Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour mai, 2016

Harry Potter book 4: Harry Potter and the Goblet of Fire de J. K. Rowling

Posté : 23 mai, 2016 @ 6:36 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : The Goblet of FireFantastique, Jeunesse

Editeur : Bloomsbury

Année de sortie : 2000

Nombre de pages : 636

Titre en français : Harry Potter et la coupe de feu

Synopsis : The summer holidays are dragging on and Harry Potter can’t wait for the start of the school year. It is his fourth year at Hogwarts School of Witchcraft and Wizardry, and there are spells to be learnt, potions to be brewed and Divination lessons (sigh) to be attended. Harry is expecting these : however, other quite unexpected events are already on the march … A much-awaited new Harry Potter adventure from an acclaimed story-telling genius.

 

Avis : Après ma déception avec Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, j’ai préféré jeter mon dévolu sur un livre que j’étais certaine d’adorer !

A chaque chronique sur Harry Potter, j’ai l’impression de me répéter : je suis toujours aussi absorbée par l’univers, j’ai toujours autant envie d’y être. Dans ce tome, j’ai eu l’impression que le monde de l’auteure était plus approfondi encore : on rencontre des membres du Ministère, on apprend les noms de différents départements, on assiste à des événements internationaux, comme la Coupe du monde de Quidditch et le Tournoi des Trois Sorciers. Le lecteur se trouve toujours à Hogwarts mais il se rend compte que le monde magique est bien plus vaste qu’il n’aurait pu le penser auparavant. L’intrigue, elle aussi, se complexifie : Harry se retrouve dans une position délicate, souffre de sa cicatrice après treize ans ; tout cela demande une explication, qui est donnée, encore une fois, de façon ingénieuse. Rien ne semble incohérent si l’on adhère vraiment à ce qu’écrit l’auteure. Malgré le fait que ce soit une relecture, et donc que je sache déjà ce qui va arriver, j’ai encore ressenti de l’appréhension face à ce que doit affronter Harry : il faut dire que je ne souviens pas des détails de tout ce que j’ai lu, surtout quand ça fait plusieurs années que je ne m’y suis pas plongée ! L’écriture est toujours aussi agréable. Petite remarque : ce tome fait le double du précédent, mais il ne faut pas avoir peur du nombre de pages ; l’action est constante et palpitante, le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer !

Harry Potter est toujours aussi attachant, tout comme ses amis, Ron et Hermione. Leur trio va encore être malmené pendant l’année, que ce soit par des événements d’importance ou par les ricanements des Serpentards. Harry est impliqué, malgré lui, dans une histoire qui le dépasse, et il faut du temps à ses amis pour le comprendre. Il est vu de manières différentes par les protagonistes que le lecteur rencontre : orgueilleux, arrogant, lâche, fragile, craintif, orphelin éploré, délinquant, fou, dangereux. Tout le monde tente de lui faire endosser un rôle dont il ne veut pas, et pratiquement personne ne le voit tel qu’il est vraiment – ou, en tout cas, tel qu’il se voit. Il fait preuve de courage, mais il est clair qu’il n’est pas tout-puissant et a encore des choses à apprendre. Ron montre, dans ce tome, un sentiment que tout le monde connaît et qui ronge parfois les amitiés les plus solides : la jalousie. Le lecteur peut le comprendre, mais ne peut pas s’empêcher de trouver cela dommage. Quant à Hermione, elle reste fidèle à elle-même : une travailleuse acharnée qui fait tout pour aider ses amis, au cœur un peu trop grand, et qui ne comprend pas encore toutes les règles dans le monde qu’elle vient d’intégrer. Le lecteur croise également Dumbledore, directeur d’Hogwarts, un personnage que j’adore, et en qui le héros a toute confiance, Rogue, tout le contraire de Dumbledore pour Harry, toujours aussi sinistre et malveillant, Neville, sur qui l’on a une petite révélation qui nous le rend d’autant plus sympathique, Draco Malfoy, ou celui que le lecteur déteste mais qu’il veut voir apparaître, Mad-Eye Moody, un nouveau professeur très particulier auquel le lecteur peut s’attacher, Hagrid, Pr. McGonagall, les Weasley (quelle famille !), Voldemort et ses partisans.

