Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Mortal Instruments, book 1 : City of Bones de Cassandra Clare

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 2 juin 2016 @ 23 h 29 min

City of Bones Genre : Fantastique, Jeunesse

Editeur : Walker Books

Année de sortie : 2015

Nombre de pages : 506

Synopsis : Clary Fray is seeing things: vampires in Brooklyn and werewolves in Manhattan. Irresistibly drawn to the Shadowhunters, a secret cadre of warriors dedicated to ridding the world of demons, Clary encounters the dark side of New York City – and the dangers of forbidden love.

 

Avis : Cela fait un moment que ma sœur ne cesse de me dire qu’il faut que je commence cette série. C’est chose faite !

J’avais peur d’être un peu déçue : j’ai seulement vu la fin du film, donc je connaissais déjà le grand retournement de situation, j’avais donc peur que ça me gâche un peu la lecture. Je me suis trompée ! J’ai adoré découvrir le monde des Shadowhunters du début à la fin ! Tout ce que Clary pensait voir est en fait une façade, une espèce de sortilège qui cache une réalité extraordinaire, faite de créatures fantastiques, vampires, loups-garous, fées et autres. J’adore ce genre d’univers, donc celui-ci ne pouvait pas faire exception. L’histoire des Shadowhunters est très intéressante, leur origine angélique, leur devoir de protéger les humains des démons, leur amitié fragile avec les Downworlders qui dépend d’Accords menacés. Quant à l’intrigue, elle est elle aussi très intéressante : Clary ne comprend pas ce qui lui arrive, sa mère lui cache beaucoup de choses, et elle se retrouve au milieu d’un conflit dont elle ignore tout. Sa rencontre avec les Shadowhunters est brusque, effrayante, et lui fait tout remettre en question. L’atmosphère est assez gothique, les actions se passent dans des châteaux, des églises, dans des endroits plutôt sombres ; le lecteur trouve pas mal de références en latin, et parfois à la Bible, ce qui ne fait pas de ce livre un roman religieux : l’auteure se sert de certaines choses qui en sont issues, mais les détourne pour alimenter son monde fantastique. L’écriture est agréable, on sent parfois l’émergence du narrateur, qui semble donner son avis sur ce dont il parle.

Clary est l’héroïne du roman. Déboussolée par tout ce qui lui arrive, j’ai aimé son caractère : elle ne se laisse pas faire, et tente de rendre la réplique à Jace. Malgré ses moments de détresse, je ne l’ai pas trouvé agaçante ; au contraire, je me suis plutôt attachée à elle. La seule chose qui aurait pu m’énerver, c’est son aveuglement pour l’amour qu’on lui porte : c’est tellement évident ! Mais j’ai l’impression que presque toutes les héroïnes sont dans ce cas, elle ne fait donc pas exception. Elle se révolte contre tout ce qui lui tombe dessus, elle a peur du changement qui s’amorce, mais elle n’en est pas moins courageuse. Comme la plupart des autres héroïnes (et comme un peu tout le monde), elle se dévalorise beaucoup, dans tous les domaines, mais elle sait aussi être lucide et reprendre le dessus. J’ai eu un peu de mal au début (et à la fin) avec Jace. Son côté je m’en foutiste, je-suis-le-plus-fort, je-n’ai-peur-de-rien m’a agacé. Puis, j’ai fini par l’apprécier, lui et son humour plutôt noir ou ironique selon les situations. Comme l’héroïne, lui aussi est aveugle, ce qui est aussi énervante que pour Clary. La description qui est faite de lui le fait ressembler à un ange intrépide,  »badass », mais au fond, il cache quelque chose de cassé, une blessure que personne n’a le droit de toucher. Il a fini par me faire mal au cœur. Alec, lui aussi, cache quelque chose, et c’est étrange comme on est capable de voir pour les autres ce que l’on ne voit pas pour nous-mêmes. Son secret est vite dévoilé, et son attitude fait alors sens. Froid, on se rend compte qu’il est malheureux, et que c’est sa façon de le montrer. Lui aussi m’a fait mal au cœur : on se rend compte que le tabou existe aussi dans le monde des Shadowhunters. Quant à Isabelle, j’ai aimé ce personnage. Elle explique son attitude à la fin, et on peut la comprendre. Seule fille au milieu de garçons, elle ne sait pas comment réagir à l’irruption de Clary dans leur vie. J’ai adoré son côté guerrière ! Simon, le seul humain pure souche de la bande, m’a eu l’air très sympathique. Meilleur ami de Clary, il lui cache quelque chose qu’elle aurait dû voir depuis longtemps. Il a l’air un peu d’un geek coincé au début, son humour, parce qu’il n’est pas drôle, fait rire, et ses raisonnements, absurdes dans un monde tel que celui des Shadowhunters, font partie de cet humour. Le lecteur rencontre d’autres personnages, comme Hodge, qui cache pas mal de choses (comme pratiquement tout le monde dans le roman), Luke, qui bouleverse autant la vie de Clary que les événements les plus importants, Jocelyn, que j’ai beaucoup apprécié à travers ce que tous les personnages disent d’elle, elle a l’air merveilleuse, et prête à tout pour protéger sa famille, Magnus Bane, que j’ai apprécié, pour sa façon d’être et son espèce d’humour, Madame Dorothea, sorcière ou humaine ? et, évidemment, un autre personnage qui va retourner le monde sans dessus dessous !

La fin est une véritable bombe, même si je m’y attendais avec le film. Ce dernier retournement de situation m’a semblé un des plus cruels que j’ai eu à lire ! Je ne peux même pas imaginer cette situation ! Et l’épilogue donne envie de lire la suite, même si je me demande bien ce que cela va donner !

 

Donc, un excellent premier tome, qui ouvre au lecteur un monde formidable, peuplé des créatures de toutes les histoires qu’il a pu lire, puisqu’elles sont toutes vraies dans ce livre !

2 commentaires »

  1. Les lectures de Marinette dit :

    Un premier tome qui m’avait également beaucoup plu :) D’ailleurs, les deux suivants aussi.

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