Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Carmen suivi de Les âmes du purgatoire de Prosper Mérimée

Classé dans : Avis littéraires — 24 mars 2014 @ 21 h 11 min

couv75952433Genre : Classique

Editeur : Librio

Année de sortie : 2007

Nombre de pages : 127

Synopsis : Sauvage, effrontée, une fleur de cassis à la bouche, telle apparaît Carmen, fille de l’amour et de la liberté, toujours prête à mettre la rage au cœur, à pousser au crime. De ce jeu cruel elle est bientôt la victime, mais la mise à mort, ici, n’a pas lieu dans l’arène. Elle se tient à huis clos, pacte secret entre don José et sa gitane maudite. Maudit aussi don Juan de Maraña qui, après une vie de scandales, ose, un soir, provoquer Dieu et lui soustraire une de ses nonnes. A l’heure du rapt, il croise un long cortège d’âmes du purgatoire qui accompagnent sa dépouille mortelle à l’église. Son imagination lui joue-t-elle un tour ou est-ce un signe du Ciel ?

 

Avis : Après le visionnage d’un film sur Carmen, et la frustration de ne pas avoir vu la fin, je me suis dit que ce serait sympa de lire la nouvelle de Mérimée, histoire de savoir comment ça finit !

Dès le début, je me suis dit que ce serait long. L’auteur commence par une description, peut-être pas le meilleur moyen d’attirer le lecteur, mais il rencontre tout de suite don José. On le suit avec le narrateur, et l’histoire devient vraiment passionnante dans le chapitre trois, avec l’histoire de Carmen, comment don José l’a rencontré, comment sa vie a été complètement bouleversée par la jolie gitane, comment il en est arrivé là, à raconter son histoire à un Français de passage en Andalousie. Le chapitre quatre m’a semblé un peu superflu – sans doute parce que j’ai plus intéressé par l’histoire de Carmen que par l’aventure du narrateur – mais il est tout de même intéressant. Dans l’ensemble, j’ai vraiment bien aimé Carmen.

Les personnages sont complexes et sombres, emportés par leur passion. Carmen nous semble manipulatrice dès qu’on la rencontre près du Guadalquivir. Elle est séduisante, séductrice, enivrante pour les hommes qui ne peuvent s’empêcher de tomber comme des mouches sur son passage. Elle les mène par le bout du nez, leur fait faire tout ce qu’elle veut, mais elle sait déjà comment tout va finir. Don José quant à lui, ne semble rien pouvoir faire pour endiguer le flot de problèmes qui le submergent. Il souffre et finira mal, comme Carmen elle-même. On ne connaît pas vraiment le narrateur, il nous permet simplement de découvrir l’histoire du chapitre trois. Le dernier chapitre donne sans doute un effet de réalisme à l’histoire de base.

Pour Les âmes du purgatoire, je n’avais aucune appréhension, je ne connaissais pas du tout l’histoire. En la lisant, j’ai trouvé que le synopsis en disait un peu trop. C’est une nouvelle intéressante, agréable à lire. Elle est écrite sur le thème du repentir, de la foi, de la religion en général. C’est l’histoire d’un homme bien élevé, don Juan de Maraña, qui va finir par mal tourner à cause de ses fréquentations. Grâce à cette nouvelle, on voit aussi qu’il est très facile de dériver petit à petit, de se détourner de ses principes et de la bonne éducation qu’on a reçue.

Les personnages sont complexes, encore une fois, sombres. Il semble que don Juan ne se rend pas compte de ce qu’il fait, ou qu’il s’en rend compte trop tard. Il ne voit pas la mauvaise influence de ses mauvaises fréquentations, il ne semble voir que les « bonnes » choses qu’elles lui apportent. Il passe d’un vice à un autre sans se rendre compte de la noirceur qui envahit son âme. D’autres personnages se pressent dans ce livre : certains disparaissent assez vite, d’autres laissent une marque, et on les retrouve quand on ne s’y attend pas.

 

En définitive, deux nouvelles qui valent le détour ! Une Carmen captivante et une seconde histoire intéressante ! Je vous les conseille !

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