Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour novembre, 2015

Tag « Blogger Recognition Award »

Posté : 30 novembre, 2015 @ 11:28 dans Tag | 6 commentaires »

Blogger Recognition Award

Les règles du Tag :

_Remercier la personne qui vous a nominée

_Ecrire un post contenant une brève histoire de votre blog

_Donner un ou deux conseils pour de nouveaux blogueurs

_Sélectionner 15 autres blogs à qui vous souhaitez donner le prix

_Informer les nominés avec un lien vers les détails de la nomination

 

Merci beaucoup à La Librosphère de m’avoir nominé pour ce tag ! Je n’en fais pas souvent, mais c’est un plaisir d’y répondre !

 

Histoire de mon blog : J’ai voulu commencer mon blog en 2012 après avoir été transportée par la lecture du tome 4 de L’Héritage par Christopher Paolini, mais je n’ai pas fait de chroniques régulières parce que je ne savais pas vraiment comment m’y prendre. J’avais peur de trop en dire, ou pas assez, je ne savais pas comment aborder le livre, et en parler pour donner envie à d’autres de s’y intéresser. J’ai donc laissé un peu tomber après trois chroniques. Puis, je me suis inscrite sur Livraddict, et je me suis rendue compte que beaucoup de gens faisaient des chroniques, donnaient leur avis pour intéresser d’autres lecteurs potentiels, ou simplement pour parler littérature. Je m’y suis donc remise, et, depuis, je tiens régulièrement mon blog, faisant la chronique du livre que je lis dès que possible. Mes lectures sont très variées, j’utilise donc des mots-clé pour permettre à ceux que ça intéresse de retrouver rapidement leur genre préféré. De plus, je me suis vraiment habituée aux chroniques : elles me permettent de garder une trace de ce que je lis, de me souvenir de mes coups de cœur, mais aussi des livres que je n’ai pas aimés, et pourquoi. Souvent, elles me donnent envie de les relire, mais j’essaie de résister pour découvrir de nouvelles œuvres !

Quelques conseils : Ne vous découragez pas parce que vous n’avez pas beaucoup de visites ; au fur et à mesure des chroniques, le blog devient de plus en plus visible. Pas la peine non plus de se forcer à lire, c’est totalement contre-productif ! Que vous lisiez vite ou pas, ce n’est pas ce qui importe !

Nominations :  Je nomine EmyBenson, La Tête dans les livres, Selvegem, et Instant-Lecture

Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier

Posté : 30 novembre, 2015 @ 11:19 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

Vendredi ou les limbes du PacifiqueGenre : Classique

Editeur : Folio

Année de sortie : 1989

Nombre de pages : 254

Synopsis : Tous ceux qui m’ont connu, tous sans exception, me croient mort. Ma propre conviction que j’existe a contre elle l’unanimité. Quoi que je fasse, je n’empêcherai pas que, dans l’esprit de la totalité des hommes, il y a l’image du cadavre de Robinson. Cela suffit – non certes à me tuer – mais à me repousser aux confins de la vie, dans un lieu suspendu entre ciel et enfers, dans les limbes en somme … Plus près de la mort qu’aucun autre homme, je suis du même coup plus près des sources mêmes de la sexualité.

 

Avis :  Ce livre ne me tentait pas du tout au début ; je n’ai jamais vraiment été attirée par les histoires sur des îles désertes. Mais je me suis laissée tenter !

