Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour juillet, 2017

Mid Year Book Freak Out Tag !!

Posté : 13 juillet, 2017 @ 10:06 dans Tag | 2 commentaires »

Coucou à tous !!

Je vous avais promis (me semble-t-il !) un tag sur mes lectures de la première partie de l’année ! Eh bien, il est fait ! J’ai ouvert une chaîne Youtube sur laquelle j’ai posté ce tag !! Je vous joins le lien ici : Mid Year tag ! J’espère que vous apprécierez ce nouveau format !!

Je pense que je ne vais pas faire de chroniques sur la chaîne ; j’y ferai des tags, des book haul, des bilans, et des petites vidéos « bonus », comme « Mes lectures préférées 2017 jusqu’à maintenant », que je posterai sans doute en début de semaine prochaine !

N’hésitez pas à me laisser des commentaires aussi sur les vidéos ; j’ai ouvert la chaîne pour partager ma passion avec vous !!

Je vous joins ici les questions du tag (ma petite SylphideLand, si tu lis, je te taggue, même s’il est un peu tard !!) :

  1. Votre livre préféré jusqu’à maintenant.
  2. Votre suite préférée.
  3. Une sortie du premier semestre 2017 que vous aimeriez lire, mais que vous n’avez pas encore lue.
  4. La sortie que vous attendez avec le plus d’impatience dans la deuxième partie de l’année.
  5. Votre plus grosse déception.
  6. Votre plus grosse surprise.
  7. Votre nouvel auteur préféré (qu’il ait publié son premier livre en 2017, ou que vous l’ayez lu pour la première fois en 2017)
  8. Votre nouveau crush littéraire.
  9. Votre nouveau personnage préféré.
  10. Un livre qui vous a fait pleurer.
  11. Un livre qui vous a rendu heureux.
  12. Votre adaptation préférée.
  13. Votre chronique / vidéo préférée.
  14. Le plus beau livre que vous ayez acheté jusqu’à maintenant.
  15. Un livre que vous voulez absolument lire dans la deuxième partie de l’année.

Voilà !! Je vous souhaite de bonnes lectures, et vous dis à bientôt !!

Nightmare Abbey de Thomas Love Peacock

Posté : 11 juillet, 2017 @ 5:19 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Classique The Castle of Otranto, Vathek & Nightmare Abbey

Editeur : Wordsworth Editions

Année de sortie : 2009 [1818]

Nombre de pages : 76

Titre en français : L’Abbaye du cauchemar

Synopsis : The Gothic novel, featuring dark tales of tragedy, romance, revenge, torture and ancient villainies, tinged with horror and the supernatural, became the vogue in the late eighteen and early nineteenth centuries. This unique collection presents the best and the most diverse of this fascinating genre. [...]

With his novel Nightmare Abbey, Thomas Love Peacock satirises the format to great comic effect while still retaining the essential chilling elements. This fantastic collection runs the gamut of Gothic fiction, presenting an entertaining and a thrilling overview of the genre.

 

Avis : Le dernier des petits romans de la collection !

Je pensais que Nightmare Abbey serait le « roman » que j’apprécierais le moins ; et pourtant, c’est celui que j’ai le plus aimé ! D’abord, j’ai aimé le fait que ce soit une parodie-satire : on retrouve des éléments gothiques, mais, au lieu de nous faire peur, ils nous semblent ridicules ! L’auteur se moque aussi du fait que les personnages dans ces romans semblent chercher le malheur : j’ai ri en lisant les dialogues absurdes des personnages aux noms qui en disent long : Toobad, Glowry, Listless, entre autres ! C’est l’œuvre que j’ai préféré des trois, et que j’ai le plus annoté ! On retrouve donc quelques stéréotypes du gothique : la demeure cauchemardesque, tournée en ridicule rien que par son nom, les fantômes, qui en fait, sont des domestiques victimes de crises de somnambulisme, l’amour qui se retourne complètement contre le personnage concerné ! J’ai aimé aussi que certains stéréotypes soient inversés, par exemple, la femme naïve et innocente éperdue d’amour pour le héros sans peur et sans reproches et qui va finir par mourir en bonne héroïne tragique ! Ici, les femmes ne se laissent pas faire ! La seule chose qui a manqué à ce livre, c’est le côté frisson des « vrais » romans gothiques : il n’y a pas de fantastique, tout a une explication rationnelle, et aucune scène ne peut être qualifiée d’effrayante. Sinon, j’ai passé un très bon moment !

 

Donc, un très bon roman qui reprend les stéréotypes du gothique pour les déformer et pour se moquer du genre !

