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I found myself in Wonderland.

Pride and Prejudice de Jane Austen

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 15 avril 2016 @ 14 h 04 min

Pride and PrejudiceGenre : Classique

Editeur : Penguin Classics

Année de sortie : 1996

Nombre de pages : 1336

Synopsis : Enduringly popular, treasured and enjoyed, the seven great novels of Jane Austen. Few novelists have conveyed the subtleties and nuances of their own social milieu with the wit and insight of Jane Austen. Through her vivacious and spirited héroïnes and their circle, she paints vivid portraits of English middle-class life as the eighteenth century came to a close. Each of the novels is a love story and a story about marriage – marriage for love, for financial security, for social status. But they are not mere romances; ironic, comic and wise, they are masterly studies of the society Jane Austen observed. The seven novels contained in this volume cover the literary career of one of England’s finest prose stylists of any century.

 

Avis : J’avais envie de lire un roman de Jane Austen depuis longtemps, et je me suis dit que commencer par Pride and Prejudice n’était pas mal !

J’ai eu peur d’avoir du mal au début, je ne suis pas entrée tout de suite dans l’histoire. J’ai pris le temps de me faire à l’atmosphère, à la famille que l’on rencontre, aux lieux. Et au fur et à mesure, comme Elizabeth, par glissement, et sans vraiment m’en rendre compte, je me suis laissée absorber, j’ai été complètement emportée, c’était comme si j’étais dans le livre, et j’avais hâte de connaître la fin !! Même s’il n’y a pas d’action à proprement parler – dans le sens, comme on l’entend quand on parle d’aventures ou de film d’action – le roman est parcouru de rebondissements, et je me demandais toujours comment la situation allait évoluer, et surtout, être intégrée par les personnages. Même si à peu près tout le monde sait comment l’histoire finit entre Elizabeth et Darcy, c’est tellement plus intéressant de comprendre comment on passe peu à peu d’un sentiment extrême à un autre. L’évolution que le lecteur perçoit chez la jeune femme n’a rien de caricaturale, ou de prévisible. Dans ce sens, j’ai trouvé que c’était un roman d’amour assez différent de ceux que l’on peut lire d’habitude : les sentiments ne sont pas évidents, il n’y a pas de coup de foudre, ni de changement de personnalité profond pour plaire à l’autre. C’est la compréhension de l’autre qui fait que l’on change de point de vue, mais cela n’altère pas la nature profonde, ou le caractère des personnages. En réalité, j’ai eu l’impression de plonger dans la création d’histoires d’amour particulières, tout en découvrant une famille de l’époque. Celle des Bennet est assez spéciale, dans le sens où elle se croit polie, courtoise et supérieure, quand elle est, en réalité, plutôt ridicule, exagérée, et qu’elle ne respecte pas vraiment la bienséance et les conventions. En plus de ses sentiments envers plusieurs autres personnages, Elizabeth ouvre également les yeux sur le comportement de sa famille, qui l’a toujours gênée, et dont elle prend la pleine mesure. Pourtant, à la lecture du roman, j’ai eu envie d’avoir autant de sœurs qu’Elizabeth, et surtout de pouvoir partager une telle complicité avec Jane. Autre élément que j’ai aimé dans le livre : la visite de Pemberley, et les lieux où vivent les personnages globalement : cela fait rêver, on a envie nous aussi de vivre dans des endroits pareils. Concernant l’écriture, elle est excellente, agréable à lire, et je n’ai pas eu de grosses difficultés à comprendre, excepté quand je n’avais pas le vocabulaire nécessaire, et même à ce moment-là, le contexte laissait entendre ce que le mot voulait dire.

