Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour mai, 2015

Contes des Royaumes, tome 3 : Beauté de Sarah Pinborough

Posté : 14 mai, 2015 @ 6:34 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Contes des Royaumes tome 3  Beauté Genre : Conte, Romance

Editeur : Milady

Année de sortie : 2014

Nombre de pages : 219

Synopsis : LA BELLE AU BOIS DORMANT, le conte de fées revisité : cruel, savoureux, et tout en séduction. Rappelez-vous la forteresse cernée de ronces, le courageux prince, le fuseau ensorcelé et la douce princesse endormie qui n’attend que d’être réveillée … … et à présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de la Belle au Bois dormant, telle qu’elle n’a jamais été révélée …

 

Avis : J’avais hâte de lire ce livre afin de découvrir ce que l’auteure ferait du conte de la Belle au Bois Dormant, ayant aimé ce qu’elle avait fait de Cendrillon !

Même si j’ai aimé ce livre, j’ai préféré Charme, le second tome de la série, que j’ai trouvé bien plus en nuances que celui-ci. En effet, Beauté est beaucoup plus sombre, mêlant des contes revisités auxquels l’on n’aurait sans doute jamais songé comme cela. Rien que dans les cinquante premières pages, il me semble avoir compté cinq contes revisités, dont un de mes préférés !! Certains sont très poétiques, comme celui des parents de l’héroïne, d’autres sont plus obscurs et mystérieux, comme celui de l’héroïne, qui n’est pas la princesse d’un conte, mais de deux ! Retrouver deux princesses en elle, et donc deux histoires mixées, m’a ravie ! Ce mélange est fait de façon intelligente, les éléments concordent bien, rien n’est laissé au hasard. Et quels contes … La pauvre héroïne a une vie mi-lumineuse, mi-sombre, ce qui donne des scènes très différentes : une d’elles est sans doute la raison pour laquelle je ne peux pas dire que je place Beauté à la hauteur de Charme. Une scène sexuelle particulièrement crue se cache dans le livre, et je peux dire que le lecteur ne s’y attend pas vraiment. Elle m’a paru complètement aliéner la princesse, qui se transforme en quelqu’un que l’on ne reconnaît pas (ce qui était sans doute le but, puisqu’elle n’a alors plus rien d’une princesse de conte de fées). Je pense que cette scène ne peut pas être lue par tout le monde, surtout les plus jeunes qui pourraient penser que ce ne sont que des réécritures innocentes et vaguement sexuelles parfois. Ce qui m’amène à dire que les princesses des trois tomes de cette saga m’ont semblé très difficilement comparables ! Blanche-Neige est un peu débauchée et fait un peu ce qu’elle veut avec les hommes, quand Cendrillon est innocente, même si elle se laisse aller au plaisir parfois. Cette princesse que l’on découvre reste pure dans sa débauche, ce qui semble paradoxal, mais qui n’en est pas moins vrai. Sinon, les autres contes sont savamment réécrits, notamment celui qui est lié à Petra et à sa grand-mère. En revanche, j’ai trouvé que celle de « l’oncle » de la princesse était assez soft par rapport à l’histoire originelle : il est censé être le méchant de l’histoire, et là, ce n’est pas vraiment le cas. Enfin, je dois dire que le nom du personnage principal masculin nous semble venir d’un autre conte, et même de deux autres contes … Me souvenant des liens entre Poison et Charme, je n’ai pas pu m’empêcher d’en faire encore ici, et c’est à ce moment que l’on se rend compte que Sarah Pinborough a savamment entremêlé les intrigues de ses trois tomes, donnant une histoire riche où de nombreux contes se rencontrent et se mêlent inextricablement !

