Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour février, 2016

The Fifth Child de Doris Lessing

Posté : 29 février, 2016 @ 11:54 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

The Fifth Child Genre : Contemporaine, Fantastique

Editeur : Vintage

Année de sortie : 1989

Nombre de pages : 133

Synopsis : In the unconstrained atmosphere of England in the late 1960s, Harriet and David Lovatt, an upper-middle-class couple, face a frightening vicissitude. As the days’ events take a dark and ugly turn nearing apocalyptic intensity, the Lovatts’ guarded contentedness and view of the world as a benign place are forever shattered by the violent birth of their fifth child: Ben, monstruous in appearance, insatiably hungry, abnormally strong, demanding, brutal.

 

Avis : Ce livre m’a été prêté il y a un petit moment, et mon envie de le découvrir a peu à peu augmenté jusqu’à ce que j’en entende parler, comme un signe du destin qui me disait : « Allez, lis-le ! »

Je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai lu ! Je n’avais pas du tout compris que le livre avait un côté fantastique, malgré la référence à Frankenstein dans un commentaire sur l’œuvre ; sans doute à cause de mon habitude de survoler les synopsis pour avoir une légère idée de ce que je vais lire avant de me lancer vraiment. De plus, je m’attendais à l’histoire d’un enfant rejeté, incompris parce qu’il est mentalement différent, comme une espèce d’autiste que sa famille abandonne parce qu’il fait tâche. Or, ce n’est pas tout à fait le cas. C’est d’abord l’histoire d’un couple, Harriet et David ; le livre commence par leur rencontre, assez spéciale, puis continue sur leur amour. Leur façon de voir la vie, à l’époque, – et même, sans doute, ce serait encore le cas aujourd’hui – est spéciale, et les membres de leur famille ainsi que la société n’approuvent pas forcément leurs choix ; cela ne les arrête pas pour autant, ils sont déterminés à vivre leur vie comme ils l’entendent et à être heureux selon leur définition du bonheur. En effet, être heureux, voilà tout ce qui importe pour Harriet et David. Et cela passe par la famille. Cette notion est très importante, le lecteur le comprend dès le titre : The Fifth Child, cela sous-entend que quatre autres enfants sont nés avant lui. Pendant la première partie du livre, j’ai adoré ressentir le bonheur, l’épanouissement des personnages, surtout celui d’Harriet, de qui le lecteur a majoritairement le point de vue. La vie de famille est douce, les problèmes semblent loin ou minimes. Surtout, j’ai adoré l’idée de cette maison, havre de paix et de joie pour tous, qui attire comme un aimant, et dans laquelle on peut réunir autant de monde que l’on veut pour fêter tous ensemble les grands moments du calendrier : un bon prétexte pour être en famille et profiter de chacun, que ce soit le printemps, l’été ou l’hiver. La maison représente un peu un idéal, un endroit rêvé qui réunit même ceux qui se trouvent aux quatre coins du monde. Le bonheur semble parfait, le lecteur se détend dans le texte, et profite lui aussi de ces moments de béatitude. Il en profite parce qu’il sent que cela ne va pas forcément durer, même s’il l’aimerait bien. En effet, survient alors la cinquième grossesse et tout change. C’est un bouleversement total dans la vie de la famille, un retournement de situation qui renverse le bonheur si durement trouvé. Lire la déchéance d’un idéal pareil est difficile : j’étais comme anesthésiée par le texte, je n’arrivais pas à lâcher le livre tant que je ne l’avais pas terminé. Le lecteur garde espoir : impossible qu’un tel paradis disparaisse, il n’y a aucune raison pour. Certains passages sont difficiles à lire, parfois parce qu’ils laissent entendre la violence, parfois parce qu’ils sont des petits chocs psychologiques pour les personnages. Concernant l’écriture, elle est excellente, fluide, agréable à lire, mais aussi, elle a un effet sur le lecteur, elle le pousse à poursuivre la lecture, à ne pas s’arrêter. En effet, le livre ne comporte pas de chapitre, il est un bloc sans séparation, ponctué de dialogue et de narration. Je pensais que cette organisation allait me gêner, mais ce ne fut pas le cas grâce à l’écriture de l’auteure.