J’ai été assez surprise par ma lecture. D’abord, je m’attendais à une écriture plus alambiquée, moins abordable. Je l’ai trouvé excellente, claire, et elle portait bien la philosophie du livre. Quant au scénario, mes doutes sont levés : j’ai aimé l’histoire de cet homme qui doit se perdre pour se retrouver, et qui va comprendre la portée du temps et de la vie seul sur une île pendant de longues années. Bien sûr, ce livre est une réécriture de Robinson Crusoé, qui se trouve dans ma PAL depuis un moment maintenant, et que j’avais déjà envie de lire. Ne l’ayant pas fait, je ne peux pas encore comparer les deux romans, et voir leurs similitudes et leurs dissemblances. On retrouve, évidemment, les personnages de Robinson et Vendredi, que l’on connaît d’une manière ou d’une autre, comme l’histoire en général. Ici, elle est pourtant remaniée, et l’auteur y apporte quelque chose de neuf. En raison de sa solitude, Robinson va passer par plusieurs stades, bien mis en contraste dans le livre, et va peu à peu se rapprocher des origines, et de la terre, sa mère nourricière. J’ai vraiment dans l’histoire, jusqu’à l’arrivée de la sexualité : j’ai trouvé ça vraiment étrange, même si les explications que le personnage donne se tiennent. C’est un véritable retour à l’origine, presque un retour à une mythologie pour un homme perdu dans un monde qu’il apprivoise. Il est vrai que le parcours de Robinson est chaotique : il tente de s’en sortir de différentes manières, de ne pas sombrer dans la folie, de décider de s’y complaire, de tenter de voir le bon côté des choses, de regretter ce qu’il avait construit et qui n’est plus. Ses efforts sont constants, soit pour garder une attache à sa civilisation, soit pour rester simplement humain, et ne pas complètement devenir animal. A un moment donné, un renversement se fait, et celui-ci est amorcé par l’arrivée de Vendredi. Il est tellement différent de Robinson que l’on peut penser, à première vue, qu’ils ne pourront jamais s’entendre, et que leurs relations seront difficiles. Des tensions existent, et des manières très ingénieuses sont trouvées pour les désamorcer. La nature est, évidemment, très importante ici : le personnage principal effectue un retour, d’abord forcé, aux sources. Il découvre un monde qu’il ne soupçonnait pas, et un nouvel homme en lui. La terre sur laquelle il s’est échoué n’a pas de nom, mais, s’il fait des efforts, et s’il ouvre les yeux, elle lui fournit ce dont il a besoin pour vivre … tout, sauf de la compagnie humaine.

Robinson, personnage principal, évolue énormément au fil des pages, et ceci est visible notamment avec le journal de bord, qu’il tente de tenir régulièrement afin de consigner les avancements de sa pensée. On dirait presque que le personnage fait le deuil de sa vie précédente : il se laisse sombrer dans la tristesse et le désespoir, avant de nier sa condition de naufragé en tentant de conserver des traces de sa civilisation sur l’île. Il finit par admettre que cela ne sert à rien, que ça frôle même l’absurde parfois. De marin, l’homme passe par bien des « métiers » : général, gouverneur, berger, administrateur. Il finit par devenir sage, et philosophe véritablement lorsqu’il s’interroge sur le temps, la vie, la mort, et l’importance d’autrui pour soi-même. Vendredi, quant à lui, représente la joie de vivre. Il semble pouvoir s’accommoder de tout ; semble seulement, car l’esclavage ne fait que montrer à son maître que la liberté est faite pour lui. Ce personnage est, comme le dit Robinson, « éolien » : l’air est très important pour lui, ainsi que la nature, qu’il respecte, mais de laquelle il prélève ce dont il a besoin sans remords. Il ne fait que rire, et s’adonner à des loisirs qui causeront une destruction irrécupérable. D’autres personnages sont présents dans ce livre, comme Tenn, affectueux et joueur, le capitaine Van Deyssel, prophète de ce qui arrivera à Robinson, les membres d’équipage du Whitebird, qui rappelle à Robinson sa vie passée, les Araucans, tribu d’où est issu Vendredi.

Une réflexion sur le temps est menée ici avec brio par l’auteur. Robinson ne le voit d’abord pas passer, et ne s’en préoccupe pas. Loin de toute société, il lui échappe, et quand il tente de le rendre tangible, il sait qu’il peut l’arrêter à tout moment, le suspendre quand il le désire. Seul sur l’île, Robinson est maître du temps. Il est également celui de la vie, qu’il contrôle complètement : s’il le veut, il peut complètement détruire l’île, comme il peut tuer Vendredi et lui-même. Mais la réflexion la plus profonde est celle qui évoque autrui. Seul, Robinson n’existe pas, parce que personne ne le voit exister. Aucun œil ne lui renvoie son reflet : c’est ainsi qu’il perd tout. Sans autrui, pas de société, pas de moi, parce que pas de toi, pas de nous. Nous vivons aussi par l’autre, et c’est pour cette raison que nous ne pouvons vivre sans lui. La folie est proche pour Robinson quand il est seul : il tente de se ressaisir, mais se demande à quoi tout cela peut lui servir : autrui n’est pas là pour voir, pas là pour récompenser ou pour blâmer. Les récoltes qu’il peut obtenir, elles sont trop volumineuses pour lui seul, et vont pourrir sans autrui. Vendredi sauve Robinson de sa solitude : cela les lie indubitablement.