Vathek de William Beckford

Posté : 10 juillet, 2017 @ 6:30 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : The Castle of Otranto, Vathek & Nightmare AbbeyClassique, Fantastique

Editeur : Wordsworth Editions

Année de sortie : 2009 [1786]

Nombre de pages : 81

Synopsis : The Gothic novel, featuring dark tales of tragedy, romance, revenge, torture and ancient villainies, tinged with horror and the supernatural, became the vogue in the late eighteen and early nineteenth centuries. This unique collection presents the best and the most diverse of this fascinating genre. [...]

In Vathek William Beckford developed the form further, introducing Orientalism to the Gothic mix of horror and mystery, creating the finest European imitation of the Arabian Nights.

[...] This fantastic collection runs the gamut of Gothic fiction, presenting an entertaining and a thrilling overview of the genre.

 

Avis : J’ai poursuivi ma lecture des romans présents avec The Castle of Otranto.

Je ne sais pas si on peut vraiment parler de roman pour Vathek, puisqu’il est sous-titré « conte arabe ». On retrouve certains aspects de ce type de conte : le lecteur suit un prince riche, beau et intelligent ; sa mère veut le voir dominer le monde, et son peuple l’adore. Jusque là, tout va bien. Mais ce prince, Vathek, veut plus que le pouvoir sur le monde : il veut s’asseoir sur les trônes des rois préadamites, ceux qui vivaient avant la création de l’homme. Il veut être tout puissant, ce qui va le pousser à renier sa religion et son prophète, l’Islam et Mahomet, pour servir le Giaour, un démon qui lui ouvrira les portes de l’Enfer s’il fait tout ce qu’il lui demande. Je dois dire que Vathek est assez agaçant : très influençable, il obéit à sa mère et au Giaour, mais il a des crises de révolte pendant lesquelles il demande à Mahomet de le sauver, sans jamais faire ce qui doit être fait pour être pardonné. Il semble clairement coupable d’hybris, un orgueil démesuré. Le lecteur ne sait pas trop ce que veut vraiment Vathek ; en effet, c’est sa mère, Carathis, qui désire entrer en Enfer, parce qu’elle est une disciple d’Eblis. Elle pratique la magie noire tout le long du conte, et apporte énormément d’éléments gothiques au roman, notamment les scènes de sacrifice, les momies, la magie. C’est une sorcière plus qu’une princesse, et elle se sert de ses pouvoirs pour pousser son fils vers le trône des rois préadamites. J’ai aimé cet ajout de l’orientalisme, qui rend le conte original par rapport aux autres romans gothiques ; il est dit que Vathek est la meilleure imitation de conte arabe réalisée en Europe, et il est vrai que le lecteur est transporté dans l’univers que l’auteur crée autour de ses personnages. L’histoire, elle aussi, m’a intéressée : le prince veut être damné en quelque sorte, parce qu’il pense qu’il sera alors maître du monde et de l’Enfer en plus, qu’il siègera aux côtés d’Eblis – un démon qui a refusé de se prosterner devant Adam -; il se rend compte que trop tard de ce qu’il a souhaité.

Mais, malgré le petit nombre de pages, j’ai parfois trouvé le conte long. J’avais du mal à rester intéressée tout le temps, et les divagations des personnages, la façon qu’a Vathek de tout le temps changer d’avis, m’ont agacée. Parlant de Vathek, les personnages, comme dans The Castle of Otranto, sont très stéréotypés. Autant cela ne m’a pas gênée dans le roman précédent, autant j’ai trouvé cela pesant ici. Enfin, l’image de la femme est déplorable : toutes sont soit des sorcières, soit des tentatrices. Carathis est la sorcière par excellence, celle qui est prête à tuer n’importe qui pour entrer en Enfer auprès d’Eblis. Une des femmes du prince, Dilara, - parce que, logiquement, dans les contes arabes, les princes sont polygames – est liée aux Magi, sans doute des femmes liées à la magie noire, et elle désire plus que tout régner auprès de Vathek à Istakar. Enfin, Nouronihar, promise à son cousin Gulchenrouz, le laisse complètement tombée pour tomber dans les bras du Calife, qu’elle voulait s’amuser à séduire. Ainsi, les femmes dans ce conte sont-elles versatiles, séductrices et mauvaises. Enfin, j’ai parfois eu l’impression d’une parodie de conte arabe, sans savoir exactement si c’était mon imagination, ou si, effectivement, l’auteur se moque un peu du genre.

La fin est, encore une fois, tragique et à peu près tous les personnages sont punis.

