Award-winning Every Heart a Doorway

Twin sisters Jack and Jill were seventeen when they found their way home and were packed off to Eleanor West’s Home for Wayward Children.

This is the story of what happened first …

Jacqueline was her mother’s perfect daughter – polite and quiet, always dressed as a princess. If her mother was sometimes a little strict, it’s because crafting the perfect daughter takes discipline.

Jillian was her father’s perfect daughter – adventurous, thrill-seeking, and a bit of a tomboy. He really would have preferred a son, but you work with what you’ve got.

They were five when they learned that grown-ups can’t be trusted.

They were Twelve when they walked down the impossible staircasse and discovered that the pretense of love can never be enough to prepare you for a life filled with magic in a land filled with mad scientists and death and choices

 

Avis : Je ne pensais pas que je pouvais aimer Down Among the Sticks and Bones plus que Every Heart a Doorway ; peut-être que je l’ai, en fait, aimé encore plus !

Tout était parfait dans ce livre ; je ne trouve vraiment rien à redire !

Jack est un de mes personnages préférés dans le premier tome ; j’étais tellement heureuse de la retrouver dans celui-là ! Ou, peut-être que j’ai tellement aimé Down Among the Sticks and Bones qu’elle l’est devenue ! C’est sans doute plutôt ça ; dans le premier tome, mon attention était concentrée sur Nancy, qui m’avait tellement touchée. Ici, ce sont les jumelles (les deux !) qui m’ont émue. L’histoire commence avant leur naissance, par la présentation de leurs parents, sans doute deux des personnages les plus détestables de la série, et de la littérature YA. C’est vrai qu’ils ne commettent pas de crimes, ils ne tuent personne, ne violentent physiquement personne ; mais leurs enfants sont des poupées qu’ils veulent façonner, et je considère que c’est un crime. Ils volent complètement l’identité de leurs filles, les traumatisant et les marquant au passage. Un enfant a besoin d’amour pour grandir et se développer normalement : Jack et Jill n’en ont pas eu, en tout cas, pas de la part de leurs parents. Tout le monde ne devrait pas avoir d’enfants, c’est certain. Lire leur histoire m’a profondément agacée ; pas parce que c’est mauvais, au contraire, parce que c’est bien écrit, et que j’étais du même avis que le narrateur. En effet, la voix narrative semble, à plusieurs reprises, parler, interpeller le lecteur, ce qui l’implique d’autant plus dans l’histoire. J’ai aimé ce jeu, cette façon de nous inclure, mais aussi cette espèce de complicité qui se crée. J’ai adoré l’écriture, je ne saurais pas vraiment dire pourquoi ; peut-être en partie grâce au narrateur, mais il y a ce quelque chose en plus qui fait que c’est vraiment bien écrit. 

J’ai adoré découvrir ce nouveau monde, the Moors (on peut traduire le nom par Les Landes) !! Il est beaucoup plus sombre que le nôtre (et donc, que celui de Every Heart a Doorway), il fait très gothique, très sinistre. Peuplé de monstres, il est dirigé par un maître terrifiant – je sais que sa nature est à peu près donnée dans le premier tome, mais je préfère ne pas vous la révéler, au cas où je me tromperais ! J’aimerais plus d’histoires dans ce monde, histoire de continuer à en apprendre plus ! J’ai adoré l’atmosphère, assez creepy, mais aussi belle en quelque sorte. Celle-ci est un peu différente de celle d’Every Heart a Doorway. En effet, au pensionnat d’Eleanor West, je me suis sentie chez moi, et en même temps, déracinée, c’était étrange : ici, je n’ai pas eu ce sentiment de déracinement [SPOILER] ou dans l’autre sens, quand les filles sont expulsées ; c’est le mouvement inverse du parcours de Nancy, qui commence à son rejet, et s’achève par ses retrouvailles avec son monde ! [FIN DU SPOILER] Ici, malgré l’horreur du monde, malgré ses difficultés, je me suis presque sentie chez moi, bien, en accord avec l’endroit. C’était plus fort dans le premier tome de la série, sans doute parce que je me sentais plus proche de Nancy que de Jack ou Jill. De plus, ici, le lecteur sait comment l’histoire se termine s’il a lu Every Heart a Doorway : les filles vont être rejetées par leur monde, et ce sentiment d’abandon aurait pu être intense, sans l’explication de Dr. Bleak.