La fin est peut-être plus sombre que celle des tomes précédents, mais elle est surtout surprenante pour celui qui lit pour la première fois. Elle annonce aussi un tournant dans la série : tout va changer, Hogwarts ne sera plus le même, tout comme les personnages.

 

Donc, un excellent tome, plus long que les autres, mais tout aussi palpitant !

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson

Posté : 17 mai, 2016 @ 9:09 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire Genre : Aventure, Humoristique

Editeur : Pocket

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 507

Synopsis : Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l’adjoint au maire et de la presse locale ? Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une autre, notre fringant centenaire se retrouve à trimballer une valise contenant 50 millions de couronnes dérobée – presque par inadvertance - à un membre de gang. S’engage une cavale arthritique qui le conduira à un vieux kleptomane, un vendeur de saucisses surdiplômé et une éléphante prénommée Sonja …

 

Avis : Cela faisait longtemps que ce livre se trouvait dans ma PAL, et j’ai eu envie d’un peu d’humour !

Je m’attendais à lire une histoire drôle, rien qu’au vu de la couverture ! Quelle déception ! J’ai ri au début, face à l’énormité des situations dans lesquelles se met le personnage, je me suis dit que c’était différent de ce que j’ai l’habitude de lire. Mais au fur et à mesure de la lecture, l’humour me semblait de plus en plus lourd, les événements de plus en plus impossibles, et je n’ai pas cru à ce que je lisais du tout ! Le livre a donc fini par m’agacer, j’ai pensé plusieurs fois à l’abandonner ; mais, même quand je n’aime pas une lecture, j’aime la finir, la fin rachète parfois les longueurs que l’on peut trouver au cours d’un roman. Ce n’est pas le cas ici. Concernant la structure du roman : certains chapitres relatent le présent d’Allan Karlsson, d’autres, son passé. Si je n’avais lu que le présent, j’aurais sans doute un peu aimé ; mais le passé était surréaliste, complètement loufoque, un peu trop sans doute ! J’ai trouvé tellement incroyable que cela l’a énervé ! Cela m’a aussi fait trouver le temps de la lecture très long ! J’ai fini par compter les pages ! Pour l’écriture, l’auteur tente un comique de répétition qui, à force, comme le reste, agace. Sinon, elle est simple et fluide.

Allan Karlsson est le héros de ce roman. Le jour de son centième anniversaire, il décide de se sauver de la maison de retraite où il vit, et de faire un peu n’importe quoi. Il ne sait pas où il va, ni ce qu’il fait. Il rencontre des gens sur sa route, les met dans l’embarras ou sympathise avec eux, leur raconte son passé, totalement incroyable, et que pourtant, tout le monde croit. Il semble tout à fait inconséquent, se fiche de ce qui pourrait lui arriver, et n’a pas l’air de se rendre compte de la portée de ses actes. Je ne peux pas dire m’être attaché à lui, puisqu’il a participé à mon agacement général ! Les autres personnages qu’il rencontre sont Julius Jonson, un homme moins vieux qu’Allan, et qui semble avoir commis plusieurs petits délits, et être très peu populaire dans l’endroit où il vit ; Benny, qui suit sans trop poser de questions, qui n’a pas l’air d’être celui qui prend les grandes décisions ; Gunilla, qui ne cesse de jurer, une femme au caractère bien trempé ; le Chef, un de ceux à qui il arrive des choses désagréables à cause d’Allan ; l’inspecteur Aronsson, qui ne comprend rien à l’affaire, mais qui s’accroche à ses convictions. Parmi les personnages du passé d’Allan, on croise de nombreux hommes politiques célèbres, notamment Winston Churchill, Franco, Staline, Mao, Kim Il-Sung, etc.

La fin est sympathique, mais ne relève pas le livre. Aussi invraisemblable que le reste de l’histoire, et le lecteur comprend facilement que ça va continuer, comme si Allan était immortel.

 

Donc, un livre que je n’ai pas aimé, en raison d’un humour que j’ai trouvé lourd, d’une histoire en laquelle je n’ai pas du tout réussi à croire, et d’une indifférence générale qui m’a agacé.  