La fin m’a un peu surprise : je ne m’attendais pas à ça de la part de Vendredi. La décision de Robinson était logique, comme celle d’un autre personnage. Tout recommence, l’histoire de l’ermite n’est pas terminée, même si le lecteur ne la lira pas.

 

En définitive, un très bon roman philosophique, qui nous fait réfléchir, et nous renvoie une image neuve de nous-mêmes.

Stabat Mater Furiosa de Jean-Pierre Siméon

Posté : 23 novembre, 2015 @ 9:06 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 4 commentaires »

Stabat Mater Furiosa Genre : Théâtre

Editeur : Les Solitaires Intempestifs

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 62

Synopsis : Stabat Mater Furiosa, cri solitaire d’une femme qui se révolte contre la guerre et la violence, fut montée pour la première fois en 1999 par Christian Schiaretti. Depuis plus de soixante mises en scène ont été réalisées en France. Cette pièce d’un poète venu au théâtre a été traduite en huit langues et jouée dans quatorze pays. 

« on n’entend pas le pas d’un homme

qui va à son travail

et quand un homme court vers ce qu’il aime

c’est son souffle qu’on entend

mais quand la foule des guerriers se met en chemin

c’est son pas d’abord qu’on entend

son pas qui martèle

oui les coups de marteau sur la terre

le pas qui frappe et qui dit je suis là je suis partout »

 

Avis :Je n’avais jamais entendu parler de ce livre avant qu’un de mes professeurs l’année dernière n’en lise un extrait en cours …

un extrait qui m’avait retournée, après les attentats contre Charlie Hebdo. C’était le passage où la prière commence. En effet, la femme qui parle prie la vie, et s’adresse à « l’homme de guerre ». C’est un cri, un désespoir, mais surtout de la colère que l’on ressent à travers lui. Une colère qui enfle, qui indigne, qui donne envie de hurler. Une colère que l’on comprend, que l’on sent nous aussi car elle est la nôtre. Cette femme dénonce la guerre, son oppression, sa boucherie, son horreur, et le manque de responsabilités des « hommes de guerre », qui considèrent que ce n’est pas leur faute, que ce devait être fait, qu’ils n’y peuvent rien, que la guerre, c’est la guerre, et que cela entraîne des dégâts. Et elle se moque d’eux, et elle les rabaisse, et elle les force à ouvrir les yeux sur ce qu’ils ont fait, à assumer leurs horreurs, à arrêter de se déculpabiliser. Elle évoque les enfants, les « hommes de guerre » de demain, ceux qui prendront la relève si on ne les éduque pas bien. A travers cette dénonciation, elle prône le sentiment, le cœur, l’humain. Elle veut que l’on se souvienne toujours de la Seconde Guerre mondiale pour ne jamais la reproduire.

La première fois que j’ai entendu cette œuvre, je pensais que c’était un long poème en vers libre. Je n’ai découvert qu’en achetant le livre que c’était une pièce de théâtre, et j’en ai été très surprise. L’écriture de l’auteur est tout à fait poétique ; je ne parle pas de codes comme celui de la rime, mais d’un vers complètement libre et déstructuré, qui correspond tout à fait au sujet abordé. On ressent la lecture, chaque mot a un poids qui nous reste. Je vous conseille une lecture à mi-voix ou à voix haute pour vous rendre compte de toute la portée du texte : il en est d’autant plus bouleversant. De plus, il a été écrit pour être dit, donc ne vous en privez pas !

