Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour le 18 août, 2016

Peter Pan de J.M. Barrie

Posté : 18 août, 2016 @ 6:56 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

couv55756244Genre : Classique, Jeunesse

Editeur : HarperDesign

Année de sortie : 2015

Nombre de pages : 250

Synopsis : « She asked where he lived. « Second to the right », said Peter, « and then straight on till morning. »" Let your imagination take flight as you journey with Peter Pan, Tinker Bell and the Darling children to the magical island of Neverland in this beautiful new unabridged gift edition of J.M. Barrie’s classic story. All-new original illustrations and ten exclusive interactive elements from the award-winning design studio MinaLima create an enchanted adventure for readers of all ages – all you need is to think lovely thoughts and use a little bit of fairy dust.

 

Avis : Ce livre fait partie du giveaway que j’ai gagné il y a quelque temps sur Instagram, avec The BFG de Roald Dahl et Neverwhere de Neil Gaiman. J’avais déjà été attiré par cette édition que je trouve originale et enchanteresse.

Je connaissais l’histoire de Peter Pan à travers le dessin animé Disney : le petit garçon qui ne veut pas grandir et qui, un jour, emmène avec lui les enfants Darling au Pays Imaginaire. On peut dire que l’œuvre originelle est tout de même assez différente, et c’était étrange de la découvrir d’une certaine façon : j’avais un vague sentiment de familiarité avec toutes les scènes sauf celle de la fin qui m’a achevée. Tout le long du livre, le narrateur accompagne le lecteur, et même, l’histoire qu’il raconte est déjà terminée puisqu’il le prévient de se tenir sur ses gardes, ou fait des commentaires sur la fin d’une scène qui n’a pas encore commencé. Avant même le départ des enfants, le lecteur obtient ainsi la réaction des parents ; le narrateur, omniscient, expose son jugement et répète à celui qui lit que tous deux ne sont que des spectateurs non souhaités et non connus par les personnages. J’aime toujours ce genre de jeu du narrateur avec le lecteur, cela implique d’autant plus ce dernier dans le livre, il se sent concerné d’emblée, c’est à lui particulièrement que l’on adresse la parole. Lire ce roman adulte le fait voir d’une façon tout à fait différente : Peter Pan devient un symbole, les actions des personnages prennent une dimension allégorique, et le lecteur lit entre les lignes. La petite Wendy qui devient Maman et parle de Papa en désignant Peter laisse penser à un jeu d’enfants qui découvrent la vie ; Peter qui refuse de grandir parce que cela signifie vieillir puis mourir. Certains passages concernant Peter m’ont émue : il n’a pas de mère, dit ne pas en vouloir, et pourtant, c’est tout ce qu’il cherche et que jamais il n’obtient. A travers une lecture d’adulte, il est aussi facile de retomber en enfance, de se laisser porter par l’histoire, de se croire au Pays Imaginaire avec Peter et Wendy. C’est un sentiment très agréable et, pendant le temps de la lecture, on se sent immunisé contre le temps, qui se rappelle à nous à travers l’histoire même ! J’ai adoré l’écriture de J.M. Barrie, à la fois grâce au jeu du narrateur (qui permet l’humour également), mais aussi à sa façon de raconter, aux mots qu’il emploie. Je ne sais pas si les mots rajoutés pour en expliquer d’autres viennent de l’auteur, mais parfois, ils m’ont paru drôles. Concernant les illustrations, je les ai beaucoup aimées, j’ai trouvé qu’elles allaient bien avec l’histoire, et les éléments interactifs étaient un bon ajout, que j’ai aimé manipuler. J’adore la couverture !! Aussi, j’ai adoré les histoires liées aux fées, comment elles naissent et meurent, la poussière de fée, leur langage, leur façon d’être (assez excessive) : enchanteur.