L’affaire Protheroe d’Agatha Christie

Posté : 13 mai, 2016 @ 3:11 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

Genre : L'affaire Protheroe Policier

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 221

Synopsis : Quand on découvre le colonel Protheroe tué d’une balle dans la tête dans le bureau du presbytère, le pasteur a sans doute déjà une idée de l’identité de l’assassin ou, en tout cas, sur un mobile vraisemblable. N’assiste-t-il pas au thé hebdomadaire de sa femme, où s’échangent potins et cancans ?

 

Avis : Cela faisait longtemps que j’avais envie de lire le premier tome de la série des Miss Marple ; j’aimerais également lire la saga d’Hercule Poirot dans l’ordre !

J’ai d’abord été surprise par le point de vue narratif : je m’attendais, si c’était un récit à la première personne, à ce que ce soit Miss Marple le narrateur, or, ce n’est pas du tout le cas. La vieille dame semble plutôt un personnage secondaire, même si elle apparaît dès la première scène. Le narrateur est en fait le pasteur, dans la demeure de qui a lieu le meurtre du colonel Protheroe. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère du livre : un village où tout le monde se connaît, où les rumeurs vont bon train, où rien n’échappe à personne, et où un meurtre bouleverse la tranquillité de tous les habitants. La vie au presbytère est paisible et agréable, chaleureuse même, malgré les commérages : le pasteur est forcément en leur centre puisqu’il est le confident de toutes les personnes qui pensent savoir quelque chose sur quelqu’un d’autre ! C’est sans doute la raison pour laquelle Mr. Clement est le  narrateur : il permet à l’auteure de faire la critique d’un village refermé sur lui-même, soumis aux rumeurs que des langues de vipère profèrent devant une tasse de thé. Quant à l’écriture, elle est bonne, agréable, parsemée de petites touches d’humour. Petite remarque : j’aime les couvertures de l’édition du Livre de Poche ! Point le plus important : l’affaire est vraiment compliquée, difficile à résoudre pour les personnages et pour le lecteur. J’étais certaine de savoir qui était l’assassin, et je me suis trompée sur toute la ligne !! Le suspense est donc au rendez-vous, et l’on se rend très facilement compte de l’intelligence de l’auteure dans la conception du crime ! Petit bémol peut-être : quelques répétitions au fur et à mesure de l’enquête.

Le pasteur est un personnage sympathique, au cœur d’une histoire qui ne le concerne pas, mais dans laquelle il se retrouve tout de même impliqué contre son gré. Il a bon cœur, du courage, et une envie de résoudre l’affaire qui le transforme, le temps du livre, en apprenti détective. Il suit plusieurs pistes que le lecteur tente de suivre lui aussi, mais tout s’embrouille, et aucune pièce du puzzle ne colle. J’ai apprécié le personnage de Griselda, la femme du pasteur : jeune, elle est dégoutée par les commérages et les mensonges des dames qu’elle invite à boire le thé. Le colonel Protheroe, lui, n’avait pas l’air d’être un homme très populaire ; arrogant, méprisant, agressif, tout le monde est susceptible de l’avoir tué : sa femme, Mrs. Protheroe, douce, honnête, qui semble au-dessus de tout soupçon ; Lawrence Redding, un artiste peintre qui s’est disputé avec Protheroe avant son meurtre ; Lettice Protheroe, la fille du colonel, qui attendait d’obtenir son indépendance et son argent ; le pasteur lui-même, qui aurait eu des mots avec lui ; Pr. Stone, archéologue qui travaillait sur les terres du colonel avec son assistante, Miss Cram, jeune fille qui cherche à obtenir une bonne place professionnelle - et personnelle. D’autres personnages apparaissent ici comme les vieilles dames Miss Wetherby, Mrs Price Ridley, Miss Hartnell, les commères du village, qui cherchent toujours une nouvelle rumeur à se mettre sous la dent ; Mr. Hawes, prêtre qui officie avec Mr. Clement, le pasteur, et qui a une attitude assez étrange ; et enfin Miss Marple, qui est qualifiée d’adorable, une fine observatrice qui va démêler l’affaire sous le nez de la police, visiblement composée de personnes qui ne savent pas réfléchir aussi intelligemment qu’elle. J’ai beaucoup aimé ce personnage : elle est effectivement très agréable, elle sait réfléchir et regarder, faire des liens logiques entre ce qu’elle voit et ce qu’elle apprend. Elle sait absolument tout ce qui se passe, et elle n’a jamais tort ! De plus, elle lutte contre la misogynie de tous les hommes présents dans le livre, et qui ne cessent de généraliser à propos des « bonnes femmes » sans pour autant parvenir à faire mieux qu’elles !

