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I found myself in Wonderland.

La Belle et la Bête de Madame de Villeneuve

Classé dans : Avis littéraires — 4 novembre 2016 @ 15 h 48 min

La Belle et la Bête Genre : Conte

Editeur : Folio

Année de sortie : 2014

Nombre de pages : 135

Synopsis : « Le monstre se fit entendre. Un bruit effroyable, causé par le poids énorme de son corps, par le cliquetis terrible de ses écailles et par des hurlements affreux, annonça son arrivée. En voyant approcher la Bête, qu’elle ne put envisager sans frémir en elle-même, la Belle avança d’un pas ferme, et d’un air modeste salua fort respectueusement la Bête. Cette démarche plut au monstre et, se retournant vers la Belle, il lui dit : « Bonsoir, la Belle. »

 

Avis : Tout le monde connaît à peu près l’histoire de La Belle et la Bête, au moins grâce à Disney. Je voulais découvrir le conte en lui-même écrit par Madame de Villeneuve, pour comparer, mais aussi pour lire l’œuvre originale.

On retrouve, bien sûr, l’histoire enchanteresse que les adaptations nous livrent : une jeune fille, surnommée la Belle, doit se rendre chez la Bête ; son père l’y amène à regret et la jeune fille ne sait pas à quoi s’attendre, entre mort certaine et espoir de clémence. Ici, l’ambiance est bien celle d’un conte : la Belle est parfaite, la Bête est mystérieuse, un prince apparaît et la jeune fille en tombe éperdument amoureuse, le palais de la Bête est somptueux et fait pour combler tous les vœux de la Belle. Le schéma narratif est typique lui aussi : tout va bien, un problème survient, une ébauche de solution se fait jour, mais elle échoue ; elle entraîne des conséquences fâcheuses qui entraîne le départ de l’héroïne pour un lieu qu’elle ne connaît pas ; à la fin, quelque chose nous est révélé, et cette information change totalement la situation. Contrairement à l’accent qui est souvent mis sur le rapport de Belle avec la littérature – et notamment, avec la bibliothèque gigantesque de la Bête – elle n’apparaît ici qu’une seule fois et n’est pas beaucoup mise en valeur. Ce qui l’est, en revanche, c’est le théâtre, la démonstration sur scène, et l’apparence. Plusieurs fois, la Belle se voit recommander de voir derrière les apparences, ce qui, à travers tout le conte, donne une sorte de leçon de morale. Celle-ci se fait aussi sur la reconnaissance, la vertu, les qualités qu’une jeune fille doit montrer, qualités que seule Belle possède. Quant à l’écriture de l’auteure, son niveau est soutenu, parfois même peut-être archaïque dans ses tournures, ce qui peut poser un léger problème de compréhension temporaire.

La fin, en raison des explications qui s’enchaînent, m’a semblé pesante, parfois longue – ce qui paraît idiot au vu du tout petit nombre de pages ! La façon de nommer les personnages n’est plus tout à fait claire, il y a plusieurs reines, plusieurs fées, et le lecteur peut s’emmêler les pinceaux.

 

Donc, une belle lecture, qui m’a permis de découvrir le conte à l’origine du dessin animé que l’on connaît tous.

6 commentaires »

  1. Sylphideland dit :

    ça fait des années que je me dis qu’il faut que je le lise !!!!!! Et là tu m’as trop donné envie !!
    Vilaine !
    Je t’adore :3
    Allez hop, je l’ai commandé :P
    Des bisous !

  2. Les lectures de Marinette dit :

    Je n’ai pas encore lu cette version (seulement celle de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont), mais je compte bien le faire un jour :) Maintenant, j’attends le film avec Emma Watson avec impatience.

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