Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

L’Héritage Boleyn de Philippa Gregory

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 31 juillet 2015 @ 10 h 23 min

L'Héritage Boleyn Genre : Historique

Editeur : Archipoche

Année de sortie : 2011

Nombre de pages : 538

Synopsis : 1539. Henri VIII d’Angleterre épouse Anne de Clèves – faire alliance avec les Protestants est d’une importance stratégique. D’abord éblouie par les fastes de la cour, la nouvelle reine se sent vite prise au piège. Et surtout menacée par la très jeune Katherine Howard, nièce de l’ambitieux Thomas, duc de Norfolk … Faisant suite à Deux sœurs pour un roi, où Philippa Gregory racontait avec brio la rivalité de Marie et Anne Boleyn, L’Héritage Boleyn plonge à nouveau le lecteur dans les coulisses de la cour du monarque le plus craint de son temps.

 

Avis : J’ai lu Deux sœurs pour un roi il y a un moment maintenant, et je me souviens avoir vraiment adoré ! J’ai également lu The Constant Princess sur Catherine d’Aragon (adoré également). Je me suis donc dit que la suite ne pouvait pas me décevoir ! De plus, je trouve la couverture magnifique, et le titre assez ironique.

Petite précision avant de vraiment commencer : je lis la saga des Tudor dans l’ordre chronologique des événements qui surviennent dans les livres, pas dans l’ordre de publication. Quand je parle du premier tome de la saga, je parle de The Constant Princess. Je considère donc ce livre comme le troisième tome.

La Cour est un monde cruel ; depuis le premier tome, le lecteur l’a découvert. Et rien ne change dans ce nouveau volume. La nouvelle reine va bientôt découvrir que les amis n’en sont pas lorsque l’on séjourne en Angleterre sous Henri VIII. Le lecteur assiste ici aux événements qui ont suivi la mort d’Anne Boleyn (relatée dans le second tome) et celle de Jane Seymour. Le souverain recherche une quatrième épouse et laisse un de ses plus proches conseillers la choisir : Thomas Cromwell, qui privilégie donc Anne de Clèves. Dans les tomes précédents, le lecteur n’avait qu’un seul point de vue sur la situation : celui de Catherine d’Aragon, puis celui de Marie Boleyn. Ici, trois femmes nous racontent la vie à la Cour : Jane Boleyn, que j’avais détesté et qui m’avait dégouté dans le second tome, mais qui ici, semble nous montrer un autre aspect de sa personnalité ; Anne de Clèves, la nouvelle reine qui découvre la Cour et le roi. Elle aime l’Angleterre, adopte immédiatement ce nouveau pays, mais sa première rencontre que son époux est désastreuse, et marque son destin ; Catherine Howard, une jeune fille, et même, une gamine, qui semble ne rien avoir dans la tête. Ces trois femmes sont les opposées les unes des autres, ce qui nous donne vraiment des visions différentes des personnages ou des événements qui surviennent. De plus, le lecteur est ainsi sur plusieurs fronts, il est un peu omniscient, et se rend facilement compte du piège qu’est la Cour et de la perfidie des courtisans. J’ai retrouvé dans ce tome ce que j’avais aimé dans Deux sœurs pour un roi : un savant mélange d’intrigues de Cour complexes, de trahisons stupéfiantes, d’adultère, de folie, de passion qui fascine le lecteur. Les excès du roi d’Angleterre sont hallucinants et le lecteur n’en croit pas ses yeux. Certaines scènes montrent bien que la Cour fait tout pour contenter le souverain, même lui mentir si cela est nécessaire. Tout le monde semble comploter contre tout le monde, même au sein des familles, et une femme à qui vous confiait un secret peut signer, le lendemain, un témoignage qui prouve que vous êtes une sorcière, ou que vous avez tenté d’assassiner le roi. Dans cet endroit où les lions côtoient les serpents, le but ultime de tout individu est le pouvoir et l’argent. Toute l’intrigue n’a été montée que pour cela. Le bonheur est exclu de la vie courtisane, tout comme la volonté, car il faut suivre celle du roi, que l’on soit courtisan, dame d’atour ou reine d’Angleterre. Le souverain a droit de vie et de mort sur quiconque vit dans son pays. Tout comme dans le tome précédent, le roi châtie comme bon lui semble, et certaines morts sont vraiment atroces … Le lecteur ne peut pas même imaginer ce que l’on doit ressentir, que ce soit pendant l’attente ou pendant l’exécution. Concernant l’écriture, le traducteur (et donc l’auteur je suppose) a fait l’effort d’employer un vocabulaire d’époque afin de vraiment faire plonger le lecteur dans l’Histoire. C’est également un plaisir d’imaginer les divers lieux traversés par les personnages. Aussi, il y a tant de rebondissements d’un chapitre à l’autre, tant de pression sur les différents personnages que le lecteur est captivé et ne peut reposer le livre avant de l’avoir fini !

