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I found myself in Wonderland.

Archive pour août, 2013

La Princesse de Clèves de Mme de Lafayette

Posté : 29 août, 2013 @ 5:16 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

La Princesse de Clèves de Mme de Lafayette dans Avis littéraires couv47640147-177x300Genre : Classique

Editeur : GF

Année de sortie : 2009

Nombre de pages : 253

Synopsis : La Princesse de Clèves met en scène, à la cour du roi Henri II, un trio tragique : le duc de Nemours est épris de la Princesse de Clèves, qui l’aime en retour, mais est adorée de son époux … Par refus de s’abandonner à une passion coupable, la princesse commet l’irréparable : elle avoue tout au prince. Et cet aveu central dont dépend l’issue du drame a fait couler beaucoup d’encre, ainsi que le résume la romancière Marie Darrieussecq : « Les premiers lecteurs de Mme de Lafayette, au XVIIè siècle, le jugèrent invraisemblable : quelle épouse pense devoir informer son mari de ses tentations adultères ? Au XVIIIè siècle, cet aveu, on l’a trouvé charmant. Au XIXè, immoral. Au XXè, idiot : mais qu’elle l’épouse donc, son bellâtre de cour ! Et au début du XXIè, on dit qu’il ne faut plus lire ce livre, mais c’est encore une autre histoire. »

 

Avis : La couverture montre une scène du livre que j’avais étudiée en cours et qui ne m’avait pas du tout donné envie de lire un jour le livre. J’ai fini par devoir le lire, comme d’autres livres qui ne me tentent pas. Je me disais qu’il était ridicule de lire l’histoire d’une femme amoureuse qui ne cède jamais à celui qu’elle aime à cause de son mari, qu’elle n’aime pas, et qui finalement, n’est jamais heureuse sans raison apparente.

J’ai été très surprise ! Moi qui pensais que j’allais détester cette lecture, je l’ai beaucoup appréciée !  Certes, le langage utilisé par l’auteure ne convient sans doute pas à tout le monde et certaines tournures de phrases peuvent nous paraitre étranges, mais j’ai vraiment été emportée par l’histoire ! Le livre est centré sur « l’histoire d’amour » entre la Princesse de Clèves et le duc de Nemours, mais ce n’est pas le genre d’histoire qui nous lasse rapidement : on a envie de savoir ce qu’il va arriver, on tourne les pages de plus en plus vite pour découvrir si oui ou non, la Princesse cèdera au duc. C’était un vrai plaisir de découvrir leur histoire : pas une seule fois, je ne me suis dit que c’était « gnan-gnan », ou ringard malgré mes a priori. Les seuls aspects un peu compliqués du livre, excepté le langage, sont les nombreux rapports entre les différents personnages. Il faut se souvenir de qui déteste qui, de qui est marié avec qui, de qui est amoureux de qui, etc. Il y a aussi plusieurs Reines, et elles sont parfois simplement appelées par ce nom, donc on se demande de laquelle l’auteure parle. Sinon, il y a aucune difficulté. Le livre n’est pas long et est découpé en parties (assez mal choisies je trouve, puisqu’elles coupent des dialogues) ce qui permet de se voir avancer dans la lecture.

Les personnages sont assez nombreux et leurs rapports compliqués à retenir. Il est difficile de s’attacher à eux dans la mesure où on ne les connait pas beaucoup, l’action étant centrée sur le triangle amoureux. La Cour est très intéressante, mais peu exploitée comparée à l’histoire des trois personnages principaux. On peut simplement dire qu’elle semble un lieu de débauche, de ragots et de coups bas. La Princesse de Clèves est tout de suite très attachante. Elle semble la seule femme pure et vertueuse de toute la Cour (même la Reine trompe le Roi !). Elle est très différente des autres femmes : elle est très modeste, et ne voit pas l’intérêt de plaire aux hommes. Elle ne connait pas l’amour au début du roman et nous parait toute innocente, dirigée par sa mère, Madame de Chartres. Quand elle découvre la passion, elle est très étonnée de la violence de ses sentiments. J’ai trouvé son histoire touchante et tragique : c’est non seulement la vertu qui l’empêche de céder au duc de Nemours, mais également son entourage : sa mère et son mari lui défendent clairement d’être heureuse autrement que mariée avec le Prince de Clèves, même quand celui-ci ne sera plus. Elle est l’exemple même de la femme vertueuse qui, même si elle n’aime pas son mari, lui restera fidèle jusqu’à sa mort. Je trouvais cela triste qu’elle ne connaisse jamais le bonheur, mais son explication au duc, à la fin du roman, sur la passion et le mariage, m’a paru assez convaincante. Le duc, lui aussi, est touchant dans la passion qu’il ressent pour la Princesse. Il est prêt à faire des choses que jamais il n’aurait faites pour quelqu’un (il est très romantique), mais il ne se rend pas compte de l’ampleur de ses actes sur celle qu’il aime. Dans son emportement, il est égoïste, et ne comprend pas qu’elle le fuit. Il se vante d’être aimé par la femme la plus aimable de la Cour, et il voudrait qu’elle cède à ses demandes ! Comme quoi l’amour fait perdre la tête ! Quant au Prince de Clèves, je n’ai pas pu m’empêcher d’éprouver de la pitié pour lui … Le pauvre ! Epouser une femme qu’il adore pour découvrir qu’elle ne l’aime pas et ne l’aimera jamais parce qu’elle est amoureuse d’un autre … 

