Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour mai, 2016

Pétronille d’Amélie Nothomb

Posté : 9 mai, 2016 @ 9:40 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Pétronille Contemporaine

Editeur : Albin Michel

Année de sortie : 2014

Nombre de pages : 169

Synopsis : « Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. »

 

Avis : J’aime la plupart des livres d’Amélie Nothomb, à des degrés différents, et pas du tout de façon homogène comme certains de ses lecteurs.

Ici, nous sommes en présence d’une autofiction : l’auteure semble raconter sa vie dans une sorte d’autobiographie, mais elle se sert en fait de la réalité pour écrire une fiction dont elle est le personnage principal. J’aime beaucoup cette façon d’écrire, en tout cas, chez Amélie Nothomb, parce que cela peut perdre le lecteur entre fiction et réalité, ce qui peut lui faire tout remettre en doute. Et si l’on doutait que ce fût de la fiction, il suffit de lire la fin ! Le thème central de ce livre est l’amour de l’auteure / du personnage principal pour le champagne. Elle désire le partager, et se met ainsi en quête de la personne idéale. Je dois dire que je ne partage pas cette « passion », et qu’une distance s’est tout de suite installée entre le livre et moi. Sont également évoqués d’autres thèmes, comme la façon de découvrir une ville et de l’aimer, la manière de considérer les écrivains selon leur classe sociale, la discrimination dans la littérature entre les prolétaires et les autres. De plus, je n’ai pas réussi à apprécier le personnage de Pétronille, qui m’a plutôt agacée. Sinon, j’ai retrouvé l’humour acéré de l’auteur et certaines situations rocambolesques qui font à la fois rire et tressaillir de colère/dégoût, comme celle avec Vivienne Westwood. L’écriture est toujours aussi plaisante à lire, avec un langage parfois soutenu, comme dans la plupart des livres que j’ai déjà lus de l’auteure. Petit plus : j’aime beaucoup la couverture, notamment le contraste de ses couleurs.

Amélie Nothomb est donc le personnage principal de ce roman. Elle est toujours aussi attachante, drôle et gentille, altruiste aussi dans sa façon de considérer Pétronille. Elle reste modeste quand elle parle de ses livres, et ne se voit pas du tout comme une célébrité : cela ne lui apporte pas d’avantages, elle ne considère pas le métier d’écrivain comme un moyen d’avoir de l’influence ou du pouvoir. Par cette autofiction, elle nous permet – peut-être - de la découvrir un peu : son côté que Pétronille appelle « folie » notamment, et qui lui permet de rester elle-même quand d’autres écrivains prennent immédiatement la grosse tête. Plusieurs de ses romans sont cités, comme Acide sulfurique, que ce roman m’a donné envie de lire ! Quant à Pétronille, je n’ai pas réussi à la trouver attachante. Elle m’a semblé jouer un rôle, même si le narrateur la désigne comme authentique. Libre et indépendante, elle cherche le risque à tout prix, même – et surtout semble-t-il – si sa vie est en danger. Depuis longtemps, j’ai du mal avec ce genre de comportements, c’est sans doute la raison pour laquelle je n’ai pas su aimer le personnage. Son emportement quand elle est ivre ne me l’a pas non plus rendue sympathique ; de plus, il mène à l’acte final, qui n’est pas non plus pour plaire. D’autres personnages apparaissent brièvement comme Vivienne Westwood, qui est le centre d’une scène aberrante qui m’a fait rire tout en me faisant enrager.

La fin m’a paru très abrupte, je ne m’y attendais absolument pas ! La fiction est reine, ce qui me plaît, dans le sens où ce qui arrive n’existe pas dans le monde réel, même si le personnage principal porte le nom de l’auteure. Mais, en même temps, j’ai trouvé ça tellement rapide, que je n’ai pas su pleinement l’apprécier.

 

Donc, un bon roman, mais qui ne fait pas partie de mes préférés de l’auteur, sans doute en raison du thème principal et d’un personnage que je n’ai pas su apprécier.

Harry Potter book 3 : Harry Potter and the Prisoner of Azkaban de J. K. Rowling

Posté : 7 mai, 2016 @ 5:22 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Harry Potter and the Prisoner of Azkaban Genre : Fantastique, Jeunesse

Editeur : Raincoast

Année de sortie : 1999

Nombre de pages : 317

Synopsis : Harry Potter is a wizard ! Along with Ron and Hermione, his best friends, he is in his third year at Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry. Who knows what will happen this year ? Read on to find out and immerse yourself in the magical world of Hogwarts …

 

Avis : Ce livre devait évidemment faire partie de mes futures lectures étant donné que je relis la saga entière en VO !

