Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour mars, 2017

Bilan mars 2017

Posté : 31 mars, 2017 @ 5:48 dans Bilan | 4 commentaires »

Coucou à tous !!

 

Déjà la fin du mois de mars, cette année passe tellement vite, ça fait peur !! Fin de mois = bilan, donc le voici !!

 

J’ai reçu ou acheté 15 livres ! Autant dire que je me suis rattrapée …

  • Amours en fuite de Bernhard Schlink, l’auteur de The Reader, que j’ai adoré. Ma sœur a pensé à moi quand elle l’a vu, donc le voilà sur mes étagères !
  • One Piece, tome 3 d’Eiichiro Oda, oui, le tome 3, alors que je n’ai pas les deux premiers haha ! Il s’est retrouvé chez mes grands-parents qui me l’ont donné.
  • La mort de Superman de Collectif (il y a tellement d’auteurs, je ne vais pas tous les mettre !), un comics reçu grâce à mon abonnement DC Comics, comme …
  • Nightwing (Renaissance) tome 1 : Pièges et Trapèzes de Robert Higgins, un volume sur un héros que je ne connais pas très bien, donc ravie de faire sa connaissance !
  • Contes d’amour de folie et de mort d’Horacio Quiroga, j’ai lu un de ces contes, et il m’a laissé une forte impression, j’ai donc très envie d’en découvrir d’autres !

 

 

 

Unravel Me

 

 

 

 

  • Shatter Me, book 2 : Unravel Me de Tahereh Mafi, le premier tome était un coup de cœur, j’ai hâte de poursuivre !!
  • Shatter Me, book 2,5 : Unite Me de Tahereh Mafi, deux nouvelles plus une partie du journal de Juliette, que j’ai également hâte de découvrir !

 

 

Untamed

 

 

 

  • Untamed d’A. G. Howard, je pensais que ce livre était le quatrième tome de la série Splintered, que j’adore ! Mais ce sont des nouvelles qui se passent dans le même univers, ce qui est aussi bien !!

 

 

 

 

  • Danse Macabre de Stephen King, un essai sur ce qui effraie ; je ne regarde jamais de films d’horreur, et ne lit pas encore de romans horrifiques, mais je ne sais pas pourquoi, j’ai très envie de voir ce que Stephen King a à dire sur la peur, sur le divertissement horrifique.
  • Il est de retour de Timur Vernes, que j’ai trouvé par hasard. Il me semble drôle, j’ai eu envie de tenter le coup !
  • Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay, que je voulais en fait acheter en VO, mais que j’ai trouvé d’occasion à un prix sans concurrence possible alors voilà !
  • Vivez mieux et plus longtemps de Michel Cymes, que je veux lire depuis sa sortie, vive la sortie poche !!
  • A Cat Called Birmingham de Chris Pascoe, ou l’histoire du chat le plus maladroit du monde …
  • Et sa suite, You Can Take the Cat Out of the Slough … de Chris Pascoe ! Je suis à fond sur les livres sur les chats en ce moment !

 

J’ai lu 11 livres, comme le mois dernier : 6 romans, 1 BD, 1 recueil de nouvelle, 1 autobiographie, 1 dictionnaire, 1 essai ! J’ai été surprise du nombre de livres coup de cœur !!  

  • Premier livre du mois, et seul flop total : Repose-toi sur moi de Serge Joncour. Une écriture problématique, sans style, une histoire banale, des personnages énervants, une scène insupportable, de la violence inutile, des scènes inutiles, des clichés partout. Seule la fin m’a paru bien, mais ça ne suffit pas à rattraper le livre entier. Je ne pense pas lire d’autres livres de l’auteur.

BLOG

 

 

  • Je suis ensuite passée à BLOG de Maliki : quel bonheur de retrouver les personnages et l’humour caractéristique de cette BD !! Après ma première déception du mois, il me fallait une valeur sûre ! Je n’ai pas été déçue : entre éclats de rire et larmes, j’ai passé un excellent moment. On apprend ici le décès d’un chat de l’auteur, ce qui est très émouvant. Je trouve dingue comme il réussit à mêler, dans le même livre, la légèreté et le sérieux ! Les graphismes sont toujours aussi beaux, les histoires, courtes, mais toujours aussi prenantes. Une BD indispensable pour moi ! Coup de cœur, évidemment !