Les lieux de l’action sont très intéressants : on se perdrait entre les différents personnages et les nombreux lieux où ils se rendent. La maison de la Princesse à Coulommiers est enchanteresse : on aimerait bien se retrouver dans son magnifique jardin, à arpenter les allées de fleurs, et les domaines alentour.

La fin de l’histoire, et du triangle amoureux par la même occasion, ne m’a pas étonnée : elle était logique étant donnée la détermination de la Princesse. Et dire que toutes les autres autour d’elle auraient adoré être aimées sincèrement par deux hommes à la fois !

 

En fin de compte, un livre qui m’a vraiment surprise et que j’ai beaucoup aimé ! Un classique touchant et tragique à lire pour tous ceux que les histoires d’amour impossibles ne rebutent pas !       

 

challenge-des-100-livres-chez-bianca Classique dans Avis littéraires 

L’Odyssée d’Homère

Posté : 27 août, 2013 @ 6:02 dans Avis littéraires | 1 commentaire »

L'Odyssée d'Homère dans Avis littéraires couv74320198-178x300Genre : Classique

Editeur : Folio Classique

Année de sortie : 2009

Nombre de pages : 512

Synopsis : « Vous avez le choix : Ulysse ou le Cyclope. Vous choisissez Ulysse. Au péril de votre vie, après dix années de combats, vous avez pris la ville de Troie. C’est votre surnom : « preneur de Troie ». Sur le chemin du retour, vous avez perdu nombre de vos compagnons. Les uns, le Cyclope les a engloutis. Les autres se sont noyés. Ils ont mangé les vaches du Soleil, en dépit de vos recommandations. Ils ont goûté à des fruits étranges qui procurent l’oubli. Ils ont fait l’expérience de vivre en cochons. Mais vous, Ulysse, vous avez dû lutter. Vous avez percé l’œil du Cyclope, le fils de Poséidon. Vous n’aviez pas le choix. De là vient l’acharnement de Poséidon à vous nuire. Pauvre Ulysse, incapable de profiter de l’immortalité toute proche que Calypso vous offre sur un plateau en or. Courage, les déesses vous protègent, et la terre n’est plus très loin !…
Vous avez bientôt l’âge de Télémaque, celui d’Ulysse, puis celui de Laërte : déjà vous savez que votre vie s’est jouée quelque part entre Troie et Itaque. » Philippe Brunet.

 

Avis : Couverture typique pour une œuvre antique : il n’y a aucune surprise. En réalité, sans lire L’Odyssée, on connait déjà l’histoire : Ulysse est parti pour Troie ; à la fin de la guerre, il veut rentrer chez lui en Ithaque mais Poséidon fait tout pour que cela n’arrive pas ; il veut venger son fils, le Cyclope Polyphème, duquel Ulysse a percé l’œil. De plus, ce livre n’a pas été écrit par son auteur : Homère était un poète et racontait ses histoires aux Grecs. Elles constituaient la mythologie grecque.

Ce livre était très intéressant. On apprend les détails des aventures d’Ulysse, les problèmes et les personnages mythologiques qu’il rencontrât. Etant amoureuse de la mythologie, j’ai aimé. Mais, en ayant lu des extraits de L’Iliade, je pense que ce livre est plus intéressant. Tout d’abord, il y a plus d’actions, par exemple, les nombreux combats entre Troyens et Grecs. Mais, en plus, il me semble que les formules utilisées sont moins répétées. Dans L’Odyssée, les personnages répètent souvent la même chose. A un moment, j’ai même cru que l’éditeur avait réimprimé la même page ! Mais, en réalité, non : un personnage répétait une prédiction d’Athéna. Et tout le long du livre, les mêmes formules sont répétées, comme par exemple, pendant les scènes de banquet. Cela alourdit le récit. C’est sans doute à cause de la traduction. Mais cela m’a donné envie de vite finir ce livre. A force, je me suis ennuyée … J’ai trouvé la première partie du livre, celle du voyage de Télémaque moins intéressant que la suite, où il y a plus d’actions, mais où tout le monde répète la même chose.   