Mais avant de parler de la fin, évoquons les personnages ! Comme je l’ai dit plus haut, si j’avais apprécié Jack dans le premier tome, je l’ai adoré ici ! Elle m’a touchée, je me suis sentie proche d’elle. Forcée d’entrer dans un moule, elle se rebelle peu à peu, comprend où est sa place, et reste, pourtant, marquée par les exigences de sa mère, qui voulait faire d’elle une princesse. J’ai adoré sa soif de connaissances, son absence d’hésitation face aux difficultés ou aux risques, sa lucidité aussi. C’est, pour moi, ce qui différencie vraiment les jumelles : jamais Jill ne semble se rendre compte qu’elle a été formatée par ses parents, et que Jack n’y est pour rien. Elle en veut à sa sœur, et au monde entier, parce qu’elle n’a pas ce qu’elle veut, parce qu’elle n’est pas acceptée. Elle ne trouve pas sa place, et devient complètement autocentrée. En un sens, elle peut faire mal au cœur : ce n’est pas seulement sa faute si elle agit comme elle le fait. Mais je ne parviens pas à la considérer totalement comme dénuée de responsabilités. Je suis même allée jusqu’à la détester à un moment donné !

Maintenant, la fin ! J’ai aimé la façon dont est présenté l’amour ; [SPOILER] en tant que lectrice, je ne parviens pas à pardonner à Jillian, mais Jack en est capable parce qu’elle aime sa jumelle, en dépit de ce qu’elle a fait. [FIN DU SPOILER] La fin est à la fois cruelle, et belle. Cruelle parce qu’elle apporte une nouvelle épreuve aux personnages ; belle parce qu’elle est pleine d’amour. [SPOILER] Jill tue Alexis en partie par amour pour sa sœur, parce qu’elle veut la retrouver, l’avoir pour elle seule, qu’elles vivent à nouveau ensemble. Sans Alexis, Jack est « libre » à nouveau, elle peut se tourner vers sa sœur, pleinement, sans qu’un obstacle se trouve entre elles. Jill s’y prend très mal, évidemment, mais c’est un acte dicté par l’amour. Elle veut aussi être acceptée définitivement par son maître, lui montrer qu’elle est capable d’être ce qu’il veut qu’elle soit : un être sanguinaire. [FIN DU SPOILER] Cette fin m’a brisé le cœur, pas seulement parce que les deux sœurs se retrouvent expulsées de leur monde ; aussi parce qu’elles perdent définitivement quelque chose lorsqu’elles partent. J’ai maintenant très envie de relire Every Heart a Doorway : Down Among the Sticks and Bones est vraiment un préquel ! J’ai aussi très envie d’une suite concentrée sur ce qui arrive aux jumelles une fois qu’elles sont retournées aux Moors ! *espoir que ce soit le sujet de In an Absent Dream, mais n’y crois pas vraiment* 

 

Donc, ce livre était excellent !! J’ai tout adoré, du monde à l’écriture, en passant par les personnages et l’histoire. J’ai hâte de continuer cette série avec le troisième tome, Beneath the Sugar Sky 

Courir à trente ans de Nicolas Rey

Posté : 18 juin, 2018 @ 7:34 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Contemporaine Courir à trente ans

Editeur : J’ai lu 

Année de sortie : 2018 [2004]

Nombre de pages : 154

Synopsis : Frank, Vincent, Jean, Marc et Louis, tous trentenaires, courent après leur jeunesse. Certains, plus que d’autres, courent après les femmes, fuient l’engagement et la routine conjugale : mais où se dirigent-ils ? Empêtrés dans leurs déboires amoureux, ils s’interrogent sur le couple, la fidélité, les enfants, l’amitié … Des interrogations fortes, qui les conduisent parfois à se séparer, à changer de vie, à perdre la raison.

Nicolas Rey décrit avec lucidité une génération d’hommes en quête d’identité. 

 

Avis : Je viens de recevoir ce livre ; sa brièveté (et l’enthousiasme de Gina pour cet auteur !) m’a poussée à le lire rapidement !

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais j’ai apprécié ma lecture ! Ce roman est divisé en sept parties, les cinq premières relatant l’histoire de cinq hommes : Frank, Vincent, Jean, Mark et Louis. Aucun ne m’a déplu, chacun m’a touché à sa façon. Tous cherchent l’amour, la jeunesse, une vie différente de celle qu’ils ont. Ce qui se dégage surtout de ce livre : de la tristesse, de la désillusion. Ces hommes sont convaincus d’avoir raté quelque chose, d’avoir passé une étape de leur vie : ils veulent visiblement revenir en arrière, changer, agir. Le synopsis évoque la lucidité de Nicolas Rey ; je ne peux pas juger, étant donné que je ne suis pas concernée. Je ne peux pas tout à fait me mettre à la place de ces personnages ; pour autant, ça me paraît assez « réaliste ». On peut dire, en tout cas, que c’est assez pessimiste. J’ai apprécié le fait qu’un personnage féminin reparaisse d’histoire en histoire, jusqu’à la fin. J’ai également apprécié le style de l’auteur. En voyant une chronique d’un autre de ses romans, j’ai constaté que sa vulgarité avait déplu : ici, heureusement, elle n’est pas présente, et je n’ai pas non plus trouvé la voix narrative ou l’auteur caché dans son livre arrogant ou prétentieux. Si ç’avait été le cas, je n’aurais pas aimé, c’est sûr ! J’ai trouvé, dans ce roman, des échos de Frédéric Beigbeder, sans que ce soit vraiment similaire : c’est un peu dans le style, un peu dans l’histoire et dans le focus sur l’amour perdu. J’ai vraiment beaucoup aimé la fin [SPOILER] Ce rassemblement de tous les personnages dans une clinique – on ne sait pas vraiment pourquoi, mais je suppose que c’est pour dépression, ou peut-être ont-ils été enfermés, vu les règles strictes auxquelles ils sont assujettis – m’a réconfortée comme il doit réconforter les personnages. Le fait que Frank quitte la clinique et que le lecteur retrouve plusieurs années après est agréable aussi, comme si un d’eux avait tout de même réussi à mener une vie normale. [FIN DU SPOILER]

