Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Hunger Games, tome 1 de Suzanne Collins

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 9 mai 2014 @ 20 h 09 min

Genre : Hunger Games 1Science-fiction ; Jeunesse

Éditeur : Scholastic

Année de sortie : 2009

Nombre de pages : 464

Synopsis : Winning will make you famous. Losing means certain death. In a dark vision of the near future, twelve boys twelve girls are forced to appear in a live TV show called the Hunger Games. There is only one rule : kill or be killed. When sixteen-year-old Katniss Everdeen steps forward to take her sister’s place in the games, she sees it as a death sentence. But Katniss has been close to death before. For her, survival is second nature. 

 

Avis : D’abord, je voulais m’excuser du retard que j’ai pris avec cette chronique : je n’ai plus d’ordinateur, je ne peux donc pas poster mes avis. J’espère que cela se réglera très rapidement, et que je pourrais à nouveau poster normalement.

J’avais vraiment hâte de lire ce roman, et je l’ai choisi en anglais parce que je pense qu’il faut vraiment que je m’y mette ! Je pensais me douter de ce que j’allais trouver dans ce livre ; j’ai tout de même été très surprise d’aimer autant.

Tout le monde ou presque connaît l’histoire, beaucoup sans doute ont vu le film. Je n’ai pas voulu le voir avant d’avoir lu le livre, comme toujours, et je pense que j’ai bien fait. J’aurais peut-être été déçue en le regardant avant, certains effets que produit le texte n’auraient plus eu d’impact une fois le film visionné (j’ai déjà eu cette malheureuse expérience avec La couleur des sentiments et Ne le dis à personne). J’ai vraiment aimé l’histoire. Le synopsis est accrocheur et on se dit qu’il va y voir de l’action. Et, pour une fois, une histoire d’amour n’est pas au centre du livre ! (Peut-être qu’il y en a bien une, mais elle n’est pas au premier plan, ou de façon très détournée). On est très rapidement pris par l’histoire. On imagine comment les participants vont mourir (car il n’y a aucun doute qu’ils vont tous mourir et qu’il n’en restera qu’un), qui va se rapprocher de qui, qui cache quoi, comment tout cela va s’organiser. Stephen King, dont l’appréciation est mise en couverture du livre, n’a pas tort : l’on est plongé dans un suspense constant, l’on a envie de savoir, envie de tourner les pages plus vite pour arriver au prochain grand événement. Comme dans presque toutes les dystopies, l’histoire a lieu dans ce qu’il reste des Etats-Unis. On peut se demander pourquoi, mais cela n’aurait pas vraiment de sens ici (sans doute parce que ces auteurs sont américains, comme Kiera Cass et sa trilogie La Sélection). Toujours est-il que ces livres montrent une vision de l’homme particulièrement noire, et que les populations doivent souvent se rebeller contre les dirigeants tyranniques de ces pays. Ici, le centre de l’histoire sont ces fameux Hunger Games, chargés de rappeler aux différents districts leur défaite et leur soumission à Panem. La dimension horrible vient bien sûr du fait que les jeux se soldent par la mort de vingt-trois participants, mais surtout du fait que ce sont tous des enfants, de quatorze à dix-huit ans. La première scène choquante est bien évidemment celle du choix des concurrents dans le district 12 et la réaction de Katniss. On peut facilement s’imaginer à sa place et se demander si nous l’aurions fait. Facile à dire, bien sûr, mais l’on comprend tout de suite que le personnage nous sera attachant.

