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I found myself in Wonderland.

La Vendetta d’Honoré de Balzac

Classé dans : Avis littéraires — 18 août 2017 @ 23 h 56 min

Genre : Drame, Romance

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2015 [1830]

Nombre de pages : 93

Synopsis : La Vendetta, histoire d’un amour contrarié et tragique, est un peu une version « corse » de Roméo et Juliette.

Cette nouvelle, publiée en 1830, présente la singularité d’être un des premiers écrits signé Balzac. Elle inaugure les « Scènes de la vie privée » de La Comédie humaine. Elle marque également l’intérêt que l’écrivain accorde aux liens familiaux et aux unions ratées. Le rôle de l’amour paternel, toujours présent dans son œuvre, et qu’il exploite ici avec beaucoup de brio, sert de révélateur pour dévoiler les non-dits de la nature humaine.

 

Avis : Petit livre à lire pour les cours !

Je n’ai pas beaucoup de Balzac, juste La Fille aux yeux d’or pour les cours, et Le Colonel Chabert. En voyant le résumé, je me suis dit que ce n’était pas très original, et que le lecteur connaissait déjà la fin. Mais programme oblige, je l’ai tout de même lu ! Eh bien je ne regrette pas du tout !! D’abord, La Vendetta se lit très vite, étant donné que la nouvelle ne fait que 93 pages ! Ensuite, c’est vrai que le lecteur connaît déjà l’histoire : deux familles rivales, les enfants de ces familles sont amoureux, mais leur amour est impossible, et a toutes les chances de mal finir. Rien d’original, surtout qu’on voit le problème arriver de très loin – dès le début pratiquement – , et pourtant, on se laisse quand même emporter. Et ce qui nous permet d’aimer, malgré la familiarité avec l’histoire, c’est l’écriture. Tellement tellement belle ! Elle rend la nouvelle authentique, poignante, elle provoqué l’émotion. S’ajoute aussi les réflexions sur l’amour – une comparaison entre l’amour et la mer qui sonne tellement juste ! -, la famille, et notamment sur l’amour parental, un amour parfois exclusif qui empêche les parents de laisser partir leurs enfants. 

Seul point négatif : les personnages sont très stéréotypés ! Ginevra est une belle jeune fille, Louis est un beau jeune homme ; l’un est riche, l’autre est pauvre ; la jeune fille est hors du commun, indépendante et sauvage parce qu’elle est italienne, et le jeune homme est courageux et sensible. Très classiques, et très prévisibles. Les parents aussi le sont : Bartholoméo est possessif, il ne veut pas donner sa fille en mariage, et encore moins à Louis ; Elisa, la mère, est très effacée, soumise à son mari, contrairement à sa fille, qui ose lui répondre et le braver.

La fin est prévisible, et pourtant, elle reste touchante. Encore une fois, tout aurait pu être évité facilement, si les personnages n’avaient pas été si orgueilleux ! C’est ce qui fait toute la tragédie de l’histoire, et c’est aussi ce qui est un peu agaçant parfois !

 

Donc, une très bonne nouvelle, peu originale, mais très bien écrite, qui touche le lecteur malgré sa familiarité avec l’histoire.  

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