Je me souviens que ce tome était sans doute celui que j’appréciais le moins avec le second tome, mais je ne sais pas trop pour quelles raisons. Et cette relecture était comme une redécouverte ! Finalement, j’ai vraiment adoré ! J’ai à nouveau plongé dans l’univers d’Harry Potter, et c’était un véritable plaisir ! L’atmosphère est toujours aussi magique, féérique, chaleureuse, même si rendue pesante à la première lecture par ce qui arrive ! Le lecteur s’imagine tout à fait à Poudlard, parmi les autres sorciers, à prendre des cours de potion, de métamorphose, à se disputer avec les Serpentard, à assister à un match de Quidditch, à y participer !! Il est totalement plongé dans ce monde, quitte à s’imaginer qu’il est réel pendant le temps de la lecture ! Et comme dans les deux tomes précédents, les actions se succèdent, s’enchaînent ; le lecteur ne s’ennuie à aucun moment ! Cette relecture m’a également permis de me rendre compte des indices qui parsèment le texte, et que l’on ne remarque pas quand on découvre le texte pour la première fois ! C’est dans ces moments-là que l’on se rend compte de l’intelligence de l’auteure, de son ingéniosité, de son talent à disperser les pièces du puzzle, à les mettre à portée du lecteur, et à les rassembler au dernier moment, dans quelques chapitres révélation.

Harry est toujours le petit héros auquel le lecteur s’est déjà attaché. Et même, il est d’autant plus facile de le trouver encore plus attachant quand il est malmené par sa famille, mais aussi à cause de tout ce qu’il apprend sur son passé et celui de ses parents. On ne peut pas oublier qu’il est orphelin, et que le besoin de connaître ses parents se fait de plus en plus impérieux. Il est courageux, un peu téméraire également, mais on ne peut pas dire qu’il soit arrogant, malgré ce que pense Rogue. Il ne connaît pas encore toutes les subtilités du monde des sorciers. De plus, (petit spoiler) il a affronté la mort, mais ne peut pas encore voir les Sombrals, parce qu’il n’en avait pas conscience. Son meilleur ami, Ron, est lui aussi toujours attachant, et m’a même fait éclater de rire à la fin du livre !! Quant à Hermione, je m’identifie toujours autant à elle quand j’étais plus jeune. Elle adopte un chat dans ce tome, Pattenrond (Crookshanks en VO), et le défend bec et ongles quand il est agressé ! Elle a également pris toutes les nouvelles matières possibles, ce qui rend sa charge de travail énorme. Son comportement devient étrange, même pour ses plus proches amis, et le lecteur, qui lit pour la première fois, peut se détacher momentanément d’elle. D’autres personnages sont découverts dans ce tome, notamment Sirius Black. Je ne veux rien spoiler à ceux qui n’ont pas encore lu ce livre, mais cet homme est intéressant et plus important que l’on aurait pu le penser. Il découvre également Lupin, un personnage que j’aime beaucoup et qui cache un secret explosif ! On retrouve également Dumbledore, en qui les héros, et le lecteur, ont entièrement confiance, Rogue, que le « premier » lecteur apprend à détester, quand celui qui relit apprend à le connaître autrement, Neville, qui se retrouve encore la risée de tous, ainsi que Draco, qui fait tout pour mener la vie dure à tout ce qui l’entoure. Hagrid est toujours aussi émouvant, McGonagall toujours aussi sévère, mais douce au fond, et l’on découvre l’étrange Professeur Trelawney.

La fin est très bonne ; comme dans les tomes précédents, elle clôt l’année scolaire. Elle donne également très envie de lire la suite, même si je me retiens pour conserver un peu le plaisir de la redécouverte.

 

Donc, un excellent tome encore une fois, une atmosphère et un monde qui restent formidable et qui donnerait envie de vivre dans un univers pareil !

Le soulier de satin de Paul Claudel

Posté : 3 mai, 2016 @ 1:47 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre :Le soulier de satin  Théâtre

Editeur : Folio

Année de sortie :1982 

Nombre de pages : 501

Synopsis : Dona Prouhèze : Qu’ai-je voulu que te donner la joie ! ne rien garder ! être entièrement cette suavité ! cesser d’être moi-même pour que tu aies tout ! Là où il y a le plus de joie, comment croire que je suis absente ? là où il y a le plus de joie, c’est là qu’il y a le plus de Prouhèze ! Je veux être avec toi dans le principe ! Je veux épouser ta cause ! je veux apprendre avec Dieu à ne rien réserver, à être cette chose toute bonne et toute donnée qui ne réserve rien et à qui l’on prend tout ! Prends, Rodrigue, prends, mon cœur, prends, mon amour, prends ce Dieu qui me remplit !

 

Avis : J’avais eu un oral sur le début de cette pièce, et depuis, je me disais que ce serait sympa de la lire en entier ; j’avais aimé le texte, il m’avait donné envie d’en découvrir plus !