Le premier personnage que l’on rencontre est Jane Boleyn, un personnage abject que j’ai en horreur depuis Deux sœurs pour un roi. Je n’avais même pas parler d’elle dans mon article : je voulais seulement l’oublier. Ici, le lecteur semble découvrir une nouvelle facette de cette femme. En effet, dans le tome précédent, il avait le point de vue de Marie ; dans L’Héritage Boleyn, Jane a une version tout à fait différente de ce qui s’est passé en 1536, lors de la condamnation de son mari George, et de sa belle-sœur, Anne. Elle semble vraiment se repentir et m’a fait mal au cœur (je l’ai même plainte parfois !) : elle ne cesse de répéter qu’elle aimait George, et elle se sent coupable tout en se disant qu’elle ne l’est pas tout à fait. Les fantômes des morts la hantent, la poursuivent même dans les couloirs des lieux où elle vit. J’ai trouvé ce personnage assez paradoxal : d’un côté, elle est indépendante, elle sait ce qu’elle fait, c’est une manipulatrice patentée, et elle n’a besoin de personne pour comploter ; d’un autre, elle se sent le jouet du duc de Norfolk à qui elle obéit, quoi qu’il lui dise. Elle pense d’ailleurs qu’il est responsable de la mort de son mari. Elle se pense une honnête femme (ou cherche-t-elle à s’en convaincre ?) et une alliée de choix. Elle connaît toutes les ficelles de la Cour, ainsi que le roi. Elle se sent importante et nourrit des espoirs de retrouver un jour une vie « normale ». Elle est convaincue qu’elle ne mourra pas exécutée car elle sert le roi comme personne. Anne de Clèves, la nouvelle reine choisie par Thomas Cromwell pour Henri VIII, m’a tout de suite été sympathique. Elle ne ressemble ni à Marie ni à Anne Boleyn, elle n’a rien de charnel, et les histoires de cœur ne semblent pas l’intéresser. Tout ce qu’elle veut, c’est remplir son devoir et profiter de sa nouvelle liberté. Elle m’a, elle aussi, fait mal au cœur quand elle imagine tout ce qu’elle peut faire pour l’Angleterre et pour ses sujets. Elle rêve sa vie de reine, et se retrouve bien bas lorsque l’humiliation arrive. C’est un personnage très courageuse (elle m’a un peu fait penser à Catherine d’Aragon), douce et gracieuse, digne d’être une reine, même si, à son arrivée, elle est qualifiée de laideron sans charmes. La Cour, qu’elle pensait raffinée, se trouve être un lieu à la fois discipliné, craintif et débauché. Elle mène les choses comme elle le peut, mais n’a aucun pouvoir sans l’appui du roi. Ce qui lui arrive par la suite est à la fois affreux et merveilleux : affreux parce que c’est une humiliation publique, aux yeux du monde entier ; et merveilleux parce qu’elle est la seule à bénéficier de ce traitement. Son manque de rancune m’a surprise, mais cela prouve simplement que c’est une femme d’exception. Catherine Howard m’a, dès le début, parue agaçante, une gamine stupide, égoïste et vaniteuse, qui ne pense qu’à ce qu’elle possède ! Ses seules qualités sont de reconnaître ces défauts, mais aussi d’être tout de même sensible parfois. Elle se rend compte des erreurs qu’elle a commises contre des personnes qu’elle appréciait. Elle veut avoir l’apparence d’une reine, veut se faire respecter par tous, mais ses frivolités et ses manières la montrent comme une catin. J’ai eu pitié d’elle à de nombreuses reprises, malgré mon agacement : elle aussi rêve à sa vie, et s’imagine que rien de mauvais ne peut lui arriver. Elle pense que tout ira bien pour elle et pour ses proches, qu’elle a de bons alliés, qu’elle aime, et que la vie est belle. Henri VIII est vraiment un roi fou, un enfant gâté qui fait des caprices et qui casse ses jouets dans un excès de colère. Il est craint de tous, est devenu laid, adipeux, horrible, et se pense encore beau comme dans sa jeunesse, frais et jeune. Il m’a fait froid dans le dos à de nombreuses reprises : la vie ne tient qu’à un fil entre ses mains, il joue avec elle comme il jouerait avec des boules pour jongler. Il est tellement horrible que je n’ai pas réussi à avoir pitié de lui. Le duc de Norfolk est le manipulateur par excellence, sans cœur et sujet à la colère quand ses ordres ne sont pas respectés. Il m’a vraiment dégouté par son manque de parole, d’honneur et de loyauté. Il utilise les gens comme ses pions et ne se préoccupe pas de ce qui peut leur arriver ensuite. Il rêve (lui aussi !) d’être puissant, et son ambition l’amène à faire des choses à sa famille qui font froid dans le dos. Le roi et lui sont la face, et le dos d’une même pièce : l’horreur déclinée à la Cour. Le lecteur rencontre d’autres personnages plus ou moins importants : Thomas Culpepper qui prend peu à peu de l’importance et qui connaîtra le courroux du roi ; les demoiselles de chambre de Catherine, des débauchées qui ne connaissent ni la loyauté, ni l’honneur ; tout un tas de courtisans et de demoiselles, mais aussi des personnages historiques qui, pour la plupart, finissent mal, comme Thomas Cromwell, Margaret de la Pole, Marie Tudor, Elizabeth Tudor, Edouard VI et autres.

