Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour janvier, 2013

Ne le dis à personne … de Harlan Coben

Posté : 24 janvier, 2013 @ 9:42 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Thriller Ne le dis à personne ... de Harlan Coben  dans Avis littéraires couv17672684-184x300

Editeur : Pocket

Année de sortie : 2004

Nombre de pages : 430 

Synopsis : Imaginez … Votre femme a été tuée par un serial killer. Huit ans plus tard, vous recevez un e-mail anonyme. Vous cliquez : une image … C’est son visage, au milieu d’une foule, filmé en temps réel. Impossible, pensez-vous ? Et si vous lisiez « Ne le dis à personne … » ?

 

Avis : Je n’aurais pas dû regarder le film avant de lire le livre ! Connaitre l’histoire m’a gâché mon plaisir ! J’aurais préféré découvrir l’histoire petit à petit. J’aurais eu les surprises que j’ai eues en regardant le film et j’aurais beaucoup plus aimé !

Dans tous les cas, c’est un très bon thriller. Du frisson, de l’émotion et du suspense. Chaque nouvel événement est aussi surprenant que le précédent. On ne s’ennuie pas, il n’y a pas de longueur, pas de lenteur et on ne suit pas toujours la même personne. On ne s’attend pas du tout à la fin, ni à l’explication de toute cette histoire. On suit les indices et on devine un peu petit à petit, mais à la fin, on est tout de même surpris. Chaque personnage rattrape celui qui a pris de l’avance et ainsi de suite. A un moment, on veut vraiment connaitre le fin mot de l’histoire et il faut vraiment attendre le bout de l’œuvre pour tout comprendre.

On s’attache facilement au docteur Beck. C’est le seul qui parle à la première personne, on a donc tendance à se mettre à sa place. Et à chaque fois que je fais ça, je me rends compte si le personnage est réaliste ou pas. Ici, ses sentiments sont cohérents. Son anti-romantisme romantique ressemble à celui des cyniques qui veulent montrer qu’ils ne croient pas en l’amour alors qu’ils vivent une de ces histoires qui ne finit jamais.

J’ai trouvé les retrouvailles touchantes. J’ai senti l’émotion de cette scène, même si je l’avais déjà vu. En fait, je n’ai pas ressenti grand-chose à cause du film, excepté pour cette scène, le deuxième meurtre (celui de Rebecca) et le moment où Beck explique ce qu’il a ressenti après la mort de sa femme. Pour moi, ce sont les scènes les plus fortes du livre.

J’ai aimé qu’il n’y ait pas d’effusion de sang ; je n’aime pas ça. Ce thriller est plus psychologique : on joue sur le mental, les sentiments, et sur une souffrance qui n’est pas infligée par les armes (l’explication d’Eric sur la mort de sa mère m’a glacé le sang !). 

 

C’est un bon thriller, même si je ne m’y connais pas vraiment. Je le conseillerais peut-être à ceux qui n’en ont jamais lu.

Windows on the World de Frédéric Beigbeder

Posté : 20 janvier, 2013 @ 1:22 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Genre : Contemporaine Windows on the World de Frédéric Beigbeder dans Avis littéraires couv6254059-180x300

Editeur : Folio

Année de sortie : 2005

Nombre de pages : 371

Synopsis : « Vous connaissez la fin : tout le monde meurt. Certes, la mort arrive à pas mal de gens, un jour ou l’autre. L’originalité de cette histoire, c’est que tous ces personnages vont mourir en même temps et au même endroit. Est-ce que la mort crée des liens entre les êtres ? » Le seul moyen de savoir ce qui s’est passé dans le restaurant situé au 107e étage de la tour nord du World Trade Center, le 11 Septembre 2011, entre 8h30 et 10h29, c’est de l’inventer.