Cette pièce de théâtre sonne tristement actuelle. La femme ne comprend pas, et la plupart d’entre nous n’ont plus. Elle est notre propre reflet, elle est nous depuis quelques jours, mois, années. Elle ne comprend pas la guerre, et nous ne la comprenons pas non plus, surtout pas celle qui se présente aujourd’hui, sous une nouvelle forme, avec des nouveaux codes. L’intention même n’est pas comprise : c’est un tourbillon de violence sans ordre ni but, que l’on regarde impuissants, que l’on appréhende. On ne peut que se sentir concerné par ce livre, bouleversé par sa réalité.

 

Un vrai coup de cœur, qui nous fait découvrir un auteur à l’écriture poétique qui nous renvoie comme un miroir nos propres pensées.

La Fin des temps de Haruki Murakami

Posté : 23 novembre, 2015 @ 1:40 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

La Fin des temps Genre : Fantastique

Editeur : Points

Année de sortie : 2004

Nombre de pages : 534

Synopsis : Le narrateur, un informaticien de très haut niveau, qui effectue des missions spéciales, apporte un jour sa collaboration à un vieux savant dont le laboratoire se situe dans les sous-sols obscurs d’un immeuble. Dès lors, il est entraîné dans une aventure terrifiante. Parallèlement à ce Hard-boiled wonderland, interviennent en alternances les chapitres de La Fin des temps : le narrateur se trouve prisonnier d’une ville onirique, peuplée de licornes au pelage doré. Les deux intrigues se rejoindront finalement. De même que son personnage flirte avec d’anodines jeunes filles, Haruki Murakami courtise ici le mythe – ce qui nous vaut une fable d’une prenante étrangeté.

 

Avis : C’est le premier livre de Haruki Murakami que je lis, et j’attendais de le lire depuis un moment. Je m’étais fait tout un avis dessus avant même de le commencer, avis qui m’a peut-être empêchée d’entrer tout de suite dans le livre.

En effet, j’ai eu du mal au début : je trouvais l’histoire trop étrange, et très éloignée de l’idée que je m’en étais faite. Je m’attendais à un univers un peu féerique, qui se mêlerait peu à peu au monde réel. J’ai donc eu peur de ne pas aimer du début à la fin. Dans ce livre, l’histoire est double, ce qui la rend originale, mais déroutante. Le lecteur ne voit pas tout de suite le lien entre les deux, puisqu’il se fait au fur et à mesure de la lecture. C’est un véritable emboîtement ingénieux auquel on ne s’attendait pas, qui montre tout le talent de l’auteur. L’étrangeté est continue dans ce livre. Je l’ai d’abord trouvé dans la vie même du personnage principal, celui qui se trouve dans « Le pays des merveilles sans merci », dans sa façon de vivre et d’appréhender la vie. Il m’a semblé qu’il était assez résigné, qu’il ne se battait pas vraiment, parce qu’il pensait que c’était perdu d’avance. Ensuite, elle se trouve dans le second monde, où le narrateur ne comprend pas ce qui lui arrive, et doit faire des choses qui ne semblent pas avoir de but précis. La perte est le thème le plus important du livre. J’y ai un peu vu l’utopie d’un retour à ce que l’on a perdu dans ce qui arrive au narrateur, même si les retrouvailles ne sont pas claires. Cela mène à une réflexion sur la vie, le cœur, la perfection, la perte, et la mort, sur l’inutilité du matériel, et l’importance du spirituel et des sentiments. En effet, le monde de « La fin du monde » semble froid parce qu’il n’y existe pas de sentiments. Il est dur de s’imaginer vivre dans un monde pareil, où l’existence n’a pas de but, où l’amour n’est pas. C’est ici que semble principalement se trouver le fantastique, mais un fantastique qui ne serait pas vraiment réel, avec des licornes, des « vieux rêves », et des murs qui empêchent les habitants de la ville de fuir. Quand au monde « réel », il entre lui aussi dans le fantastique, avec un certain objet, ainsi que des créatures terrifiantes, mais aussi dans la science-fiction et l’absurde, notamment avec ce qui arrive à l’appartement du narrateur et qu’il ne comprend pas. La SF est présente avec l’histoire du cerveau du narrateur, de sa conscience, et de l’informatique, qui a pris une tournure assez radicale. Ce monde donne au lecteur une impression d’irréalité, tout comme celui de la fin du monde. Je ne m’imagine pas du tout la vie réelle de cette façon. Autre chose : la nourriture a une place relativement importante, dans la mesure où une des filles est grosse, et l’autre mange comme quatre sans prendre un gramme. Parfois, j’ai eu faim rien qu’à lire certaines pages ! Enfin, le narrateur donne quelques références musicales et littéraires que j’ai appréciées !