 

 

 

  • Puis, Maudits de Joyce Carol Oates, nouveau coup de cœur, mais pas pour les mêmes raisons que BLOG, même si une forme d’humour est présente ici, ce qui m’a surprise ! Ce livre est puissant, prenant, fascinant. L’auteur parvient à réécrire le roman gothique avec brio, en reprenant la plupart des éléments qui y sont présents, en les détournant parfois ; en même temps, elle réalise une critique de la société de l’époque (et d’aujourd’hui) en montrant sa misogynie et son racisme. Les familles nobles sont malmenées, comme Woodrow Wilson, qui représente le monde de la politique. Ce domaine est aussi présent à travers Upton Sinclair et Jack London, montrant que, dans tous les partis, il existe des gens qui ne sont là que pour l’apparence, et se fichent des idées. La religion est également un des thèmes principaux, mais je ne veux pas vous spoiler, donc je ne dis rien ! La fin est grandiose, et explique le mystère de la Malédiction !! Il y a tellement à dire sur ce livre, lisez-le !!

Unhinged

 

 

  • Unhinged d’A. G. Howard, deuxième tome de Splintered. Je ne m’attendais pas à aimer autant que le premier livre, je me suis dit que la surprise serait passée, mais l’auteur est parvenue à me faire adorer ! L’univers est toujours aussi gothique et morbide, toujours aussi fascinant, l’écrivain nous offre toujours autant de bonnes descriptions, le triangle amoureux ne m’agace toujours pas, ce qui est étonnant ; mais cette fois, c’est Alyssa, l’héroïne, qui fait des choix énervants. J’aime le fait qu’il n’y ait pas de manichéisme, que l’on revienne dans le passé pour comprendre comment et pourquoi. La fin est assez douce-amère, et donne immédiatement envie de lire la suite !!

 

 

  • Le silence de la mer de Vercors, que je ne m’attendais pas à apprécier autant. Ce n’est pas un coup de cœur comme les livres précédents, mais il est vraiment touchant tout en étant dur. Plusieurs aspects de la guerre sont abordés, en particulier l’Occupation, les différentes façons d’y réagir. Encore une fois ici, pas de manichéisme, une chose que je déteste : les Allemands ne sont pas tous des monstres, les Français ne sont pas tous des héros.

Shatter Me

 

 

  • Shatter Me de Tahereh Mafi, encore un livre que je ne m’attendais pas à aimer autant, et encore moins à ce qu’il soit un coup de cœur ! Il avait de quoi me déplaire : la romance est principale, le triangle amoureux se rapproche dangereusement ; mais l’écriture est tellement bonne, l’histoire est vraiment prenante, je me suis attachée à Juliette, j’ai adoré la fin, qui laisse promettre une suite formidable, et qui donne une nouvelle dimension à l’univers, que j’aimais déjà ! On se demande bien pourquoi j’ai acheté le deuxième tome ce mois-ci !

 

 

Journal d'un vampire en pyjama

 

  • Vient ensuite, sans aucun doute possible, un de mes livres préférés, il arrive au sommet tant il m’a touché : Journal d’un vampire en pyjama de Mathias Malzieu. Je pleure rarement quand je lis, mais alors là, impossible de me retenir ; et pourtant, ce n’est clairement pas l’intention de l’auteur, qui tente, au contraire, de faire rire le lecteur dans des situations où il n’y aucune raison de rire. Cela n’a fait que renforcer l’émotion de ce qui est raconté : la maladie de l’auteur, ses traitements, sa difficulté à survivre. Je ne lis, d’ordinaire, jamais ce genre de livres, c’est vraiment quelque chose que je n’aime pas du tout, et pourtant, ici, l’écriture de Mathias Malzieu est tellement belle, poétique, elle enveloppe le lecteur et l’emporte. Impossible de poser ce livre, je l’ai lu d’une traite, ce qui est rare également.

