Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

James Bond, book 1 : Casino Royale de Ian Fleming

Classé dans : Avis littéraires — 22 juin 2016 @ 21 h 23 min

Casino Royale Genre : Espionnage

Editeur : Vintage

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 229

Synopsis : When Ian Fleming quit Naval Intelligence in 1945 he had a plan – to write the spy story to beat all spy stories. And so the world got the hero it had been waiting for – James Bond. ‘Surround yourself with human beings, my dear James. They are easier to fight for than principles.’ In Casino Royale, the first of Fleming’s 007 adventures, a game of cards is James Bond’s only chance to bring down the desperate SMERSH agent Le Chiffre. But Bond soon discovers that there is far more at stake than money. ‘Ian Fleming has discovered the secret of narrative art … the reader has to go on reading’ John Betjeman.

 

Avis : Cela fait un petit moment déjà que James Bond attend sur mon étagère PAL. Je me suis dit qu’il était temps de l’en sortir !

Je m’attendais vraiment à une aventure palpitante, sans pause, à une action constante où l’espion peut nous montrer ce qu’il sait faire, et nous prouver qu’il est un héros digne de ce nom. Je dois avouer que j’ai été un peu déçue en commençant Casino Royale. Je dois aussi dire que je n’ai pas vu le film, si ce n’est la scène centrale. J’ai trouvé le début assez long, et un peu confus peut-être : il se fait in medias res, et les explications ne viennent qu’après. Toutes les informations sur la mission sont données au lecteur, ainsi qu’à l’agent Bond, à travers un chapitre qui sert de dossier : j’ai aimé cet aspect, peut-être un peu impersonnel, mais qui fait varier le support de lecture. L’action n’est pas constante, mais connaît des pics, ce qui conserve l’intérêt du lecteur jusqu’à la fin : pour moi, elle commence vraiment après un quart du livre. Les passages concernés ne sont pas forcément des scènes où James Bond se retrouve le pistolet à la main, l’air très sérieux de celui qui n’a peur de rien, et c’est aussi ce que j’ai trouvé intéressant avec ce livre : contrairement aux films que j’ai pus voir, ici, l’espion semble plutôt passif et réfléchir sur sa position. Il subit certaines actions et n’a pas du tout le contrôle de la situation. Aussi, à travers la narration, il est possible aux lecteurs d’avoir accès aux sentiments de James. Certes, cela peut parfois être énervant, surtout à cause de sa misogynie maladive : j’ai parfois eu envie d’entrer dans le livre et de lui prouver qu’il avait tort, surtout que l’auteur, finalement, lui donne raison ! Mais c’est aussi intéressant : on assiste à une espèce de lutte en lui entre ce qui lui arrive, ce qu’il ressent, ce qu’il devrait faire, ce qu’il veut faire, ce que je ne me souviens pas avoir vu dans les films. J’ai aimé également la réflexion de l’espion sur son métier, sur la politique, sur le fait que le monde est si changeant qu’il est impossible de garder une position stable toute sa vie, c’est-à-dire qu’il est facile, quand on se croit le gentil de l’histoire, de devenir le méchant de celle d’un autre. Petit plus : j’adore la couverture de ce tome, comme celles des autres, que je trouve aussi belles et représentatives de l’histoire.

James Bond est évidemment le héros de cette aventure, mais, comme je l’ai dit, je l’ai trouvé plutôt passif, même s’il agit pour tenter d’accomplir sa mission. Aussi, en tant qu’espion, il obéit à des ordres et est un peu le jouet de l’organisation qui l’embauche. James ne manque pas de courage ni d’intelligence, mais peut-être de compassion et d’indulgence. Ce qu’il pense de l’agent féminin de l’équipe m’a un peu choquée à plusieurs reprises : manque totale de considération pour sa vie, conscience de servir une cause plus grande, pas de problèmes avec les dommages collatéraux. Sa misogynie est aussi très visible, et très agaçante ! James semble être un homme qui ne se dévoile pas, qui reste professionnel et ne veut pas s’engager dans la sphère privée (un peu un stéréotype donc). Il est accompagné de Mathis, un agent français qu’il aime beaucoup, avec qui il apprécie de travailler. Un peu blagueur, ce personnage est aussi enclin à la misogynie (youpi), et tente de remettre James dans le droit chemin quand il déraille. Se trouve aussi près de lui Leiter, qui lui est Américain, et là pour aider James dans sa mission. Il semble avoir un tempérament sympathique et gai, agréable à vivre. Enfin vient Miss Lynd, l’agent féminin envoyé par Head of S., et qui doit elle aussi travailler avec l’espion, au grand regret de celui-ci. Son physique est (évidemment) attirant, elle est, elle aussi, facile à vivre, et moins compliquée que les autres femmes (haha). Une scène la présente comme une demoiselle en détresse (c’est dans ces moments-là que j’aime les romans YA où les héroïnes sont capables de se défendre seules !) et elle s’avère finalement être une femme « comme les autres ». J’ai eu de la compassion pour elle, même si j’ai ressenti une brève colère à la lecture de certains passages. D’autres personnages apparaissent ici comme le « méchant » de l’histoire, Le Chiffre, qui s’avère ne pas être une caricature ; en effet, il « fait le mal » parce qu’il n’a plus le choix et l’explication de James sur la différence entre le Bien et le Mal lui correspond bien ; M, le patron de James, dont l’existence ne semble pas même avérée, un homme énigmatique ; SMERSH, dont le but est de tuer les espions ennemis et les traîtres à la cause communiste soviétique.

La fin est, pour moi, prévisible. Je l’avais vu venir de très loin ! Cela ne la gâche pas pour autant. J’ai, encore une fois, été un peu choquée par la réaction de James, qui est vraiment hermétique à la compassion.

 

Donc, un bon premier tome intéressant, qui pousse à la réflexion, et qui nous montre un espion taciturne, dont les principes sont un peu trop rigide, mais que j’ai tout de même hâte de retrouver dans la suite de ses aventures.

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