 

Avis : Je ne sais pas pourquoi j’ai été attiré par ce livre. Peut-être parce que, moi aussi, j’ai imaginé ce qui avait pu se passer ce jour-là, dans les tours. J’ai vraiment pris conscience de l’ampleur de l’attentat du 11 Septembre en voyant le reportage des frères Naudet. Je l’ai trouvé traumatisant, comme beaucoup je pense. Et j’ai voulu savoir comment Frédéric Beigbeder, un auteur que j’apprécie, avait imaginé tout cela.

Les personnages sont réalistes : on peut vraiment imaginer que des personnes comme eux se trouvaient dans la tour. Nous pouvons parfois nous identifier à eux : leurs réactions sont compréhensibles. Le fait que l’auteur ait donné à son personnage principal deux enfants nous fait comprendre qu’il n’y avait pas que des hommes et des femmes d’affaires, des membres du personnel, mais aussi des personnes qui n’avaient rien à voir avec le bâtiment. En fait, en lisant ce livre, on se replonge dans l’horreur, dans l’incompréhension et le désespoir. Et on se pose encore la question : pourquoi ?

C’est vrai que les descriptions des corps sont durs à supporter, et que beaucoup ont préféré ne rien voir de tout ce massacre. Je trouve que c’est mieux comme ça, même si l’auteur n’est pas d’accord. Je ne pense pas que ce soit cacher la vérité. Je ne vois pas à quoi cela nous aurait avancé de montrer des corps mutilés. On imagine assez bien avec les images que l’on a déjà.

Certains chapitres autobiographiques ne sont pas essentiels. Ce sont deux histoires différentes : la vie de l’auteur et sa fiction. Même si c’est intéressant d’avoir son avis, quelques fois, ce qu’il dit n’a pas de rapport avec l’histoire principale. Je n’ai compris l’attachement de l’auteur pour l’Amérique qu’à la fin.

 

Finalement, l’auteur est parvenu à nous faire vivre un des événements les plus bouleversants de notre époque. Même si j’ai bien aimé, ce n’est pas un coup de cœur.

Ni d’Eve ni d’Adam d’Amélie Nothomb

Posté : 15 janvier, 2013 @ 8:04 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Ni d'Eve ni d'Adam d'Amélie Nothomb dans Avis littéraires couv26752747-183x300Genre : Contemporaine, Autobiographie

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2011

Nombre de pages : 183

Synopsis :  Stupeur et tremblements pourrait donner l’impression qu’au Japon, à l’âge adulte, j’ai seulement été la plus désastreuse des employés. Ni d’Eve ni d’Adam révélera qu’à la même époque et dans le même lieu, j’ai aussi été la fiancée d’un Tokyoïte très singulier.

 

Avis : Comme d’habitude, c’est un style particulier que j’adore. Stupeur et tremblements m’avait ravi : je suis autant charmée par Ni d’Eve ni d’Adam.

C’est une façon différente de découvrir le Japon, comparé au précédent « volet » : c’est toujours culturel mais on découvre aussi un peu de littérature avec Mishima et Takeshi, les paysages avec le Mont Fuji, et, cette fois encore, différentes traditions et habitudes des Japonais comme pour le passage sur les enfants de cinq ans ou sur les amoureux. J’ai adoré le passage du Mont Fuji, cela m’a encore plus donné envie de voyager et de découvrir ce pays.

A nouveau, on peut facilement s’identifier à l’auteure. Elle nous montre une vie que nous pourrions avoir, une personnalité particulière. Elle n’est pas bourgeoise, hors d’atteinte, comme certains écrivains le sont peut-être. Elle ne cherche pas à se montrer supérieure à ses lecteurs. Cette proximité nous la rend sympathique, de même que son humour. A plusieurs reprises, je me suis mise à rire en m’imaginant les situations, les expressions de visages, le ton, quand Rinri parle français par exemple.

L’histoire d’amour que nous raconte l’auteure est vraiment à part, ce n’est pas une romance comme toutes les autres. C’était réellement une belle histoire, que tous aimeraient vivre je pense. Les deux amoureux sont vraiment complices, il n’y a aucune méchanceté, aucune violence, juste de l’amour, de la tendresse. J’ai trouvé cela touchant.