Pour les personnages, j’ai beaucoup aimé le personnage d’Harriet. Elle est à la fois forte et fragile, parce qu’elle assume ses choix, même s’ils la blessent. Elle semble faite pour être mère et veut rendre tout le monde heureux comme elle l’est. On sent son évolution au fil des années : elle mûrit, elle grandit, s’épanouit, comprend le bonheur dont elle est la détentrice. Mais aussi, elle doit subir le jugement des autres, qu’ils soient de sa famille ou pas. Elle a décidé d’être mère avant tout, elle ne travaille pas, et semble un peu négligente ; en effet, elle déclare qu’elle espacera ses grossesses, or, ce n’est pas du tout ce qu’elle fait. Elle ne semble pas le faire exprès, mais, une fois devant le fait accompli, elle préfère assumer que de se repentir. J’ai trouvé qu’elle était très forte également en ce qui concerne le cinquième enfant. Elle semble d’abord s’effondrer, puis elle tente de reprendre le contrôle de la situation, même si rien ne sera jamais plus comme avant. Le lecteur sent bien que c’est « quelqu’un de bien », qu’elle est juste, qu’elle a une conscience avec laquelle elle doit vivre. David, quant à lui, m’a semblé un peu flou parfois. Il partage les choix d’Harriet, c’est même lui qui les présente le premier à leur famille, mais il semble que l’on n’ait jamais son point de vue, ce qui le rend difficile à complètement cerner. Il semble être un mari et un père aimant, amoureux de sa femme, et tendre avec ses enfants ; mais une fois le cinquième né, il ne sait plus vraiment comment réagir. Il semble perdu, et reporte sa colère sur sa femme ; elle est tenue pour responsable de la naissance de l’enfant, ce qui est – évidemment ! – ridicule. Apparaît également Dorothy, la mère d’Harriet, qui va l’aider dans son choix de vie. Elle semble désapprouver sa fille, mais est présente pour la soutenir, quoi qu’il arrive. C’est une femme forte, qui travaille dur. On dirait une grand-mère poule. Les quatre premiers enfants sont tous adorables : ils sont charmants, beaux, intelligents, font rire ; de vrais petits anges, surtout le dernier garçon, selon la description que l’on a de lui. Arrive enfin le cinquième enfant : dès la grossesse, il est difficile, brutal, une tornade, un torpilleur. Une fois né, rien ne s’arrange. Il semble fait pour torturer, faire le mal. Avec la référence que j’avais vu à l’arrière du livre, c’est vrai qu’il m’a fait pensé au monstre de Frankenstein, mais en pire tout de même : le monstre a une conscience, l’enfant ne semble pas en avoir. Ce qu’il fait est assez traumatisant, terrifiant en tout cas ! Impossible de l’aimer, mais aussi, impossible de le haïr : il provoque une sorte de fascination d’horreur, on veut le comprendre et l’aider, le voir évoluer tout en comprenant que ce n’est peut-être pas possible. Il nous fait indéniablement peur, et l’on regrette sa venue quand on va le bonheur qu’il détruit. D’autres personnages apparaissent, comme la famille au grand complet, composés de parents qui tentent d’aider de leur mieux, de sœurs, de cousines, d’amis. On découvre aussi John, qui jouera un grand rôle dans la vie du cinquième enfant.

Le fantastique est bien présent ici, malgré le fait que je n’y avais pas fait attention dans le synopsis. Il est d’abord incarné par la chambre, il semble avoir des pouvoirs sur le couple. Mais c’est surtout le cinquième enfant autour de qui se cristallise cette notion. En effet, à plusieurs reprises, il est qualifié d’être non-humain : extraterrestre, monstre, créature légendaire, mais jamais un humain. Son aspect physique est repoussant, ses capacités dépassent largement celles d’un humain, et sa façon de grandir est surprenante. Tout est étrange chez lui : il ne semble pas avoir de sentiments, ne reconnaît pas ses parents, ne sait pas apprendre et ne fait qu’imiter. Il n’est pas rejeté dès le début du livre ; la famille tente de l’intégrer en son sein. Le fantastique bascule facilement vers l’horreur quand Harriet comprend ce que l’enfant fait et est capable de faire. Elle finit par être sous-entendue quand l’enfant grandit : elle se trouve dans les pensées de Harriet, dans ce qu’elle pense – sait ? – que l’enfant fait. La morale est également évoquée : la famille va commettre un acte affreux – mais nécessaire ? – afin de tenter de retrouver le bonheur perdu. On ne peut pas même imaginer ce que l’on aurait fait à leur place, l’idée est tellement horrible qu’il vaut mieux ne pas y penser.