Concernant les personnages, on peut difficilement ne pas à la fois s’attacher à l’héroïne et la trouver affreusement repoussante. C’est l’aspect double de sa vie qui donne cet effet. Elle est douce et pure, mais aussi odieuse et cruelle. Elle vit doublement, ce qui la rend difficile à comprendre pour les autres personnages, quand cela ne leur pèse pas. Le lecteur ne découvre la double nature de la princesse que tardivement, et cela peut faire un choc ! Cette héroïne est plus complexe que les premières et plus touchante en même temps. On retrouve bien les deux princesses qu’elle incarne, mais aussi un personnage de plus auquel on ne s’attendait pas. Quant au personnage principal masculin, il est facile de s’attacher à lui puisqu’il semble au lecteur qu’il le connaît déjà. Courageux et très peu enclin à prendre part aux affaires de la Cour, il y est tout de même entraîné quand le roi lui demande son aide pour son fils, le prince. Celui-ci est un peu un anti-héros : un peu lâche, et un peu égoïste, il colle bien à l’image que l’on a de lui depuis le début de la saga … En réalité, le lecteur découvre que ces deux personnages masculins ressemblent fortement à ceux qu’il avait découverts dans les premiers tomes, ce qui peut le rendre confus. Petra est, quant à elle, une jeune fille attachante, brave, qui ressemble à une petite héroïne de conte de fées … sauf qu’elle n’est pas petite et est même bien plus âgée que la fillette de son conte originel. Elle est revisitée comme les princesses, et trouvera aussi un amant. Celui-ci est également issu d’un conte, le même que celui de la princesse, mais il était facile de s’en rendre compte dès le début. Son histoire elle aussi est différente de l’originale, mais cela ne gâche rien, puisque tout s’imbrique parfaitement, et tout est cohérent. L’oncle de la princesse, comme je le disais, est censé être un méchant dans son conte originel. Il le redeviendra sans doute dans les temps qui suivent l’histoire du tome, mais ce n’est pas le cas pendant la lecture ; il est même un peu celui qui trouve la solution au problème qui se pose aux personnages. J’ai eu de la pitié pour ce personnage, qui a vécu cent ans, et a perdu tout ceux qu’ils aiment.

J’ai trouvé que ce tome était également différent des autres en ce qui concerne ce qui arrive finalement à la princesse. On ne peut pas vraiment dire que ce soit un happy end parfait ! Elle m’a fait de la peine, la pauvre … On découvre également, dans ce tome, toute la stratégie narrative de l’auteure, ce que j’ai trouvé très ingénieux. On en découvre plus sur certains personnages, on comprend leur histoire et leur passé, pourquoi ils agissent comme ils agissent. On découvre également ce qui fait la continuité de la saga qui pourrait paraître ne pas en avoir à première vue : surtout le rattachement de la fin du second tome avec la fin de celui-ci !

La fin n’était pas vraiment prévisible, mais elle est inévitable. Tout est fini, les nœuds sont dénoués, le puzzle de la saga se met en place, et le lecteur comprend la plénitude des trois histoires qu’il a lues. Sans le dernier tome, la série n’est pas complète. Chaque tome est nécessaire pour tout comprendre.

 

En définitive, c’était une histoire très ingénieuse, que j’ai eu plaisir à découvrir, et que je recommande à ceux qui n’ont pas peur de voir leurs contes d’enfant complètement revisités !

Contes des Royaumes, tome 2 : Charme de Sarah Pinborough

Posté : 2 mai, 2015 @ 11:46 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Contes des Royaumes tome 2  CharmeGenre : Romance, Conte

Editeur : Milady (Fantasy)

Année de sortie : 2014

Nombre de pages : 255

Synopsis : CENDRILLON, le conte de fées revisité : cruel, savoureux, et tout en séduction. Rappelez-vous les horribles belles-sœurs, le carrosse magique, le bal enchanté, la pantoufle de verre et l’éternel amour né au premier regard … … et à présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Cendrillon, telle qu’elle n’a jamais été révélée …

 

Avis : J’avais lu le premier tome de cette série en août 2014, et j’étais ressortie de ma lecture un peu mitigée. Je n’avais pas trop aimé la réécriture de Blanche-Neige, surtout que je n’aimais déjà pas cette princesse avant ! J’ai donc eu un peu d’appréhension en commençant ce second tome.