L’écriture m’a semblé un peu répétitive, je me suis dit que ce devait être un problème de traduction. Elle est également poétique parfois  surtout quand le narrateur parle de sentiments et de perte. Elle est également spontanée, dans le sens où elle dit les choses telles qu’elles sont, sans passer par quatre chemins.

Concernant les personnages, le narrateur du monde « réel » mène une vie étrange, et possède des pensées bien à lui. J’ai trouvé que l’auteur avait su en faire un être unique qui ne ressemble à personne. Il n’a pas de prénom, ce qui est assez déroutant. Sa vie tourne aussi du sexe et de l’alcool mais cela semble cacher le sentiment de perte qu’il ressent. Pour lui, il ne fait que ça : perdre tout ce qu’il a possédé, jusqu’à sa propre vie, jusqu’à sa dignité. Il a également un métier qui semble réel dans notre monde, informaticien, mais il utilise des techniques futuristes assez effrayantes. Le lecteur peut avoir l’impression qu’il aime la vie, sans en profiter à fond. Le narrateur de la fin du monde, quant à lui, ressent également un terrible sentiment de perte : ses souvenirs ont été effacés, on lui a arraché une partie de lui-même, et il comprend peu à peu que les gens autour de lui ne peuvent pas ressentir l’amour dont lui a tant besoin. Il est aussi partagé entre l’envie de quitter la ville, et celle d’y rester à jamais, en paix, sans sentiments négatifs, même si cela implique l’absence de leur contraire. D’autres personnages évoluent dans ce livre, comme la « grassouillette« , qui est régulièrement appelé de cette façon par le narrateur. Une fille sans gêne, intelligente, qui a l’habitude de contrôler sa vie. Elle est un peu trop spontanée, sympathique, mais parfois un peu agaçante. Son grand-père est celui qui a mis en marche toute l’histoire. Il m’a semblé hallucinant : c’est un génie, mais il ne semble avoir aucune responsabilité scientifique. Il ne se rend compte que trop tard que ce qu’il fait peut coûter la vie à beaucoup de gens. Par là, ce livre montre à la fois les dégâts de la science sur l’homme, et les avancées qu’elle pourrait lui faire faire. J’ai trouvé la fille de la bibliothèque attachante, sans tout à fait savoir pourquoi : sans doute parce qu’elle a l’air d’avoir besoin d’amour, qu’elle semble fragile mais forte, qu’elle est intelligente et réfléchie, et qu’elle travaille dans une bibliothèque !

La fin est rapide et prévisible, annoncée. Elle m’a semblé efficace, mais aussi un peu frustrante. Les personnages ont-ils réussi ce qu’ils voulaient accomplir ? Qu’est-il finalement arrivé au narrateur ?

 

En définitive, un bon roman, le premier de Murakami que je lis. J’aimerai en découvrir d’autres, en espérant tout de même qu’ils soient un peu moins étranges !

Secrets d’Histoire, tome 3 de Stéphane Bern

Posté : 16 novembre, 2015 @ 2:21 dans Avis littéraires | 4 commentaires »

