Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Selected Works of T.S. Spivet de Reif Larsen

Classé dans : Avis littéraires — 31 juillet 2016 @ 14 h 46 min

The Selected Works of T.S. Spivet Genre : Aventure

Editeur : Penguin

Année de sortie : 2009

Nombre de pages : 374

Titre en français : L’extravagant du jeune et prodigieux T. S. Spivet

Synopsis : When twelve-year-old Genius cartographer T. S. Spivet receives an unexpected phone call from the Smithsonian announcing he has won the prestigious Baird Award, life as normal – if you consider mapping family dinner table conversation normal – is interrupted and a wild cross-country adventure begins, taking T. S. from his family ranch just north of Divide, Montana, to the museum’s hallowed halls. T. S. sets out alone, leaving before dawn with a plan to hop a freight train and hobo east. Once he’s aboard, his adventures step into high gear and he meticulously maps, charts, and illustrâtes his exploits, documenting mythical wormholes in the Midwest, the urban phenomenon of « rims », and the pleasures of McDonald’s, among other things. We come to see the world through T. S.’s eyes and in his thorough investigation of the outside world he also reveals himself. As he travels away from the ranch, we learn how the journey also brings him closer to home. A secret family history found within his luggage tells the story of T.S.’s ancestors and their long-ago passage west, offering profound insight into the family he left behind and his role within it. As T.S. reads, he discovers the sometimes shadowy boundary between fact and fiction and realizes that for all his analytical rigor, the world around him is a mystery. All he has learned is tested when he arrives at the capital to claim his prize and is welcomed into science’s inner circle. For all its shine, fame seems more highly valued than ideas in this new world, and friends are hard to find. T.S.’s trip begins at the Coppertop Ranch and the last known place he stands is Washington, D.C., but his journey’s movement is far harder to track : How does one map the delicate lessons learned about family, or communicate the ebbs and flows of heartbreak, loneliness, and love ? There are some answers here on the road from Divide, and some new questions too.

 

Avis : J’ai entendu parler de ce livre grâce à une amie il y a peu près trois ans, il me semble qu’elle appréciait sa lecture, et c’est ce qui m’a décidé à l’acheter en VO pour le lire un de ces jours. Ce jour est arrivé ! 

Je pensais vraiment beaucoup aimer ce livre (comme le précédent, The Martian) ; l’histoire avait l’air intéressante, je m’attendais à un voyage épique, et j’adore la couverture ! Et pourtant … Dès le début, et la première digression de T.S., j’aurais dû comprendre que ce livre serait long. Parfois même très long. Tellement que je l’ai arrêté pour lire un autre livre (qui m’a lui aussi un peu déçue …). Le voyage ne m’a absolument pas paru épique, je me suis même demandée quand il commençait vraiment ; les aventures promises dans le synopsis (qui, encore une fois, raconte l’intégralité de l’histoire !) sont pratiquement inexistantes. Quand elles arrivent, elles m’ont semblé un peu incohérentes, puis l’histoire dérive vers quelque chose d’étrange ; je n’ai pas réussi à adhérer. Certains passages sont très longs ; cela m’a fait penser à une phrase que j’ai lu dans Dictionnaire égoïste de la littérature française de Charles Dantzig à propos de livres courts qui sont longs, et de livres longs qui paraissent courts. C’est exactement mon impression sur ce livre ! Le format est sympathique et original, j’ai aimé l’idée d’une espèce de journal de bord avec des dessins ajoutés par T.S. ; mais cela fait aussi perdre le fil de l’histoire. L’écriture est à la fois celle de T.S., et celle d’un autre personnage qui raconte la vie de quelqu’un. Elle n’a rien de spécial, elle est agréable à lire.

Concernant les personnages, T.S. Spivet, le héros, est un petit garçon de douze ans, ce qui nous est rappelé par l’incompréhension de T.S. par rapport à ce que peuvent parfois dire les adultes. J’ai aimé ce personnage, intelligent et drôle, un humour d’enfant ravageur par son décalage et son innocence. Innocence ternie par certains événements et par certaines interrogations de T.S., notamment sur Layton : des petits passages qui mettent le lecteur mal à l’aise, qui le rendent triste. Il ne se rend pas compte qu’il n’est pas responsable de ce qui arrive autour de lui, et la culpabilité lui ronge la vie, vie faite de tristesse et de l’impression de ne pas compter pour ses parents. Il se sent plutôt à part dans sa famille, un peu supérieur aussi, notamment par rapport à sa mère. La science est tout pour lui, et il rêve de travailler avec le Smithsonian. Un peu surdoué, il ne se rend pas compte que la réalisation de son vœu peut se révéler plus un cauchemar qu’un rêve. Sa façon d’appeler sa mère m’a un peu choquée. Quant à sa relation avec son père, elle paraît un peu inexistante. T.S. se pose énormément de questions, et pousse le lecteur à réfléchir lui aussi. On rencontre d’autres personnages comme Dr Clair, une femme qui semble plutôt éteinte, un peu à côté de la plaque, dévouée à une quête inatteignable. A travers les yeux de T.S., j’ai une assez mauvaise image d’elle, tout comme pour son père. Il semble rustre, concentré sur le travail des champs, ses chèvres, sa barrière, sa ferme en général. Il n’a pas l’air de s’occuper de ses enfants, en tout cas, il ne montre pas à T.S. qu’il l’aime. Gracie, la sœur de T.S., est plutôt un personnage que j’ai apprécié, même si elle est assez sombre et semble se plaindre à propos de son enfance et de l’amour qu’elle a reçu, ou pas. Un autre personnage féminin, Emma, apparaît : j’ai préféré son histoire à celle de T.S., ce qui est assez étrange puisqu’elle est secondaire ! J’ai aimé la découvrir, et j’ai regretté que les passages qui la concernent ne durent pas plus longtemps. J’ai aimé également le personnage de Mr. Englethorpe. Beaucoup moins les hommes qui travaillent au Smithsonian : à peu près tous concentrés sur eux-mêmes, qui se fichent de l’individu en tant que tel, ici, notamment, de T.S.

La fin est étrange, comme la dernière partie. Tout se dénoue, et le lecteur y voit plus clair ; mais l’étrangeté n’est pas vraiment cohérente, en tout cas, je n’ai pas réussi à y croire. La toute fin est plutôt belle, mais arrive un peu trop rapidement.

 

Donc, une petite déception, j’espérais un voyage et des aventures plus intéressantes.

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