 

 

 

  • Petit dictionnaire amoureux des chats de Frédéric Vitoux, lui aussi un coup de cœur ! J’ai appris beaucoup de choses sur les chats en général, sur l’histoire, la littérature, la vie de certains écrivains. L’écriture de l’auteur est vraiment agréable, il fait parfois des petits commentaires drôles, il s’adresse au lecteur tout le long, et prévient, bien sûr, que, le dictionnaire étant amoureux, il est subjectif, et ne parle pas de détails pratiques liés à la vie avec un chat. Peut-être pas à lire d’un coup, comme je l’ai fait. Evidemment, ce livre est vraiment fait pour ceux qui aiment les chats : les « autres » risquent d’être un peu agacés à force !

 

  • L’absente de Lionel Duroy, un livre à lire pour les cours, que je n’aurais sans doute pas lu de moi-même. Je n’ai pas aimé, je n’ai pas détesté, je n’ai pas été touchée. Je pense que je n’aurais pas beaucoup de souvenirs de cette lecture. L’écriture est bonne, et même bien meilleure que celle d’autres auteurs contemporains, mais elle n’est pas non plus exceptionnelle. L’auteur nous parle de sa mère, sous la forme de ce que l’on appelle l’autofiction. C’est une enquête qui va lui permettre de découvrir la femme derrière la mère, celle qu’elle était avant de rencontrer son père ; il veut visiblement tenter de la comprendre. Pas une déception, mais pas un livre mémorable.

Talk to the Snail

 

  • Talk to the Snail de Stephen Clarke, un nouveau coup de cœur, à ne pas mettre dans les mains de tous les Français ! J’ai éclaté de rire à certains moments, tant l’auteur touche dans le mile ! Evidemment, il faut avoir de l’humour et être capable d’autodérision pour lire ce livre : l’auteur évoque tous nos défauts, mais parle aussi de nos qualités, ce n’est pas un livre entièrement négatif, ce qui fait qu’il est excellent. J’ai été surprise de constater que la vie en France est si dure au début pour ceux qui s’y installent, à cause de la langue (prononciation et compréhension), du comportement des gens, que ce soit en voiture ou dans la file d’attente, des usages que les étrangers ne connaissent et ne comprennent pas toujours. L’auteur conclut en rappelant tout de même que la relation Français/ »Anglo-saxons » est faite, certes, de moquerie et de répulsion parfois, mais aussi, et surtout, d’admiration dans les deux sens ! (et la couverture me fait rire !!)

 

 

  • The Maze Runner de James Dashner, que je ne pensais pas adorer, et, cette fois, je ne me suis pas trompée. L’univers est intéressant, mais pas de comparaison possible avec The Hunger Games ; les comportements des personnages m’ont agacés parce qu’ils ne m’ont pas semblé cohérents ; l’écriture était normale, sans plus ; je ne me suis pas attachée aux personnages, excepté Chuck. La fin laisse présager un très bon deuxième tome, ce que j’espère vraiment !

 

 

Merci d’avoir lu jusqu’au bout !! Qu’avez-vous acquis et lu de beau ce mois-ci ?!

The Maze Runner, book 1 de James Dashner

Posté : 31 mars, 2017 @ 12:04 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Science-Fiction, JeunesseThe Maze Runner

Editeur : Chicken House

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 371

Titre en français : L’épreuve, tome 1 : Le labyrinthe

Synopsis : When the lift cranks open, the only thing Thomas remembers is his first name. But he’s not alone – an army of boys welcomes him to the Glade, an encampment at the centre of a terrible maze. The Gladers have no idea why they’re there, or what’s happened to the world outside. And following the arrival of a girl with a message, they must find a way out – or die.

 

Avis : Ce livre m’a été prêté plusieurs fois, il était temps que je le lise enfin !

