Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Talk to the Snail de Stephen Clarke

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 29 mars 2017 @ 16 h 50 min

Genre : Essai, Humoristique Talk to the Snail  

Editeur : Black Swan

Année de sortie : 2007

Nombre de pages : 258

Titre en français : Français, je vous haime

Synopsis : With useful sections on :

  • Making sure you get served in a café
  • Harassing French estate agents
  • Living with bacteria
  • Pronouncing French swear-words
  • Surviving the French driving experience
  • Falling in amour, Paris-style

And beaucoup, beaucoup more!

Don’t go to France without reading this book!

The only book you’ll need to understand what the French really think, how to get on with them and, most importantly, how to get the best out of them.

 

Avis : Cela fait un moment que je voulais lire un livre de cet auteur, je me suis finalement lancée avec celui-ci !

Tout d’abord, il n’y a pas dix commandements, mais onze, ce qui est formidable quand on aime le livre, beaucoup moins quand on ne l’apprécie pas. Heureusement pour moi, je fais partie de ceux qui ont adoré ! J’ai imaginé Talk to the Snail entre les mains de certains Français, et je me suis dit que ceux-ci ne riraient pas du tout, mais râleraient en disant qu’ils ne sont pas comme ça, que ce sont des clichés, etc. Bien sûr, tous les Français ne sont pas comme décrits ici, mais la plupart des remarques faites par l’auteur sont vraies, il est difficile de le nier ! Oui, les Français pensent qu’ils ont toujours raison, sans doute la raison pour laquelle ils sont si chauvins ! Oui, ils conduisent mal, et râlent dès que possible ; oui, les administrations sont mal faites, etc. J’ai aussi été surprise de constater des choses que je fais tous les jours, et qui ne sont pas naturelles en Angleterre, qui ont parues étranges à l’auteur du livre quand il est arrivé en France, comme les différentes façons de se dire bonjour, le fait de dire bonsoir, la politesse/impolitesse de laquelle on peut user parfois. Je ne pensais vraiment pas que c’était « typiquement » français. De plus, il faut vraiment avoir de l’humour pour lire ce livre et, quand on est Français, de l’autodérision ! J’ai éclaté de rire parfois, tant je ne m’attendais pas à ce que j’ai lu ; j’ai écarquillé les yeux en me demandant si tous les étrangers voyaient les Français de cette façon – parce que nous ne sommes pas vraiment sympathiques au premier abord visiblement ! - ; j’ai acquiescé quand je me rendais compte que l’auteur avait raison. De plus, tout ce qui est écrit est étayé d’un ou plusieurs exemples, souvent drôles et révélateurs. Je me suis aussi rendue compte qu’il n’était pas si évident pour un étranger de se retrouver en France et de comprendre tous les usages, de ne pas faire de faux pas ; j’ai adoré la partie sur la prononciation ! Le français est difficile à apprendre, et difficile à prononcer car nous sommes à peu près les seuls à dire le son [r] tel que nous le faisons : c’est impossible pour un Anglais ou un Italien de parvenir à le dire correctement du premier coup ! J’ai aimé ce décorticage du comportement des Français et des Françaises, mais aussi celui de leur culture : l’auteur en parle comme de quelque chose de vieux, qui stagne d’un côté, et comme (ce sont ses propres mots) de la merde d’un autre côté, en ce qui concerne la culture contemporaine. Bien sûr, encore une fois, il ne généralise pas, mais on comprend bien les points qui l’agacent – en littérature, les auteurs qui racontent leur vie ; en cinéma, ceux qui font des films à propos de divorce dans des appartements parisiens ! J’ai appris pas mal de choses que je ne savais pas ! Il parle également de notre système éducatif, qui, pour lui, laisse les élèves livrer à eux, sans parler de la fac, qui décourage les étudiants dès la première année avec des profs qui se fichent complètement d’eux. Il évoque aussi les grèves, la solidarité dans les mouvements sociaux, la sexualité des Français, l’amour à la française, les hommes politiques, nos habitudes culinaires. Malgré les moqueries légères qu’on peut sentir un peu partout, le lecteur sent également l’amour ressenti pour le pays, l’admiration parfois. Tout n’est pas négatif, loin de là. Souvent, les Français sont eux-mêmes « victimes » de ce dont parle l’auteur (quand il parle de la Poste, j’avais presque envie de poser virtuellement mon bras sur ses épaules pour lui dire que je le comprenais !!). Enfin, il conclut sur le fait qu’au fond, nous nous aimons bien, Anglais et Français, mais que nous ne l’avouerons jamais, préférant cette relation mi-admiration mi-répulsion.

 

Donc, un livre que j’ai adoré, qui m’a beaucoup fait rire ! J’ai hâte de découvrir les autres livres de l’auteur !

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