Les quelques pages avant la fin étaient assez tristes. L’amour de l’un entrave la liberté de l’autre. Je comprends un peu l’auteure avec sa peur de l’engagement, même si je ne partage pas son avis. J’ai trouvé assez amusante la métaphore qu’elle utilise pour décrire les gens qui veulent rester libres.

La fin est touchante. C’est une belle histoire d’amour qui se finit de façon originale, comme elle l’a été tout le long de l’œuvre. La réaction de l’auteure et son explication est émouvante.

Beaucoup écrivent et aimeraient un jour, dans leurs rêves les plus fous, être publié. L’expérience de l’auteure redonne de l’espoir et nourrit ce rêve.

 

J’ai passé un très bon moment. Chaque nouveau livre d’Amélie Nothomb est une excellente découverte.

Journal d’Hirondelle d’Amélie Nothomb

Posté : 14 janvier, 2013 @ 8:06 dans Avis littéraires, Coup de cœur | 2 commentaires »

Journal d'Hirondelle d'Amélie Nothomb dans Avis littéraires couv24768019-181x300Genre : Contemporaine

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2009

Nombre de pages : 92

Synopsis : C’est une histoire d’amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou.

 

Avis : Je trouve vraiment qu’Amélie Nothomb a une plume spéciale. Elle réussit toujours à m’emporter dans ses histoires et, à chaque fois, c’est un succès ! J’aime beaucoup sa façon de commencer ses livres : on entre directement dans l’action, sans présentation de personnages (on ne connait même pas le nom du « héros » !) et sans lenteurs.

Le titre du roman m’a intrigué. Je me suis tout de suite demandé ce qui allait arriver au personnage principal. En réalité, c’était impossible de le deviner et je trouve cela assez ingénieux. Quand on lit Amélie Nothomb, on ne sait pas de quoi le livre va parler, qu’est ce qu’il va s’y passer. Et ici, le synopsis ne nous aide vraiment pas ! Un livre de cette auteure est toujours une surprise et j’aime beaucoup ça !

L’étrangeté de l’histoire ne m’a pas choqué, même si le personnage principal est très porté sur le sexe. Il faut une bonne imagination pour se mettre à la place de personnes dans son genre. Il n’est pas évident de raisonner comme un tueur pervers, qui aime vraiment ça et qui y prend vraiment du plaisir ! Malgré le personnage, on retrouve un peu de l’auteure, lorsqu’elle parle du journal et de l’histoire d’amour qui suit : ses métaphores, sa poésie … 

J’ai adoré l’idée qu’il tombe amoureux d’une fille qu’il n’a vu qu’une seule fois : le jour où il l’a tué. A travers son étrange amour, on s’attache à la jeune fille sans la connaitre, et on regrette sa mort comme lui la regrette. C’est très romantique puisqu’elle semble continuer à vivre à travers lui, elle le hante en ne l’ayant regardé dans les yeux qu’une seule fois : c’est elle qui, par sa mort, lui permet de revivre.

L’idée de l’hirondelle est très poétique et très romantique. Donner un nom à quelqu’un que l’on aime et que l’on ne connait pas, je trouve ça vraiment touchant. Il n’y a vraiment qu’Amélie Nothomb pour faire d’un tueur pervers un romantique !

J’ai trouvé la fin très frustrante : pourquoi les Russes recherchaient le journal ? Qu’y avait-il de particulier dedans ? J’aurais aimé avoir quelques réponses supplémentaires.


En définitive, un roman différent de ceux que j’ai lu de la même auteure pour le moment, mais qui est aussi excellent. L’un de mes livres préférés ! 

