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I found myself in Wonderland.

Archive pour le 12 août, 2016

L’amant de Marguerite Duras

Posté : 12 août, 2016 @ 10:35 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

Genre : Autobiographie L'amant

Editeur : Les Editions de Minuit

Année de sortie : 1984

Nombre de pages : 142

Synopsis : Roman autobiographique mis en image par Jean-Jacques Annaud, L’amant est l’un des récits d’initiation amoureuse parmi les plus troublants qui soit. Dans une langue pure comme son sourire de jeune fille, Marguerite Duras confie sa rencontre et sa relation avec un rentier chinois de Saigon. Dans l’Indochine coloniale de l’entre deux-guerres, la relation amoureuse entre cette jeune bachelière et cet homme déjà mûr est sublimée par un environnement extraordinaire. Dès leur rencontre sur le bac qui traverse le Mékong, on ressent l’attirance physique et la relation passionnée qui s’ensuivra, à la fois rapide comme le mouvement permanent propre au sud de l’Asie et lente comme les eaux d’un fleuve de désir. Histoire d’amour aussi improbable que magnifique, L’amant est une peinture des sentiments amoureux, ces pages sont remplies d’un amour pur et entier.

 

Avis : Je n’avais jamais lu de roman de Marguerite Duras, et je me suis dit que ce serait bien de tenter l’expérience. J’ai commencé par celui dont j’entendais le plus parler.

Dès le début, j’ai su que j’aurais du mal. L’auteure a d’abord une façon d’écrire très spéciale que je n’ai pas du tout aimé : elle mixe la première et la troisième personne du singulier ; elle fait de nombreux retours en arrière, parle de plusieurs choses à la suite sans ligne chronologique, comme si elle se souvenait et qu’elle désirait en parler, elle mêle ainsi plusieurs sujets, son amant, son petit frère, sa mère, cela donne un récit décousu et peut-être un peu difficile à suivre ; elle emploie le futur pour parler du passé, ce que je n’avais jamais vu faire avant ; certaines structures de phrases sont assez étranges, c’est sans doute fait exprès, mais ça n’en est pas moins bizarre. L’histoire, ensuite, raconte une période de la vie de la narratrice en Chine, vie avec sa famille mais aussi avec son amant, un Chinois dont on ne connaît pas le nom. Cette histoire d’amour peut paraître dérangeante, puisque le mot « prostituée » est employé plusieurs fois, mais c’est surtout la tournure qu’elle finit par prendre qui m’a gênée, la façon dont l’amant finit par considérer la jeune fille (appelée « la petite fille », ce qui est encore pire !) Les seules choses que j’ai appréciées : la réflexion sur l’immortalité que l’on prête aux êtres aimés, ainsi que la fin, où l’amour semble présent, et que j’ai trouvé touchante.

La narratrice est une jeune fille de quinze ans qui, un jour, est abordée par un Chinois qui lui dit qu’elle est belle. La différence de couleur de peau, à l’époque en Chine, met déjà une barrière entre eux ; celle-ci est franchie peu à peu, plutôt rapidement. Finalement, le Chinois devient l’amant. Les scènes sont assez brèves, peut-être gênantes parfois. La réputation de la jeune fille s’entache rapidement, elle est vite isolée. Elle semble devenir mature plus rapidement que les autres filles autour d’elle, surtout Hélène Lagonelle, qui semble très enfantine à côté d’elle. La narratrice est un peu livrée à elle-même ; sa mère ne paraît pas savoir vraiment quoi faire pour l’éduquer convenablement. Sa misère est sans cesse mise en avant ; pauvre, elle veut que sa fille fasse des études, qu’elle s’en sorte. Ses deux frères ferment le quatuor de la famille, le père étant décédé. L’aîné est une vraie brute, incapable de « bons sentiments », tourné vers le vol, même au sein de sa famille, vers la violence. Le plus jeune paraît fragile, chétif à côté de lui. Il semble aussi plus jeune que la narratrice, ce qui n’est en réalité pas le cas. Il représente pour elle quelque chose de plus grand que lui-même. L’amant, enfin, semble désespérément amoureux de la jeune fille, une espèce de coup de foudre en pleine rue, et sans tenir compte de son âge. Il ne veut pas la déshonorer, il semble l’aimer sincèrement ; c’est elle qui doit prendre la décision, sans quoi lui ne la prendra jamais. Désireux de l’épouser, il est soumis à l’autorité de son père, qui refuse catégoriquement un mariage entre son fils et une blanche. Il m’a fait de la peine, même si j’ai été gênée par sa façon de considérer la jeune fille à la fin de leur relation.

La fin est plutôt belle, je l’ai appréciée par rapport au reste du livre. La narratrice est parvenue à faire ce qu’elle voulait, et elle reste aimée.