Secrets d'Histoire Genre : Historique

Editeur : France Loisirs

Année de sortie : 2014

Nombre de pages : 351

Synopsis : Complots politiques, affaires de mœurs, coups de théâtre … Stéphane Bern plonge au cœur de l’Histoire et de ses insondables mystères. Il nous entraîne aujourd’hui, à travers trente des plus grandes intrigues des siècles passées, sur les pas de héros magnifiques ou déchus. Découvrez l’ombre du Roi-Soleil ou le visage plus démoniaque d’Isabelle la Catholique, l’opportunisme d’un Talleyrand ou d’un Victor Hugo, le rôle tenu par les femmes du secret comme Roxelane, Marie Leczinska ou Eva Braun, les disparitions troublantes de Gabrielle d’Estrées et d’Alexandre Ier de Russie, en passant par les couloirs du Louvre, de l’Elysée et de la chapelle Sixtine, qui ont tant à révéler … Dans les coulisses du temps, là où se sont jouées les intrigues de palais et les luttes de pouvoir, Stéphane Bern parcourt les âges et pénètre les arcanes les plus obscurs de notre patrimoine culturel, pour faire de la grande Histoire le plus fascinant des romans.

 

Avis :Ce livre promettait encore de bonnes « leçons » d’Histoire sur les mystères de ses grandes figures, ou de ses événements incontournables.

Pourtant, j’ai commencé ce livre en juin, et je ne le finis que maintenant. Peut-être n’était pas le moment pour moi de lire ce livre, peut-être avais-je besoin d’un autre type de lecture. Toujours est-il que les histoires présentaient ici sont très intéressantes ; ce sont des personnages, comme Soliman le Magnifique ou Charles VI, que l’on connaît moins, donc peut-être que je me suis sentie moins « concernée » dans le sens où je ne m’étais jamais posée de questions sur ce dont nous parle Stéphane Bern. On apprend donc encore beaucoup de choses, sur des inconnus, ou des « héros », sur des objets ou des monuments aussi, comme le Saint-Graal, le Taj Mahal ou la Tour Eiffel. De plus, l’auteur ne se concentre pas sur un pays en particulier, mais parle de pays et d’époques différents, ce qui est d’autant plus enrichissant ! Encore une fois, dans ses articles, Stéphane Bern nous propose plusieurs théories sur la question posée, et nous montre celles qui ne collent pas, celles qui sont les plus vraisemblables, celles que l’on juge vraies. Les arguments nous sont donnés et le lecteur doit se poser les mêmes questions que les historiens pour tenter de comprendre (sans toujours tomber juste) ce qui s’est réellement passé.

Concernant les articles consacrés à l’époque moderne, j’ai également appris beaucoup, notamment avec Eva Braun et la théorie sur la mort d’Hitler présentée à la fin de cet article, mais aussi sur la libération de Paris, ou sur Einstein. Grâce à ce genre de livres, on voit vraiment l’histoire avec un regard neuf, ou sous un angle auquel le lecteur n’avait pas pensé, ce qui permet de faire des découvertes et de poser de nouvelles questions ; en effet, la plupart des énigmes ne sont pas résolues, et donnent envie d’en savoir plus !

Le lecteur voit également des personnages historiques assez différemment, sans doute de façon moins flatteuse que d’ordinaire, comme Victor Hugo, Talleyrand, ou le Général de Gaulle. Egalement, ce livre met sur le devant de la scène des personnages restés dans l’ombre, comme Eva Braun, ou Roxelane. Ont également été présentés des figures historiques dont je ne savais rien, comme Wu Zetian ou Christine de Suède, et d’autres dont j’avais simplement entendues parler, comme Gabrielle d’Estrées ou Isabelle la Catholique. Il m’a semblé que les femmes étaient très représentées dans ce tome, avec, en plus de celles qui ont déjà été citées, Marie-Caroline de Naples, Marie de Médicis (avec les Concini), Marie Leczinska et la duchesse de Choiseul-Praslin, femmes dans l’ombre ou dans la lumière, oubliées ou très connues, et qui ont toutes marquées l’Histoire de façon différente. J’ai beaucoup aimé découvrir leur vie, leur tempérament souvent ; beaucoup moins leur soumission et leur humiliation.

Petit bémol : j’ai trouvé, et cela m’a surprise, pas mal de fautes dans l’édition que je possède. Les erreurs d’inattention arrivent, mais des correcteurs sont normalement là pour les effacer.

 

En définitive, un bon Secrets d’Histoire dans lequel on apprend encore beaucoup sur différents pays et époques !

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