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I found myself in Wonderland.

Confession d’une accro du shopping de Sophie Kinsella

Classé dans : Avis littéraires — 20 juin 2015 @ 19 h 13 min

Confession d'une accro du shoppingGenre : Chick-Lit

Editeur : Pocket

Année de sortie : 2013

Nombre de pages : 371

Synopsis : Votre job vous ennuie à mourir ? Vos amours laissent à désirer ? Un peu de shopping pour se remonter le moral ! C’est la devise de Becky Bloomwood, jolie Londonienne de vingt cinq ans. Armée de ses cartes de crédit, la vie lui semble magique ! Chaussures, maquillages, fringues sublimes … rien ne peut contenir sa fièvre acheteuse, pas même son effrayant découvert. Jusqu’au jour où, décidée à séduire Luke Brandon, jeune et brillant businessman, Becky s’efforce de s’amender, un peu aidée par son banquier, qui viens de bloquer ses comptes …

 

Avis : Je voulais une bonne lecture détente, un livre où il n’y ait pas besoin de réfléchir, et je trouve que la Chick-Lit est souvent bien pratique dans ces cas-là !

Ici, nous sommes en présence d’une vraie histoire pour filles ! Le lecteur suit une femme qui adore le shopping et s’endette pour se payer tous les vêtements et chaussures dont elle rêve, et même, pour n’importe quoi ! C’est une acheteuse compulsive qui ne peut pas s’empêcher de vouloir tout de suite tout ce qui lui fait envie. Je dois dire que Rebecca Bloomwood ne donne pas une super image de la femme, mais elle donne une bonne lecture relax. Heureusement que toutes les femmes ne sont pas vraiment comme elle ! En tout cas, elle nous empêche de culpabiliser quand on veut se faire un petit plaisir étant donné que ce n’est pas vraiment la somme que l’on dépense ! Autre chose : j’ai trouvé le synopsis assez mensonger : Rebecca n’est pas du tout décidée à tout faire pour séduire Luke Brandon, au contraire ! Le résumé nous donne l’impression que le livre sera une romance, or, je n’ai pas du tout trouvé qu’il l’était. J’ai eu plutôt l’impression qu’on se concentrait sur Becky et ses problèmes d’argent, et je ne trouve pas que ses relations avec des hommes soient liées à une romance (si on considère Tarquin par exemple, je n’ai rien trouvé d’amoureux).

Ce livre est aussi l’histoire d’une femme irresponsable, et même un peu puérile, qui ferme les yeux sur ses problèmes et commet des bourdes hallucinantes pour que personne ne se rende compte de sa situation. Elle ment, joue. Certaines situations (dans lesquelles elle se met toute seule !) sont risibles, mais la plupart du temps, Rebecca m’a un peu agacée. Elle est tellement inconstante, irréfléchie, elle ment tellement et semble tellement égoïste parfois …. Elle paraît superficielle dès le début. Elle ouvre un peu les yeux, elle veut bien faire mais échoue la majeure partie du temps. De problème en problème, elle cherche une solution. De plus, d’un côté, Rebecca se voit majoritairement de façon négative. Elle se pense stupide, n’a pas vraiment confiance en elle, et fait du shopping pour se sentir mieux. D’un autre côté, elle rêve sa vie, commence à penser à quelque chose, et se laisse dériver, s’imagine qu’elle gagne une énorme somme d’argent et pense à tout ce qu’elle peut faire avec. Cela lui donne souvent de faux espoirs, et un aspect infantile assez énervant. Quant au personnage de Luke Brandon, c’est une caricature du BG millionnaire, séduisant (bien sûr), sûr de lui, qui sait ce qu’il veut, et qui a un comportement assez ambigu avec l’héroïne. Il est censé faire rêver la lectrice : il semble inaccessible, il est mystérieux. Le petit ami type de la Chick-Lit quoi ! Suze est elle aussi une caricature : celle de la meilleure amie rêvée. Elle comprend Rebecca, la soutient même quand elle ne sait pas ce qui ne va pas, cherche à l’aider quoi qu’il arrive. Elle est adorable, et n’en veut pas à Becky quand elle fait des bourdes qui peuvent la blesser, ou lui ment. Les parents de Becky se disputent comme un vieux couple, semblent plutôt compréhensifs, veulent tout savoir, et voit leur fille comme un génie, tout comme leurs voisins, Janice et Martin. D’autres personnages côtoient Rebecca au boulot, comme Elly, une de ses amies, qui prend sa vie en mains, voit son amie comme quelqu’un qui a réussi sa vie, et force ainsi la jeune femme à se remettre en question sans que ce soit l’objectif ; ses collègues et son patron ne sont pas embêtants, la considèrent comme une pro, et lui demandent régulièrement de faire quelques petites choses pour eux. La vision qu’a Becky des autres m’a semblé assez réductrice et fluctuante. Si quelque chose arrive, elle colle une étiquette sur le personnage concerné, étiquette qui changera s’il fait autre chose. C’est vers la fin du livre que Rebecca se pose des questions et devient plus neutre.

La fin est prévisible. Rebecca se découvre autrement : oui, elle est intelligente, et oui, elle peut briller sans acheter de nouveaux vêtements. Elle conclue bien ce livre frais et détente.

 

C’est donc un bon livre de Chick-Lit. Une femme se prend en mains (un peu tard, mais le fait est qu’elle le fait), et cela donne un bon moment de lecture détente sans réflexion. Je lirais la suite avec plaisir !

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