On apprend beaucoup de choses sur les Dieux dans cette œuvre : en effet, Homère nomme ici les attributs des Dieux pour la première fois, et il montre quels Dieux sont favorables au héros, Ulysse, et lesquels le détestent. On en apprend également beaucoup sur la généalogie des Dieux et des héros. De plus, on apprend l’histoire d’autres héros, comme Agamemnon, Ménélas, Nélée, et beaucoup d’autres. 

Certains personnages sont attachants comme la « Sage Pénélope » ou Télémaque. D’autres sont exécrables, comme Antinoos. En réalité, dans ce livre, les personnages sont assez caricaturés. Ils sont bons ou mauvais, il n’y a pas vraiment de demi-mesure. La réaction d’Ulysse à la fin est compréhensible mais assez extrême : pourquoi tous les tuer ?

 

En fin de compte, un livre qui devient lourd mais qui nous apprend beaucoup de choses et qui s’avère intéressant. Un classique à lire !

Les Ames Vagabondes de Stephenie Meyer

Posté : 18 août, 2013 @ 10:23 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Les Ames Vagabondes de Stephenie Meyer dans Avis littéraires couv55167930-185x300Genre : Science-Fiction

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 829

Synopsis : La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu’elle ne peut pas oublier. L’amour pourra-t-il la sauver ?

 

Avis : La couverture est intrigante. On se demande pourquoi l’éditeur a choisi un œil. On le comprend rapidement, rien qu’avec l’affiche du film sorti cette année. Twilight est encore très présent dans les esprits. Le nom de l’auteure y est automatiquement associé. De multiples questions se posent sur ce livre : est-ce encore une histoire de vampires ? Y a-t-il encore une histoire d’amour ? Est-ce plus pour les ados ou plus pour les adultes ?

Ce livre est vraiment très riche ! Il n’est pas centré sur l’amour comme dans Twilight, même s’il est tout de même très présent. Il n’y a pas de vampires non plus. En fait, cette œuvre est très différente de la première saga de l’auteure. Et je dois avouer que j’ai autant aimé les deux. Ici, Stephenie Meyer développe un monde particulier, un scénario inattendu et envoûtant. Elle nous oblige à nous poser des questions auxquelles, peut-être nous avions réfléchi, mais que nous n’avions jamais abordées avec sérieux. Elle nous montre un monde apocalyptique et nous donne une autre vision de l’être humain, vu par des yeux extraterrestres qui nous jugent sur nos actes les plus répréhensibles, en mettant de côté les bonnes actions et les qualités humaines, que l’héroïne découvre petit à petit.

Les personnages sont vraiment très attachants ! Concernant Vagabonde, la narration à la première personne permet de tout de suite l’apprécier même si elle est la « méchante » de l’histoire dès le début. Elle est naïve, généreuse comme personne, unique car elle n’est ni vraiment humaine, ni vraiment âme. Elle est également douce et de plus en plus attachante au fil des pages. Elle est aussi déchirée entre les amours qu’elle ressent pour diverses personnes, et « victime » de la Société des Âmes. Tout le long du livre, elle évolue et devient de plus en plus humaine, même si elle conserve certains aspects de sa vie d’âme. Melanie, quant à elle, est l’humaine à laquelle on peut s’identifier. Il est effrayant de s’imaginer à sa place. Ses réactions sont compréhensibles, et la résistance qu’elle oppose à Vagabonde nous la rend encore plus sympathique. On se reconnait en elle, et on imagine notre vie sur cette Terre envahie. On pourrait qu’elle est le personnage principal mais, au fond, pas vraiment. C’est une héroïne sans en être une. Puis, Jamie : il est tellement mignon ! Il donne envie d’avoir le même à la maison. C’est un petit homme courageux sous l’apparence d’un enfant. Jared, quant à lui, m’a été antipathique au début, parce qu’il ne comprenait rien. On aurait presque envie de le gifler pour lui faire entrer la vérité dans la tête. Mais il change, il évolue et devient le Jared des souvenirs de Melanie. Enfin, Ian : l’homme idéal. Doux, attachant, même s’il est repoussant au début avec son frère Kyle. On a envie de le voir heureux malgré la répulsion du début.

