Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Penguin Complete Tales and Poems of Edgar Allan Poe

Classé dans : Avis littéraires — 28 octobre 2016 @ 11 h 27 min

Intégrale Poe Genre : Poésie, Conte

Editeur : Penguin

Année de sortie : 2011

Nombre de pages : 1026

Synopsis : Edgar Allan Poe wrote some of the first as well as the finest stories of dark and macabre mystery ever to blacken a page with ink. His tales of terror and suspense continue to leave readers the world over wide-eyed and shivering with fright, unable to put down a book their clenched fingers so tighly grasp.

This is the ultimate Poe collection, featuring every story and poem he wrote. It probes the depths of the human psyche. It will chill and enthral. But above all it is story after story that you will never, ever forget.

No matter how hard you try.

 

Avis : Je devais lire l’œuvre de Poe pour mon mémoire, donc j’ai décidé de tout lire, sans exception, pour ne rien louper d’intéressant !

J’ai eu du mal, mais je suis venue à bout des 1026 pages du livre !! J’ai dû m’arrêter un moment : même si Poe écrit très bien et que ce qu’il raconte est intéressant, il est difficile de ne pas lire autre chose à côté pour se détendre ! En effet, on ne peut pas dire que Poe soit la lecture la plus relax qui soit, surtout en VO ; la typographie de l’édition n’aide pas – elle est vraiment très petite – et le choix de l’ordre des nouvelles non plus ! En effet, l’éditeur a choisi de placer en premier « The Unparalleled Adventure of One Hans Pfaall », l’histoire d’un homme qui part en ballon dans le but d’atteindre la lune. Et je dois vous dire que je n’aime pas du tout les nouvelles de Poe qui racontent des voyages … Je les trouve longues – à la fois par le nombre de pages, et par l’impression donnée par la lecture -, difficiles à suivre parce qu’elles ne m’intéressent pas. Je préfère de beaucoup les nouvelles horrifiques, qui se trouvent majoritairement au milieu du livre – pratique quand ce sont celles-là qui sont le plus susceptibles d’être utiles pour le mémoire haha ! Je ne vais pas vous parler de chaque nouvelle, de chaque poème : l’avis n’en finirait pas ! Je pense plutôt vous parler de mes préférées, pour vous montrer que, malgré les points négatifs soulevés plus haut, Poe est un écrivain que j’aime beaucoup, qui me transporte dans ses histoires, et dont l’écriture, parfois difficile à comprendre, est excellente.

Je vais d’abord vous parler de « The Murders in the Rue Morgue », une nouvelle aussi longue que la première dont j’ai parlé, mais qui ne m’a pas paru longue justement parce qu’elle était fascinante. D’abord, l’action se déroule à Paris, et le personnage principal n’est pas vraiment le narrateur, mais son compagnon, un Français, Auguste Dupin, qui va tenter de résoudre une enquête insoluble et impossible à comprendre. Les meurtres perpétrés sont affreux, vraiment horribles, et le détective suit peu à peu les indices que la police n’a pas su voir, ou n’a pas jugé bon de prendre en compte. J’ai aimé suivre cette enquête, malgré la bizarrerie apparente de Dupin et ses lubies. La résolution devient logique une fois qu’on l’a sous les yeux. La nouvelle suivante ressemble à celle-ci, « The Mystery of Marie Roget », et j’ai aussi beaucoup aimé : elle est elle aussi une nouvelle un peu policière, où un mystère insoluble est peu à peu cerné par Dupin – même si, ici, la résolution n’arrive pas vraiment.

Viennent ensuite les contes que je préfère parmi tous ceux du livre : « The Black Cat », « The Fall of the House Usher » (numéro 1 !), « The Pit and the Pendulum », « The Masque of the Red Death » et « The Oval Portrait ». La première parle – comme le titre l’indique ! – d’un chat noir et de son propriétaire. La violence ici montrée par l’auteur est abject, le lecteur est horrifié et révulsé ; la fin est une belle façon de montrer qu’on est toujours puni pour ce qu’on fait ! La seconde est ma favorite ! J’adore le suspense, l’atmosphère lugubre, le manoir tout fissuré qui n’augure rien de bon, les jumeaux qui semblent en connexion l’un avec l’autre, le lien aussi entre Madeline et la maison elle-même. Cette nouvelle me donne toujours des frissons !! Vraiment l’histoire parfaite à lire pour Halloween ! « The Pit and the Pendulum », quant à elle, m’a transporté avec le personnage principal : celui-ci doit subir le châtiment de l’Inquisition et doit mourir soit par la fosse, soit par le pendule. Quels frissons d’horreur m’ont parcouru pendant la lecture !! J’attendais l’effusion de sang ou la mort lente avec anxiété, tout comme le prisonnier, à deux doigts de sombrer dans la folie ! La fin m’a surprise !! Puis, « The Masque of the Red Death ». Ici, l’atmosphère fait énormément : ces chambres de couleur, cette ambiance de fête orientale, cette ombre qui pèse peu à peu sur les invités. La nouvelle m’a fait penser au Décaméron de Boccace (que je n’ai pas encore lu, mais qu’il me tarde de découvrir !) Enfin, « The Oval Portrait » : le pouvoir de l’art sur la vie, un peu comme dans The Picture of Dorian Gray, l’hésitation du personnage entre hallucination, folie et horreur, le portrait comme reflet parfait de la vie. J’ai également aimé « William Wilson », en raison du traitement du sujet du double, et de l’incompréhension du personnage face à une sorte de schizophrénie qu’il ne comprend pas. Dans la plupart des autres nouvelles, on peut noter l’humour de l’auteur, sa façon de se moquer des journalistes par exemple.

Après les contes vient le seul roman d’Edgar Allan Poe : Narrative of A. Gordon Pym. Encore un récit de voyage, mais, cette fois, j’ai tout de même réussi à apprécier certains passages. A. Gordon Pym a toujours voulu voyager et s’embarque dans un bateau clandestinement : il va alors vivre des aventures plus affreuses les unes que les autres, et perdre à peu près tout. Un passage m’a vraiment dégoûté, lorsque quatre personnages se trouvent sur ce qu’il reste du bateau et décident de manger l’un d’entre eux ! Le cannibalisme, je ne peux vraiment pas ! Surtout que, par la suite, le lecteur comprend qu’il aurait pu être évité !! Le récit est incomplet : la fin est abrupte, et le lecteur ne comprend pas vraiment où tout cela mène. Viennent ensuite les essais poétiques de Poe, très intéressants, sur la scansion, sur les rimes et les rythmes, sur la façon de bien écrire de la poésie.

Enfin, les poèmes ! Je n’avais jamais lu ceux de Poe et les ai vraiment trouvés magnifiques. « The Raven », dont j’entendais beaucoup parler, m’a enchanté, ainsi que les poèmes amoureux. J’ai retrouvé l’angoisse des contes, l’horreur parfois, la  »peur » de la mort, l’amour impossible ou contrarié. La musique des mots m’a charmé.

 

Donc, une lecture difficile, mais enrichissante. J’ai aimé découvrir l’œuvre de Poe et pense relire certains passages qui m’ont enchanté ou horrifié.

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