La fin est en demi-ton : on se demande ce qui peut se passer ensuite, si ce que veut Harriet va effectivement arriver. Le lecteur peut l’espérer. Il existe une suite au livre, que je pense lire sous peu, mais pas maintenant. Le choc du premier tome est encore présent, je vais attendre qu’il s’atténue un peu pour poursuivre. J’aurais tout de même aimé savoir ce qu’il advient ensuite d’Harriet, de David, et des autres membres de la famille.

 

En définitive, un très bon roman, qui montre l’impact d’un petit livre sur le lecteur : pas besoin de beaucoup de mots pour raconter une histoire qui marque celui qui la lit. Un bonheur idéal qui s’effondre peu à peu, une mère attachante et un enfant affreux. A découvrir !

Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus de John Gray

Posté : 29 février, 2016 @ 10:59 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus Genre : Développement personnel

Editeur : J’ai lu

Année de sortie : 2014

Nombre de pages : 339

Synopsis : Apprendre à décoder les réactions de l’autre. Les hommes et les femmes ne parlent pas la même langue ! D’où les frustrations, les malentendus, les déchirements … Mars, dieu de la Guerre, Vénus, déesse de l’Amour : les deux sexes se ressemblent peu dans leur manière d’agir et d’exprimer leurs sentiments. Des années d’expérience conjugale ont permis à John Gray d’analyser ces différences et d’en faire une source d’enrichissement mutuel plutôt que de conflit. Best-seller dans le monde entier, ce guide est indispensable pour communiquer et vivre en harmonie avec l’autre sexe.  

 

Avis : J’avais vu la pièce de théâtre avec mon chéri, donc je me suis dit que ça pouvait être intéressant de lire le livre dont elle était issue, livre qui ne m’avait jamais tenté avant.

J’ai trouvé ce livre assez instructif. Je ne suis pas d’accord avec tout ce qui est dit, et l’auteur prévient le lecteur en disant qu’il ne se reconnaîtra pas dans toutes les affirmations, ou que les femmes se retrouveront parfois dans ce qu’il dit des hommes et inversement car nous sommes tous uniques. Donc, forcément, certaines affirmations ressemblent à des stéréotypes parce que l’auteur est obligé de parler de généralités et ne peut pas rendre compte de chaque individu. Je pense qu’avant d’ouvrir ce livre, il faut bien se mettre ça en tête ! Pendant ma lecture, j’ai été assez surprise de me retrouver dans certaines affirmations, ou situations que l’auteur présente. J’ai aussi posé des questions à mon père et mon copain pour savoir si ce que l’auteur disait sur les hommes était vrai : ils se sont eux aussi reconnus dans la plupart des choses qu’ils disaient, même si certaines étaient parfois trop grossies. J’ai donc trouvé dans ce livre un vrai petit guide si je sens que je ne suis plus sur la même longueur d’ondes que celui que j’aime. Il est composé de treize chapitres qui, parfois se recoupent – l’auteur évoque ces renvois. Au début du livre, j’ai eu l’impression de pas mal de répétitions, et cela m’a un peu gêné, mais au fur et à mesure, les sujets sont approfondis, et l’on en apprend plus sur les réactions de chaque sexe, la façon de penser et d’agir, radicalement différente. Certains chapitres m’ont plus intéressée que d’autres, sans doute parce que je n’ai pas connu les situations présentes dans les autres. J’ai retenu certains passages que je trouve importants, afin de les relire ; l’auteur explique bien que ce n’est pas simplement en lisant une fois que l’on retient tout, surtout qu’il y a un certain nombre d‘informations. C’est plutôt un livre à garder près de soi, au cas où, pour se remémorer que nous sommes différents, et qu’il faut prendre en compte les sentiments de l’autre autant que les nôtres.

La fin évoque les saisons de l’amour, qui peuvent inquiéter les couples qui n’y sont pas préparés. J’ai trouvé cette image intéressante, tout comme celles utilisées pour expliquer le comportement des hommes et des femmes : la caverne et la vague, le repli et la descente.

