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On ne meurt qu’une fois et c’est pour si longtemps de Patrick Pelloux

Classé dans : Avis littéraires — 20 février 2016 @ 21 h 13 min

On ne meurt qu'une fois et c'est pour si longtemps Genre : Biographie

Editeur : Robert Laffont

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 223

Synopsis : Délaissant momentanément nos maux contemporains, qui forment son quotidien de médecin urgentiste, Patrick Pelloux se penche ici sur de curieux patients : quasi morts, et tous illustres. Et si leur agonie en disait plus sur l’époque que l’époque elle-même ? Partant de cette intuition, Patrick Pelloux s’est lancé dans une recherche inédite, à la fois médicale et historique : retracer les derniers moments de ces personnalités qui ont fait l’Histoire. Le résultat en est une trentaine de chroniques – de Jésus à Churchill -, écrites d’une plume aussi précise qu’un bistouri. On y croise des rois, bien sûr (Charles IX, Henri IV, Louis XIV), des révolutionnaires (Danton, Robespierre), un résistant (Jean Moulin), une savante (Marie Curie), mais aussi des soldats (à Waterloo ou le 6 juin 1944), des écrivains (La Fontaine, Voltaire, Zola), des saltimbanques (Molière, Laurel et Hardy), et même un canard (Saturnin) et un faux philosophe. Au gré des époques, une promenade passionnante au chevet des grands hommes.

 

Avis : Je m’intéresse beaucoup à l’histoire, et je m’attendais à en apprendre plus sur la mort des grands hommes présents dans ce livre.

En réalité, ce n’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais, et je m’en suis rendue compte dès l’introduction de l’auteur, dans laquelle il nous raconte comment l’idée de ce livre lui est venue. Je sais que Patrick Pelloux est médecin, mais je n’avais pas pensé qu’il raconterait les morts qu’il expose ici de cette façon. Ce sont les maladies, ou, en tout cas, les problèmes de santé, ayant entraîné la mort qui sont ici décrites, avec parfois des détails dont je me serais bien passée, notamment quand l’auteur parle des rois. La médecine de l’époque se contentait d’appliquer les préceptes des Anciens (grecs surtout), d’observer, de saigner, mais jamais de soigner ! Il est facile de comprendre pourquoi Molière se moquait des médecins, ou Churchill se méfiait d’eux : leur incompétence frise parfois l’indécence. Pour leur défense, on ne peut pas comparer leurs moyens et ceux que les médecins d’aujourd’hui ont à leur disposition : Patrick Pelloux est capable de décrire les maladies ou problèmes dont sont atteints les rois ou autres, comme la tuberculose, ou l’AVC ; à l’époque, les médecins ne savent pas les diagnostiquer et encore moins les guérir ! En parlant de descriptions, certaines sont vraiment horribles, surtout celles des rois et de Staline. Les autres le sont aussi, mais moins par le détail que par le contexte. L’auteur a réussi à nous faire partager des sentiments, même à travers les récits de fin de vie de grands personnages : d’abord parce que l’impuissance de certains patients est perceptible, et cela fait mal au cœur ; ensuite, parce que le lecteur sent quand l’auteur admire la personne, et quand il la hait. Certains passages sont assez émouvants, comme celui de La Fontaine, ou de Churchill. D’autres montrent aussi l’immortalité de certains par leurs œuvres, comme Beethoven, Balzac et Flaubert, ou leur solitude et leur abandon au moment de partir. Certaines morts sont particulièrement cruelles, comme celle de Camille Claudel, pratiquement toutes sont douloureuses. Comme je le disais, la haine est elle aussi perceptible, notamment avec certains rois et Staline. De plus, ce livre n’est pas qu’une suite de descriptions de maladies : à travers lui, on apprend également de petites choses, des anecdotes, la façon de vivre de l’époque. Enfin, l’humour décapant de l’auteur est toujours présent, même pour parler de sujets qui ne prêtent pas à rire. Cela détendait l’atmosphère, c’était très bienvenu ! Cela évite sans doute au lecteur de finir par tomber dans la parano face à tant de douleurs !

 

En définitive, un bon livre intéressant sur la fin de grandes personnalités qui eurent, pour la plupart, des morts douloureuses.

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