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I found myself in Wonderland.

Ubu roi d’Alfred Jarry

Classé dans : Avis littéraires — 14 avril 2014 @ 17 h 58 min

Ubu roi Genre : Théâtre

Editeur : Folio

Année de sortie : 2011

Nombre de pages : 140

Synopsis : Le personnage d’Ubu, né d’une pièce créée par des lycéens, est devenu le symbole universel de l’absurdité du pouvoir, du despotisme, de la cruauté. Jarry en montre le ridicule, lui oppose l’arme que les faibles gardent face aux tyrans, la formidable liberté intérieure que donne le rire. Le sens du comique et de l’humour change le tyran en marionnette, en ballon gonflé d’air.

 

Avis : Je n’ai jamais été attirée par cette œuvre, et j’avoue l’avoir lue parce que j’y étais obligée. Ni la couverture ni la quatrième de couverture ne me tentait.

Pas de vers dans cette pièce, comme on peut s’y attendre, étant donné que c’est une œuvre moderne, et que ce n’est pas une tragédie à proprement parler. Certains mots sont des néologismes, mais on peut facilement savoir ce qu’ils veulent dire, d’autres restent assez flous ; seules les notes à la fin de l’œuvre permettent de comprendre. Les personnages sont nombreux, mais facilement à distinguer les uns des autres. Apparemment, ils ont presque tous une origine historique : la pièce se passe en Pologne, le roi s’appelle Venceslas et deux de ses fils sont Ladislas et Boleslas ; des personnages du même nom ont effectivement existé. On peut dire la même chose pour Jean Sobieski, le capitaine Bordure, Stanislas Leczinski. Sans les notes, je n’aurai absolument pas compris la référence. La pièce est découpée en cinq actes qui rapportent tous un événement du règne d’Ubu.

L’histoire est vraiment loufoque : le père Ubu vit en Pologne, et la mère Ubu lui donne l’idée de tuer le roi pour s’emparer du pouvoir. Il l’écoute, se retrouve roi et fait toutes sortes de choses qu’un roi ne fait pas quand il est au pouvoir, sous peine de devenir un tyran, et ici, clairement, un monstre. Aucune morale, aucune cohérence dans les actions : Ubu fait ce que bon lui semble, et se fiche complètement de ce que les autres personnages peuvent penser ou lui conseiller. On sent que cela ne pourra pas durer comme cela ! Il va même jusqu’à gérer les finances seul, et à aller recueillir les impôts dans les maisons des paysans ! J’ai eu du mal à m’imaginer la fin mais, en la lisant, je me suis dit qu’elle était assez logique : la pièce est très comique, on l’imagine mal différente.

Les personnages sont très étranges, et complètement absurdes pour la majorité. Ubu est très influençable, sa femme le dicte un peu comme elle veut au début de la pièce, mais il devient clairement incontrôlable par la suite. Il est dans l’excès le plus total. C’est un tyran, un monstre, un homme qui n’est absolument pas fait pour gouverner. Ses décisions sont prises selon son bon vouloir, et non pour le bien de qui que ce soit, si ce n’est le sien. Il semble toujours bien s’en sortir, les autres prennent à sa place. La mère Ubu, elle, rêve de couronne, et pousse son mari à la prise de pouvoir. On peut dire que cela se retourne un peu contre elle. Elle se rend compte que son mari va trop loin, le prévient, mais ne peut rien faire contre lui. La famille royale est très vite évincée. Bougrelas est l’image du prince combattant pour l’honneur de sa famille. Le capitaine Bordure est un homme très versatile, les autres personnages sont un peu plus effacés : certains sont bêtes, d’autres se rebellent contre Ubu, et reviennent finalement vers lui.

Les descriptions de ce que fait Ubu à ceux qui le dérangent sont assez comiques : des néologismes sont utilisés, on imagine mal la scène tellement c’est absurde, certaines choses sont clairement impossibles. J’ai ri à certains passages.

 

En définitive, une pièce absurde pleine de choses étranges. Je ne peux pas dire que j’ai vraiment aimé. Décidément, les comédies ne sont pas faites pour moi !

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