Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Just Kids de Patti Smith

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 11 mars 2015 @ 20 h 44 min

Just Kids Genre : Autobiographie

Editeur : Bloomsbury

Année de sortie : 2010

Nombre de pages : 306

Synopsis : Just Kids begins as a love story and ends as an elegy. It serves as a salute to New York City during the late sixties and seventies and to its rich and poor, its hustlers and hellions. A true fable, it is a portrait of two young artists’ ascent, a prelude to fame.

 

Avis : J’ai récemment entendu parler de ce livre, et la personne qui m’en a parlé m’a vraiment donné envie de le lire. Je l’ai acheté peu de temps après en anglais, et l’ai commencé peu de temps après. Je dois avouer que je n’avais qu’entendu parler de Patti Smith et Robert Mapplethorpe, mais que je ne savais pas grand-chose d’eux, sinon qu’elle était chanteuse.

Dès les premiers mots, j’ai été complètement happée par l’écriture de Patti Smith. Elle n’écrit pas pour écrire, elle choisit ses mots avec soin, et m’a vraiment transmis des émotions à travers eux. De plus, son écriture est très poétique, parfois assez imagée, et je l’ai vraiment adoré. Avant de tomber amoureuse de leur histoire, je suis d’abord tombée amoureuse de l’écriture de Patti Smith. Elle sait manier les mots, leur faire dire quelque chose de plus que ce qu’ils veulent dire.

Dès le début, on sait que Robert Mapplethorpe est mort (non, ce n’est pas un spoil, elle le dit dès la première phrase), et il m’a semblé que cela a donné encore plus d’intensité au livre. De plus, ici, elle parle d’eux alors que lui n’est plus, donc j’ai trouvé logique qu’elle commence par parler de la fin de l’histoire avant même le début. Puis, l’histoire commence. Le livre est divisé en sept parties, et dès le début de la première, j’ai su que j’allais aimer ce livre. On sent que l’auteur va parler de son histoire sans faux-semblant, sans artifices, telle qu’elle est. Elle ne va pas en rajouter, elle ne va rien enlever non plus : elle dit les choses telles qu’elles sont (ou, en tout cas, c’est l’impression que donne son écriture). Elle semble sincère, et cela m’a vraiment donné envie de poursuivre ma lecture. Le début de la deuxième partie évoque brièvement un épisode de l’enfance de l’auteure qui l’a apparemment marqué, et, dès le début, on voit en elle un poète. Par la suite, dans ce livre, elle parle de choses difficiles qu’elle a vécu seule ou avec d’autres personnes (et, bien sûr, surtout avec Robert Mapplethorpe). En réalité, elle ne parle jamais d’elle sans parler de lui, excepté au début, quand elle évoque son arrivée à New York. Leur rencontre est étrange, tout comme leur histoire ! Et quelle histoire ! J’avoue ne pas avoir tout saisi, mais j’ai bien compris qu’ils étaient fusionnels, des âmes sœurs faites pour se rencontrer et pour ne vivre jamais bien loin l’une de l’autre, faites pour se retrouver où qu’ils soient. Ce que Patti Smith nous raconte est à la fois touchant, et même poignant parfois, choquant, mais aussi très beau. Robert Mapplethorpe a marqué à jamais la vie de l’auteure : rien que le temps qui s’est écoulé entre la mort de Robert et l’écriture du livre en atteste ! De plus, j’ai vraiment été complètement emportée dans les différents lieux que décrit Patti Smith, même si je ne connais pas du tout New-York. Je me suis imaginée l’hôtel Chelsea, les chambres qu’ils ont occupées, leurs amis, Max’s, Scribner’s, Nathan’s. Ce livre était vraiment un voyage ! On y retrouve également des stars incontournables comme Janis Joplin, Jimi Hendrix ou Andy Warhol, mais également beaucoup d’autres moins connus.

Je ne peux pas vraiment parler de personnages, étant donné que les personnes dont parle l’auteure sont réelles. Je me suis parfois identifiée à elle, et parfois pas du tout. Elle est très courageuse, et est vraiment partie de rien avant de bâtir sa carrière. J’ai été vraiment impressionnée par son parcours. Elle est aussi assez indifférente à ce qui se passe autour d’elle, et elle avoue elle-même qu’elle ne se rendait pas toujours compte que ce qu’elle vivait était exceptionnel, ou particulier. Dans sa relation avec Robert, je l’ai trouvé totalement dévouée à lui. Elle l’adorait, et aurait vraiment tout fait pour lui. Quant à lui, elle nous le rend très attachant. Elle nous transmet l’amour qu’elle a ressenti pour lui, tout en nous montrant ses bons et ses mauvais côtés. Ils ont vraiment été les piliers de leur vie l’un pour l’autre. L’un sans l’autre, avec ce livre, on a dû mal à imaginer ce qu’ils seraient devenus. Beaucoup d’autres personnes interviennent que Patti Smith nous fait également aimer comme Harry de l’hôtel Chelsea (je ne me souviens jamais de son nom de famille) ou Sam Wagstaff, Janis Joplin, et tant d’autres qui deviennent ses amis.

Evidemment, l’art a une très grande place dans ce livre. Patti et Robert se dédient entièrement à cela, c’est leur vie. La première écrit surtout des poèmes et dessine ; ce n’est que par la suite qu’elle écrira des chansons et deviendra chanteuse. Le second commence par des collages, des dessins, puis passe à la photographie, et c’est là qu’il se réalisera en tant qu’artiste. Le livre est ponctué de photos qui le rendent vraiment « vivant ». On découvre le visage des deux jeunes gens, leur vie à tous les deux, et cela est parfois émouvant. Certaines sont vraiment très belles, toutes expriment quelque chose de bien particulier. A la fin de l’ouvrage, on en retrouve plusieurs de Robert, accompagnées de textes de Patti : le mariage des deux semble parfait.

Venons-en à la fin … Peu de livres m’ont vraiment fait pleurer, et celui-ci en fait partie ! On se retrouve au début du livre, à l’annonce de la mort de Robert, mais avant, on apprend de quoi il est mort, et comment Patti a vécu ses dernières années. C’est très émouvant, surtout après avoir lu toute leur histoire, tout ce qui leur était arrivé … Plusieurs événements ont lieu pendant cette période difficile, et la mort survient. Mais ce qui m’a vraiment achevé, si je puis dire, c’est « A note to the reader« . Patti explique pourquoi elle a écrit ce livre, et, juste après cette note, on retrouve des photos de Robert avec des textes de Patti. C’était vraiment très émouvant …

 

En définitive, ce livre est sans doute un des meilleurs livres que j’ai lus. Une œuvre bouleversante, qui fait voyager dans la vie de deux jeunes gens qui n’étaient que des enfants.

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

Baseball fans gather zone |
Eaudefiction |
Ici même |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Kpg1221gpk
| Elenaqin
| la saltarelle des baronnes