Peter Pan est le personnage éponyme du roman. Comme je le disais au-dessus, vu par un adulte, il devient un symbole. Il refuse de grandir et de retourner dans le monde normal, préférant vivre dans le Pays Imaginaire et vivre des aventures qu’il oublie au fur et à mesure qu’elles arrivent. En effet, ce personnage est assez spécial : il change d’humeur très vite, préfère faire semblant que faire vraiment, méprise les adultes, et surtout les mères, dont il jure qu’il n’a pas besoin, se montre souvent égoïste et parle principalement de lui, cache ses sentiments derrière une façade d’indifférence qui finit par être véritable. Ce n’est pas du tout un héros classique comme on peut en voir dans la plupart des livres pour enfants ou YA, un héros qui fait preuve de grandeur d’âme et de courage, qui se sacrifie pour les autres ou montre ses sentiments. Peter est téméraire, et il aime se vanter, il veut se montrer plus intelligent que le Capitaine Crochet, ou que les autres enfants – donc personne ne peut savoir quelque chose qu’il ignore -, dont il est le chef incontesté. Il ne semble avoir peur de rien, ce qui en fait un objet d’admiration pour les enfants perdus, perdus parce que sans mère. Au début, j’ai eu du mal à me faire au caractère de Peter, assez agaçant finalement ; mais, petit à petit, il m’a vraiment émue, tout comme il a ému Wendy. La petite fille sait que Peter se cache derrière une façade, elle tentera même de le ramener avec elle dans le monde normal. Au Pays Imaginaire, elle est la seule fille : elle devient donc Maman, et se retrouve à prendre soin de tous les garçons autour d’elle. Ce rôle, pour moi, la pousse à grandir, alors même que c’est ce que Peter ne veut pas. Chargée de raconter des histoires aux enfants, elle est aussi celle qui console Peter sans qu’il le sache, qui voit ce que les autres ne voient pas. Elle s’éveille ainsi à la vie dans un monde qui n’est pas le sien. Je me rappelle ne pas du tout avoir aimé Wendy dans le dessin animé ; ici, j’ai apprécié le personnage, qui, elle aussi, est un peu un symbole. Elle est accompagnée de ses frères, John et Michael, qui m’ont semblé assez effacé. Ils font vite partie de la bande des enfants perdus ; ils perdent peu à peu leurs souvenirs, ne se rappellent pas leur mère et leur père, leur vie d’avant. Les autres enfants perdus sont plus ou moins touchants ; j’ai particulièrement aimé Tootles, qui n’a pas confiance en lui, mais qui finit par prendre le dessus sur sa timidité. Les autres ont tous un caractère différent, comme par exemple, Slightly, qui se vante de tout savoir, et, surtout, de se souvenir de sa vie d’avant dans le monde normal, et donc de sa mère. D’autres personnages apparaissent comme les Darling, la mère, que j’ai beaucoup aimé, qui tient à ses enfants plus que tout et qui possède une magie propre à toutes les mères, le père, qui m’a un peu agacée avec ses façons de montrer qu’il est le chef de famille, et qui, finalement, m’a fait mal au cœur lui aussi à la fin ; Nana, que j’avais aimé dans le film, et que j’ai aimé à nouveau dans ce livre ! ; Captain Hook, très sombre, et pourtant assez ambivalent, pas vraiment le méchant en puissance qu’on peut imaginer puisqu’il ressent des choses qu’il écarte aussi vite pensées, c’est un personnage avec des sentiments, des peurs qu’il cache, et une haine inextinguible pour Peter Pan, ce qui m’a un peu fait penser au capitaine Achab dans Moby Dick ! ; ses membres d’équipage, des pirates qui aiment tuer à la fois les enfants perdus et les Indiens, dont un, Smee, qui ne semble pas du tout avoir l’âme d’un pirate et inspire finalement plutôt la sympathie ; Tinker Bell, personnage que j’aime beaucoup malgré ses humeurs excessives et ses coups bas, qui m’a fait mal au cœur elle aussi puisque Peter ne la comprend pas du tout, qui est prête à se sacrifier pour lui, ce qu’on apprend d’elle à la fin m’a brisé le cœur, c’est trop soudain et dit avec trop d’indifférence ! ; les Indiens, dirigés par Tiger Lily, personnage que j’aime beaucoup également, sur lequel il existe un livre YA que j’aimerais beaucoup lire, Tiger Lily de Jodi Lynn Anderson.