 

Donc, un conte gothique plutôt original dans sa façon d’imiter un conte arabe, mais que je n’ai pas su apprécier à cause d’une impression de longueur, et de l’image de la femme qu’il donne.

The Castle of Otranto d’Horace Walpole

Posté : 9 juillet, 2017 @ 10:28 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Classique, Fantastique The Castle of Otranto, Vathek & Nightmare Abbey

Editeur : Wordsworth Editions

Année de sortie : 2009 [1764]

Nombre de pages : 95

Titre en français : Le Château d’Otrante

Synopsis : The Gothic novel, featuring dark takes of tragedy, romance, revenge, torture and ancient villainies, tinged with horror and the supernatural, became the vogue in the late eighteen and early nineteenth centuries. This unique collection presents the best and the most diverse of this fascinating genre. In Horace Walpole’s The Castle of Otranto, often regarded as the first true Gothic romance, we have a template for such works, which other writers adopted and adapted. WIth its dark cruelties and fiercely passionate dramas, the power of Walpole’s prose remains magically potent today.

[...] This fantastic collection runs the gamut of Gothic fiction, presenting an entertaining and a thrilling overview of the genre.

 

Avis : Comme je vais étudier le gothique l’année prochaine, je me suis dit que ce serait peut-être bien de lire quelques œuvres classiques du genre, et The Castle of Otranto est considéré comme le premier roman gothique !

C’était donc un plaisir de le découvrir, puisqu’il fixe déjà quelques règles du genre : le château hanté, et même, la demeure vivante en quelque sorte ; les manifestations fantomatiques ; l’inceste ; le roi qui devient tyran, dirigé par ses passions et qui, pourtant, semble avoir un bon fond ; la prophétie, qui pousse le roi à tout faire pour que sa lignée ne s’éteigne pas ; les morts tragiques. J’ai aussi retrouvé certains aspects de contes de fées, notamment la reconnaissance de l’héritier à la fin, ou le coup de foudre de la princesse pour l’héritier au premier regard, alors qu’elle ne sait pas encore qui il est. Bien sûr, c’est un conte de fées qui tourne très mal. Ce livre, comme la plupart des œuvres gothiques, est fait pour faire frissonner le lecteur, pour provoquer l’émotion aussi, notamment dans plusieurs scènes dramatiques ; le sachant, je ne pensais pas que cela marcherait sur moi, et pourtant, ce fut le cas ! Je m’attendais aussi à trouver une écriture peut-être difficile à lire – The Castle of Otranto date quand même de 1764 – mais pas du tout ; c’est très agréable à lire ! Certes, il y a quelques traces d’ancien anglais, du genre « thou », « thy », ou l’ajout de « st » à la fin des verbes à la troisième personne, mais ça ne gêne pas du tout la lecture ! 

Je me suis un peu renseignée avant de lire The Castle of Otranto, et j’ai vu qu’il était possible d’avoir deux interprétations du livre : soit c’est une histoire sérieuse, conservatrice, qui met en valeur la place de la noblesse dans la société, la nécessité pour elle de retrouver ce qui lui est dû, et la punition de ceux qui s’y opposeraient, des usurpateurs ; soit c’est une histoire absurde, controversée, qui tourne en ridicule le fait que la pureté de la noblesse ait un lien avec une supériorité divine. Il est difficile de choisir une interprétation définitive, mais, j’ai lu The Castle of Otranto comme une œuvre sérieuse. En effet, Manfred et sa famille sont punis pour avoir usurpé le château d’Otranto à son héritier légitime ; de plus, les manifestations fantomatiques font forte impression sur les domestiques et sur la famille de Manfred : elles sont toujours gigantesques, et il est impossible à quiconque de s’opposer à elles. La seule chose qui contrecarre l’interprétation sérieuse est le ridicule des personnages parfois, notamment le père d’Isabella et Theodore. J’ai aussi lu que ce texte pouvait être rapproché d’Hamlet, et je suis tout à fait d’accord ! Malgré le fait que j’ai beaucoup aimé ma lecture, The Castle of Otranto ne peut pas être un coup de cœur pour plusieurs raisons : une certaine misogynie, sans aucun doute due à l’époque, mais qui m’agace tout de même – j’ai aussi eu l’impression qu’elle était soutenue par un personnage féminin, Hippolita, ce qui était encore plus agaçant -, une présence excessive de la religion, ce qui est un trait caractéristique de certaines œuvres gothiques – mais, encore à cause d’Hippolita, la religion devenait assez agaçante -, l’instalove, ou deux personnages qui viennent à peine de s’apercevoir tombent éperdument amoureux l’un de l’autre, des personnages très stéréotypés, comme le prince caché de qui on découvre l’identité à la fin, ou la princesse qui veut aller au couvent, mais qui rencontre le prince et qui tombe amoureuse de lui au premier regard. Comme ils sont stéréotypés, ils ne sont pas très développés, ni très « réalistes » : Manfred, par exemple, le roi devenu tyran, n’est pas un personnage manichéen, mais il se laisse tellement guidé par ses passions qu’il finit par demander l’inacceptable à la fiancée de son fils et à sa propre femme. Il se laisse régulièrement attendrir par certains personnages, ce qui leur évite la mort. De plus, Manfred est sujet à l’hybris, c’est-à-dire l’excès d’orgueil. Il insulte un représentant de Dieu et lui ordonne de faire des choses contraires à son éthique religieuse ; se plaçant ainsi, en quelque sorte, au-dessus de Dieu, il doit se repentir ou en payer les conséquences. La reine Hippolita est assez agaçante, parce que c’est typiquement le genre de reine complètement dévouée et soumise à son mari : il peut faire ce qu’il veut d’elle, elle lui obéira en tout. Elle a influencé en cela sa fille Matilda, qui veut entrer au couvent parce qu’elle ne ressent pas d’amour, et veut donc se tourner vers Dieu. Seul le personnage d’Isabella s’oppose à Manfred et refuse de se soumettre. Autres personnages : Theodore, ou l’archétype du héros parfait et frère Jérôme, qui tente de faire comprendre au roi qu’il prend une mauvaise décision, et qui se retrouve lui-même dans une situation difficile entre ses choix religieux et ses choix personnels.