Je n’avais pas fait attention à la taille du livre quand je l’ai d’abord vu sur Livraddict, mais, pour une pièce de théâtre, 501 pages, c’est assez conséquent et inhabituel ! De plus, la typographie de cette édition est assez serrée et petite, ce qui ne facilite pas la lecture. J’ai tenté de me laisser entraîner par l’histoire, mais cela n’a pas tout à fait fonctionné. Ma lecture a été longue, plutôt difficile comparée à d’autres pièces, sans doute en raison de la façon d’écrire de l’auteur, et par l’action assez étrange de la pièce : des notions abstraites sont évoquées, et les personnages, notamment Dona Prouhèze, parle de façon assez obscure, comme lors d’une réplique sur son absence/présence, sur sa promesse impossible à tenir, sur son envie de rester, mais son obligation de partir. Tout est compliqué, et comme le dit Saint Denys d’Athènes dans la pièce, « l’homme sait bien qu’il n’a pas été fait pour être heureux », d’où une vision assez pessimiste de la vie et de l’amour. En effet, l’histoire principale est celle de Dona Prouhèze et de Don Rodrigue : ils ne se sont vus qu’une seule fois, ils sont tombés sous le charme l’un de l’autre, mais la jeune femme est mariée. Ils deviennent alors amants maudits : incapables de se retrouver, jamais libres de s’aimer, ils peuvent faire penser à l’amour que l’on prête au soleil et à la lune. S’ils rejoignent, ils restent séparés, et jamais ne se touchent. Se greffent à cette intrigue d’autres branches qui finissent par se croiser : celle de Don Pélage, mari de Dona Prouhèze, celle de Don Camille, celle de Marie Sept-Epées, celle du Roi. Les personnages sont parfois désignés par des dénominations différentes, ce qui peut troubler le lecteur. Aussi, la pièce se déroule sur un temps très long, même si on ne sait pas exactement combien : elle est divisée en quatre journées prises à quatre époques. A la fin, Don Rodrigue est un vieil homme, quand, lors de la première journée, il devait avoir 20 ans. Les lieux également changent à l’intérieur même de la « journée » : l’Afrique, l’Amérique, l’Espagne. Autre chose : le texte joue avec les codes du théâtre, notamment avec un décor que l’auteur veut « baclé, incohérent et improvisé » ; il est ainsi assez difficile d’imaginer ce que la pièce peut donner une fois montée. Le jeu se fait également avec certains « personnages », qui sont présents pour faire avancer la pièce en rappelant que c’est une œuvre de fiction et en évoquant les spectateurs dans la salle. Cela plante donc une histoire que l’on sait artificielle, qui prend donc toute une dimension abstraite plutôt que concrète. Autre sorte de jeu : l’absurdité parfois des situations dans lesquels se trouvent les  »héros ». Enfin, ce que j’ai particulièrement aimé dans la pièce : les personnages finissent par sortir du déni, ou n’y entrent même pas. En effet, ils ne se mentent pas à eux-mêmes en prétendant qu’ils ne sont pas amoureux, ou qu’ils le sont de leur conjoint, ou qu’ils peuvent gagner une bataille. Ils sont ancrés dans une réalité pessimiste, une réalité qui leur fait dire la vérité, qu’elle blesse eux-mêmes ou les autres.

Les personnages principaux sont Dona Prouhèze et Don Rodrigue. La première est déjà mariée, mais aime éperdument le jeune homme, jusqu’à lui offrir son âme et à causer la mort d’autres personnages impliqués malgré eux dans leur histoire. Elle semble très pieuse – la religion est assez présente dans le texte, et souvent à travers elle. C’est sans doute le personnage qui parle le plus obscurément dans la pièce. Elle est faite de paradoxes et de contradictions, soumise à une loi contre laquelle elle ne peut rien. Quant à Rodrigue, lui aussi aime profondément Dona Prouhèze, mais il semble plus effacé dans leur relation. C’est elle qui agit, quand lui est plus passif, et attend. Il passe par de nombreux statuts avant la fin de la pièce : il semble être lui aussi le jouet de la loi, mais cette fois, plutôt de celle du Roi d’Espagne, qui le jette et le reprend à sa guise. L’amour de ces deux personnages semble impossible pour plusieurs raisons : la situation sociale, la guerre, la religion. Le lecteur rencontre également dans cette œuvre Dona Musique, qui semble très influençable, et à qui l’on ne sait pas vraiment ce qui arrive finalement, Don Pélage, marie de Dona Prouhèze, qui refuse évidemment que sa femme revoit un jour Rodrigue, et qui tente de la protéger de son mieux de la tentation, Don Camille, un « prétendant » de l’héroïne, qui tente de la séduire quand elle est complètement hermétique à ses avances, mariée et amoureuse de deux autres hommes, le Roi, qui se joue de ses sujets, les prend à sa guise, leur fait faire ce qu’il veut, et ne s’émeut pas lorsque l’un d’eux meurt, Marie Sept-Epées, une jeune femme espiègle qui tient à la fois de son père et de sa mère, et qui semble réaliser une union impossible. D’autres personnages plus secondaires se trouvent dans la pièce, comme des pêcheurs, deux actrices, le père jésuite, dont la harangue m’avait donné envie de lire le texte entier.

La fin conclut bien la pièce, dans la mesure où le lecteur peut deviner ce qui arrive à la plupart des personnages auquel il s’est éventuellement attachés – même si je dois dire que c’est assez difficile, et qu’on ne peut pas vraiment parler d’attachement.

 

Donc, une bonne pièce, plutôt difficile à lire, qui joue avec les codes du théâtre de façon plaisante, mais expose une histoire plutôt compliquée à suivre.

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