Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour mars, 2013

Les Thanatonautes de Bernard Werber

Posté : 28 mars, 2013 @ 9:31 dans Avis littéraires | 2 commentaires »

Genre : ContemporaineLes Thanatonautes de Bernard Werber dans Avis littéraires couv47984313-185x300

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 1996

Nombre de pages : 505

Synopsis : L’homme a tout exploré : le monde de l’espace, le monde sous-marin, le monde souterrain ; pourtant il lui manque la connaissance d’un monde : le continent des morts. Voilà la prochaine frontière. Michael Pinson et son ami Raoul Razorbak, deux jeunes chercheurs sans complexes, veulent relever ce défi et, utilisant les techniques de médecine mais aussi d’astronautique les plus modernes, partent à la découverte du paradis. Leur dénomination ? Les thanatonautes. Du grec Thanatos (divinité de la mort) et nautès (navigateur). Leur guide ? Le livre des morts tibétain, le livre des morts égyptien mais aussi les grandes mythologies et les textes sacrés de pratiquement toutes les religions qui semblent depuis toujours avoir su ce qu’étaient le dernier voyage et le « véritable » paradis. Peu à peu, les thanatonautes dressent la carte géographique de ce monde inconnu et en découvrent les décors immenses et mirifiques. Le mot terra incognita recule en même temps que, jour après jour, on apprend ce qui nous arrive après avoir lâché notre dernier soupir. Bernard Werber, jeune romancier français traduit dans le monde entier, s’est fait connaitre par Les Fourmis puis Le Jour des Fourmis (Prix des lectrices de Elle, Prix des lecteurs du Livre de Poche). Sa spécialité : les contes d’humour. En Dante moderne, il nous emmène cette fois-ci dans un voyage époustouflant dont beaucoup d’entre nous reviendront « changés ».

 

Avis : J’ai déjà lu des romans et nouvelles de Bernard Werber et j’ai tout simplement adoré ! Je me suis dit qu’il fallait que je continue, puisque cela m’avait plu. Et je suis tombé sur Les Thanatonautes. En voyant que cela parlait de la mythologie, je me suis dit que c’était fait pour moi.

L’idée de base est très intéressante. Je pense que tout le monde se demande ce qui nous attend après la mort, quoi que l’on croie, de quelque religion que l’on soit. On s’imagine tous quelque chose : il n’y a rien ; il y a un Paradis, un Enfer ; il y a réincarnation après la mort. Quoi que l’on pense, ce livre est très intéressant. De plus, le fait que l’auteur mélange toutes les mythologies permet de découvrir leurs ressemblances, alors qu’elles nous semblent tellement différentes les unes des autres. 

J’aime beaucoup le découpage des chapitres : ils sont petits, donc pratiques lorsque l’on n’a pas beaucoup de temps pour lire. En plus, même s’ils sont petits, on n’oublie pas ce qu’il s’est passé précédemment, on ne perd pas le fil.

Je trouve les références aux mythologies vraiment géniales ! C’est tellement intéressant ! Cela donne envie d’en savoir plus, de lire les livres cités dans l’œuvre, quel qu’en soit la religion, simplement parce que c’est quelque chose à savoir. Je me suis peu attachée aux personnages, trop emportée par l’histoire pour m’en soucier. Mais j’ai trouvé que le personnage de Stefania se détachait des autres. Sinon, je les ai trouvé un peu caricaturaux …

L’histoire est vraiment entraînante, on se laisse emporter dans ce monde inconnu, on explore le continent avec les thanatonautes, on s’émerveille des nouvelles découvertes, on s’enrichit des pensées des sages cités par l’auteur, on partage l’opinion des explorateurs, on s’indigne de certains actes, on en comprend certains autres. C’est un beau voyage.

Un seul bémol : l’aspect scolaire du continent des morts.

 

C’est un très bon roman SF qui fait réfléchir et qui nous emmène dans un univers que l’on aimerait croire réel.