Étant dans une série jeunesse, je m’attendais à des jeux assez soft. Détrompez-vous, et ne faites pas lire ça à vos jeunes enfants ! Les jeux ont été annoncés cruels, sans pitié et sanglants ; ils le sont effectivement. Les morts de certains concurrents sont tellement atroces qu’on se sent mal, l’une d’entre elles est particulièrement triste (accompagnée parfois de quelques larmes sans doute). On a souvent beaucoup de mal à s’imaginer à la place de Katniss : elle se débrouille vraiment bien, et nous ne serions sans aucun doute pas du tout à la hauteur, nous qui vivons dans le confort et sans risque de mort imminente. Cela nous force à nous remettre en question, et à nous rendre compte qu’il y a bien pire que notre situation. Tout le long des jeux, une atmosphère pesante règne sur le livre. Les organisateurs y mettent du piment ce qui ajoute à l’envie de lire encore plus vite. Le côté science-fiction fait vraiment peur, on s’imagine très mal cette situation, et pourtant, on se rend compte qu’on ne sait jamais ce qui peut nous arriver. Et si un des grands pays du monde se mettait à faire n’importe quoi et aboutissait à son propre anéantissement ? Et si une nouvelle guerre se déclenchait et que tous les pays étaient dans cet état ? Les dystopies font souvent cet effet, et en même temps, ils rassurent, parce que l’on a vraiment l’impression que c’est à mille années-lumière de ce qui pourrait vraiment se passer chez nous. Ce roman m’a fait penser à une des nouvelles de Bernard Werber dans Paradis sur mesure, je crois qu’elle s’appelle « Du pain et des jeux ».

Les personnages sont très attachants dans l’ensemble. Katniss est, par excellence, l’héroïne courageuse, intelligente, au grand cœur, qui se sous-estime et qui, pourtant, peut y arriver. Elle est assez ambivalente : elle nous ressemble d’un côté et nous est totalement opposée de l’autre. Ce premier tome nous donne déjà pas mal d’informations sur elle, nous livre une partie de son passé, ses sentiments, les gens qu’elle affectionne, ceux qu’elle aime. On la découvre et, personnellement, je n’ai pas pu m’empêcher de l’apprécier. Peeta, quant à lui, m’a un peu agacé, et à la fois, j’ai vraiment eu pitié de lui. On ne sait pas vraiment quand il joue et quand il est sincère (on peut dire qu’on le découvre un peu à la fin) ce qui ne me l’a pas rendu sympathique. J’ai également beaucoup aimé le personnage de Rue. Elle a été faite pour que l’on n’ait qu’une envie : la protéger. On espère sincèrement qu’il ne lui arrivera rien, que les règles changeront pour elle. Prim est aussi un personnage auquel on s’attache : elle nous fait penser à une petite sœur fragile qu’il nous faut protéger ; c’est là que l’on comprend la ressemblance entre les deux personnages. Ceux qui sont antipathiques sont peu nombreux mais de taille : certains concurrents, surtout Cato et Clove, la mère de Katniss, que j’ai du mal à cerner mais qui ne m’inspire que peu de sympathie, Haymitch, personnage antipathique sur lequel on se pose vraiment des questions, les habitants du Capitol et Effie, tellement dans leurs Hunger Games qu’ils ne se rendent pas compte que ce sont des êtres humains qui meurent pour leur bon plaisir.

Grâce à ce premier tome, on entrevoit déjà la suite, notamment une quelconque relation entre le district 11 et le district 12. On se doute bien que la situation ne peut pas rester comme cela et que quelque chose s’est amorcé avec la fin particulière des jeux. On se demande vraiment ce qu’il va advenir des personnages principaux quand ils vont rentrer chez eux, la réaction de leurs proches, des autres, leur vie maintenant, et la tournée qui doit suivre les jeux. Je dois dire que la fin donne vraiment envie de continuer, et même de commencer le second tome immédiatement !

Je ne sais pas si j’aurais autant aimé le livre en français. J’ai essayé de comparer avec la version française, et je n’ai pu m’empêcher de me dire que ça rendait bien mieux en anglais. Cela m’a donné envie de lire plus de livres dans cette langue, et même en langue originale en général.

En définitive, un très bon livre jeunesse et science-fiction, qui donne envie de sauter sur le reste de la trilogie, et qui laisse un souvenir intense. Il fait aussi réfléchir, et, je le répète, c’est un des rares livres jeunesse où l’histoire d’amour n’est pas au centre de l’œuvre ! 

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