Encore une fois, ce tome montre la documentation de l’auteure. Bien qu’il y ait sans doute des passages inventés, elle a fait des recherches approfondies et nous offre un roman complet qui fascine et captive le lecteur, qui se retrouve vraiment plongé dans l’histoire de l’époque. Elle nous offre des portraits des personnages qu’elle semble connaître, ce qu’elle invente pour lier les événements entre eux est tout à fait cohérent, et j’apprécie vraiment sa façon de nous apprendre l’histoire de l’Angleterre tout en nous permettant de lire un roman passionnant.

La fin est multiple, au vu des différents points de vue. Pour Jane, le lecteur la voit enfin sous son véritable jour, et ne peut que la mépriser de tout son cœur. La note de l’auteure la concernant ne m’a pas vraiment étonnée. Pour Catherine, la fin était évidente, même si elle ne s’y attendait pas. Elle est très choquante quand on sait pourquoi elle advient ! C’est Anne qui clôt le livre par une espèce d’épilogue bienvenu !

 

En définitive, ce livre est un coup de cœur, un excellent roman historique captivant, où l’on apprend énormément de choses et où l’on vit vraiment l’ambiance de la Cour. J’ai tout de même préféré Deux sœurs pour un roi, qui ne me semble pas pouvoir être égalé ! Je lirais sans aucun doute la suite de cette saga !

16 commentaires »

  1. seni dit :

    Et me revoilà pour commenter tes articles sur les romans historiques. Demain grâce à toi et tes bonnes critiques je m’achète ce livre -et aussi parce qu’il y a ma préférée des six épouses Anne de Cleves-. Je te dirais ce que j’en penses mais j’ai tellement hate de l’avoir! Alala le duc de Norfolk qui me cassera les pieds jusqu’à la fin. Autant Henry l’abruti a quelques événements dans sa vie -voir certains de ses propres enfants mourir je pense à la sixième fille et ses deux fils de Catherine d’Aragon, la mort de son frère, ses fonctions de rois alors qu’il n’était pas préparé- qui peut nous faire comprendre son comportement mais le duc de Norfolk je ne lui trouves aucune excuse. Heureusement que Elizabeth l’a fait exécuter -même si je parais méchante il me dégoutait-. Katherine Howard ça me parait bizarre qu’elle est autant de défauts car dans la vraie vie elle avait la gentillesse à l’état pure à un point ou je me suis demandé comment cela se fait-il qu’elle ait un lien de parenté avec le duc de Norfolk. Mais bon comme je l’ai dit dans mon commentaire dans deux sœurs pour un roi l’auteur a le droit de prendre quelques libertés. Par ailleurs j’aimerais connaitre ton classement des six reines de Henry VIII- d’ailleurs Gregory va sortir un livre sur Katherine Parr je crois la survivante veuve d’Henry VIII-.
    J’ai hâte de voir ta prochaine critique sur les romans historiques ;)