Je suis un peu mitigée : d’un côté, je ne suis pas tout à fait d’accord avec le commentaire sur la couverture : « A must for fans of The Hunger Games« , d’abord parce que rien n’est comparable à cette série, le livre n’aurait pas été à la hauteur, et ensuite, parce que The Maze Runner ne lui ressemble pas. On ne peut pas lire ce livre avec The Hunger Games dans la tête, on serait déçu. Cela m’a plus fait penser à Matrix (que je n’ai jamais vu, mais il me semble que ça finit un peu dans le même genre). D’un autre côté, j’ai aimé l’univers, assez mystérieux, même si le lecteur devine un peu de quoi il retourne. L’idée du labyrinthe est assez originale. Mais, le fait que les garçons ne sachent rien, qu’ils soient livrés à eux-mêmes, cela m’a rappelé plusieurs autres livres/films : The Truman Show, par exemple, dans lequel le héros ne sait pas que sa vie toute entière est un mensonge, ou Divergente, les personnages ne savent pas qu’ils font partie d’une expérience. De plus, je n’ai pas aimé l’attitude des personnages, le fait qu’ils soient très lunatiques et qu’ils changent de comportement très rapidement : cela ne m’a pas semblé très cohérent, tout comme la vitesse à laquelle tout arrive : il y a beaucoup d’action, ce qui est très bien, mais tout se passe vraiment vite. Petite question : pourquoi une unique fille ? Cela aussi m’a paru assez étrange. L’écriture est normale, pas de focalisation interne, ce qui me semble plutôt rare en YA, mais ce n’est pas un mauvais point.

Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, excepté Chuck [SPOILER] dommage pour moi ! [FIN DU SPOILER] Thomas, le héros, se sent différent des autres dès qu’il arrive dans the Glade. Il sait qu’il est censé en savoir plus, alors qu’il ne se souvient de rien. C’est typiquement le personnage « élu », qui sait tout faire, qui comprend tout très vite, et qui gagne des échelons dans la hiérarchie rapidement. Je n’ai pas réussi à l’apprécier pleinement. Même chose pour Teresa : elle est mystérieuse, sans doute très intelligente, et elle active tout le mécanisme de la Fin. D’accord, mais je n’ai pas réussi à l’apprécier non plus. Elle ne m’est pas antipathique, elle me laisse juste indifférente. Le seul personnage que j’ai vraiment apprécier est Chuck, un petit garçon qui se rapproche de Thomas. Il est touchant, drôle, le stéréotype du petit frère qui ne veut pas montrer qu’il a peur ou qu’il a besoin du héros, ce qui le rend mignon. Parmi les autres garçons, Minho, Newt, Alby et Gally se détachent clairement, mais, encore une fois, pas d’attachement.

La fin est vraiment intéressante : le lecteur se rend compte que le deuxième tome [SPOILER] va représenter une nouvelle épreuve, que les personnages ne sont absolument pas sauvés de l’organisation qui les a placés dans le labyrinthe [FIN DU SPOILER]. Je lirai la suite, bien sûr, et j’espère qu’elle sera mieux !

 

Donc, un premier tome sympa, mais sans plus, qui laisse tout de même présager un meilleur deuxième volume !

Talk to the Snail de Stephen Clarke

Posté : 29 mars, 2017 @ 4:50 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Essai, Humoristique Talk to the Snail  

Editeur : Black Swan

Année de sortie : 2007

Nombre de pages : 258

Titre en français : Français, je vous haime

Synopsis : With useful sections on :

  • Making sure you get served in a café
  • Harassing French estate agents
  • Living with bacteria
  • Pronouncing French swear-words
  • Surviving the French driving experience
  • Falling in amour, Paris-style

And beaucoup, beaucoup more!

Don’t go to France without reading this book!

The only book you’ll need to understand what the French really think, how to get on with them and, most importantly, how to get the best out of them.

 

Avis : Cela fait un moment que je voulais lire un livre de cet auteur, je me suis finalement lancée avec celui-ci !