 

En définitive, un livre très intéressant qui, je pense, peut aider pas mal de couples, qu’ils soient en difficulté ou non, à mieux se comprendre et à vivre en harmonie avec leurs sentiments et ceux de leur partenaire.

Le Roman de Merlin en prose d’Anonyme

Posté : 26 février, 2016 @ 8:07 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Le Roman de Merlin en prose Genre : Classique, Mythes/Mythologie

Editeur : Champion Classiques

Année de sortie : 2014

Nombre de pages : 419

Synopsis : Composé au début du XIIIe siècle, Merlin est une œuvre pionnière. Premier roman en prose de la littérature française, il est aussi le premier à rapprocher le héros de la figure de l’auteur et à concevoir le récit à la fois comme une entité autonome et comme le point central de cycles romanesques plus vastes consacrés au Graal. Il donne à la chevalerie bretonne une mission nouvelle, la quête de ce vase sacré, symbole de rédemption. Il innove également en proposant une lecture cohérent et signifiante du personnage de Merlin, fils du diable sauvé par Dieu, puissant devin et magicien, conseiller des princes et prophète du Graal. Parmi la cinquantaine de manuscrits conservant ce texte et attestant son succès à l’époque médiévale, le ms. A‘-BnF 24394 était resté inédit jusqu’à présent. Editée et traduite ici pour la première fois, cette copie remarquable permet de mieux mesurer les multiples richesses recelées par ce roman fondateur.

 

Avis : J’étais intriguée par ce livre, parce que j’aime beaucoup « l’histoire mythologique » on va dire !

J’ai trouvé intéressant de découvrir les origines de Merlin, que je ne connaissais pas du tout, le récit commence même avant sa naissance, par le concile démoniaque mené par le diable, qui cherche un moyen de conquérir le royaume des hommes, et de les retourner contre Dieu, qui vient de libérer certains d’entre eux de l’enfer. La corruption dont ils font preuve pour venir à leur fin est perfide au possible, et la religion, énormément présente à l’époque, est censée aider la personne corrompue à se repentir d’une faute qu’elle n’a pas commise, puisqu’elle a été abusée par un démon. Ainsi est conçu Merlin, qui, bien que démoniaque, est en réalité une créature de Dieu, car il lui fit un don à sa naissance. Il est très sage, et connaît toute chose passée, présente et future. Il œuvrera ainsi pour ses proches, mais aussi deviendra le conseiller des rois qui se succéderont au cours de sa vie. Cette succession était également intéressante à découvrir, ainsi que les événements qui surviennent pendant le règne des rois. Uterpendragon est sans doute celui que l’on suit le plus longtemps, ou, en tout cas, le plus marquant avec Arthur, notamment en raison de l’amour qu’il porte à une femme, et de ce qu’il fait pour la conquérir, action excessive au possible ! J’ai aimé également relire le début de l’histoire d’Arthur, que je connaissais à travers diverses œuvres.

Evidemment, en raison de la traduction de l’ancien français, le style d’écriture est assez répétitif, et peut être un peu ennuyeux, sans doute ce qui m’a poussé à interrompre ma lecture un moment. On ne peut pas en vouloir à la traductrice : les livres en ancien français sont souvent écrits de façon étrange pour nous aujourd’hui. Les mêmes mots sont souvent employés, et les répliques de dialogue semblent exagérées. Aussi, le roi, à l’écoute de Merlin, lui semble tout à fait soumis et s’empresse d’acquiescer à tout ce qu’il lui recommande sans réfléchir. C’est assez drôle à lire, puisque les rois que l’on connaît n’ont jamais semblé aussi pressés d’écouter leurs conseillers et de leur déléguer un peu de leur autorité.

La fin est aussi un commencement, puisque l’on assiste au couronnement d’Arthur, qui est dit régner longtemps en Angleterre. Ce qui me donne encore plus envie de (re)lire l’histoire de ce roi mythique !

 

En définitive, un bon livre pour apprendre les origines de Merlin, intéressant à lire, malgré des répétitions et une longueur dus à une traduction de l’ancien français.