Je dois d’abord dire que j’ai bien aimé ce livre. J’aimais déjà le conte de Cendrillon plus que celui de Blanche-Neige, donc ça aide un peu; mais j’ai aussi préféré ce que l’auteure a fait de cette histoire. On retrouve les grands moments de l’histoire de la jeune fille, avec la pantoufle de verre (qui n’en ai pas vraiment une, et heureusement en réalité !), la marâtre, les belles-sœurs, le prince, le bal … Mais tous ces éléments sont complètement redécouverts par le lecteur. L’histoire originale n’est pas du tout comme l’histoire que l’on lit dans ce livre : les événements sont différents, plus proches de la réalité si l’on peut dire, et l’on se rend compte que d’autres contes se mêlent à celui-ci. De plus, les scènes de sexe qui se sont immiscées dans Poison sont très différentes dans Charme, et les deux princesses, Cendrillon et Blanche-Neige, sont difficilement comparables. La seconde a un peu l’air d’une sauvageonne face à la première, qui reste assez soft, et tournée vers l’amour. C’est cela qu’elle recherche, et qu’elle désespère de trouver. L’intrigue autour de la fée marraine (qui a bien changé depuis notre enfance !!) et de son valet est très intéressante, puisqu’elle nous fait étrangement penser à un autre conte …

Concernant les personnages, j’ai eu un peu de mal avec Cendrillon au début. Elle ressemblait plus à une gamine qui fait un caprice qu’a une jeune fille désespérée parce que sa marâtre la bat. Mais je me suis peu à peu attachée au personnage. Le pacte qu’elle a passé la force à suivre un chemin qu’elle regrette d’avoir emprunté, mais duquel elle ne peut plus dévier. Elle est assez courageuse, dans le sens où elle veut tout faire pour réparer ses erreurs. Je l’ai trouvé beaucoup plus « innocente » que Blanche-Neige, qui était plus libre et plus sauvage que la jeune fille que l’on découvre ici. En réalité, c’est une petite fille qui rêve de château et de prince sans connaître la réalité qui se cache derrière les apparences. J’ai apprécié le personnage du valet, qui tente d’aider la jeune fille dans sa quête, mais est aussi assez dur avec elle parfois, tentant de lui ouvrir les yeux. Il m’a un peu fait penser à Aspen dans La Sélection, excepté que je n’appréciais pas du tout ce personnage, et que la situation n’est pas du tout la même ! Le prince est beau (bien sûr c’est un prince !), et il pourrait tomber dans la caricature si on le voyait que par les yeux de Cendrillon. Mais, l’auteure réécrit aussi la vision du prince charmant, qui ne l’est plus autant. Il est mystérieux et secret, ce qui intrigue le lecteur. Il agit également sur un coup de tête, ensorcelé par la magie de la fée marraine. En lisant ce livre, je me suis dit que les princes des Contes des Royaumes étaient à la fois malmenés et manipulateurs ! Le personnage de la fée marraine est très différent de ce qu’il était dans le conte originel, et je l’ai d’autant plus aimé que j’y ai retrouvé un autre personnage dès que je l’ai découverte ! Les belles-sœurs de Cendrillon sont également très différentes des originelles ; je me suis assez attachée à Rose, la plaignant vraiment parfois ! La marâtre aussi n’est pas identique à celle que l’on découvrait dans Cendrillon. Son histoire est plus complexe que l’originelle.

En réalité, la touche d’enchantement des contes qui fait qu’un personnage est « gentil » et l’autre « méchant », ne se trouve pas dans ce livre. Comme le monde réel est plus complexe, l’histoire l’est aussi. Ce n’est plus un conte de fées, les personnages ne sont pas voués au mal ou au bien, mais plongent un peu dans les deux univers pour se composer de façon plus complète. Cette réécriture nous montre que les contes ne sont que des contes, qu’ils font rêver, mais que ce n’est pas ce qui se passe vraiment dans la vie, que c’est bien plus complexe, mais que ce n’en est pas moins beau parfois. La vie n’est pas plus terne parce qu’il n’y a pas de princes et de diamants partout, ce n’est pas cela qui compte, et ce livre peut le rappeler au lecteur. L’amour est finalement très présent dans ce tome, et je ne m’y attendais pas vraiment.

