Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Throne of Glass, book 1 de Sarah J. Maas

Classé dans : Avis littéraires — 30 décembre 2016 @ 10 h 52 min

Genre : Throne of Glass Fantasy, Jeunesse

Editeur : Bloomsbury

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 404

Synopsis : Meet Celaena Sardothien. Beautiful. Deadly. Destined for greatness.

In the dark, filthy salt mines of Endovier, an eighteen-year-old girl is serving a life sentence. She is a trained assassin, the best of her kind, but she made a fatal mistake. She got caught.

Young Captain Westfall offers her a deal: her freedom in return for one huge sacrifice. Celaena must represent the prince in a to-thre-death tournament – fighting the most gifted thieves and assassins in the land. Live or die, Celaena will be free. Win or lose, she is about to discover her true destiny. But will her assassin’s heart be melted ?

 

Avis : Choisi pour être le dernier livre de l’année 2016, je pensais que Throne of Glass serait un coup de cœur ! J’ai lu et vu tellement de bons avis sur lui, tellement de lecteurs en faisaient l’éloge que je me suis dit que ce devait être un bijou.

Eh bien, on est loin du coup de cœur ! Je m’attendais à un livre Fantasy à l’univers bien développé, à une héroïne badass anticonformiste et très méfiante par rapport à la royauté, à un tournoi épique, un peu à la Hunger Games. Certes, l’univers n’est pas laissé de côté : le monde créé par l’auteur est fait de plusieurs régions, dont Adarlan et Eyllwe, qui sont les plus mises en avant. La politique du roi est clair : c’est un tyran, il veut conquérir le monde, et se fiche de devoir tuer pour y parvenir. Il a décidé de faire faire le sale boulot par quelqu’un d’autre, un champion, le gagnant d’un tournoi qu’il organise dans sa capitale, Rifthold. Tournoi qui oppose les champions de plusieurs de ses conseillers et amis, afin de pimenter la vie à la Cour. Et qui se révèle être assez décevant, si ce n’est sur la fin. Je m’attendais à des épreuves palpitantes, à du suspense, à des morts spectaculaires. Rien de tout cela : les épreuves sont simplissimes pour l’héroïne, elle doit même se retenir d’être la meilleure, et certaines sont mentionnées par une phrase. Autant vous dire que j’étais un peu déçue ! La seule vraie épreuve est celle de la fin ! Vient ensuite la question de Celaena, l’héroïne. Certes, c’est une « assassineuse » – ce mot n’existe pas ! -, donc elle n’est forcément pas du tout à sa place dans le château du roi de qui elle tuait les sujets. Elle n’a rien d’une femme de la Cour. Et pourtant … Je m’attendais à ce qu’elle déteste tout ce qui a trait à la royauté, à la Cour, à l’homme qui, apparemment, a détruit sa vie ; et elle s’extasie sur de belles robes, sur des bals auxquels elle n’a pas le droit de participer parce que tout le monde a peur d’elle – alors que, tout le long, il ne semble pas y avoir de quoi, puisqu’elle ne fait pas un geste de travers. Mais ce n’est pas ce qui m’a vraiment dérangé : elle a le droit de chercher le bonheur ailleurs que dans la mort, même si ça ne me semble pas du tout coller avec le personnage. Ce qui m’a dérangé, le pire dans ce livre, c’est un énième triangle amoureux duquel elle est, évidemment, le centre parce que, évidemment, Celaena est une héroïne parfaite, malgré son statut d’assassin. Je déteste les triangles amoureux, je n’ai jamais aimé ça, je n’aimerai jamais ça, et je trouve vraiment dommage d’en mettre un au centre d’une histoire où il n’a pas vraiment lieu d’être. Pourquoi ne pas se concentrer sur autre chose, sur le tournoi par exemple, qui méritait d’être mieux exploité, ou la partie magique de l’histoire, qui m’a assez intriguée ? Une femme qui vient de sortir d’un camp de travail forcé et à qui on offre la liberté en échange d’un tournoi pense-t-elle vraiment aux hommes qu’elle voit autour d’elle ? Aussi, j’ai entendu dire qu’on ne pouvait pas deviner les retournements de situation de Sarah J. Maas. J’étais contente, j’aime être surprise, ne pas savoir à quoi m’attendre ; or, j’ai trouvé Throne of Glass assez prévisible. Quand l’héroïne se demande qui est le meurtrier, je m’en doutais avec les indices semés par l’auteur, et je me doutais aussi de la fin, et de la petite allusion d’Elena.