Elizabeth Bennet est l’héroïne du roman ; son caractère est plutôt bien trempé, et quand elle n’aime pas quelqu’un, elle parvient à le faire comprendre sans être impolie ou grossière. Cadette de la famille, elle adore sa grande sœur, qu’elle considère un peu comme un ange, mais qu’elle trouve parfois trop naïve. Elle sait voir l’hypocrisie chez les autres, leurs mauvaises intentions, et elle ne supporte pas la fierté et les préjugés : tout ce qu’elle voit en Mr. Darcy. Je me suis beaucoup attachée à elle, je partageais la plupart de ses remarques, et j’avais très envie qu’elle trouve enfin le bonheur ! Darcy, quant à lui, évolue beaucoup dans l’esprit du lecteur, car on le voit surtout à travers les yeux de l’héroïne. Il semble à première vue hautain, fait des remarques méprisantes, ne daigne ni converser ni danser avec qui que ce soit parce qu’il semble se penser supérieur aux habitants d’Hertfordshire. Puis, après un certain passage, on commence à le voir tout à fait différemment. La façade tombe, et on découvre vraiment le personnage, ce qui change tout ; et on peut comprendre la honte qu’Elizabeth ressent après tout ce qu’elle a pensé et dit de lui. Finalement, Darcy n’est pas le prince charmant, mais c’est un homme bien, qui a été mal jugé et dont on reconnaît la bonne nature. J’ai également beaucoup aimé le personnage de Jane : ainée de la famille, elle est douce, incapable de penser du mal de qui que ce soit, un véritable ange. Elle voit toujours le bon côté de tout le monde, même quand la personne concernée est tout à fait mauvaise, ou que ses actions parlent d’elles-mêmes. Amoureuse, elle tente pourtant de se contenir, ce qui, à la surprise du lecteur, lui porte préjudice. Les autres sœurs Bennet sont assez différentes des deux premières : Mary est assez réservée et passe son temps avec les livres, elle est plus moralisatrice que toutes ses autres sœurs ; Kitty semble plutôt chercher le plaisir, notamment à travers les bals et la fréquentation d’officier, elle se laisse entraîner par Lydia, la plus jeune sœur, frivole et libre, qui ne connaît pas de lois, que sa mère laisse tout faire, et que son père méprise. Leur éducation laisse à désirer, dans le sens où elles sont libres de faire ce que bon leur semble sans avoir à étudier, ou à faire quoi que ce soit d’intellectuel ou de rationnel. En parlant des parents, Mrs Bennet m’a semblé insupportable. Elle est superficielle, ne comprend pas l’ampleur de certains événements, tend à voir les choses du bon côté quand c’est en sa faveur uniquement, est impolie, excessive, énervante !! J’ai préféré Mr Bennet, même s’il n’est pas non plus un parent parfait. Il est plutôt intellectuel, méprise la plupart de ses filles, se moque un peu – beaucoup parfois – de sa femme, et n’est pas très sociable. Contrairement à ses filles, qui veulent sortir et participer à des bals, il ne semble avoir aucun goût pour cela. Le lecteur rencontre également d’autres personnages dans ce roman, comme Wickham, qu’il encense d’abord avant de le comprendre vraiment ; Mr Bingley, un jeune homme jovial et attachant, qui semble être tout le contraire de Darcy ; Miss Bingley, assez détestable, méprisante et qui se sent clairement supérieure aux familles qu’elle rencontre ; les Gardiner, que j’ai beaucoup aimé, qui sont les metteurs en scène de ce qui finit par arriver ; Mr Collins, au combien ridicule et énervant ! ; Charlotte Lucas, amie d’Elizabeth, que l’on apprécie, et avec qui l’on finit par compatir !

Le titre est vite compris à la lecture du livre : il s’applique à plusieurs personnages. D’abord, à Darcy : c’est la façon dont Elizabeth le voit ; puis à elle-même, qui se rend compte qu’elle est sujette à ce dont elle accuse les autres. A peu près tous les personnages sont victimes de leur fierté ou de préjugés, ce qui entraîne des situations telles celle d’Elizabeth, ou des réactions comme celles de Mrs Bennet.

La fin fait plaisir à lire, et donne envie d’une suite !!

 

En définitive, un excellent roman que je ne m’attendais pas à autant aimer, qui ne montre pas un amour inconditionnel et évident, mais des sentiments qui évoluent peu à peu. Un vrai régal !!

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