Tout d’abord, il n’y a pas dix commandements, mais onze, ce qui est formidable quand on aime le livre, beaucoup moins quand on ne l’apprécie pas. Heureusement pour moi, je fais partie de ceux qui ont adoré ! J’ai imaginé Talk to the Snail entre les mains de certains Français, et je me suis dit que ceux-ci ne riraient pas du tout, mais râleraient en disant qu’ils ne sont pas comme ça, que ce sont des clichés, etc. Bien sûr, tous les Français ne sont pas comme décrits ici, mais la plupart des remarques faites par l’auteur sont vraies, il est difficile de le nier ! Oui, les Français pensent qu’ils ont toujours raison, sans doute la raison pour laquelle ils sont si chauvins ! Oui, ils conduisent mal, et râlent dès que possible ; oui, les administrations sont mal faites, etc. J’ai aussi été surprise de constater des choses que je fais tous les jours, et qui ne sont pas naturelles en Angleterre, qui ont parues étranges à l’auteur du livre quand il est arrivé en France, comme les différentes façons de se dire bonjour, le fait de dire bonsoir, la politesse/impolitesse de laquelle on peut user parfois. Je ne pensais vraiment pas que c’était « typiquement » français. De plus, il faut vraiment avoir de l’humour pour lire ce livre et, quand on est Français, de l’autodérision ! J’ai éclaté de rire parfois, tant je ne m’attendais pas à ce que j’ai lu ; j’ai écarquillé les yeux en me demandant si tous les étrangers voyaient les Français de cette façon – parce que nous ne sommes pas vraiment sympathiques au premier abord visiblement ! - ; j’ai acquiescé quand je me rendais compte que l’auteur avait raison. De plus, tout ce qui est écrit est étayé d’un ou plusieurs exemples, souvent drôles et révélateurs. Je me suis aussi rendue compte qu’il n’était pas si évident pour un étranger de se retrouver en France et de comprendre tous les usages, de ne pas faire de faux pas ; j’ai adoré la partie sur la prononciation ! Le français est difficile à apprendre, et difficile à prononcer car nous sommes à peu près les seuls à dire le son [r] tel que nous le faisons : c’est impossible pour un Anglais ou un Italien de parvenir à le dire correctement du premier coup ! J’ai aimé ce décorticage du comportement des Français et des Françaises, mais aussi celui de leur culture : l’auteur en parle comme de quelque chose de vieux, qui stagne d’un côté, et comme (ce sont ses propres mots) de la merde d’un autre côté, en ce qui concerne la culture contemporaine. Bien sûr, encore une fois, il ne généralise pas, mais on comprend bien les points qui l’agacent – en littérature, les auteurs qui racontent leur vie ; en cinéma, ceux qui font des films à propos de divorce dans des appartements parisiens ! J’ai appris pas mal de choses que je ne savais pas ! Il parle également de notre système éducatif, qui, pour lui, laisse les élèves livrer à eux, sans parler de la fac, qui décourage les étudiants dès la première année avec des profs qui se fichent complètement d’eux. Il évoque aussi les grèves, la solidarité dans les mouvements sociaux, la sexualité des Français, l’amour à la française, les hommes politiques, nos habitudes culinaires. Malgré les moqueries légères qu’on peut sentir un peu partout, le lecteur sent également l’amour ressenti pour le pays, l’admiration parfois. Tout n’est pas négatif, loin de là. Souvent, les Français sont eux-mêmes « victimes » de ce dont parle l’auteur (quand il parle de la Poste, j’avais presque envie de poser virtuellement mon bras sur ses épaules pour lui dire que je le comprenais !!). Enfin, il conclut sur le fait qu’au fond, nous nous aimons bien, Anglais et Français, mais que nous ne l’avouerons jamais, préférant cette relation mi-admiration mi-répulsion.

 

Donc, un livre que j’ai adoré, qui m’a beaucoup fait rire ! J’ai hâte de découvrir les autres livres de l’auteur !

L’absente de Lionel Duroy

Posté : 28 mars, 2017 @ 6:47 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Contemporaine L'absente

Editeur : Julliard

Année de sortie : 2016

Nombre de pages : 352

Synopsis : Peu après son divorce, Augustin doit se séparer de sa maison. Bouleversé par le spectacle du déménagement, il s’enfuit en voiture avec pour tout bagage quelques photos, un ordinateur et ses deux vélos, puis se lance dans une course folle à la recherche d’un refuge, butant sur les personnes que le hasard place sur sa route – dont une femme qui le poursuit d’hôtel en hôtel. Revivrait-il le même effondrement psychique que sa mère, expulsée de son bel appartement de Neuilly un demi-siècle plus tôt ? Egaré, furieux et magnifique, Augustin entreprend alors de reconstituer l’histoire de cette femme qu’il a enterrée sans une larme. Au fil de ses rencontres, son regard sur elle commence à changer.