Le thème de l’enfance est évidemment premier. Le narrateur nous rappelle la capacité qu’ont les enfants de s’émerveiller, de s’étonner, de croire en des choses magiques comme les fées, tout ce qu’ils perdent en grandissant. Cette idée est si triste … et pourtant plutôt vraie. La plupart des adultes perdent leur faculté à rêver et à s’imaginer des choses incroyables, magiques, surnaturelles. Ils sont si ancrés dans la réalité qu’ils perdent une part de leur innocence et de leur imagination. C’est tellement dommage ! Quelque part, on peut comprendre Peter qui ne veut pas grandir !

La fin n’a rien à voir avec celle du dessin animé, et je comprends pourquoi. Elle est très triste, déchirante, elle m’a fait monter les larmes aux yeux. Toute la détresse de la situation frappe le lecteur, qui ne peut que se sentir mal.

 

Donc, un excellent classique, pour enfants mais aussi pour adultes, dans une édition illustrée qui communique bien la magie de l’histoire.

Splintered de A.G. Howard

Posté : 18 août, 2016 @ 5:16 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantastique Splintered

Editeur : Amulet

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 371

Synopsis : Alyssa Gardner hears the thoughts of plants and insects. She hides her délusions for now, but she knows her fate: she will end up like her mother, in an institution. Madness has run in her family ever since her great-great-great-grandmother, Alice Liddell, told Lewis Carroll her strange dreams, inspiring his classic Alice’s Adventures in Wonderland. But perhaps she’s not mad. And perhaps Carroll’s stories aren’t as whimsical as they first seem …

 

Avis :  Je suis tombée sur ce livre par hasard en cherchant des réécritures de contes, j’avais encore en mémoire l’Alice de Tim Burton, et il m’y a immédiatement fait penser.

J’attendais beaucoup de Splintered : un pays des Merveilles assez gothique, une héroïne décalée, et des personnages fous à lier. C’est peut-être pour cette raison que j’ai eu un peu de mal au début. Le lecteur se retrouve dans le monde des humains avec une jeune fille qui entend parler les insectes et les fleurs, et qui se croit sur le point de sombrer dans la folie, comme ses ancêtres féminines avant elle. Jusqu’à ce qu’une nouvelle voix, familière, sorte du lot et lui enjoigne d’aller au pays des Merveilles lever la malédiction qui pèse sur sa famille. Cette idée m’a semblé excellente et plutôt cohérente : Alice a fait des bêtises à Wonderland et a dû en payer le prix, ainsi que ses descendantes. Le fait que seule lui d’entre elles puisse sauver toute la lignée m’a aussi semblé cohérent. Pourtant, la vie d’Alyssa est assez compliquée sans ça ! Elle vit seule avec son père, sa mère étant enfermée depuis onze ans. Je ne veux pas trop en dire, mais j’ai eu vraiment mal au cœur pour eux. La folie, si importante dans le roman de Lewis Carroll, est ici différente de ce à quoi on peut s’attendre. La malédiction des Liddell passe pour folie aux yeux des autres humains, mais la folie du pays des Merveilles correspond plutôt au côté sombre de chacun qui ressort, à l’instinct, au fait de ne pas penser avec son cerveau ou son cœur. Ainsi, le pays des Merveilles n’a-t-il rien à voir avec ce que l’on pense en connaître. Ici, les créatures fantastiques sont horribles, terrifiantes, pas tout à fait coopératives ; les fleurs n’en sont pas, et Alyssa doit se méfier de ses ennemis comme de ses alliés. C’est un monde gothique et horrifique à souhait – rien que de penser au lapin blanc (haha) ou aux Twins, j’ai des frissons – où la jeune fille se rend compte qu’elle sait des choses qu’elle ne devrait pas savoir. Le coup de cœur n’est pas venu tout de suite à cause de l’amour présent dans le livre : il prend beaucoup de place, mais surtout, j’ai eu peur qu’il soit un peu comme dans les autres romans YA : une fille rencontre un garçon, tombe éperdument amoureuse de lui jusqu’à ce que, hop, un nouveau garçon, et là, qui va-t-elle choisir ?! Je déteste ce genre d’histoires, et j’ai eu l’impression que ce livre prenait cette tournure. Sauf que quelque chose est différent, et ce quelque chose a sauvé Splintered ; cet amour, comme souvent dans la YA, ne vient pas de nulle part, il est ancré depuis longtemps, il a toujours été présent chez Alyssa, et ce qui lui arrive ne fait que le révéler. Cela ne vient pas en trois secondes, cet amour a une histoire, et c’est beaucoup qu’un coup de foudre immédiat pour le nouveau beau gosse de la classe ! L’écriture, quant à elle, est agréable, je n’ai pas compris certains noms de fleurs ou d’animaux du premier coup, mais j’ai su comprendre avec le contexte et l’histoire d’Alice au pays des Merveilles en arrière-fond. La réécriture est réussie, excellente même, et m’a beaucoup fait penser à Tim Burton, en encore plus gothique et morbide (ce qui peut paraître surprenant) ! Les différents personnages sont bien « remasterisés », les fameux épisodes d’Alice sont repris, pour le plus grand plaisir du lecteur qui les relit différemment avec joie ! Gros plus : les costumes et le décor décrits, très détaillés donc parfois un peu difficile à visualiser, mais une fois que c’est fait, le lecteur les imagine très bien comme dans un film, et ils sont splendides ! En plus de cela, l’apparence des Netherlings est à couper le souffle ! Encore un plus : la couverture, tellement belle, et qui donne tout de suite envie de plonger dans Wonderland ! 