Nana T.7.8 Premium Fan Book de Ai Yazawa

Posté : 14 mars, 2013 @ 8:41 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Nana T.7.8 Premium Fan Book de Ai Yazawa dans Avis littéraires couv11157642-190x300Genre : Manga Shôjo

Editeur : Delcourt

Année de sortie : 2004

Nombre de pages : 220

Synopsis : Pour tous les fans de Nana ! Nouveaux dessins ; interviews ; présentation des personnages, etc. Un volume de Nana encore plus palpitant !!

 

Avis : Cela fait un moment que j’ai lu Nana, et j’ai tout bonnement adoré ce manga ! Il est classé comme shôjo, mais il n’est pas comme les autres. Il peut être lu par des jeunes filles, mais aussi par des garçons et des adultes. Pour moi, il est inclassable !

Ce tome nous apprend quelques petits trucs sur le manga. Il comporte plusieurs interventions de l’auteur, Ai Yazawa, pleines d’humour et de naturel. Grâce à cela, on en apprend plus sur elle également. On en sait également plus sur les personnages. Certaines petites rubriques individuelles sont amusantes, d’autres sont assez pratiques. Les reportages de Misato nous montrent certaines versions de Nana dans le monde et on découvre ce que pensent les Japonais et Japonaises de ce manga. Comme l’indique le numéro du tome, il faudrait le lire entre le 7 et le 8 : il explique certains événements se passant dans les tomes de 1 à 7. 

Etant donné que la saga est interrompue, cela m’a fait du bien de retrouver les héros de ce manga. Je me suis rendue compte de ce qu’il représentait pour moi. Et aussi qu’il était vraiment dommage que la série s’arrête aussi brutalement …

 

Ce manga est vraiment fait pour les fans, ceux qui veulent tout savoir sur tout !

Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer

Posté : 13 mars, 2013 @ 3:01 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer dans Avis littéraires couv61690460-181x300Genre : Contemporaine

Editeur : Points

Année de sortie : 2011

Nombre de pages : 462

Synopsis : Oskar, 9 ans, est surdoué, ultrasensible, fan des Beatles et collectionneur de cactées miniatures. Son père est mort dans les attentats du World Trade Center en lui laissant une clé. Persuadé qu’elle expliquera cette disparition injuste, le garçon recherche la serrure qui lui correspond. Sa quête l’entraîne aux quatre coins de la ville où règne le climat délétère de l’après 11-Septembre.

 

Avis : J’ai vraiment adoré ce livre ! Je ne pouvais plus m’arrêter de lire tellement j’étais prise par l’histoire !

J’aime la façon dont il est écrit : les mots d’Oskar nous touchent plus que ceux d’un narrateur externe à l’histoire. Quelques fois, il est difficile de le comprendre (il faut s’habituer aux expressions qu’il emploie couramment), mais finalement, son récit est plein d’humour, de tendresse et de tristesse. Je pense que l’auteur montre bien ici le désespoir que l’on ressent lorsque l’on perd quelqu’un de cher, les tabous, ce que l’on refuse de voir et ce que l’on aimerait voir, la peur de tout ce qui a trait à sa perte, la honte que l’on éprouve parce qu’on ne lui a pas dit tout ce qu’on devait lui dire. Ce réalisme rend l’histoire encore plus bouleversante.

Je me suis attachée aux personnages et tout particulièrement à Oskar. Il est vraiment touchant, on a parfois envie de le protéger de ce qu’il découvre ou de ce qu’il pense. C’est un personnage exceptionnel, émouvant, assez compliqué et sur-intelligent, qui nous fait réfléchir. Il nous donne une espèce de leçon de vie. Il semble bien plus courageux que la plupart des adultes et va jusqu’au bout de sa quête pour l’amour de celui qu’il a perdu. Mais, même avec tout cela, on n’oublie jamais que c’est un enfant. L’auteur écrit de telle manière que l’on s’en souvienne. On le voit dans sa façon de dire les choses : il ne le fait pas toujours directement, mais en employant d’autres mots ; ou dans ses sentiments, sa façon de les exprimer. Cela rend le livre plus vivant, plus réaliste et plus touchant.