La fin est tragique, comme elle doit l’être dans ce genre de romans. Elle clôt très bien le livre !

 

Donc, une très bonne lecture ; j’ai apprécié voir les différentes règles du gothique mises en application ici !

Slumdog Millionaire de Vikas Swarup

Posté : 7 juillet, 2017 @ 11:16 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Contemporaine Slumdog Millionaire

Editeur : Black Swan

Année de sortie : 2009 [2005]

Nombre de pages : 361

Titre en français : Les fabuleuses aventures d’un indien malchanceux qui devint milliardaire

Synopsis : A former tiffinboy from Mumbai, Ram Mohammad Thomas, has just got twelve questions correct on a TV quiz show to win a cool one billion rupees. But he is brutally slung in a prison cell on suspicion of cheating. Because how can a kid from the slums know who Shakespeare was, unless he has been pulling a fast one?

In the order of the questions on the show, Ram tells us which amazing adventures in his street-kid life taught him the answers. From orphanages to brothels, gangsters to beggar-masters, and into the homes of Bollywood’s rich and famous, Slumdog Millionaire is brimming with the chaotic comedy, heart-stopping tragedy, and tear-inducing joyfulness of modern India.

 

Avis : Je voulais lire Slumdog Millionaire depuis un moment déjà – et voir le film ensuite -, et je me suis enfin décidée ce mois-ci !

Je pensais beaucoup aimer ce livre – et je l’ai apprécié grâce à ça ! – pour plusieurs raisons. D’abord, plusieurs idées fondatrices du livre sont originales : on commence par la fin, on découvre peu à peu comment le héros en est arrivé là, et j’ai aimé l’idée du show TV. Je n’ai pas lu d’autres livres qui utilisent l’émission TV dans laquelle on peut gagner de l’argent comme base du livre. Ensuite, j’ai appris énormément de choses, à la fois sur l’Inde, sur la société, la culture, les conditions de vie, mais aussi sur l’histoire de l’Inde, avec le Taj Mahal et Mumtaz Mahal. Le livre est également source de nombreuses réflexions, notamment morales, ce qui m’a fait penser parfois à une sorte de conte de fées moderne. Ram est confronté à des choix difficiles ; il doit souvent choisir entre aider les autres et penser à lui-même. De plus, la vie est particulièrement injuste avec lui, et l’ironie du sort est parfois tellement énorme que le lecteur a du mal à y croire – ce qui fait aussi penser à un conte de fées. Et évidemment, dans ce genre d’histoire arrive forcément une histoire d’amour, et l’élue est bien une princesse, mais déchue, que le héros aimerait sauver de sa condition. Incroyablement belle, mais dans une situation difficilement supportable, elle tombe peu à peu amoureuse de Ram, tout comme lui tombe peu à peu amoureux d’elle. J’ai aimé découvrir comment la vie de Ram l’a amené à pouvoir répondre aux douze questions de l’émission, mais j’ai trouvé certains passages assez longs. Et, finalement, ce qui m’a déplu dans ce livre, en plus de certaines longueurs et de l’histoire un peu féérique – alors que j’adore les contes de fées, mais là, ça n’a pas fonctionné pour moi -, c’est l’écriture de l’auteur. Il aime employer des répétitions, et je n’ai pas aimé ça. Dans les passages émouvants, je n’ai pas réussi à être touchée ; j’ai ri lors des scènes drôles, mais, globalement, je n’ai pas été transportée par Slumdog Millionaire