Alyssa est une héroïne décalée, comme je m’y attendais. Déjà assez gothique, et tournée vers un art plutôt morbide, en tout cas, marginal et différent, le fait qu’elle entende parler les insectes et les fleurs la gêne, et même, la terrifie ! Elle ne veut surtout pas sombrer dans la folie qui semble héréditaire dans sa famille, et qui remonterait à la petite Alice Liddell, et à ses histoires racontées à Lewis Carroll. Au fil du livre, le lecteur découvre son enfance en même temps qu’elle, et tente peu à peu de remettre les pièces du puzzle en ordre. Au cours de son voyage à Wonderland, Alyssa change, grandit, évolue, mais refuse longtemps d’accepter qui elle est vraiment. La révélation de son identité m’a choquée, et m’a fait adorer ce livre, qui me semblait, avant cela, un peu trop prévisible. Jeb, l’ami d’Alyssa, est très important pour elle : ils se sont entraidés quand ils n’allaient pas bien, surtout pour affronter leurs problèmes familiaux, Alyssa s’efforçant de ne pas raconter la vérité sur la raison de l’état de sa mère. On le voit venir à dix kilomètres, on comprend tout de suite ce qu’il ressent, et le fait qu’il le nie – comme Alyssa d’ailleurs ! – m’a assez agacé. Sinon, lui aussi est un personnage plutôt gothique, le chevalier servant par excellence, celui qui prend encore Alyssa pour une enfant et qui pense qu’elle ne peut pas s’occuper d’elle toute seule. Son attitude protectrice le rend parfois un peu macho, et montre une jalousie excessive un peu énervante. Quant à Morpheus, j’ai aimé ce personnage fantastique, manipulateur et séducteur. Il oscille entre deux côtés : celui qu’Alyssa pensait connaître, et le côté sombre, peut-être égoïste d’un homme prêt à tromper pour obtenir ce qu’il veut. Il est difficile à cerner, et son plan est si bien organisé que le lecteur et l’héroïne ne le comprennent que quand il est trop tard ! J’aimerais beaucoup lire The Moth in the Mirror pour avoir son point de vue sur l’histoire, entrer dans sa tête et tenter de le comprendre. Le lecteur et Alyssa rencontre d’autres personnages dans ce livre. D’abord les humains : les parents de l’héroïne, auxquels je me suis beaucoup attachée, sans doute à cause de son attachement pour eux, et surtout son désir de sauver sa mère, qui m’a vraiment fait mal au cœur. Tout l’amour qu’elle porte à sa famille est beau à voir, mais aussi douloureux parce qu’elle souffre pour qu’ils soient « heureux ». Son père ne comprend pas la folie de sa femme, qui était tout à fait normale avant la naissance d’Alyssa, et surtout, avant un fameux jour après lequel il a fallu l’enfermer. Il est très protecteur avec sa fille, et c’est assez compréhensible, puisqu’il l’éduque seul depuis onze ans. Jenara, la sœur de Jeb, semble être la meilleure amie d’Alyssa. Elle est elle aussi attachante et drôle, décalée comme son amie, et au courant de son amour pour son frère, qu’elle a promis de ne pas divulguer. Elle semble très proche puisque c’est à Jenara qu’Alyssa se confie quand il est arrivé quelque chose à sa mère. Dernière humaine : Taelor, ou la petite garce de l’histoire, parce qu’il en faut toujours une. Elle est de celles qui ne cherchent pas à comprendre si l’héroïne