La fin est prévisible en partie, notamment en ce qui concerne directement Cendrillon. C’était évident, et c’est bien comme cela. Mais en ce qui concerne les autres personnages, et notamment le prince et Rose, j’ai été assez surprise. C’est vraiment une réécriture complète et une redécouverte totale. Enfin, en ce qui concerne le secret du prince, je pense qu’il était facile de s’en douter, et que ce n’est pas vraiment une surprise. En revanche, l’épilogue, lui, m’a étonnée ! C’était très original, mais aussi très actuel, et j’ai vraiment apprécié ce côté décalé que cela apporte aux contes ! Enfin, la fin de ce second tome amorce le dernier volume, qui promet encore son lot de surprises !

 

En définitive, un livre intéressant, qui réécrit vraiment complètement le conte de notre enfance, et qui nous plonge dans un monde plus réaliste, mais aussi plein de surprises ! J’ai préféré ce second tome au premier, et je pense bientôt lire la suite pour voir ce que Sarah Pinborough a fait d’Aurore, la Belle au Bois Dormant !

Tornade de Jennifer Brown

Posté : 1 mai, 2015 @ 8:11 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 4 commentaires »

TornadeGenre : Jeunesse

Editeur : Albin Michel (Wiz)

Année de sortie : 2015

Nombre de pages : 281

Synopsis : C’est un jour comme un autre pour Jersey. Sa mère et sa fantasque petite sœur Marine partent pour le cours de danse. Encore à elle la corvée de préparer le dîner. Quand sa vie bascule en quelques secondes : une tornade d’une violence exceptionnelle dévaste tout sur son passage, les maisons, les arbres, les routes, les gens. C’est une vision de cauchemar, des voisins blessés et traumatisés errent dans la rue jonchée de gravats et de débris. Réfugiée au sous-sol, Jersey a beau appeler et appeler encore sur le portable de sa mère, impossible de la joindre …

 

Avis : Je remercie d’abord les éditions Albin Michel de m’avoir envoyé ce livre afin que je puisse le découvrir !

J’avais quelques doutes à propos de ce livre en lisant le synopsis, parce que je n’aime pas trop ce genre d’histoires. Je m’attendais donc à un avis plutôt mitigé, ce qui n’est pas le cas en réalité !

Dès le prologue, le lecteur plonge dans la vie de Jersey et de sa petite sœur, Marine, qui adore danser le swing de la côte Est, il est happé par les mots que l’auteur emploie pour parler de leur relation et de leur vie en général. Et dès le début, j’ai su que ce serait un roman fort, qui me marquerait. En fait, le fait que la base du livre soit une tornade donne au livre une atmosphère très oppressante, et le lecteur peut avoir beaucoup de mal à imaginer ce qui peut arriver à l’héroïne. J’ai ressenti une instabilité et un déséquilibre dans ma lecture que je n’avais jamais ressenti à ce point avant. Comme Jersey, j’ai été complètement perdu dans ce livre, je ne savais pas à quoi m’attendre, rien n’était prévisible, et j’ai découvert l’intrigue peu à peu, avec surprise parfois. J’ai souvent été choquée par ce que je lisais, par les réactions que je lisais. Je ne m’attendais tellement pas à ce genre de choses après une telle catastrophe ! J’ai ressenti un malaise qui allait crescendo avec le parcours de Jersey. De plus, elle nous parle de sa vie avant la tornade, et cela m’a complètement bouleversée. J’ai été touchée par ses souvenirs, par son bonheur passé, en contraste avec sa vie actuelle. J’ai parfois été émue aux larmes, en me retenant toujours parce que les événements qui venaient ensuite demandaient du « sang-froid » si je peux dire. L’histoire de Jersey est très triste, mais aussi très révoltante. Les personnes qui se trouvent autour d’elle font des choses que l’on ne comprend pas (ou en tout cas, que je n’ai pas compris). Rien que ce qui se passe pendant la tornade n’est pas compréhensible. Comment perdre autant de choses d’un coup ? Comment se lever un matin dans une maison, et se réveiller le lendemain au milieu des ruines ? C’est aussi en lisant ce genre de livres que l’on se rend un peu compte de ce qu’une personne qui vit ce genre de catastrophe naturelle peut ressentir, même si ce n’est pas tout à fait ça bien sûr. Ensuite, avec une catastrophe naturelle, il y a forcément des disparitions, et des morts, donc il fallait aussi s’attendre à cela dans ce livre. C’est toujours un choc, même si on sait que cela doit arriver.

