Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Wave de Todd Strasser

Classé dans : Avis littéraires — 11 août 2017 @ 17 h 19 min

Genre : Non-fictionThe Wave

Editeur : Laurel-Leaf

Année de sortie : 2005 [1981]

Nombre de pages : 138

Titre en français : La Vague

Synopsis : The Wave is based on an incident that took place in a high school history class in Palo Alto, California, in 1969.

Ben Ross and his history class are about to learn a lesson they will never forget.

As they study World War II, Ben Ross’s students can’t seem to understand how the German people could have followed Hitler and the Nazis. So Mr. Ross creates an experimental movement called The Wave. What begins in a single class-room quickly gathers momentum. Before the end of the week, The Wave’s motto, « Strength Through Discipline, Strength Through Community, Strength Through Action », governs the entire school. Only two students, Laurie Saunders and David Collins, recognize The Wave for what it is and set out to stop it before it’s too late. But is history destined to repeat itself?

 

Avis : J’avais envie de lire un petit livre après The Monk, et Gaël m’a choisi The Wave !

Je connaissais le principe de l’expérience : un professeur décide de reproduire les conditions du régime totalitaire nazi dans sa classe pour montrer aux élèves que ce n’est pas si simple de dire que les Allemands devaient bien se rendre compte de ce qui arrivait dans leur pays à l’époque. Il veut leur apprendre une leçon, leur faire comprendre qu’on ne peut pas juger sans avoir vécu la situation soi-même. Evidemment, cette expérience dégénère : les élèves ne se rendent pas compte qu’ils sont pris dans un engrenage et se laissent porter par le mouvement, sans s’apercevoir des dégâts qu’ils causent alentour. Globalement, j’ai trouvé ce livre effrayant : le professeur d’histoire, Ben Ross, a fait visionner à la classe un film sur la Seconde Guerre mondiale montrant les Nazis et leur solution finale ; la semaine suivante, il commence à leur inculquer la discipline, et ils se mettent à agir comme des robots ; mais cela ne les choque absolument pas, ils sont même heureux de ce qui leur arrive. Ils ne se sont pas aperçus que le professeur menait une expérience, ni qu’ils allaient trop loin à un moment donné. Ils se mettent à se croire supérieurs, à militer pour une cause plus importante que leur seule individualité. Cela montre aussi que les intentions n’ont pas d’importance si les moyens pour parvenir aux buts sont mauvais. La transformation des élèves fait vraiment peur, ils ne ressemblent plus à ce qu’ils étaient au début du livre. Même Ben Ross se retrouve à aimer sa position de chef incontesté. Le seul problème de ce livre, problème que j’ai vu après coup, est le manque de « psychologie » si l’on peut dire. The Wave est tellement court que l’expérience est menée sans que ses conséquences, l’implication psychologique pour les élèves et le professeur, ne soient expliquées, ce que j’ai trouvé dommage en fin de compte. Le livre est plus un « compte-rendu » factuel qui nous donne les pensées de certains élèves en surface, mais ne va jamais vraiment en profondeur.

Les personnages, eux aussi, ne sont pas vraiment développés en profondeur – même si, bien sûr, dans ce genre de livres, ce n’est pas le but. La seule à comprendre que quelque chose ne va pas est Laurie, alors même qu’elle était exaspérée par sa mère qui se méfiait de la Vague. Bonne élève et populaire, elle se retrouve embrigadée, et comprend qu’elle l’est, ce qui l’éloigne des autres personnages, comme son petit ami David, qui se laisse complètement avoir. Il change même de comportement avec elle. Un personnage qui inquiète le lecteur dès que la Vague commence est Robert : marginal, il trouve enfin sa place dans un groupe, il est enfin accepté. Cela le fait complètement changer de personnalité et de comportement. Il permet une réflexion sur la façon dont les gens rejetés par la société peuvent être acceptés dans des sectes, se sentir important, et donc, finir par faire tout ce qu’on leur demande, même si cela implique de faire du mal à quelqu’un. Ben Ross, le professeur, se rend également compte que son expérience va trop loin, que lui-même a changé, qu’il aime ce qu’il fait alors qu’il ne devrait pas.

La fin est l’aboutissement de l’expérience, et c’est elle qui rend le livre effrayant. Les élèves se rendent compte de ce qu’ils sont devenus, ils se rendent compte qu’ils se sont faits manipuler sans réagir. J’imagine bien le frisson d’horreur qui a dû les parcourir tous à la vue de leur véritable chef. Petit problème aussi avec la fin : elle est tellement rapide ! On ne sait pas comment les élèves réagissent ensuite, que devient Robert, sur qui la scène se clôt, que devient Ben Ross, etc. J’ai trouvé cela dommage, mais l’impact est quand même conséquent à la vue de ses élèves qui se sont retrouvés nazis parce qu’ils voulaient servir une cause supérieure. Je pense regarder le film ; j’ai vu beaucoup de commentaires disant qu’il était meilleur que le livre !

 

Donc, un bon livre, mais qui fait plus compte-rendu que recherche approfondie, qui reste à la surface, ne va pas chercher plus loin que ce qui est arrivé, ce qui est un peu dommage. Il reste tout de même important par le message qu’il délivre.

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