va bien ou mal ; elle-même souffre et préfère faire passer sa colère sur les autres plutôt que de chercher du réconfort. Enfin, les habitants de Wonderland : Ivory, dont j’ai adoré le personnage, même si elle n’apparaît pas beaucoup. Sensible, elle ne comprend elle aussi que trop tard qu’elle est manipulée, et son destin m’a fait mal au cœur. Son apparence, contrairement à la plupart des autres, ne glace pas le sang, mais semble magnifique ; Red, reine déchue qui aurait jeté la malédiction sur la famille Liddell parce qu’Alice est la cause de son malheur. Il est possible de ressentir de l’empathie pour elle, puisqu’elle a été trahie ; l’avis peut changer par la suite ! ; les Twid Sisters, ou les personnages les plus horribles physiquement ! La première est repoussante, la seconde est terrifiante ! Ces deux sœurs sont impressionnantes, et leur « travail » à Wonderland est nécessaire mais assez horrible. Je ne veux pas trop en dire, mais le séjour d’Alyssa parmi elles la hantera longtemps ! ; le lapin blanc (haha) qui n’est pas vraiment un lapin, qui est repoussant comme jamais un lapin ne pourrait l’être, et qui est dévoué à la reine Red à un point tel qu’il est capable de tout ; Grenadine, qui m’a elle aussi fait mal au cœur. Elle oublie absolument tout, ce qui cause des catastrophes autour d’elle, mais ce qui lui permet aussi d’oublier la peine qu’elle a pu ressentir. Ses rubans sont surprenants ! ; le roi rouge, que l’on s’imagine d’une certaine façon selon la description de Morpheus, et qui se révèle différent en fin de compte ; le Chapelier fou, comble lui aussi de l’horreur physique avec les Twid Sisters, qui n’est pas vraiment fou, surtout monstrueux, glacé à l’heure du thé, et qui semble pouvoir aider Alyssa si elle trouve le moyen de le sauver ; le Lièvre de Mars, lui aussi un des lapins les plus affreux de la terre, fou certainement, plus que son compère le Loir, qui est ici une souris, seul animal à avoir l’apparence de son nom ! ; on retrouve aussi des cartes, qui, elles non plus, n’en sont pas vraiment, et des Elfin Knights de la Cour blanche, fascinants êtres sans émotion. On rencontre brièvement des huîtres de diverses tailles, ainsi qu’un octobenus meurtrier et des fleurs qui, encore une fois, n’en sont pas tout à fait ! La reprise du Bandersnatch et du Jabberwocky est géniale ! Petite apparition d’Humpty Dumpty, que j’ai apprécié !

La révélation finale m’a choquée et m’a fait adorer ce livre ! Je ne m’y attendais pas du tout, et c’était une surprise bienvenue quand je pensais que le roman devenait prévisible. La fin est assez compliquée parce que les intrigues et les désirs de tous se mêlent ; finalement, je ne vous dirai pas si Alyssa obtient ce qu’elle veut ! En tout cas, j’ai hâte de lire la suite !

Dernier petit plus : le premier chapitre du second tome, Unhinged ! Autant dire que lire cet extrait donne très envie d’acheter et de lire le deuxième livre tout de suite !

 

Donc, un très bon premier tome, qui éveille ma curiosité, plein à la fois de magie et d’horreur, et qui donne, malgré cette dernière, envie de retourner au Pays des Merveilles ! 

 

 

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