Le début in medias res est assez troublant. On ne comprend pas tout. Les mots employés sont flous. Mais cela donne vraiment envie de connaitre la suite. Le premier chapitre est captivant : il nous happe dans l’histoire et nous donne envie d’en savoir plus.

Il est vraiment impossible de lâcher ce livre. Les pages se tournent toutes seules. Au premier moment de relâchement, un nouveau coup de théâtre arrive et on tourne les pages encore plus vite.

Quelques scènes font frissonner, notamment les premières et les dernières. Les opérations ne sont définitivement pas mon truc ! On ressent beaucoup d’émotions diverses à la lecture de ce livre. Pendant ces scènes dont je parlais, on ressent du dégoût, de l’horreur et de la peur. A d’autres moments, on ressent de la tristesse, de la joie, du chagrin, du désespoir, mais également la passion des personnages.

La fin est très frustrante. Stephenie Meyer a déclaré que, finalement, elle ferait de ce livre le premier tome d’une trilogie. Je suis totalement d’accord : il est impossible que le livre se finisse comme cela. Certains personnages ne sont pas assez développés, comme Jared, ou finalement, Melanie. Je pensais que ce n’était qu’un roman isolé : j’ai été un peu décontenancée et déçue sur le coup, mais, après réflexion, j’ai très envie que cela continue ! J’ai vraiment hâte ! A quand le deuxième tome ?! (Par contre, je ne sais pas si l’on peut faire confiance à l’auteure : elle avait promis un autre roman dans la saga Twilight, Midnight Sun, qui n’est jamais sorti. J’ai peur que la suite ne vienne jamais …)

 

En définitive, une vraie surprise ! Je ne pensais pas aimer autant et j’ai vraiment hâte de lire la suite ! Un très bon roman SF ! Je n’ai pas vu le film, et je n’ai pas vraiment envie de le regarder, car je ne me suis fait une idée des personnages et des décors du roman. Si vous l’avez vu, quand avez-vous pensé ?          

Métaphysique des tubes de Amélie Nothomb

Posté : 18 août, 2013 @ 9:15 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Métaphysique des tubes de Amélie Nothomb dans Avis littéraires couv66127896-185x300Genre : Autobiographie, Contemporaine

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 157

Synopsis : Parce qu’elle ne bouge pas et ne pleure pas, se bornant à quelques fonctions essentielles – déglutition, digestion, excrétion -, ses parents l’ont surnommée la Plante. L’intéressée se considère plutôt, à ce stade, comme un tube. Mais ce tube, c’est Dieu. Le lecteur comprendra vite pourquoi, et apprendra aussi que la vie de Dieu n’est pas éternelle, même au pays du Soleil levant … Avec cette « autobiographie de zéro à trois ans », Amélie Nothomb nous révèle des aspects ignorés de sa personnalité et de la vie en général, tout en se montrant plus incisive, plus lucide et plus drôle que jamais.

 

Avis : J’ai déjà lu des Amélie Nothomb et les ai toujours trouvés supers, même si spéciaux. Ce livre est la troisième autobiographie de l’auteure que je lis.

Le début est assez étrange, il faut plusieurs pages pour comprendre de quoi l’on parle si on ne lit pas le synopsis avant. Ici, pas de ton enfantin ni de langage d’enfant (excepté pour l’apouarium). C’est l’auteure adulte qui nous raconte son histoire à la première personne, mais au passé. Elle ne cherche pas à nous la raconter comme si c’était l’enfant qui parlait, mais bien comme un témoignage, pour nous montrer comment était son enfance.

J’ai été impressionnée par les détails (nombreux et très précis !) et la mémoire de l’auteure. On peut se demander si ce n’est pas enjolivé (elle en parle à un moment, en disant qu’elle n’a aucun moyen de prouver qu’elle parle de quelque chose de réel). Mais j’ai fait le choix de croire en ce qu’elle racontait et je ne le regrette pas.

Ce livre nous donne un florilège de sentiments. Tout d’abord, de l’indignation envers les parents de la petite, mais également envers l’attitude des Japonais. Même si c’est leur façon de vivre, je dois avouer que j’ai été choquée ! Ensuite, un sentiment d’étrangeté par rapport au bébé qui parle comme un adulte et qui sait déjà tant de choses à deux ans et demi ! Elle parvient à cacher à ses parents qu’elle sait parler ! De la tristesse pour la Plante, un bébé qui ne réagit pas, qui ne vit pas … Et enfin, de l’émerveillement pour le Japon, un pays magnifique où j’adorerais aller ! Tout le long du livre, on partage les sentiments du bébé et de l’auteure une fois adulte.

