Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

And Then There Were None d’Agatha Christie

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 18 octobre 2016 @ 23 h 17 min

And Then There Were NoneGenre : Policier

Editeur : Harper (Signature Edition)

Année de sortie : 2007

Nombre de pages : 317

Synopsis : « Ten … »Ten strangers are lured to an isolated island mansion off the Devon coast by a mysterious ‘U. N. Owen’.

« Nine … » At dinner a recorded message accuses each of them in turn of having a guilty secret, and by the end of the night one of the guests us dead.

« Eight … » Stranded by a violent storm, and haunted by an ancient nursery rhyme counting down one by one … as one by one … they begin to die.

« Seven … » Which amongst them is the killer and will any of them survive ?

 

Avis : Envie d’une belle relecture VO de cette œuvre que j’ai adorée à la première lecture ; relecture avec Tassa, voici sa chronique !! Visitez son blog, elle lit de très bons livres, et fait de belles chroniques qui donnent très envie de lire les œuvres !!

A la première lecture, je me souviens de ma fascination, et de mon incompréhension totale face à une enquête impossible à résoudre ! J’ai cherché avec les personnages, je me suis posée un tas de questions, j’étais bouche bée face au travail de l’auteure ! A la relecture, mon admiration n’a fait qu’augmenter pour l’intelligence d’Agatha Christie. Les indices donnés sont tellement légers qu’ils sont presque impossibles à déceler à la première lecture. L’explication à la fin est cohérente, plausible, et tellement ingénieuse !! Il est plus facile de comprendre les détails, et les références au roman policier lui-même : celles-ci apportent une touche d’humour avec une belle mise en abîme. Et quelle idée d’intrigue !! Réunir dix personnes sur une île, sans personne d’autre, et les faire mourir peu à peu en suivant les vers d’une comptine, sans qu’aucun d’eux ne comprenne ce qui lui arrive, et sans qu’aucun ne soupçonne qui est le tueur ; même à la fin, il est impossible au lecteur, et à la police dans le livre, de comprendre ce qui s’est passé sans l’épilogue explicatif ! Chapeau bas !! Le sujet traité par le roman est celui de la difficulté de juger des crimes qui n’en sont pas vraiment, des crimes intouchables pour la justice, car résultat d’une négligence, ou d’un retard fait exprès. Au fil du livre, la culpabilité monte parmi les personnages, elle va même jusqu’à la folie ! On comprend qu’un crime, même non jugé, laisse une trace chez le criminel, hanté à jamais par ce qu’il a fait, ce qui peut le pousser à faire des choses qu’on ne le soupçonne pas capable de faire. Il est intéressant ici de voir comment fonctionne la conscience chez différentes personnes, mais aussi le fait qu’être insoupçonnable ne veut pas dire que l’on est innocent. On touche alors à la complexité de l’homme, à la complexité d’un crime, et au règne de l’apparence.  

Chaque personnage est intéressant et individualisé : Vera Claythorne, une jeune femme volontaire, saine d’esprit, qui semble droite et au-dessus de tout soupçon ; Emily Brent, une vieille dame dévote, elle aussi au-dessus de tout soupçon, très stricte et persuadée de faire au mieux pour tous en suivant ses principes ; Anthony Marston, vantard et riche pour qui rien n’est important excepté l’amusement, complètement irresponsable ; les Rogers, le mari effrayé mais qui tient son rôle jusqu’à la fin, et sa femme complètement effacée et hantée par un souvenir qui la ronge ; Philip Lombard, une sorte de criminel de bas étage, qui se revendique de ce qu’il a fait sans honte apparente ; le docteur Armstrong, médecin réputé, personnage que j’ai beaucoup apprécié, peut-être mon préféré, lui aussi hanté par quelque chose de sinistre ; le général MacArthur, un vieux militaire qui comprend vite ce qui arrive et qui représente la résignation au sein du groupe , Henry Blore, un homme énervant parce qu’il a toujours raison et qu’il est d’une mauvaise foi cosmique ; le juge Wargrave, un vieux juge qui prend les choses en main et tente de découvrir le mystère de l’île du Nègre.

A la fin, le lecteur comprend toute l’ampleur du chef-d’œuvre de l’auteure. L’épilogue est vraiment nécessaire ! Je ne pense vraiment pas qu’il soit possible de comprendre le livre sans lui ! Le coupable était insoupçonnable, comme tout le monde ; les indices le concernant sont mis en valeur, et on se rend compte qu’il est inévitable de passer à côté.

 

Donc, un excellent roman, le meilleur policier et le meilleur Agatha Christie que j’ai lu pour le moment !

4 commentaires »

  1. seni22 dit :

    Bonjour!! Excellente critique et c’est vrai que l’on ne s’attend pas du tout au coupable. Enfin moi si, parce qu’un petit malin dans mon entourage s’est amusé à me spoiler du coup ça a tout cassé mais Agatha Christie sait très bien faire de bons romans policiers!
    Quel était ton personnage préféré? Moi c’était Lombard car au moins il assumait totalement ou le vieux général qui m’a fait mal au coeur.
    Bye
    :)

    • redbluemoon dit :

      Bonjour !! Merci ! Rah, c’est dommage qu’on t’ait spoilé la fin !! Qui a osé faire ça ?!! :O
      J’aime beaucoup le docteur Armstrong, je ne sais pas trop pourquoi, Vera Claythorne, pour son côté psycho qui oscille tout le long du livre, et le général Macarthur, il m’a touché moi aussi !
      Bye, à la prochaine ! :D

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