    • redbluemoon dit :

      Cela me fait vraiment plaisir de te pousser à acheter ce livre ; il est excellent !! J’ai hâte de voir ce que tu en penses ! C’est vrai que le Duc de Norfolk est abject ! Je n’ai jamais vu un être aussi ambitieux, au point de mettre sa famille en danger. Maintenant que j’ai découvert la série, il me fait un peu penser à Tywin Lannister dans A Song of Ice and Fire ! Peut-être l’auteure a-t-elle encore pris des libertés en ce qui concerne Katherine, ou peut-être que j’ai juste une opinion un peu sévère !
      Le livre est déjà sorti en anglais, j’ai très envie de le lire !!
      Cela va peut-être te paraître bizarre, mais je suis fascinée par Anne Boleyn. Ma préférée est Catherine d’Aragon, et je trouve Anne de Clèves très digne et honorable. Jane Seymour m’a paru douce mais assez effacée ; j’ai un mauvais a priori sur Katherine Howard à cause de la vision que j’ai eu d’elle dans ce livre. Je ne connais pas encore bien la dernière, mais j’ai hâte !
      Merci de montrer ainsi ton intérêt pour mes chroniques, ça me va droit au cœur ! :D

  2. seni dit :

    Re salut !
    Après avoir lu ce roman magnifique j’ai extrêmement hâte de voir celle de Catherine Parr. Je me demande quand est ce qu’il va être traduit en français
    Pour Anne Boleyn je comprends ta fascination car c’était un personnage extrémement complexe car elle est courageuse ( à cette époque avoir une attitude insoumise pour une femme était un acte courageux) , peut se montrer généreuse,et maternelle vis à vis de elizabeth mais également cruelle comme son attitude avec Catherine Aragon. Jane Seymour est complexe pour moi aussi, elle a voulu devenir reine autant que Anne jusqu’à même mettre sa robe de mariée le jour de l’exécution de Anne ( après peut être qu’elle souhaitait sa mort comme peut être pas). Cependant elle a donné de l’argent à Elizabeth et a tout fait pour que Marie ait une digne place honorant ainsi la mémoire de sa mère. Donc elle n’est pas totalement mauvaise.
    Pour revenir j’ai adoré ce livre, j’ai eu beaucoup de peine pour Anne qui méritait sa place de reine. Pour Jane on se rend compte qu’elle est pas totalement saine d’esprit. Mais à la fin j’ai eu pitié d’elle et de la peine.
    Quand à Katherine Howard dans le livre elle n’est pas méchante juste victime de son destin et de son oncle à qui elle admirait.
    Par contre petite incohérence que je note: Thomas Wyatt n’était pas encore libéré jusqu’à ce que Katherine Howard supplie le roi de le libérer et c’est grâce à elle qu’il a été libéré. Elle a envoyé des vêtements chauds à Margaret de la Pole en apprenant ses conditions de captivité et a supplié son mari de l’épargner en vain. Mais pour le reste je suis d’accord. Katherine Howard n’était pas fait pour être une reine mais en même temps la faute incombe à ses proches qu’ils l’ont mal éduqués. Comment sa grand mère a-t-elle pu être aussi négligente au point de laisser Henri Mannox la toucher à cet age. De plus j’étais peinée pour elle car elle n’avait que des faux amis à la cour et ne s’en rendait pas compte(Agnés et Joan par exemple) et beaucoup trop impulsive. Ca aurait été mieux par contre si Philippa Gregory l’avait faite executer comme dans la réalité c’est à dire que bien que pale elle est restée forte durant son execution comme lady Rochford bien que pale et a juste demander de l’aide à sa servante pour grimper les marches. Il y aurait la signification alors que dans son vivant elle n’aurait pas été reine mais elle est morte comme une reine .
    La seuel personne dont la mort m’avait satisfaite était Culppeper. Il a violé une femme et tué son mari parce qu’il en avait envie. Et le pire c’est que le roi le pardonne par contre il l’exécute quand il couche avec sa femme il l’exécute. Mon gars t’as un train de retard, moi je l’aurais déjà exécuter.
    Anne de Cleves: je l’ai adoré du début à la fin . Par contre le roi je le comprends pas: il aurait du être content que sa femme l’ait repoussé en ne le reconnaissant pas, cela veut dire qu’elle a prévu de lui rester fidèle. A la place il la critique. Est ce que le roi est censé être un humain intelligent? Parce que là j’ai des gros doutes. Il ne se rend pas compte qu’il a une femme honorable et digne de régner avec lui. Par contre je crois qu’il a des remords vis à vis de Anne et de Catherine vu qu’il les glorifie un peu dans le peu de fois qu’il les mentionne. Ca prouve que le roi est dangereux impulsif car il tue et après il a des remords puis recommence sans tirer leçon. Il tue ses conseillers à la moindre erreur . Ca me fait froid dans le dos.
    Donc ce livre est une véritable merveille
    Voila mon long roman de message j’espère que tu me répondras vite
    ;)