La dernière phrase est assez étrange : elle sous-entend que la vie de l’auteure se résume à cette période de sa vie, que le reste ne compte pas, ne vaut rien. On pourrait penser que cette époque l’a tellement marqué qu’elle la représente toute entière sans qu’il n’y ai rien à ajouter.

 

Finalement, un livre un peu étrange, mais intriguant, comme tous les livres de cette auteure. C’est un plaisir de lire ses œuvres ! Je les lirai avec plaisir.  

La vie romantique d’Alice B. de Mélanie Gideon

Posté : 18 août, 2013 @ 8:07 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

La vie romantique d'Alice B. de Mélanie Gideon  dans Avis littéraires couv45935952-183x300Genre : Contemporaine

Editeur : Fleuve Noir

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 493

Synopsis : Le plus puissant aphrodisiaque au monde ? Le secret. Or, dans le mariage, c’est justement ce qui fait défaut … En ouvrant sa boîte mail, Alice Buckle tombe des nues : elle est invitée à répondre à un sondage sur le mariage au XXIe siècle. Par souci d’anonymat, elle signera son courrier Épouse 22, et correspondra avec un enquêteur nommé Chercheur 101. Ah ça, Alice en a des choses à dire sur ses vingt ans de mariage et sa famille où tout le monde surfe sur Internet, mais où plus personne ne communique ! C’est bien simple, Alice n’est plus au courant de rien, doute de tout. Que fait son ado de fille enfermée dans la salle de bains ? Son fils de 12 ans serait-il homosexuel ? Mais surtout : William, son mari, l’aime-t-il encore ? Avec franchise et humour, Alice se livre un peu plus à chaque question – tout en cachant sa participation au sondage à William. Et de confidences en confidences, par mail, par chat ou par Facebook, Épouse 22 et Chercheur 101 se lient d’amitié. Tombent sous le charme l’un de l’autre. Et si perdre le contrôle de leur vie était la meilleure chose qui pourrait leur arriver ? La vie romantique d’Alice B. brosse le portrait de l’amour aujourd’hui. Dans la droite lignée de Vous avez un message ou de Un jour, c’est LA comédie romantique de notre époque !

 

Avis : La couverture est attirante, tout en symboles. Elle m’a intrigué et m’a donné envie d’en savoir plus, de découvrir l’histoire d’Alice B. En lisant le synopsis, je me suis dit que la fin avait l’air très prévisible mais que ce serait une bonne petite lecture détente.

L’héroïne est attachante, on peut facilement s’identifier à elle. Elle se pose parfois les mêmes questions que nous. Elle me semble être la femme type de 40 ans : celle qui se remet en question, elle et son mariage, son mari, ses enfants, celle qui se demande si elle n’a pas raté sa vie, si elle est heureuse, si sa famille est heureuse. Alice semble en pleine crise de la quarantaine et elle tente de retrouver sa jeunesse à travers ses discussions avec Chercheur 101, un mystérieux enquêteur dont elle finit par tomber amoureuse. Quant à William, il nous donne une mauvaise impression dès le début. Il semble avoir de mauvaises relations avec sa femme, d’où le fameux sondage sur le mariage au XXIe siècle. On l’apprécie tout de même à travers les réponses aux questionnaires d’Alice, lorsqu’elle raconte leur histoire d’amour. On comprend vite pourquoi elle l’aime, et l’intensité de leurs sentiments.

Les personnages secondaires sont très attachants. Zoe est une adolescente un peu spéciale, secrète, réservée, qui cache bien ses jeux, mais qui a besoin de sa mère, même si elle ne veut pas l’admettre. Peter semble être le petit garçon idéal, celui que l’on voudrait avoir et duquel on voudrait toujours être proche. Il est tout bonnement adorable ! Nedra est la meilleure amie type. Elle est toujours là quand Alice a besoin d’elle et elle l’aime, même si elle a des défauts. Elle lui pardonne tout. Leur amitié est belle à voir. Quant à Chercheur 101, c’est un personnage que l’on apprécie sans le connaitre. On aimerait même parfois qu’Alice quitte William pour lui tellement leur relation est spéciale ! C’est le romantique parfait que toutes les femmes souhaitent rencontrer.

La fin est très surprenante contrairement à ce à quoi je m’attendais. Mais, à bien y réfléchir, c’était assez logique.

 

Finalement, un bon roman détente qui nous fait rire et réfléchir.  

 

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