Ayant déjà parcouru les décombres laissés par une tornade, je me suis d’autant plus identifiée à Jersey, j’ai vraiment ressenti ce qu’elle ressentait, son remords, ses regrets, sa tristesse, son désespoir, mais aussi sa colère. Elle m’a parfois fait pitié, notamment là où elle va après la tornade. Le lecteur peut avoir très envie de défendre l’héroïne à certains moments. Elle est courageuse, mais elle n’a pas le choix de l’être ; si elle ne l’est pas, elle est foutue, on peut le dire. Elle est d’abord seule, mais même quand elle retrouve quelqu’un, elle semble toujours l’être. Cette catastrophe la change complètement, elle devient une autre personne, et découvre tout un tas d’informations sur sa famille, et sur ceux qu’elle pensait connaître. D’autres personnages m’ont touchée dans ce livre, et notamment la petite Marine. Elle est tellement adorable vue par les yeux de sa sœur ! Elle m’a fait penser à ma propre petite sœur, même si je ne pense pas avoir été comme Jersey avec elle. Ce que l’héroïne nous fait découvrir d’elle à travers ses souvenirs, et à travers quelque chose que j’ai trouvé très émouvant – mais je vous laisse la surprise ! – m’a vraiment touchée. Le personnage de la mère de Jersey est assez ambivalent : la jeune fille aime profondément sa mère, la met sous globe si l’on peut dire, mais elle découvre tout un tas de choses sur elle qui la plonge dans l’incertitude la plus complète. La connaît-elle ? Doit-elle croire ceux qui lui parlent d’elle ? D’autres personnages apparaissent dans ce livre, notamment Ronnie, que je n’ai pas vraiment apprécié, et je pense que les autres lecteurs peuvent comprendre pourquoi ; Kolby, très important pour Jersey, que je n’ai pas pu m’empêcher d’apprécier et je pense qu’il voulait vraiment aider l’héroïne et se montrer courageux ; Dani, dont on ne sait pas grand-chose, et qui m’a laissé une impression assez mitigée ; Jane, dont on ne sait pas grand-chose non plus, mais pour qui on s’inquiète comme l’héroïne ; Clay et sa famille, je pense que cela se passe de commentaires, même si Terry est différente ; Patty et Barry, que j’ai beaucoup aimé, courageux et touchants, qui cherchent vraiment à aider.

Le lecteur peut découvrir dans ce livre à quel point il ne profite pas de la vie tant qu’il le peut. Jersey s’en rend compte, elle, et le lecteur se retrouve en face de cette claque qu’est, ici, une catastrophe naturelle. C’est affolant, oppressant, difficile à imaginer, et nos cœurs se serrent quand on se retrouve dans la peau de Jersey. Ce livre donne vraiment envie de vivre notre vie à fond, et de ne surtout pas avoir de regrets, jamais, ne pas se dire que l’on a dit ceci à untel, et qu’il a disparu avant qu’on puisse s’en excuser, ou lui dire qu’on l’aime.

J’ai trouvé la fin à la fois inattendue, et je me suis dit : « Enfin ! ». A ce moment-là, je ne me suis plus retenue de pleurer ! L’on comprend en lisant cette partie que ce livre est vraiment un parcours difficile à la fois pour l’héroïne et les autres personnages, mais aussi pour les lecteurs, qui ne peuvent rien faire pour Jersey, une jeune fille à laquelle ils s’attachent facilement. Je ne regrette vraiment pas cette lecture, même si elle était éprouvante, et je trouve même qu’elle fait partie des meilleures que j’ai eu l’occasion de faire.

 

En définitive, un coup de cœur encore une fois, même si c’est une lecture qui demande des nerfs et qui se révèle vraiment éprouvante !

 

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