Les lettres du grand-père sont aussi très émouvantes. On ne peut pas s’empêcher de se dire qu’il est trop tard, de regretter qu’il n’ait pas réagi avant. Ses lettres sont vraiment belles, pleines de sentiments pour quelqu’un qu’il ne connait pas et de souvenirs d’un passé difficile. La grand-mère, quant à elle, m’a semblé assez étrange, que ce soit dans sa façon d’écrire, de penser ou de vivre avec son mari. Ses souvenirs et ses sentiments sont exprimés d’une façon très particulière, mais on les comprend et on les reconnait pour ce qu’ils sont. Sa vie est une vraie tragédie. (Le passage de la machine à écrire avec son mari m’a fait mal au cœur).

J’ai aimé la diversité de supports et les photos présentes dans le livre (les dernières donnent le vertige …). Grâce à cela, c’est comme si on entrait dans la vie privée des personnages, dans les cahiers journaliers et les lettres du grand-père, dans celles de la grand-mère, dans les souvenirs d’Oskar. On a presque l’impression que les personnages sont réels. Et on apprend à connaitre le père à travers ce que les autres pensaient de lui, on se l’imagine bien dans les passages où il apparait.

Par contre, j’ai été un peu déçue par la fin de l’histoire de la clé. Je me suis dit : Tout ça pour ça ?! Je m’attendais à quelque chose de mieux, de plus spectaculaire. J’en attendais peut-être trop … 

 

Quoi qu’il en soit, même si la fin n’est pas celle que j’imaginais, c’est un très bon livre, un vrai coup de cœur ! Je le conseille à tous ceux qui aiment les belles histoires.

Le Liseur de Bernhard Schlink

Posté : 11 mars, 2013 @ 10:47 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Le Liseur de Bernhard Schlink  dans Avis littéraires couv4112422-181x300Genre : Contemporaine ; Drame

Editeur : Folio

Année de sortie : 2009

Nombre de pages : 243

Synopsis : A quinze ans, Michaël fait la connaissance d’une femme de trente-cinq ans dont il devient l’amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours et lui fait la lecture à haute voix. Cette Hanna, mystérieuse, disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste au procès de cinq criminelles parmi lesquelles il reconnaît Hanna. Elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l’insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée. Il la revoit une fois, des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : « Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j’aurais moins bien su camoufler que les autres ? »

 

Avis : J’ai vu le film bien avant de lire le livre, et j’avais beaucoup aimé. J’avais trouvé Kate Winslet excellente dans son rôle, émouvante, touchante, jamais dans le mélodrame. Puis, on m’a offert le livre.

Je trouve que le synopsis en dit un peu trop. Pour celui qui ne connait pas du tout l’histoire, il risque d’être un peu déçu des découvertes déjà annoncées dans le résumé : ce sont des choses qui auraient pu surprendre si elles n’avaient pas été révélées. Je pense qu’il aurait fallu conserver quelques surprises, comme leur relation, le procès et la condamnation. J’aime les synopsis mystérieux, qui révèlent des choses en en cachant d’autres. Je trouve ça plus judicieux : ça donne envie d’en lire plus, d’en savoir plus, de découvrir les personnages et leur histoire.

J’aime beaucoup les personnages et leur authenticité. Leurs sentiments sont de vrais sentiments : cela se voit avec les nombreuses questions que se pose le narrateur tout le long de l’œuvre. Il se remet en question, s’interroge sur ce qu’il ressent vraiment. L’auteur philosophe et nous emporte dans les réflexions de Michaël sur la vie, la culpabilité et l’amour. Malgré son aspect criminel, j’ai aimé le personnage d’Hanna. Elle est touchante, malgré sa froideur et sa cruauté. De plus, je l’ai trouvé vraiment courageuse d’apprendre ce qu’elle a appris (je ne vais pas tout dire quand même !) à son âge et de cette façon. Et nous découvrons le pouvoir que la lecture peut avoir dans une relation.

Le style de l’auteur est assez particulier : il ne fait pas durer le suspense comme certains autres écrivains, mais dit les choses telles qu’elles sont dès le début du chapitre, comme « J’ai revu Hanna en cours d’assises. » Il n’y a pas de surprises, c’est même presque froid. Mais les sentiments s’expriment par la suite, avec le personnage de Michaël. C’est comme s’il avait besoin que ça sorte, et qu’il pouvait ensuite exprimer ce qu’il ressentait. Bien que j’aime les surprises, j’aime aussi ce style.