Cette femme d’ailleurs, Celaena, est, comme je le disais, parfaite. Assassin, elle arrive à Rifthold en pensant d’emblée qu’elle va détester tout le monde, ce qui n’est pas le cas, évidemment. Elle a peur des hauteurs – son seul défaut si c’en est un – et elle est marquée par son année à Endovier. Et pourtant, elle est parfaite : belle, intelligente, elle adore lire, joue du piano, sait manier toutes les armes possibles et imaginables, peut tuer n’importe qui en trois secondes, et même plusieurs personnes en si peu de temps. Elle a un passé difficile qu’on ne découvre pas ici – sans doute dans les prochains tomes – et elle tente de se protéger de cela, ainsi que de l’affection qu’elle peut ressentir pour certains autres personnages. Et malgré ça, j’ai eu du mal à m’attacher à elle, parce que la première scène montre une jeune fille abattue par la mine, qui semble un grand assassin, et qui trouve le prince qui vient la chercher très beau !! Je n’en croyais pas mes yeux en lisant cela !! Au fil du livre, j’ai réussi à m’attacher un peu à elle, mais rien comparé aux autres héroïnes Fantasy que j’ai pu rencontrer dans d’autres séries. Elle rencontre d’autres personnages, et notamment, le prince Dorian. Je n’ai pas arrêté de penser à Dorian Gray à chaque fois que je lisais son prénom ! Coureur de jupons, arrogant, mais aîné qui a des relations compliquées avec son père, le prince m’a un peu agacé au début. Il est clair qu’il regarde Celaena comme une femme, et pas comme son champion, il ne se rend pas compte de quoi elle est capable et de qui elle est. Il flirte avec elle, vient lui rendre visite, et la voit comme une femme différente de toutes les autres. A la fin, il passe pour lâche et naïf. S’y trouve aussi Chaol Westfall, que j’ai beaucoup apprécié, même si lui aussi peut passer pour un stéréotype. Il se cache derrière une armure, se montre dur et sans émotions, alors qu’il est, évidemment, tout le contraire, ce qui se voit parfois. La fin le montre bien comme l’opposé de Dorian. Le lecteur rencontre aussi Kaltain, insupportable et pleine d’ambitions, le roi, tyrannique et imposant, le duc, que l’on sent maléfique dès le début, Cain, un peu la caricature du champion bodybuildé, Nehemia, que j’ai beaucoup aimé, une princesse guerrière qui correspond bien à l’image d’une femme comme aurait dû l’être Celaena, Elena, qui aide Celaena, et fait comprendre au lecteur qu’elle n’est pas un simple assassin.

Ce livre est, apparemment, une réécriture de Cendrillon. Peut-être dans le fait que Celaena ne peut pas aller au bal, mais poà)pourquoi le triangle amoureux ? Et pourquoi le tournoi ? Et bien sûr, le château et le trône de vair correspondent à la pantoufle de vair de la Cendrillon d’origine.

La fin est la seule scène épique ! Comme j’aurais aimé que le tournoi ne soit fait que de cela ! La scène est longue. La toute fin est faite d’allusions, sans doute éclaircies dans le tome suivant !

 

Donc, un premier tome plutôt décevant, même s’il promet une bonne série Fantasy. Je lirai la suite, mais pas tout de suite sans doute.

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

Baseball fans gather zone |
Eaudefiction |
Ici même |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Kpg1221gpk
| Elenaqin
| la saltarelle des baronnes