 

Donc, un livre que je n’ai globalement pas apprécié, un style particulier, sans doute novateur, mais que je ne suis pas parvenue à aimer.

 

The BFG de Roald Dahl

Posté : 12 août, 2016 @ 10:23 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

The BFGGenre : Jeunesse

Editeur : Puffin

Année de sortie :2016 

Nombre de pages : 197

Titre en français : Le BGG

Synopsis : « We is in dream country. This is where all dreams begin. »

 

Avis : J’avoue, j’ai voulu lire ce livre quand j’ai vu qu’il allait être adapté en film ; je ne m’y étais jamais intéressée avant. Mais, en voyant la bande-annonce, je me suis que ce devait être une superbe histoire ! Et le destin a parlé : j’ai reçu ce livre (avec Peter Pan de J.M. Barrie et Neverwhere de Neil Gaiman) après une participation à un giveaway sur Instagram ; imaginez ma joie !! C’est une édition limitée avec des illustrations inédites, la jaquette est merveilleuse, tout comme la couverture en dessous !

Il y a des moments où on se demande : « mais pourquoi je n’ai pas lu ce livre avant ?! Il était fait pour moi ! » C’est exactement ce que je me dis actuellement ! Ce livre est merveilleux, et j’ai la nette impression qu’il est fait pour moi ! J’ai été si touchée par le BFG, j’ai eu envie de redevenir une enfant et de croire en son existence ! Ses jeux sur la langue m’ont enchanté, ses histoires et secrets m’ont emportée, j’ai ri, j’ai frémi, j’ai eu les larmes aux yeux. J’ai aimé les illustrations qui accompagnent le récit. Une journée m’a suffi pour lire le roman, et j’aurais voulu qu’il dure encore. Je suis retombée en enfance, j’ai voyagé. Quel réconfort de lire un livre pareil ! Et les leçons que ce livre apporte !! L’humilité, la modestie, le fait de comprendre que l’homme n’est pas omniscient, omnipotent, que la sagesse se trouve parfois là où on ne la cherche pas, dans cet être inconnu que Sophie rencontre et à qui elle croit apprendre des choses qu’elle-même ne sait pas. Et aussi, la façon qu’a le BFG de parler des hommes, violents, pires que les géants en quelque sorte, qui ne croient que ce qu’ils voient, et qui refusent de se laisser porter par leur imagination. L’humour est très présent dès le début avec la liste des personnages, et surtout grâce au narrateur ainsi qu’au BFG et à sa façon décalée mais brillante de voir le monde !

Le BFG est un des personnages les plus attachants qu’il m’ait été donné de rencontrer. Drôle, sage, émouvant, intelligent, il est aussi orphelin que Sophie quand il la rencontre, et son histoire avec et auprès des autres géants est triste à pleurer. Son secret à propos des rêves est féérique ! Mais son monde est entaché par les agissements de ses pairs. Il lui faut un élément perturbateur pour lui faire comprendre qu’il peut agir : une petite humaine, orpheline, qui déteste le lieu où elle vit. Sophie est une petite fille courageuse qui, au premier abord, a peur du BFG. Puis elle tente de lui apprendre à parler correctement alors même qu’une partie de son charme vient de cette façon chantante de jouer avec les mots, de les reformer, de les faire résonner l’un avec les autres, de leur faire dire autre chose. Elle comprend vite les leçons, explicites ou non, que lui inculque le BFG. D’autres personnages plus secondaires apparaissent, comme les autres géants, dont les noms sont tous plus horribles les uns que les autres, rustres et effrayants, pourtant intelligents, ce qui fait d’eux des monstres, la reine d’Angleterre, celle qui peut sauver le monde, Mr. Tibbs, qui paraît à la fois digne et ridicule, et qui m’a vraiment fait rire, Mary, qui apparaît brièvement et qui représente bien la femme de chambre, les représentants de l’armée et de l’Air Force, imbus d’eux-mêmes et opportunistes comme jamais, persuadés d’avoir la solution, qui créent des problèmes là où il n’en existe pas, et qui méprise le BFG parce qu’il est différent ; eux aussi m’ont fait rire quand ils sont remis à leur place !

La fin est belle !! J’aime beaucoup cette façon de mettre en avant l’éducation et l’écrivain lui-même. Et cette manière qu’ont les histoires pour enfants de finir ! Le BFG est définitivement un de mes personnages préférés !!

 

Donc, une excellente lecture, une de mes favorites, qui éveille l’enfant en nous, et nous présente un personnage que le lecteur n’est pas près d’oublier ! Quelques leçons à retenir, et un écrivain dont le travail m’intéresse de plus en plus ! 

 

 

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