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I found myself in Wonderland.

Oeuvre poétiques : Sonnets, Elegies, Débat de Folie et d’Amour de Louise Labé

Classé dans : Avis littéraires — 2 août 2015 @ 21 h 58 min

Oeuvres Genre : Poésie

Editeur : GF

Année de sortie : 1998

Nombre de pages : 268

Synopsis : « Le plus grand plaisir qui soit après l’amour, c’est d’en parler. » Nul n’en a mieux parlé, et plus intensément, que cette « Belle Cordière » dont le Débat, les Elégies et même les Sonnets sont encore injustement méconnus. Ses contemporains ne s’y étaient pourtant pas trompés, qui avaient vu en elle une autre Sapho, capable de créer un nouveau langage poétique. Cette édition moderne des Oeuvres complètes (la seule à comprendre les Ecrits de l’originale) permettra de jeter un regard neuf sur l’un des plus grands poètes de la Renaissance.

 

Avis :  J’ai entendu parler de Louise Labé en cours de philosophie, à propos de l’Amour, et j’ai récemment lu L’Amant de Mireille Sorgue, auteure qui voulait remettre cette poétesse à l’honneur. Et, comme par hasard, mon programme de l’année prochaine inclut Louise Labé ! C’était un signe !!

L’auteure nous offre de très beaux poèmes sur l’amour, nous parlant des sentiments contradictoires qu’il fait naître en nous : l’on se sent bien, l’on se sent mal, on souffre, on est heureux, on pleure, on rit, on sourit. L’Amour est si complexe qu’il est difficile de dire ce que l’on ressent ; j’ai trouvé que Louise Labé, pourtant, y arrive très bien. Elle transmet très bien les attentes, les espoirs et les douleurs liés à l’amour, mais elle garde tout de même une certaine pudeur, une retenue dans ses vers. Son écriture est très belle, elle est harmonieuse et mélodieuse, et l’ancien français ne gêne pas la lecture tant que ça. Quelques notes aident si l’on ne comprend pas le sens d’un mot ou d’une expression. L’auteure dit ce que l’on n’ose dire, ou même s’avouer.

Il n’y a pas que des poèmes dans ce livre. Est également présent un Débat de Folie et d’Amour, que j’ai vraiment aimé. L’on comprend vraiment que l’Amour est lié à la Folie, qu’ils sont inséparables : certains ont déjà pu le constater dans leur histoire d’amour. La mise en scène que l’auteure effectue, chez les Dieux de l’Olympe, est très bien trouvée, et plonge le lecteur dans l’histoire qu’elle veut nous raconter, une espèce de procès qui oppose Folie et Amour. De plus, elle y place tout un tas de références (de preuves peut-on dire) liant le Dieu à la Déesse. Le recueil s’ouvre avec cette « pièce », et je pense que cela met le lecteur dans de bonnes dispositions pour la suite.

Après les poèmes de Louise Labé, le lecteur peut trouver des hommages de poètes du temps de la poétesse, ainsi que des poèmes qui lui sont attribués, et des « regards » sur l’auteure, par exemple, un poème de Marceline Desbordes-Valmore, un autre d’Aragon, et une fable de La Fontaine, que j’avais déjà lue, et que j’aime beaucoup. J’ai vraiment aimé lire ces auteurs à propos de l’œuvre de Louise Labé, cela met le recueil en perspective !

 

En définitive, un bon recueil de poèmes, qui nous fait découvrir une poétesse injustement inconnue, et qui nous parle de l’amour comme jamais personne ne l’a fait. Je le conseille aux amoureux !

2 commentaires »

  1. LaLibrosphère dit :

    J’ai étudié des poèmes de Louise Labé pour le bac français et j’ai d’ailleurs été interrogée sur cette auteure à l’examen. J’en garde de bons souvenirs, j’aime beaucoup la manière dont elle écrit et laisse paraitre les émotions. Belle chronique en tout cas, comme toujours ! :)

    • redbluemoon dit :

      J’aime beaucoup également sa manière d’écrire, elle fait partie des poètes que je relirais avec plaisir :) Merci beaucoup !! :D

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