La fin était vraiment imprévisible, même si, quand Miss Marple explique, tout semble clair. Je ne m’attendais absolument pas à l’identité du meurtrier ; je me suis donc encore laissée avoir par Agatha Christie !

 

Donc, une très bonne enquête, que j’ai vraiment apprécié ; l’auteure m’a, encore une fois, menée en bateau !

The Declaration, book 1 de Gemma Malley

Posté : 12 mai, 2016 @ 6:42 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

Genre :The Declaration  Jeunesse, Science-Fiction

Editeur : Bloomsbury

Année de sortie : 2008

Nombre de pages : 301

Titre en français : La Déclaration, tome 1

Synopsis : In the year 2140, it is illegal to be Young. Children are all but extinct. The world is a better place. Longevity drugs are a fountain of youth. Sign the Declaration, agree not to have children and you too can live forever. Refuse, and you will live as an outcast. For the children born outside the law, it only gets worse – Surplus status. Not everyone thinks Longevity is a good thing, but you’d better be clear what side you’re on. Surplus Anna is about to find out what happens when you can’t decide whether you should cheat the law or cheat death.

 

Avis : Ce livre m’intriguait de par le sujet qu’il abordait, une immortalité possible et ses conséquences. Et la couverture est merveilleuse, ça ne gâche rien !

Le lecteur est ici plongé dans le futur, un futur où les gens n’ont plus le droit d’avoir des enfants, où ceux-ci ont donc disparu, en raison de la possibilité pour tous d’être désormais immortel. Cette immortalité a donc détruit la jeunesse « authentique », détruit l’humanité des personnes qui prennent désormais des pilules pour ne plus vieillir, et qui parlent de tuer les derniers enfants encore vivants, car nés hors-la-loi. En effet, le livre porte le nom de la loi que tous doivent signer pour vivre éternellement : La Déclaration. Cette loi engendre une résistance, un mouvement de défense de la vie. De plus, les enfants nés illégalement sont placés dans des centres appelés « Surplus Halls », où ils sont traités comme des sous-hommes, indignes de vivre, des « Surplus » qui polluent la surface de la terre, et qui doivent donc servir les « Legals ». Ce livre raconte plus particulièrement l’histoire d’Anna, totalement convaincue qu’elle est un « Surplus », qu’elle n’a pas le droit de vivre. J’ai aimé ce livre, mais je ne peux pas dire que ce soit un coup de cœur. Je n’ai pas réussi à m’attacher tout à fait aux personnages. De plus, j’ai trouvé l’écriture assez inégale. Quand Anna parle, il y a beaucoup de répétitions, comme quand le narrateur prend son point de vue, ce qui arrive la plupart du temps. C’était assez rébarbatif, puisque son endoctrinement lui fait toujours répéter les mêmes choses. Concernant l’atmosphère du livre, elle est assez pesante, l’action se concentrant à Grange Hall, un bâtiment froid, gris, une prison cruelle qui n’offre aucune échappatoire.

