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Millénium, tome 3 : La reine dans le palais des courants d’air de Stieg Larsson

Classé dans : Avis littéraires — 10 juin 2017 @ 21 h 12 min

La reine dans le palais des courants d'airGenre : Policier

Editeur : Actes Sud

Année de sortie : 2007

Nombre de pages : 711

Synopsis : Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent s’ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d’une série rapidement devenue culte.

Le lecteur du deuxième tome l’espérait, son rêve est exaucé : Lisbeth n’est pas morte. Ce n’est cependant pas une raison pour crier victoire : Lisbeth, très mal en point, va rester coincée des semaines à l’hôpital, dans l’incapacité physique de bouger et d’agir. Coincée, elle l’est d’autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu’elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu’elle …

Il n’existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Pour rester cachés, ces gens de l’ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent.

Côté forces du bien, on peut compter sur Mikael Blomkvist, qui, d’une part, aime beaucoup Lisbeth mais ne peut pas la rencontrer, et, d’autre part, commence à concocter un beau scoop sur des secrets d’Etat qui pourraient, par la même occasion, blanchir à jamais Lisbeth. Mikael peut certainement compter sur l’aide d’Armanskij, reste à savoir s’il peut encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d’une publication concurrente.

 

Avis : Après la lecture du second tome, difficile de ne pas immédiatement lire le troisième !! Comme je le disais, cette fin est tout simplement impossible !! Donc, je n’ai pas du tout résisté, et je me suis lancée dans La reine dans le palais des courants d’air !

Encore une fois, mention spéciale pour la couverture, que je trouve très représentative de la série : sombre, très sombre. Plus sombre encore dans ce tome que dans les précédents. En effet, dans La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, le lecteur découvrait dans les détails la machination montée contre Lisbeth ; mais ici, il découvre aussi l’organisation derrière cette machination. Et c’est assez effrayant d’imaginer que ce soit possible dans un pays démocratique. Cela pousse à réfléchir au fait qu’on ne sait jamais tout des secrets d’un Etat. Et quand ça va trop loin, certains sont prêts à tout pour quand même tenter de rattraper le coup, au risque de devoir assassiner, humilier ou détruire la vie d’innocents. Mais, les « gentils » (je n’aime pas employer des mots trop simples, mais je ne sais trop comment les définir) ont un plan eux aussi ! Et le lecteur, à 100% avec eux, sursaute à chaque revirement, voudrait presque être dans le livre pour les prévenir ! Donc, encore une fois, le suspense est bien présent, le lecteur est tenu en haleine ! Après avoir appris le passé de Lisbeth, le lecteur est très attaché à elle, et c’est grâce à cet attachement que le livre est si addictif, encore une fois ! Il veut absolument qu’elle s’en sorte, et il veut voir comment. Bien sûr, il peut s’attendre à ce que tout capote (nous sommes dans une série noire après tout), mais il espère tout de même ! Ce tome est le plus gros de la série, et c’est celui que j’ai lu le plus rapidement : c’est pour dire à quel point il est dur de le poser, difficile de se détacher de l’histoire et d’attendre pour découvrir comment tout se termine ! Encore une fois, Lisbeth fait tout l’intérêt du livre, parce que c’est elle qui permet les réflexions que le lecteur y découvre : comme dans le tome précédent, on retrouve les préjugés, la violence faite aux femmes, leur condition dans la société, la façon dont certains hommes les perçoivent, mais aussi l’injustice. La situation de Lisbeth est tellement injuste que le lecteur ne peut que se ranger de son côté, même s’il ne l’apprécie pas plus que ça. Et le plan du groupe qui l’aide ne peut qu’être jouissif s’il réussit !!

Malheureusement, comme pour le tome précédent, je n’ai pas pu faire de ce livre un coup de cœur à cause de la langue. Toujours aussi maladroite, parfois de mauvaise qualité, toujours des erreurs d’expression, ou des phrases qui semblent sorties de nulle part : c’est tellement dommage. J’ai tiqué sur plusieurs fautes, je m’y suis attardée, cela m’a déçue ! Et, encore une fois aussi, un synopsis qui en dit beaucoup trop mais, heureusement, qui prévient les lecteurs qui ne voudraient pas trop en savoir !

Concernant les personnages, je ne vais pas encore vous parler de Lisbeth pendant des heures : je la trouve forte, formidable, toujours une de mes héroïnes préférées en littérature ! Marginale, certes, mais c’est ce qui fait que le lecteur la respecte, l’admire, et veut qu’elle s’en sorte ! Toujours Super Blomkvist, qui joue les justiciers – difficile en fait de dire « jouer », étant donné qu’il tente vraiment de rétablir la situation ! Toujours aussi sûr de lui, casse-cou, capable de tout pour aider ses proches. Etrangement encore plus attachant ici que dans les tomes précédents, sans doute parce que le danger rôde autour de lui, et que le lecteur le voit aussi bien que les personnages. Le lecteur retrouve aussi Erika Berger, elle aussi plus attachante ici ; Christer Malm, Malou Eriksson et Henry Cortez de la rédaction de Millénium, attachants même si les personnages ne sont pas énormément développés par rapport aux principaux ; Annika Gianini, la sœur de Mikael, très professionnelle, et que le lecteur finit par adorer à la fin ; des nouveaux apparaissent, surtout du mauvais côté de la barrière ! Tous ont une raison d’agir, et ne sont pas présentés de manière manichéenne : ils expliquent leurs motivations, même si celles-ci ne convainquent pas le lecteur !

La fin ! Je ne veux surtout pas vous spoiler ! [SPOILER] C’était jouissif de les voir tous tomber un par un, de voir justice être faite, de voir Lisbeth enfin libre ! C’est une excellente fin à la trilogie d’origine ! [FIN DU SPOILER] Je lirai avec plaisir la suite écrite par David Lagercrantz !

 

Donc, un excellent dernier tome qui clôt parfaitement la série ; vraiment dommage pour la langue !!

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