J’arrête de râler ! de Christine Lewicki

Posté : 22 février, 2016 @ 7:29 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

J'arrête de râler Genre : Développement personnel, Pratique

Editeur : Pocket

Année de sortie : 2015 

Nombre de pages : 213

Synopsis : C’est un fait : nous râlons en moyenne 15 à 30 fois par jour … Si cela devient vite insupportable pour notre entourage, c’est finalement tout aussi énervant et fatigant pour nous-mêmes. Mais comment faire pour endiguer le phénomène ? Christine Lewicki a fait le pari d’arrêter de râler pendant 21 jours consécutifs ! Elle vous propose de relever le défi et de tourner le dos à ces frustrations et ces désagréments que le grognement engendre, pour retrouver sérénité, calme et plaisir de vivre. Une méthode simple en quatre phases, très efficace pour transformer son quotidien : se lancer le challenge ; en prendre conscience ; constater les premiers bénéfices et consolider ses acquis !

 

Avis : Je me dis depuis un moment que j’aimerais bien que quelque chose change dans ma vie, et, il y a quelques jours, alors que j’errais dans une librairie, je suis tombée sur ce livre, et je me suis dit que ce pouvait être un premier pas !

Comme la majorité de la population je pense, je râle plus ou moins souvent (plus que moins sans doute !). J’entends souvent mes proches me le dire, mais je ne me suis jamais demandée comment arrêter de râler. Ce livre est vraiment tombé pile poil au bon moment entre mes mains ! Bien sûr, ce n’est pas une solution miracle : les 21 jours consécutifs dont parle le livre peuvent arriver après une année de tentatives infructueuses ; également, l’auteure ne parle pas de voir la vie comme si on vivait dans le monde des Bisounours : le but n’est pas de se faire marcher dessus en ne râlant plus, mais au contraire, d’agir face à ce qui nous frustre. Le fait de râler ne sert strictement à rien, puisqu’il ne change rien du tout ; il prive de l’action, on se défoule et c’est tout, rien ne vient. Ici, l’auteure propose de remplacer le fait de râler, complètement stérile, par une nouvelle vision du monde, mais aussi par une action. Pour cela, une démarche est formulée ; ne plus râler devient aussi une façon de se libérer de toutes les mauvaises ondes que l’on porte en soi, et que l’on se crée seul aussi parfois. Egalement, le fait de mettre fin à cette mauvaise habitude peut avoir un impact sur les personnes qui se trouvent autour de nous.

L’auteure donne de nombreux exemples de situations où elle râlait, et, pendant le challenge, où elle se rendait compte qu’elle était sur le point de râler. Les commentaires d’internautes permettent également de montrer les progrès ou la façon de vivre le challenge, ce qui, je trouve, apporte quelque chose en plus au livre : on se dit que, pour nous aussi, c’est possible si l’on fait des efforts. Des illustrations proposent deux types de réaction pour plusieurs scènes : râler, ou voir les choses autrement, ne pas se laisser aller à dramatiser, à se morfondre, à se plaindre et à voir tout du mauvais côté. Des citations de plusieurs auteurs (Dalaï-Lama, Platon, Aristote, mais aussi des auteurs beaucoup moins connus que j’ai découverts ici) parcourent le livre, et sont un peu comme un leitmotiv pour nous encourager à nous lancer le défi. A de nombreuses reprises, en effet, on se rend compte que le fait d’arrêter de râler est difficile, parce que c’est devenu une habitude bien ancrée ; tous les jours, on le fait sans s’en rendre compte, par automatisme ; aussi on prend conscience que mettre fin à cette mauvaise habitude change énormément de choses dans la vie. Notre vision complète est modifiée, notre façon d’affronter les choses, de prendre des décisions, de vivre en communauté. Je ne pensais pas que cela pouvait avoir autant d’impact sur notre manière de vivre. L’auteure m’a ainsi vraiment donné envie de me lancer dans le défi qu’elle propose : j’ai déjà adopté le bracelet, qui danse toute la journée !

Enfin, est présente à la fin du livre une petite bibliographie très intéressante, qui permet d’approfondir le sujet (pas du fait de râler, mais de vivre sans mauvaises ondes).

 

En définitive, un livre qui donne envie de se lancer dans le défi, qui nous fait prendre conscience que râler n’est pas qu’une sale habitude, que ça affecte notre façon de voir la vie, mais aussi nos proches, qui subissent nos crises. Je compte bien arriver à ne plus râler, même si cela doit me prendre beaucoup de temps !