Anna est donc l’héroïne. Endoctrinée depuis qu’elle a deux ans, elle n’a aucun souvenir d’une vie autre que celle qu’elle mène à Grange Hall, et pense réellement qu’elle n’aurait pas dû venir au monde, que ses parents sont des criminels égoïstes qui ont violé la loi. Elle ne cesse de se répéter ce qu’elle croit vrai, ce qui peut paraître assez agaçant, mais qui est aussi le résultat du lavage de cerveau qu’elle a subi. Elle tente de se montrer forte quand il est facile au lecteur de voir sa faiblesse. Son passé est un mystère, et elle n’a, apparemment, aucune envie de le découvrir, contrairement au lecteur ! Peter est le personnage secondaire. Lui aussi est une énigme, et bouleverse complètement la vie d’Anna, qui veut simplement être une bonne Surplus et bien servir les Legals. Il tente de lui montrer la possibilité d’une autre vie. A travers les yeux de l’héroïne, il semble arrogant, mais ce semble être une façade ; en réalité, il est autant sujet à la peur que n’importe lequel des autres personnages, c’est simplement qu’il la gère mieux. Le lecteur rencontre d’autres personnages, dont Mrs Pincent, une femme qui déteste les Surplus et leur fait payer leur existence tous les jours de façon plus cruelle, Sheila, une petite fille convaincue qu’elle vient de l’extérieur et qui ne rend pas dans les rangs de Grange Hall, que le lecteur finit par apprécier, Charlie, une petite brute assez énervante, les professeurs, convaincus du bien fondé de La Déclaration, Mrs Sharpe, une bonne Legal qui ne ferait pas de mal à son Surplus. D’autres personnages encore arrivent par la suite, mais je vous laisse les découvrir !

Le sujet de l’immortalité est assez polémique. Beaucoup en rêvent, mais peu pensent aux conséquences : distinctions sociales, vieillissement de la population, lois inhumaines (ne plus avoir d’enfant, et même tuer ceux qui naissent parce qu’ils n’ont pas le droit de vivre). Ici, elles sont montrées sous leur aspect le plus négatif : le monde n’est plus du tout humain, les gens ne se battent plus pour les causes qui leur sont chères parce qu’ils n’ont plus aucune raison de s’inquiéter de quoi que ce soit. La mort n’existe pas, mais l’amour ne semble pas non plus être présent, ce qui fait disparaître tout l’intérêt de la vie. Une fois que l’on a tout vu, tout fait, à quoi bon vivre ? Que faire de plus ? Les problèmes que cela apporte sont plus nombreux que les avantages : la planète dépérit, plus d’enfants, trop de rationalité et de cruauté, plus de rêves et de liberté. Le monde devient froid, et c’est effrayant. 

La fin est bonne, même si je n’ai pas éprouvé l’émotion qu’elle était censée susciter. Elle est aussi surprenante, le voile étant levé sur les passés d’Anna et Peter. Mais, je pense que je ne lirai pas la suite immédiatement.

 

Donc, un bon premier tome qui promet une bonne série, et qui pose la question des conséquences de l’immortalité que tant rêvent d’obtenir.

Comptines assassines de Pierre Dubois

Posté : 11 mai, 2016 @ 1:31 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Comptines assassines Conte, Thriller

Editeur : Folio

Année de sortie : 2011  

Nombre de pages : 427

Synopsis : « Il était une fois un assassin. Il était une fois une victime. Il était une fois une ville apparemment encline à favoriser leur rencontre. » Que se passerait-il si le cruel Croquemitaine ressuscitait ? Et Dracula ? Et Barbe-Bleue ? Pire encore, imaginons le Chat botté, non plus au service du marquis de Carabas, mais comme un impitoyable serial killer, obsédé par l’infirmité. Et si Blanche-Neige, « lèvres rouges comme la rose, cheveux noirs comme l’ébène, et blanche comme neige », n’était pas l’innocente que nous présentent les frères Grimm ? Après Les contes de crimes, Pierre Dubois détourne de nouveau les contes de fées. Il nous en offre une version tour à tour drôle et terrifiante, nourrie d’un vocabulaire ensorcelant où l’extrême noirceur se combine au raffinement.

 

Avis : J’ai lu il y a un mois Les contes de crimes, et j’ai adoré ! J’avais très envie de lire Comptines assassines, mais pas à la suite du premier recueil, de peur de me lasser peut-être.

Ce n’est pas le cas ! Encore une fois, j’ai adoré ces réécritures de contes que, cette fois, je connaissais (presque) tous ! J’ai retrouvé l’écriture soutenue de l’auteur, « féérisante », qui garde les caractéristiques du conte, mais dont les mots sont ceux de thrillers sanglants ! A nouveau, les contes sont rendus plus adultes, tout en conservant tout de même une part d’enfance. Et, à nouveau, on ne peut pas défaire le conte du thriller : ils sont entremêlés de façon savante, donnant un cours normal à l’histoire, un cours que le lecteur accepte de suivre. Cela donne l’impression que les contes envahissent la réalité – bien que de manière assez violente -, qu’ils sont quelque part autour de nous, et que nous ne sommes pas capables de les voir parce que nous avons perdu nos yeux d’enfants. Comme pour le premier recueil, j’ai trouvé ces réécritures très originales, une façon différente de voir les contes, de les faire relire, de les appréhender. Ces livres sont sans doute ceux que je préfère dans ce genre !