    • redbluemoon dit :

      Re salut !
      J’ai également hâte de lire le roman concernant Catherine Parr !
      Toutes ces reines sont complexes et difficiles à cerner, et même quand on pense les avoir comprises, on sait qu’on ne connaîtra jamais leurs pensées véritables, on ne saura jamais ce qu’elle voulait vraiment, leurs peurs, leurs secrets. Je ne pense pas qu’il existe de gens fondamentalement mauvais : certaines personnes sont manipulées ou mal éduquées, comme Henri VIII, qui a été éduqué comme un prince gâté, à qui l’on n’a jamais inculqué les devoirs d’un roi parce qu’il n’était pas censé le devenir. L’influence joue aussi : celle de la famille Boleyn sur les filles est oppressante, et elles ne peuvent rien faire d’autre que de tenter au maximum de plaire à leur oncle.
      J’ai haï, puis plaint Jane. Anne m’a fait mal au cœur, mais elle est courageuse et honorable.
      Katherine semble juste légère, elle ne pense pas par elle-même et pense peut-être que c’est un jeu. Son éducation et la façon dont elle a été traitée ne peuvent pas l’aider en effet. Elle n’était pas faite pour être reine, contrairement à Catherine d’Aragon par exemple !
      Le roi est très centré sur lui-même et ne pense pas aux autres, ne se met pas à leur place ; ce n’est pas vraiment son rôle. Encore une fois, il a été éduqué pour être léger lui aussi, frivole et tyrannique, mais pas pour être roi !
      Tout à fait d’accord pour dire que ce roman est une merveille ! :)

      • seni dit :

        Rebonjour après une longue absence me revoilà!
        C’est vrai que Henry VIII n’était pas fondalement mauvais et je pense que le fait qu’il n’était pas à la base être roi n’a pas joué en sa faveur mais je pense que la mort de certains de ses enfants a du le faire comme basculer comme un monstre car il n’y a pas pire sort pour des parents que de perdre leurs enfants( ce qui n’excuse pas grand chose au passage car même si Catherine d’Aragon avait perdue ses enfants elle ne fut jamais monstueuse comme Henri).
        C’est vrai qu’entre Katherine Howard et Katherine Aragon il y a un sommet qui les sépare. Même Jane Seymour qui était effacée avait plus l’étoffe d’une reine. Par contre j’ai pas compris pourquoi on reprochait à Jane Boleyn de se tenir au chevet de Jane Seymour alors qu’elle lachait son dernier soupir.
        J’ai lu the Taming of a queen et je te le conseille. C’est un super livre comme les quatre autres livres. Dommage que Philippa Gregory n’écrit pas un livre sur Jane Seymour l’ambitieuse effacée. Il y avait de la matière à travailler et son excellent style d’écriture aurait donné un très bon résultat. Mais bon on ne va pas l’y forcer non plus. :)

        • redbluemoon dit :

          Rebonjour !
          Il paraîtrait qu’en réalité, Henry VIII avait une maladie, mais je n’y crois pas à 100%. Après avoir été aussi gâté, après avoir pu faire tout ce qu’il voulait, et une fois sur le trône, il a dû se prendre pour le roi du monde, ce qu’il était un peu finalement, vu tout ce qu’il a pu faire sans que personne ne l’arrête !
          Je lirai The Taming of the Queen dès que possible ! J’ai hâte de voir ce que Philippa Gregory a écrit sur Henry VIII et Katherine Parr !
          Peut-être va-t-elle écrire ce livre, étant donné qu’elle ne publie pas du tout chronologiquement !