Antéchrista d’Amélie Nothomb

Posté : 1 janvier, 2013 @ 10:56 dans Avis littéraires | Pas de commentaires »

Antéchrista d'Amélie Nothomb  dans Avis littéraires couv33159011-192x300Genre : Contemporaine

Editeur : Albin Michel

Année de sortie : 2003

Nombre de pages : 160

Synopsis : « J’avais seize ans. Je ne possédais rien, ni biens matériels, ni confort spirituel. Je n’avais pas d’ami, pas d’amour, je n’avais rien vécu. Je n’avais pas d’idée, je n’étais pas sûre d’avoir une âme. Mon corps, c’était tout ce que j’avais. »

 

Avis : Ce deuxième livre d’Amélie Nothomb m’a, comme le premier, été conseillé. Je n’étais pas convaincue par le synopsis : j’avais eu des échos de livres qui traitaient de ce sujet : certains les jugeaient difficiles à lire car trop cruels. Il est vrai que le début dans la chambre ne présage rien de bon. Cette scène m’a un peu mise mal à l’aise. Je me suis mise à la place de Blanche, dans cette situation, et je me suis dit que jamais je n’aurais réagi comme ça. En réalité, il est assez dur de se mettre dans la peau de la jeune fille, parce que beaucoup n’ont jamais éprouvé ce qu’elle ressent, et n’ont jamais vécu ce qu’elle a vécu, à savoir sa solitude absolue. Les sentiments qu’elle a par la suite, tous les auraient sûrement eu, mais ses premières réactions sont celles de quelqu’un de trop isolé. Personnellement, je ne pense pas que j’aurais agi comme elle. Elle ne se défend jamais : il y a très peu de personnes qui réagirait de cette façon.

Malgré cette difficulté d’identification, on compatit facilement aux problèmes de Blanche et on déteste Christa, qui porte très bien son surnom d’Antéchrista. Il est intéressant de découvrir deux facettes aussi différentes chez une personne jugée charismatique ; c’est presque de la schizophrénie tellement elle ment bien et tellement elle va loin dans ses mensonges. Concernant Blanche : elle correspond au stéréotype de l’adolescente tourmentée, qui n’a jamais connu l’amour dans aucun domaine et cherche son identité. Christa ne peut l’approcher que parce qu’elle est malheureuse. Le pire dans tout ça, c’est qu’il existe effectivement des gens comme elle, trop seule et trop facilement manipulable, la victime parfaite, ainsi que des gens comme Christa, d’apparence trop bonne et finalement de vraies pestes manipulatrices, qui savent tourner toutes les situations à leur avantage et se faire aimer de tous malgré leur véritable nature.

J’aime beaucoup les débuts d’Amélie Nothomb : on entre tout de suite dans l’histoire, le livre n’a aucune longueur, il n’y a pas d’attente pour plonger dans le monde imaginé par l’auteur. Dans certains autres livres, il faut parfois attendre une centaine de pages pour que l’action commence ! Les situations in medias res sont beaucoup mieux. Il est vrai que parfois, on a du mal parce qu’on ne connait pas les personnages (on apprend le nom de famille de l’héroïne bien après le début !), ni les lieux, ni ce qu’il s’est passé avant, mais, grâce à cela, je trouve que l’on se plonge plus facilement dans l’histoire et que, finalement, les informations que l’on n’a pas ne sont pas si importantes que ça. Bien sûr, tout cela n’est vrai qu’avec certains livres comme celui-ci ; ce début ne convient pas à tous les types d’histoires.

Je trouve vraiment la fin tragique. C’est vraiment horrible d’être à ce point influencé par quelqu’un malgré soi. En fin de compte, Christa gagne quand même … Cette fin me donne envie d’imaginer la suite. Je me demande si Blanche a réussi à s’en sortir, ou si elle a repris contact avec Christa. A bien y réfléchir, cette fin est assez frustrante !


Un très bon deuxième livre. Je prendrais sans doute plaisir à lire les suivants.

 

Baseball fans gather zone |
Eaudefiction |
Ici même |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Kpg1221gpk
| Elenaqin
| la saltarelle des baronnes