On ne meurt qu’une fois et c’est pour si longtemps de Patrick Pelloux

Posté : 20 février, 2016 @ 9:13 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

On ne meurt qu'une fois et c'est pour si longtemps Genre : Biographie

Editeur : Robert Laffont

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 223

Synopsis : Délaissant momentanément nos maux contemporains, qui forment son quotidien de médecin urgentiste, Patrick Pelloux se penche ici sur de curieux patients : quasi morts, et tous illustres. Et si leur agonie en disait plus sur l’époque que l’époque elle-même ? Partant de cette intuition, Patrick Pelloux s’est lancé dans une recherche inédite, à la fois médicale et historique : retracer les derniers moments de ces personnalités qui ont fait l’Histoire. Le résultat en est une trentaine de chroniques – de Jésus à Churchill -, écrites d’une plume aussi précise qu’un bistouri. On y croise des rois, bien sûr (Charles IX, Henri IV, Louis XIV), des révolutionnaires (Danton, Robespierre), un résistant (Jean Moulin), une savante (Marie Curie), mais aussi des soldats (à Waterloo ou le 6 juin 1944), des écrivains (La Fontaine, Voltaire, Zola), des saltimbanques (Molière, Laurel et Hardy), et même un canard (Saturnin) et un faux philosophe. Au gré des époques, une promenade passionnante au chevet des grands hommes.

 

Avis : Je m’intéresse beaucoup à l’histoire, et je m’attendais à en apprendre plus sur la mort des grands hommes présents dans ce livre.

En réalité, ce n’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais, et je m’en suis rendue compte dès l’introduction de l’auteur, dans laquelle il nous raconte comment l’idée de ce livre lui est venue. Je sais que Patrick Pelloux est médecin, mais je n’avais pas pensé qu’il raconterait les morts qu’il expose ici de cette façon. Ce sont les maladies, ou, en tout cas, les problèmes de santé, ayant entraîné la mort qui sont ici décrites, avec parfois des détails dont je me serais bien passée, notamment quand l’auteur parle des rois. La médecine de l’époque se contentait d’appliquer les préceptes des Anciens (grecs surtout), d’observer, de saigner, mais jamais de soigner ! Il est facile de comprendre pourquoi Molière se moquait des médecins, ou Churchill se méfiait d’eux : leur incompétence frise parfois l’indécence. Pour leur défense, on ne peut pas comparer leurs moyens et ceux que les médecins d’aujourd’hui ont à leur disposition : Patrick Pelloux est capable de décrire les maladies ou problèmes dont sont atteints les rois ou autres, comme la tuberculose, ou l’AVC ; à l’époque, les médecins ne savent pas les diagnostiquer et encore moins les guérir ! En parlant de descriptions, certaines sont vraiment horribles, surtout celles des rois et de Staline. Les autres le sont aussi, mais moins par le détail que par le contexte. L’auteur a réussi à nous faire partager des sentiments, même à travers les récits de fin de vie de grands personnages : d’abord parce que l’impuissance de certains patients est perceptible, et cela fait mal au cœur ; ensuite, parce que le lecteur sent quand l’auteur admire la personne, et quand il la hait. Certains passages sont assez émouvants, comme celui de La Fontaine, ou de Churchill. D’autres montrent aussi l’immortalité de certains par leurs œuvres, comme Beethoven, Balzac et Flaubert, ou leur solitude et leur abandon au moment de partir. Certaines morts sont particulièrement cruelles, comme celle de Camille Claudel, pratiquement toutes sont douloureuses. Comme je le disais, la haine est elle aussi perceptible, notamment avec certains rois et Staline. De plus, ce livre n’est pas qu’une suite de descriptions de maladies : à travers lui, on apprend également de petites choses, des anecdotes, la façon de vivre de l’époque. Enfin, l’humour décapant de l’auteur est toujours présent, même pour parler de sujets qui ne prêtent pas à rire. Cela détendait l’atmosphère, c’était très bienvenu ! Cela évite sans doute au lecteur de finir par tomber dans la parano face à tant de douleurs !

 

En définitive, un bon livre intéressant sur la fin de grandes personnalités qui eurent, pour la plupart, des morts douloureuses.

12
 

Baseball fans gather zone |
Eaudefiction |
Ici même |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Kpg1221gpk
| Elenaqin
| la saltarelle des baronnes