Huit contes sont réécrits ici, dont deux qui n’en sont pas vraiment. Je vais faire un bref résumé de chacun, tout en préservant la surprise et le suspens, ce serait tellement dommage de gâcher de si bonnes nouvelles ! L’auteur reprend d’abord « Le Chat botté ». J’ai eu du mal à visualiser le personnage, qui semble à la fois chat et homme, ce qui le rendait d’autant plus mystérieux ! Celui-ci ne supporte pas les infirmes et se change en criminel. La fin est excellente ! (je risque de dire cela pour toutes les nouvelles !) Puis vient « Croquemitaine ». J’ai été surprise du personnage principal de cette histoire ! Il est rongé par les démons de son passé, parmi eux, le Croquemitaine. Ici, il est question de fantômes, de meurtres (évidemment) et du moyen d’arrêter quelque chose qui ne peut pas l’être. Ensuite, « La Dame Blanche », qui tient plus de la légende urbaine que du conte, mais qui donne tout de même une histoire agréable à lire. Ici, les personnages n’ont pas de nom, et sont étrangement attachants. La fin est vraiment surprenante. Le lecteur lit ensuite « Les Musiciens de la ville de Brême », sans doute mon préféré. Il ne reprend pas un, mais la plupart des contes de fées : on y rencontre Le Petit Chaperon rouge, Blanche-Neige, Pinocchio, les trois petits cochons, le Chat botté … L’histoire est féérique et merveilleuse, le lecteur a envie d’y être … jusqu’à la fin, horriblement cruelle, abominable, mais vraiment ingénieuse. Je ne l’avais pas vu venir !

Puis, « Les Trois Souhaits« , que je connaissais vaguement, plutôt grâce à l’histoire d’Aladin qu’au conte de fées original. Ici, le lecteur est pris dans un dialogue entre un confesseur et un homme mystérieux qui va nous raconter son histoire, assez affreuse, qui se solde par un acte également affreux ! Vient ensuite « Barbe-Bleue« , qui vient juste après « Les Musiciens de la ville de Brême » dans mes préférences. J’aime beaucoup ce conte, et les réécritures que j’ai déjà pu en lire, comme le roman d’Amélie Nothomb, qui porte le même nom que l’histoire d’origine. C’était haletant, le suspens était palpable, j’avais envie d’aider la victime, de trouver une solution avec elle. La fin est surprenante, intelligente ! L’avant-dernier est « Le conte de Dracula« , qui lui non plus n’est pas un conte à l’origine. C’était peut-être celui que j’ai le moins apprécié : pas vraiment de magie, ni de vampire, mais la déchéance d’un être humain, et un espoir fragile. La fin est magique et désespérante. Enfin, « La vieille femme qui habitait dans un soulier« , qui reprend en réalité Alice au pays des merveilles. Cette histoire est axée sur Charles Dodgson, alias Lewis Carroll, et sa façon d’inventer des histoires pour des petites filles, parmi elles Alice Liddell. C’était émouvant, beau, féérique, et l’on retrouve un personnage du recueil précédent, C. Marmaduke Perthwee, le détective spécialiste des contes de fées. C’est la plus longue nouvelle du recueil, mais elle est aussi exaltante, et parsemée de petits indices pour comprendre de quel conte il s’agit, et de pourquoi les meurtres s’enchaînent. Cela montre aussi l’importance de la nature et de la féérie dans notre vie, ce que les adultes ont tendance à oublier en grandissant, parce qu’ils écartent la magie qui les fascinait enfants.

 

Donc, encore une fois, un merveilleux recueil, qui nous embarque dans un univers des contes violent, sanglant, mais toujours féérique et merveilleux, séducteur à souhait.

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