Concernant les personnages, Ram est évidemment le héros du « conte », celui qui est généreux, qui doute de lui, qui fait tout ce qu’il peut pour faire le bien autour de lui, qui ne supporte pas l’injustice, au point de se mettre en danger pour secourir les autres. C’est un peu le héros parfait, à qui il arrive tout un tas de choses affreuses, à qui de nombreux autres personnages veulent du mal parce qu’il est sur leur chemin, ou simplement par méchanceté. J’ai apprécié Ram, même si je ne l’ai pas adoré. Il ressemble vraiment typiquement au héros de conte qui s’élève au-dessus de sa condition, non grâce à un mariage avantageux avec une belle princesse qui l’aime, et qu’il aime en retour, mais grâce à ses connaissances, à son esprit, à son intelligence, et à une bonne dose de hasard. C’est comme si la vie lui donnait quelque chose en compensation de tout ce qu’elle lui a pris en lui permettant de gagner le jeu grâce à ce qu’elle lui a fait subir ; il est alors capable de réaliser tous ses rêves et ceux de ses proches. Mais là, léger bémol : l’argent apparaît vraiment comme le seul moyen de réaliser ses rêves. Oui, il contribue, il faut de l’argent pour partir en voyage par exemple ; mais là, il semble vraiment la solution à tous les problèmes des personnages. Il faut alors prendre en compte le contexte : l’Inde est un pays où de nombreuses personnes vivent sous le seuil de pauvreté, ou dans des bidonvilles, et Ram fait partie de ces gens qui n’ont pas du tout d’argent, qui vivent comme ils peuvent. Aussi, ici, l’argent lui permet de sauver sa princesse. Je trouve que le fait que l’argent permette de tout résoudre ici montre à quel point notre monde est centré dessus : même la vie d’une femme se monnaie. J’ai aimé le personnage de Salim, typiquement le « sidekick » naïf, que le héros sauve à plusieurs reprises de situations affreuses. Il voit, clairement, la vie en rose, il est très optimiste, et ne se rend pas compte de la réalité autour de lui. Concentré sur une idée, il porte des œillères, et il faut tout la persuasion de Ram pour lui faire comprendre qu’il faut partir par exemple. Petit bémol aussi ici : l’homosexualité d’un personnage secondaire – pas de Salim – est considéré comme dégoûtante, et le personnage est rejeté. J’ai trouvé ça assez limite. Viennent ensuite toute une flopée de personnages que Ram rencontre tout au long de sa vie : Père Timothy, que j’ai beaucoup apprécié, qui recueille Ram orphelin et l’éduque ; Nita, la princesse, belle et en détresse ; Shankar, un autre orphelin que Ram semble considérer comme un frère, et à qui il est arrivé et il arrive des choses affreuses ; Maman - qui signifie « Oncle » en fait dans le livre -, un gangster qui exploite des enfants abandonnés ; Shyam, le bourreau incapable de se séparer de sa victime, qu’il exploite autant qu’il peut ; Swampna Devi, princesse au cœur de glace, incapable d’amour pour quelqu’un d’autre qu’elle-même ; Neelima Kumari, ex-star de la télévision qui refuse de vieillir, obsédée par sa jeunesse et par ses succès ; et bien d’autres encore !

La fin est typiquement la fin heureuse de certains contes de fées – en fait, les vrais ne finissent pratiquement jamais bien ! Le livre finit par l’idée que tout est possible avec de la volonté, de la détermination et du courage ; je n’ai pas pu m’empêcher, à la fin, de penser que c’était typiquement une fin de film hollywoodien, comme The Martian d’Andy Weir. Et, comme avec ce livre, j’ai été déçue de la prévisibilité et du manque de surprise. Tous deux étaient des livres que j’étais sûre d’aimer, et en fin de compte, ils sont moins bons que ce que j’avais imaginé.

 

Donc, un bon livre, conte de fées moderne d’un Indien qui gagne une grosse somme d’argent ; mais une déception malgré une idée de départ originale.

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