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Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire, tome 13 : La Fin de Lemony Snicket

Classé dans : Avis littéraires — 31 octobre 2013 @ 15 h 14 min

Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire, tome 13 : La Fin de Lemony Snicket dans Avis littéraires couv39116947-191x300Genre : Jeunesse, Aventure

Editeur : Nathan

Année de sortie : 2007

Nombre de pages : 243

Synopsis : Cher lecteur,

Tu viens sans doute de prendre ce livre et tu l’entames par la fin, ou plutôt par ce petit texte à la fin, à seule fin d’y détecter le fin mot de l’histoire ou cherchant peut-être à savoir si La Fin est vraiment la fin, autrement dit la fin de la série qui commençait par Tout commence mal. Sans pour autant être une fin de série, ce livre est en effet le dernier tome des Désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire, et je ne saurais trop t’en déconseiller la lecture, même si tu as trouvé le courage d’ingurgiter les douze tomes précédents. Du début à la fin, La Fin n’est qu’une série d’abominations, dont une tempête du style fin du monde, un breuvage à donner le tournis et du poisson cru en bouillie, sans parler de moutons sauvages, d’une cage à oiseaux rococo et de perturbants mystères au sujet des parents Baudelaire. Je m’étais fait un devoir de relater par le menu l’histoire de ces orphelins et ma mission touche à sa fin. De ton côté, libre lecteur, tu as sans doute d’autres missions et si j’étais toi je m’abstiendrais de lire La Fin, de crainte que cette fin ne m’achève.

Avec mes sentiments respectueux,

Lemony Snicket.

 

Avis : J’avoue avoir mis du temps à lire Les Désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire, en plusieurs années même, mais je ne pouvais pas lire tous les tomes à la suite. Je les trouvais trop lourds, et je m’ennuyais à force de lire la même chose. J’ai enfin achevé cette saga, que j’ai beaucoup aimée, malgré le mal que j’ai eu à la lire ! La couverture nous montre déjà un naufrage (il faut se souvenir que, dans le tome précédent, les orphelins s’enfuient de l’hôtel Dénouement en canot, avec leur cher Comte Olaf), et nous annonce qu’il n’y a pas que les enfants qui rencontreront des problèmes dans ce tome !

Le style de l’auteur est toujours le même : il parle au lecteur et il fait partie de l’histoire, il la vit comme les enfants. En effet, le narrateur est censé raconter la vie des orphelins Baudelaire, et il ne cesse de faire des remarques sur sa propre vie, sur sa famille, ses amis, sur une mystérieuse Béatrice qu’il a aimée et vraisemblablement perdu. Lemony Snicket est, nous l’aurons compris, un pseudonyme puisque c’est aussi un personnage de l’histoire. Cela donne plus de réalisme aux aventures des orphelins. C’est vraiment un style intéressant, très agréable à lire. Il est beaucoup plus facile de rentrer dans l’histoire, de s’imaginer les personnages, ce qui a amené aux situations dans lesquelles ils se retrouvent, mais aussi d’imaginer les personnages qui ne sont plus présents, qui ont disparu et dont le narrateur parle souvent. Le pacte de lecture entre l’auteur et le lecteur est très particulier puisqu’il le dissuade de lire ses livres tout le long de la saga (comme si nous ne voulions pas connaître enfin la fin !).

L’histoire est toujours la même : les orphelins Baudelaire, Violette, Klaus et Prunille, sont encore échoués dans un lieu inconnu, et toujours suivi à la trace par leur oncle, le comte Olaf. Mais ici, dès le début, on comprend que ce tome est différent. D’abord, les personnages ont évolué au fil des tomes : les enfants ont grandi, et l’on connaît bien le comte Olaf, toujours prêt à faire un mauvais coup. Puis, les personnages que l’on ne connaît pas encore ne semblent pas comme les autres. Ils n’ont pas la même réaction que dans les autres tomes : souvenez-vous tous ces idiots qui croyaient toujours le comte Olaf, qui n’ouvraient les yeux qu’à la fin, quand il était trop tard, et même, parfois, qui n’ouvraient pas les yeux du tout ! Cette fois, l’on a vraiment l’impression d’être dans « la vraie vie », là où les gens ne sont pas dupés aussi facilement. Comme toujours, des tas de choses arrivent aux pauvres orphelins qui ne peuvent rien faire, puisque cela ne dépend pas d’eux. Ils se posent beaucoup de questions sur leur conduite, la morale, sur la société et les gens.

Comme toujours, l’auteur apprend aux enfants, à travers ses livres, des mots compliqués, des concepts particuliers, comme la morale. Je trouve cette approche intéressante, cela permet aux petits de découvrir des choses par eux-mêmes et pas seulement à l’école. Donc, comme toujours, Klaus explique les mots compliqués que les enfants rencontrent et Prunille est traduite par ses aînés. Je tiens à souligner que l’auteur est très intelligent, dans la mesure où il parvient à caser, dans un livre jeunesse, le nom d’Electre pour désigner un drame familial, ou des mots comme tangente pour parler d’un changement de sujet. Comment faire apprendre sans faire apprendre !

Ce tome est très bien, pourtant, il m’a laissé sur ma faim. Peu de réponses sont données, et l’on a un peu l’impression que l’auteur s’est moqué de nous. Je me souviens qu’un personnage, dans les tomes précédents, avait laissé entendre qu’un parent Baudelaire pourrait encore être vivant : alors, vrai ou faux ? La réponse claire n’est pas donnée. On ne sait pas si les Baudelaire retrouvent enfin les Beauxdraps. Certes, c’est bien la fin des désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, mais on ne sait pas grand-chose de ce qui leur arrive ensuite. L’auteur ne fait que des suggestions, mais dit rien clairement. Apparemment, il veut laisser à ses lecteurs le soin d’imaginer la suite, mais j’aurais préféré qu’il l’écrive lui-même. D’un autre côté, ce livre clôt bien une saga comme la sienne : un peu absurde, très étrange, très mystérieuse. Et la série se referme sur un nouveau mystère autour duquel les lecteurs peuvent facilement imaginer tout un tas de choses !

 

En définitive, c’est une très bonne saga, qui se termine sur un très bon dernier tome, même si ce n’est pas vraiment une fin. C’est, bien sûr, une saga jeunesse, mais je pense que tout le monde peut la lire, cela ne fait pas de mal !      

2 commentaires »

  1. lotusetneptune dit :

    Je suis fan de cette série! Je l’ai lu à plusieurs reprises et le film aussi est très bon!

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    • redbluemoon dit :

      C’est vrai que c’est une super série, je ne m’en suis rendue vraiment compte qu’à la fin … Oui, j’ai aimé le film aussi, mais moins que les livres quand même ;)

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