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I found myself in Wonderland.

Demain les chats de Bernard Werber

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 21 janvier 2017 @ 16 h 57 min

Demain les chatsGenre : Science-fiction

Editeur : Albin Michel

Année de sortie : 2016

Nombre de pages : 305

Synopsis : Pour nous, une seule histoire existait : celle de l’humanité. Mais il y a eu LA rencontre. Et eux, les chats, ont changé à jamais notre destinée.

 

Avis : Cela faisait longtemps que j’avais lu Bernard Werber, il était temps de m’y remettre !

D’abord, la couverture !!! Ce chat noir qui fixe le lecteur ! Et qui ressemble tant à Mishka, le chaton que j’ai adopté peu avant de recevoir ce livre ! Déjà rien qu’avec l’aspect extérieur, j’avais un bon a priori. Et le reste l’a confirmé ! J’ai adoré le point de vue très original qu’offre ce livre : nous nous trouvons dans la tête de Bastet, une chatte « ordinaire » qui voit le monde des hommes à travers son esprit de chat, et qui nous montre, à nouveau, l’absurdité de la guerre, du terrorisme, et de notre façon de penser que tout nous appartient parce que nous sommes les plus forts. Une scène notamment m’a choqué autant qu’elle a choqué la narratrice et m’a mis à peu près dans le même état qu’elle. En effet, avec ce livre, à nouveau, l’auteur nous fait réfléchir sur notre façon de voir le monde, notre façon de croire que tout nous est dû, qu’on peut faire n’importe quoi, que nous sommes les plus importants sur cette terre. L’espèce humaine est la plus dangereuse, la plus autodestructrice et la plus nuisible des espèces, et au lieu de protéger un environnement qui l’a accueillie, elle préfère le détruire et en faire ce qu’elle veut, tout comme les autres animaux qui vivaient là avant elle. Elle se croit supérieure et oublie son statut de petit animal dans un univers infini *frisson de dégoût*. D’autres thèmes qui lui sont chers sont abordés : la réincarnation, la spiritualité, notre capacité (ou non) à ouvrir notre esprit et à communiquer, le rêve, l’opposition religion/science, l’éducation aussi, ainsi que la question de la possession. Il nous raconte également, à travers Pythagore, l’histoire des chats en parallèle de celle des hommes : j’ai appris beaucoup de choses à ce propos, et j’ai été surprise de cette ambivalence dans la relation entre les deux espèces, entre vénération et persécution. Concernant l’histoire en elle-même, ce n’est pas du fantastique, mais bien de la science-fiction, puisque l’auteur imagine un futur apocalyptique. Certains lecteurs pourraient la trouver tirée par les cheveux, dans la mesure où, étant dans la tête d’une chatte, les chats ont un rôle actif dans ce récit ; mais je me suis laissée emporter dans l’histoire très facilement, j’y ai cru, c’était cohérent.

Concernant les personnages, j’ai beaucoup aimé Bastet. Tout le long de l’histoire, j’ai eu l’impression de lire le récit des aventures de mon propre chat, et je me suis demandée ce qu’elle pouvait bien penser de nous en réalité ! Un peu arrogante, Bastet prend vite conscience de son ignorance, et tente d’en apprendre le plus possible sur ses ancêtres et sur leur histoire avec les hommes, ainsi que les façons d’aider ceux-ci à affronter la crise qui les attend. On sent le mélange entre instinct et réflexion, qui pourrait être effectivement la façon de penser des chats. Cela donne encore plus envie de savoir ce qu’ils ressentent, de communiquer avec eux ! Bastet évolue au fil du livre, prend conscience de certaines choses, grandit en esprit. J’ai aimé aussi le personnage de Pythagore, presque plus humain que chat, qui, en tout cas, tente de les imiter au maximum. Un peu snob, conscient de sa supériorité, il se distingue par un calme olympien qu’il affiche même au milieu des scènes les plus agitées – excepté une. Il peut être un peu agaçant, mais il représente surtout une façon de communiquer, de faire évoluer les espèces que les humains considèrent comme inférieures à eux. D’autres personnages se trouvent dans ce livre, comme Nathalie, que Bastet appelle sa servante humaine, et qui a vraiment du mal à comprendre son chat, Félix, un autre chat considéré comme peu intéressant par Bastet, Thomas, un humain que la narratrice ne peut pas supporter, et le lecteur non plus !! Je ne vous parle pas des autres pour ne rien vous spoiler ! 

La fin est une belle mise en abîme, et une belle façon de conclure ! Tout n’est pas tout rose – c’est tout de même apocalyptique ! – mais l’espoir est là, et permet au lecteur d’imaginer ce qui pourrait advenir après.

 

Donc, un excellent roman de science-fiction, qui m’a permis de découvrir beaucoup de choses, qui me fait voir différemment ma petite Mishka, et qui a confirmé mon idée que l’humain est l’espèce la plus dangereuse et nuisible sur Terre !

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