  3. seni dit :

    Moi cette maladie j’y crois un peu. N’oublie pas que la généalogie de tous les dynastie Espagnole et Angleterre et France se ressemble pratiquement toujours, le grand onncle se marie avec la couse par exemple,etc… Ils se marient toujours vers le troisième degrés et au bout d’un moment consanguinité. Certaines personnes qui sont atteintes ne deviennent pas tout de suite fou et peuvent attendre jusqu’à leurs 40 ans. Ce qui peut expliquer pourquoi Catherine d’Aragon et Henry VIII n’ont eu qu’une fille survivante étant donné que Catherine d’Aragon avait une soeur qui était atteinte de folie te certains historiens disent que c’était du à la consanguinité . Et l’éducation de Henry VIII ne l’y a pas aidé…
    Et oui vas-y sans attendre pour ce bon livre!
    Par contre t’as compris pourquoi on reprochait à Jane Boleyn de se tenir près du chevet de Jane Seymour. Cette pensée me turlupine et je me disais au contraire que c’était l’une des rares bonnes actions de Jane Boleyn
    Philippa Gregory a dit qu’elle n’écrirait pas sur Jane Seymour. Tant pis. Si elle ne sent pas de le faire c’est pas grave
    ;)

    • redbluemoon dit :

      Oui, c’est vrai, mais là, je ne sais pas trop s’il disait que ça venait de cela. Il paraît aussi que cette maladie l’empêchait d’avoir des enfants, et notamment des garçons, c’est pour ça que presque tous ses descendants sont morts avant ou peu après la naissance.
      On lui reproche peut-être parce qu’elle a tentée de la faire tomber et de la remplacer par une Boleyn. Peut-être qu’ils considéraient que c’était de l’hypocrisie.
      Ah je ne savais pas, merci de l’info !!

      • seni dit :

        Ha oui cette hypothèse peut être bonne concernant Jane Boleyn et Jane Seymour.
        Oui mais n’oublie pas que Catherine d’Aragon et Henry VIII ont eu aussi une fille morte née et une fille qui n’a vécu que quelques heures. Une des autres hypothèses sont les maladies génétiques ne touchant que les garçons comme l’hémophilie.
        De rien pour l’info. Sinon j’ai trouvé très vite The Taming of a queen a la fnac si tu veux le lire rapidement.

        • redbluemoon dit :

          Ah mais, pour les enfants décédés, je parlais aussi des filles, pas seulement des garçons, c’est surtout qu’il était obsédé par le fait d’avoir un héritier, ce qui est normal pour un roi préoccupé de sa succession :)
          J’ai The Taming of the Queen, j’ai juste tellement de livres à lire que je ne sais pas quand je vais le commencer xD

          • seni dit :

            Ah oui je te comprends mieux!!
            C’est vrai que c’est dur de se décider à quel livre commencer!! :)
            En tout cas je ne pense pas que tu regretteras pas. Par contre son livre the queen’s fool m’a déçu et m’a fait comprendre qu’en dépit du talent que Gregoiry avait ses limites et ses défauts dans le monde de la littérature . Mais si tu aimes le livre je respecterai tes gouts. Par contre ça ne m’empechera pas de considérer l’Héritage Boleyn et The Taming of the Queen comme des merveilles.
            ;)

          • redbluemoon dit :

            J’ai aussi acheté les premiers tomes de The Cousins’ War, j’ai hâte de commencer aussi !
            Je ne pense pas non plus, j’ai confiance en Philippa Gregory pour le moment ! Mais je me doute qu’elle a aussi ses défauts littéraires ! Je verrai, et je ferai de nouveaux articles sur ses livres !
            Pas de soucis, je respecte les goûts des autres moi aussi ! ;)

          • seni dit :

            Ok merci beaucoup! Le jour ou tu feras une critique de the queen’s fool je te dirais d’un point de vue détaillée tout ce que je n’ai pas aimé et pourquoi. Ca pourra faire un bon débat ^^

          • redbluemoon dit :

            Ah oui bonne idée !! :)

          • Seni dit :

            Cool!!
            Hate que tu lise the queen’sfool mais prends ton temps et finis les livres que t’as envie de lire en priorité. Par contre je releverais les contradictions de Philippa Gregory sur sa conception de ses personnages et sa vision de l’histoire par rapport à ses interviews pour que tu vois mieux ou le mat blesse

          • redbluemoon dit :

            Je posterai ma chronique dès qu’il sera lu, mais je ne pense pas que ce soit pour bientôt pour le moment !
            Pas de soucis, hâte de voir ton avis !

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