 

Donc, un bon roman, qui laisse entrevoir la désillusion des hommes arrivée la trentaine. Je lirai sans doute d’autres œuvres de Nicolas Rey ! 

Jules, tome 1 de Didier van Cauwelaert

Posté : 18 juin, 2018 @ 2:45 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : ContemporaineJules

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2017 [2015]

Nombre de pages : 248

Synopsis : A trente ans, Alice recouvre la vue. Pour Jules, son chien guide, c’est une catastrophe. Il perd son rôle, son but sur terre. En plus, on les sépare. Alors, il se raccroche à moi. En moins de vingt-quatre heures, ce labrador en déroute me fait perdre mon emploi, mon logement, tous mes repères. Il ne me reste plus qu’une obsession – la sienne : retrouver la jeune femme qui nous a brisé le cœur.

Entre une miraculée de la chirurgie et un vendeur de macarons, une histoire de renaissance mutuelle et de passion volcanique orchestrée, avec l’énergie du désespoir, par le plus roublard des chiens d’aveugle. 

 

Avis : Ce livre m’a été offert par une amie chère pour mon anniversaire, et j’attendais le moment propice pour le lire ! (moment propice = besoin d’un petit boost niveau moral, ou en cas de panne de lecture !)

J’avais commencé un roman gothique contemporain, Martha Peake de Patrick McGrath ; mais je n’étais pas du tout d’humeur pour ce genre d’histoire ou de personnages. J’avais besoin d’un roman détente, d’une couverture en forme de livreJules était parfait ! Cela ne veut pas dire qu’il n’a pas de défauts, ou qu’il est très léger. Il traite de sujets lourds, comme le viol, la cécité, ou l’épilepsie ; mais il est optimiste, il montre des personnages qui avancent – petite pensée pour Le liseur du 6h27, présenté comme un livre joyeux, alors qu’il est plutôt déprimant ! J’avais besoin de joie de vivre, de ne pas réfléchir, de rire un peu, et d’apprendre de petites choses : Jules a rempli tous ces objectifs haut-la-main ! Zibal et Alice, malgré les épreuves que la vie a placées sur leur chemin, continuent à avancer, restent ouverts. Bon, d’accord, tout n’est pas forcément très « réaliste », mais ce n’est pas ce que je cherchais non plus !

Le gros point que j’ai aimé dans ce livre, c’est la mise en valeur de la relation entre homme et animal, ici, particulièrement, avec le chien (étonnant, n’est-ce pas ?). J’ai adoré apprendre tout un tas de choses sur les chiens guides d’aveugle, sur leur apprentissage, mais aussi sur les chiens guides pour épileptiques (j’avoue que je ne savais pas que ça existait !). J’ai aimé l’importance que prenait Jules, son rôle primordial : il va sans dire que c’est mon personnage préféré du roman ! Je l’ai adoré, du début à la fin : il m’a émue, il m’a surprise. A la fin, j’avais moi aussi envie d’avoir un chien ! J’avais envie de secouer les humains quand ils ne le comprenaient pas !

J’ai aussi apprécié les personnages d’Alice et Zibal. Leur positivité (même si elle présentait comme une façon de cacher leur souffrance) est contagieuse ; elle donne envie de se bouger, d’agir. Ce n’est pas pour autant que le roman est dépourvu de tristesse ; en effet, comme l’indique le synopsis, « on » sépare Alice et Jules … et l’histoire des personnages n’est pas toute rose ! La diversité est aussi présente dans ce livre, que ce soit niveau origine ou niveau orientation sexuelle ! Seul bémol de ce livre pour moi : le côté romance un peu stéréotypé.

Quant à la fin, elle est plutôt ouverte, elle laisse le lecteur imaginer ce qui suit. Je ne m’y attendais pas ; je pensais lire un chapitre en plus en tournant la page ! J’ai, du coup, très envie de lire la suiteLe Retour de Jules !! 

 

Donc, un bon roman détente, qui nous fait réfléchir et nous apprend des choses dans la bonne humeur ! 

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