Mené à un train d’enfer, à la manière d’un extravagant road movie, L’Absente redessine l’univers inépuisable que Lionel Duroy explore livre après livre.

 

Avis : Je ne connaissais pas cet auteur avant de devoir le lire pour un cours de littérature contemporaine, et sans ce cours, je ne sais pas si je l’aurais lu un jour.

Tout commence quand Augustin, le personnage principal, est forcé de quitter sa maison à cause de son divorce. Il pensait d’abord qu’il pourrait le supporter, mais finit par entasser tout ce qu’il trouve et part sur les routes, en quête d’il ne sait trop quoi. Il erre un peu, puis se retrouve à Verdun. Entre temps, il commence à repenser à sa famille, et notamment à sa mère, devenue folle après l’expulsion de toute la famille de leur appartement de Neuilly. Le personnage se trouve dans la même position, mais ne veut pas réagir comme sa mère. Commence alors une enquête pour découvrir qui était cette femme, sa vie avant qu’il rencontre son père, la raison de sa folie. J’avoue ne pas avoir réussi à entrer complètement dans l’histoire, le livre ne m’a pas happée. J’ai trouvé de nombreuses répétitions, des phrases entières, des passages, ou des événements que le narrateur rappelle sans cesse au lecteur. De plus, je ne savais pas trop où aller l’intrigue, elle n’avait pas vraiment de fil directeur. Néanmoins, on sent que le personnage se trouve dans une quête d’identité, ou en tout cas, dans une quête d’identité de la mère, pour comprendre qui elle était vraiment, mais aussi pour se comprendre lui-même en même temps, puisqu’il a peur de devenir comme elle ou de finir comme son père. Ce livre est classé dans la catégorie « Autofiction » : l’auteur s’est inspiré de sa vie pour écrire, et l’on peut voir le spectre de sa propre mère derrière celle d’Augustin. De plus, il met en abîme le fait d’écrire, puisque son personnage principal est écrivain, et cherche la première phrase du livre qu’il va consacrer à sa mère. Beaucoup de passages parle de l’écriture, du fait qu’elle est un moteur, qu’elle permet de vivre, mais aussi de ne pas devenir fou, et que sa mère aurait dû écrire pour conserver sa lucidité. Concernant l’écriture, elle est fluide, plutôt agréable, mais elle n’a rien de particulier. Point central également de l’histoire : la guerre, et la séparation entre résistants et vichystes pendant la Seconde Guerre mondiale. La famille est clairement antisémite, du côté du maréchal Pétain, quoi qu’il dise, incapable de le croire doué de mauvaises intentions, et pourtant, elle déteste les nazis et les collaborateurs (ce que le père d’Augustin devient, en quelque sorte). L’apparition d’un résistant à la fin permet de voir comment ils étaient traités par la famille, ce à quoi le personnage principal ne s’attendait visiblement pas, lui qui pensait sa famille du bon côté depuis le début.  

Concernant les personnages, aucun ne m’a touché, je ne m’y suis pas du tout attachée. Augustin vient de divorcer et tente de refaire surface après avoir perdu sa maison, son havre de paix, le lieu idéal pour écrire. Il roule d’hôtel en hôtel, une route de souvenir qui ne le mène qu’à Esther, son ex-femme, et surtout à sa mère, « l’absente » visiblement, celle qui ne s’est pas occupé de lui quand il était enfant. Le lecteur le sent pris dans une sorte de dilemme : conserver l’image de sa mère folle, effrayante, qu’il ne pouvait pas supporter et qu’il voulait voir disparaître, ou tenter de la comprendre, de la découvrir en tant que femme, que jeune fille. Se trouve également, bien sûr, l’image du père, un escroc, que j’ai vite détesté. A la lecture, il m’a semblé comprendre que tout est de sa faute, qu’il a voulu faire croire que tout allait bien, alors que pas du tout, qu’il a voulu se donner le beau rôle alors qu’il faisait tout de travers, qu’il a voulu séduire une jeune fille noble sans pouvoir subvenir à ses besoins. Vraiment difficile pour moi de ne pas haïr ce personnage. Quant à Sarah Saber, j’ai eu un peu de mal à comprendre l’intérêt du personnage dans l’histoire, si ce n’est le fait qu’il fallait une femme auprès du personnage masculin. Elle n’est là que pour le contenter quand il veut semble-t-il, puisqu’elle l’aime sans le connaître. Difficile aussi pour moi d’apprécier ce personnage, que j’ai trouvé un peu superficiel.