Ce livre pose également la question de la culpabilité et des sentiments de la génération qui suit celle qui était adulte sous le Troisième Reich, à propos de cette période. J’ai trouvé l’aspect historique de l’œuvre très intéressant, tout comme la quête du personnage dans le passé, parmi les camps et les horreurs commises par les nazis. 

 

Finalement, j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Il nous fait réfléchir et nous fait découvrir une assez belle histoire. Un bon roman !

Un jour de David Nicholls

Posté : 9 mars, 2013 @ 2:50 dans Avis littéraires | 3 commentaires »

Un jour de David Nicholls dans Avis littéraires couv9745690-180x300Genre : Contemporaine

Editeur : 10/18

Année de sortie : 2012

Nombre de pages : 620

Synopsis : 15 Juillet 1988. Emma et Dexter se rencontrent pour la première fois. Tout les oppose, pourtant ce jour marque le début d’une relation hors du commun. Pendant vingt ans, chaque année, ils vont se croiser, se séparer et s’attendre, dans les remous étourdissants de leur existence. Un conte des temps modernes où la splendeur d’aimer a fait chavirer le monde entier.

 

Avis : J’avais des appréhensions par rapport à ce livre. Je m’attendais à quelque chose de tout rose, ou tout noir : une grande histoire d’amour avec un super happy end, ou deux êtres dépravés qui ne parvenaient jamais à se retrouver. Finalement, je n’ai pas été déçue ! Un jour parle à la fois d’amour de façon triste et joyeuse, sans tomber dans le mélodrame. J’ai trouvé l’histoire d’Emma et Dexter très compliquée, et je ne pouvais pas m’empêcher de me dire qu’il était vraiment dommage qu’ils se mentent constamment à eux-mêmes. Quelle belle ruse de l’auteur ! Nous faire attendre plus de 450 pages pour qu’enfin, ils se rendent compte de ce qu’ils éprouvent réellement ! Tout le long du livre, c’est la seule chose qu’on attend : que cette couverture devienne réalité ! En attendant, j’ai beaucoup aimé me promener dans leur vie. Je me suis parfois reconnue dans les pensées d’Emma, ses sentiments, ses malaises. Une part d’elle me ressemble.

J’ai trouvé les personnages très réalistes. Il n’y a pas de fausseté dans leurs sentiments, je pense vraiment que certaines personnes ont déjà ressenti la même chose. Ils pourraient être n’importe qui, quelqu’un que l’on croiserait un jour au coin d’une rue. Ils nous ressemblent aussi par certains aspects de leur personnalité et peut-être aussi par le déni de leurs sentiments. Ils ne veulent pas s’avouer ce qu’ils ressentent vraiment, que ce soit de l’attirance ou de la répulsion. De plus, au fil des années, on remarque l’évolution des personnages, ce qui les rend encore plus vivants. Ils changent, comme tout le monde.

L’histoire d’Emma et Dexter est vraiment particulière. J’ai trouvé très intéressant de la suivre. J’ai également beaucoup aimé le fait que l’on ne parle que d’une journée, très importante pour les deux personnages, qui scellent leur avenir. C’est comme si l’auteur voulait résumer leur vie à une seule journée ! Et pourtant, cela n’enlève rien au récit. On sait pratiquement tout des personnages, rien ne nous échappe. On assiste aux événements les plus marquants, les plus importants, sans rien de superflu.

La fin m’a un peu déplu, je dois l’avouer. Je ne m’attendais vraiment pas à ça ! J’ai trouvé ça bouleversant et je me suis mise à la place de Dexter. Quelle épreuve ! Mais l’auteur était ingénieux de ne pas laisser se terminer le livre sur cela. Je pense que les lecteurs seraient restés sur leur faim.

 

J’ai donc beaucoup aimé ce livre. L’intrigue m’a paru assez inattendue et intéressante. Une très belle histoire. 

 

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