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I found myself in Wonderland.

La Dame au petit chien et autres nouvelles de Anton Tchékov

Classé dans : Avis littéraires — 16 juin 2015 @ 19 h 44 min

La Dame au petit chien Genre : Nouvelle, Classique

Editeur : Folio

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 375

Synopsis : Voici des nouvelles sur le « royaume des femmes ». Ainsi, la Dame au petit chien promène son ennui et son chien sur la digue d’une station de la mer Noire. Un homme solitaire la remarque, l’aime, mais ne peut triompher plus tard de toutes les barrières qui se dressent sur le chemin de leur bonheur. Tchékov souffrait d’une impossibilité d’aimer. Mais l’amour lui inspire émotion ou ironie (« Si vous craignez la solitude, ne vous mariez pas »), et une grande variété de tableaux : « Une nouvelle qui n’a pas de femmes, écrit-il, c’est une machine sans vapeur. » L’héroïne par excellence est pour lui la femme incomprise, qui rêve d’une autre vie, inaccessible.

 

Avis : J’ai d’abord entendu parler de ce livre dans un autre livre : Le Liseur de Bernhard Schlink, que j’ai beaucoup aimé. Je me suis dit : « Tiens, je ne connais pas du tout cette œuvre, je vais me renseigner ». Je l’ai finalement acheté, et j’ai mis un long moment avant de le lire !

Je dois avouer que je n’ai pas vraiment aimé le début du recueil. Je l’ai commencé en août 2014, et je l’ai arrêté parce que je n’arrivais pas à prendre de plaisir à ma lecture. Je l’ai mis de côté pour plus tard. En le reprenant, je me suis rendue compte que je m’étais arrêtée en plein milieu d’une nouvelle, ce qui est assez rare ! Je l’ai donc recommencé, et là, j’ai vraiment apprécié ma lecture. Je ne me souviens plus du tout des premières histoires, excepté « La Princesse », que j’avais vu en cours de philosophie en Terminale, et que j’avais bien aimé. Les nouvelles que j’ai lues en reprenant le livre m’ont semblé bien plus intéressantes que les premières. J’ai repris à « La Cigale », et j’ai tout de suite adhéré à la fois au style de l’auteur et à ce qu’il me racontait.

Le recueil est centré sur les femmes : le lecteur se retrouve en face de différentes dames, ou paysannes, et il se voit relater leur histoire. Les portraits que le livre nous offre sont assez variés : la Dame au petit chien ne ressemble pas du tout à Anna Akimovna, ou à Olga. Leur personnalité est recherchée, profonde, mais aussi assez réaliste, dans le sens où il existe vraiment des femmes comme elles sont décrites ici : certaines ne pensent qu’à l’argent, et d’autres tombent amoureuses régulièrement après la fin d’un amour précédent. J’ai particulièrement aimé « La Dame au petit chien » qui m’avait motivé pour lire ce livre. Le lecteur est touché par les sentiments que ressentent les personnages et qui passent par les mots : la passion impossible, la tristesse d’aimer quelqu’un que l’on ne peut atteindre, l’ennui de n’avoir personne à aimer, le dégoût de celui que l’on a épousé, l’amour simple et tendre, la perte brutale, le renouveau, l’adultère qui survient par ennui ou par amour sincère. En effet, l’amour est le centre du recueil : il est présent dans toutes les nouvelles sous différentes formes, à différents stades. Ainsi, le lecteur se laisse traverser par ces émotions diverses, et voyage, par la même occasion, dans les plaines froides de Russie, les rues de Moscou ou d’autres villes, dans les jardins ou les pièces de la maison des héroïnes, pièces où elles passent le plus clair de leur temps. De plus, l’écriture est agréable, sans fioritures, fluide et simple à lire. Enfin, j’ai trouvé plusieurs fois le même prénom dans différentes nouvelles, mais je ne sais pas s’ils désignent la même personne, ou si deux personnages portent le même nom. Si la première option est la bonne, c’est assez intéressant de retrouver le même héros dans plusieurs histoires, cela donne une idée de la tournure que prend sa vie, et cela m’a fait penser à Bernard Werber, qui écrit des nouvelles puis les reprend pour écrire des romans, ce que je trouve très intéressant, parce que si l’on a aimé la petite histoire, le roman nous permet de prolonger le plaisir que l’on a pris avec des personnages que l’on apprécie.

 

En définitive, un recueil que j’ai d’abord eu du mal à commencer, puis que j’ai aimé. Il nous présente tout un éventail de femmes très différentes, assez réalistes, et nous plonge dans des histoires d’amour variées dans une Russie tout aussi contrastée.

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