Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

L’instant présent de Guillaume Musso

Classé dans : Avis littéraires — 21 mai 2015 @ 14 h 42 min

L'instant présent Genre : Contemporaine

Editeur : XO Editions

Année de sortie : 2015

Nombre de pages : 363

Synopsis : Lisa et Arthur n’ont rendez-vous qu’une fois par an. Il passe sa vie à la chercher … … elle passe la sienne à l’attendre. Lisa rêve de devenir comédienne. Pour payer ses études d’art dramatique, elle travaille dans un bar de Manhattan. Un soir, elle fait la connaissance d’Arthur Costello, un jeune médecin urgentiste. Leur complicité est immédiate. Pour le séduire, Lisa est prête à tout. Dans une ville-labyrinthe qui n’offre aucun répit, elle prend tous les risques. Mais Arthur n’est pas un homme comme les autres. Bientôt, il révèle à Lisa la terrible vérité qui lui interdit de l’aimer : « Ce qui m’arrive est inimaginable, et pourtant bien réel … ». Dans un New-York plus imprévisible que jamais, Arthur et Lisa vont lieu leur destin pour déjouer les pièges que leur impose le plus impitoyable des ennemis : le temps. Un thriller psychologique et vertigineux au final stupéfiant.

 

Avis :J’ai fini Central Park la semaine dernière, et je n’ai pas vraiment accroché, surtout à la fin, qui ne me semblait pas cohérente. J’espérais que ce livre serait différent. Et il l’est en effet !

En lisant le synopsis, on a tout de suite l’impression que la romance est le centre du livre. Une histoire d’amour passionnée entre deux êtres qui sont l’âme sœur l’un de l’autre. Et j’ai trouvé que cela ne collait pas vraiment à l’intrigue en elle-même. Le livre est plus centré sur les déboires du pauvre Arthur Costello, qui se retrouve plongé dans un monde étrange qui ne lui permet pas de vivre normalement. Je n’ai pas trouvé de longueurs ici car j’étais captivée par la malédiction. Je voulais découvrir ce qui se cachait derrière elle, comprendre, peut-être donner une explication à ce qui arrive au personnage principal. Il est très étrange de lire un livre dont l’intrigue se passe en un temps aussi décousu : on saute de génération en génération, on redécouvre les différentes époques dans lesquelles on atterrit pendant un bref instant, et on repart. Cela ne nous permet pas d’avoir de repères fixes dans le livre, tout comme les personnages. De plus, concernant les émotions ressenties, si le lecteur est plongé dans l’histoire, il peut éprouver toute une myriade de sensations, mais ce sont principalement des sentiments négatifs, comme ceux des personnages : de la confusion, de la tristesse, du désespoir, de la colère, un sentiment de trahison parfois, d’incompréhension, d’injustice. L’envie de percer l’énigme d’Arthur nous fait traverser le livre d’une traite. L’ambiance est assez mystérieuse et fantastique, tout comme celle de La Fille de Papier. Et comme avec ce livre, je me suis imaginée une fin assez inattendue, ce qu’elle est effectivement !

Concernant les personnages, on retrouve (encore !) un Costello dans ce livre (dans le précédent, Central Park, une Jodie Costello tentait d’arrêter Alice et Gabriel à travers New-York). Celui-ci est médecin et va se retrouver plongé dans une histoire qui va profondément le changer. Il n’aura pas une vie ordinaire, mais une vie décousue. En cela, il m’a fait penser à Alice (encore une fois) qui oublie une partie de sa vie. Je me suis attachée à ce personnage, le seul que l’on suit constamment puisque nous n’avons presque que son point de vue dans tout le livre. On partage ses sensations, ses émotions, ses sentiments, on désespère pour lui, on le prend en pitié, ou l’on est heureux pour lui. Il croise des personnages qui font faire à la fois son bonheur et son malheur : d’abord, Elizabeth Ames, une jeune femme en études d’arts dramatiques qui va traverser sa vie, une femme au tempérament de feu, attachante, qui va accepter la situation malgré les difficultés ; Sullivan, un vieil homme lui aussi attachant, qui a vécu une vie difficile qu’il va raconter à Arthur, qui nous fait penser à ces personnes matures et plus ou moins âgées qui appellent les plus jeunes par un petit surnom affectueux. On découvre également dans ce livre Benjamin et Sophia, eux aussi attachants, qui vont faire sourire le lecteur, mais aussi lui faire mal au cœur. Il y a peu d’autres personnages remarquables, peut-être Frank, un père absent et qui ne semble pas vraiment aimer ses enfants.

Ce livre, après en avoir lu la fin, peut aussi être lu comme une métaphore. Et là, le roman prend une nouvelle dimension, plus profonde, plus recherchée, mais aussi plus inconsciente, si on se réfère vraiment à la toute fin du livre, où l’on découvre la véritable histoire. C’est une fin assez étonnante, on ne peut vraiment pas s’y attendre ! Elle peut être un peu décevante pour certains lecteurs, mais l’on peut aussi comprendre pourquoi il se finit ainsi. C’est très triste, mais une touche d’espoir nuance cette tristesse qui semble irrémédiable. Un autre personnage d’un roman de Musso apparaît à la fin du livre, ce qui relie vraiment les deux œuvres, et ce que j’ai trouvé très intéressant !  J’ai vraiment préféré cette fin à celle du précédent ! De plus, même si ça fait un peu « morale », la fin nous donne une leçon à ne pas négliger, une leçon que, trop souvent, l’on oublie, pris par le temps, le travail et les soucis. Et même si ça fait un peu cliché, ça fait du bien parfois que quelqu’un nous la rappelle !

 

En définitive, un livre différent, qui a une dimension plus profonde une fois qu’on l’a terminé, ce qui le rend plus intéressant. Pas un coup de cœur mais tout de même une bonne découverte avec son lot de surprises !

4 commentaires »

  1. fantasybooksaddict dit :

    Je ne l’ai pas encore lu, mais j’aimerai bien !

  2. Elsa Luce dit :

    Un très bon avis, j’ai lu ce livre et nos point de vue se rapproche !

    Elsa https://livresque2016.wordpress.com/

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