La fin signe l’aboutissement de la quête, un soulagement visible pour le personnage : le livre sera écrit, et, en quelque sorte, c’est celui que nous venons de lire.

 

Donc, un livre qui ne m’a pas touché, dont je ne garderai sans doute pas un grand souvenir, mais qui aborde des thèmes intéressants.

Petit dictionnaire amoureux des chats de Frédéric Vitoux

Posté : 25 mars, 2017 @ 12:08 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Petit dictionaire amoureux des chatsGenre : Dictionnaire

Editeur : Pocket

Année de sortie :2014

Nombre de pages : 611

Synopsis :

C comme Chartreux

H comme Haïku

A comme Allure

T comme Tom et Jerry

De portraits en anecdotes, de surprises en découvertes, suivez Frédéric Vitoux sur les pas feutrés du plus libre de nos compagnons.

 

Avis : Depuis que j’ai adopté Mishka, j’ai envie d’en apprendre plus sur les chats, et ce  »petit » livre me semblait parfait !

Et il l’était en effet ; bien sûr, pas pour des questions pratiques sur les vaccins ou litières, c’est un dictionnaire amoureux dans lequel ce genre d’articles n’aurait pas eu sa place. Evidemment aussi, ces articles sont subjectifs, tout l’intérêt d’un livre de ce genre aussi ! Bien sûr aussi, normalement, ce livre ne se lit pas d’une traite, mais petit bout par petit bout, un article quand on a envie, et pas forcément dans l’ordre : et bien sûr, je ne l’ai pas du tout lu comme on doit le lire normalement, mais du début à la fin ! Je ne me suis pas lassée pour autant, sinon, j’aurais pris un autre livre entre temps ! Et si j’ai pu le lire de bout en bout, c’est sans doute grâce au style de l’auteur : il taquine le lecteur, ou se laisse emporter par son émotion, ou écrit comme s’il parlait à quelqu’un d’autre, insère du dialogue, des extraits d’œuvres ; évidemment, tout le long, il parle au lecteur, le prend à parti, s’adresse à lui, ce qui rend le livre d’autant plus agréable !

Les articles sont très divers : histoire, anecdote, vie personnelle, littérature, cinéma, photographie ; l’auteur passe par à peu près tous les domaines pour nous parler du chat à sa façon. On apprend donc beaucoup de choses, on voit aussi les écrivains « détenteurs » de chats autrement, comme Charles Dickens. Il nous parle aussi des superstitions, et de la discrimination des chats, considérés comme des êtres démoniaques, surtout les chats noirs – Mishka est noir justement ! La cruauté de certaines pratiques laisse sans voix ! Aussi, en racontant sa vie personnelle, certains passages sont chargés d’émotion. J’ai adoré revoir la mythologie égyptienne avec Bastet et la ville de Bubastis, la vie du village de Grimaud, celle du cabaret du Chat noir, certaines races de chat qui trouvent grâce aux yeux de l’auteur alors que celui-ci préfère les chats sans pedigree. Mais ce qui revient constamment, ce sont les références à la nature du chat, à ce qui le définit : sa liberté, sa tendresse quand il en a envie, sa spiritualité aussi, le fait qu’il soit un animal qui permet de rester calme, mais aussi de se rendre compte de l’absurdité de nos vies sociales, de notre agitation vaine, quand lui est tranquillement en train de se laver ou de nous regarder d’un air plutôt hautain.

Evidemment, ce dictionnaire est amoureux : pas vraiment de défauts ou de points négatifs sur les chats. Cela peut en agacer certains ; c’est la raison pour laquelle ce livre est vraiment fait pour ceux qui aiment les chats, qui les adorent, qui les trouvent exceptionnels.

 

Donc, un excellent livre, que je recommande pour les amoureux des chats, que j’ai moi-même pris un grand plaisir à lire !

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