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I found myself in Wonderland.

Stupeur et tremblements d’Amélie Nothomb

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 30 décembre 2012 @ 22 h 45 min

Genre : Contemporaine, AutobiographieStupeur et tremblements d'Amélie Nothomb dans Avis littéraires stupeur-et-tremblements-183x300

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2001

Nombre de pages : 186

Synopsis : Au début des années 1990, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l’implacable rigueur de l’autorité d’entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie sociale au pays du Soleil levant. D’erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie, jusqu’au rang de surveillante des toilettes, celui de l’humiliation dernière. Une course absurde vers l’abîme – image de la vie -, où l’humour percutant d’Amélie Nothomb fait mouche à chaque ligne. Entre le rire et l’angoisse, cette satire des nouveaux despotismes aux échos kafkaïens a conquis un immense public et valu à l’auteur d’Hygiène de l’assassin le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1999.

 

Avis : J’ai lu ce livre parce qu’il m’a été conseillé, mais je n’avais pas été convaincue par le synopsis. Et bien, heureusement que je ne me suis pas écoutée ! Je serais passée à côté d’une œuvre vraiment intéressante qui nous en apprend beaucoup sur le Japon.

C’est un style assez particulier que j’ai vraiment apprécié. L’auteure dit les choses comme elles sont, sans chi-chi, mais sans tomber dans la vulgarité pour autant. Elle nous fait voir le Japon sous un angle moins flatteur qu’il ne peut l’être d’habitude, mais elle ne semble jamais cesser de l’aimer pour autant. Elle ne nous pousse pas à le détester, et continue d’en penser du bien malgré son expérience, ce qui ne serait pas le cas de tout le monde. 

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce livre, c’est de découvrir la mentalité nippone telle qu’elle est, notamment lorsque l’auteure décrit ce qu’est, au Japon, une femme parfaite, ou ce qui est déshonorant. C’est tellement différent en Occident qu’on se demanderait presque si ce n’est pas un autre monde ! En plus de cela, je ne connaissais pas la vie dans les entreprises japonaises (comme la plupart des Français je pense) et j’ai trouvé cela intéressant de la découvrir. Je ne m’attendais pas à ça, même si je me doutais que ce ne devait pas être le pays des Bisounours. Cela ressemble un peu aux autres entreprises, où tous les prétextes sont bons pour se marcher dessus, mais en pire. Le déshonneur guette à chaque faux pas. Ce doit vraiment être dur d’être accepté au Japon pour un étranger qui ne connait pas tous les codes de conduites, toutes les règles à respecter …

J’ai aimé la façon qu’a l’auteure de nous embarquer dans son histoire : il n’y a pas de présentation, on entre directement dans son monde. Cela nous permet aussi de connaitre les personnages petit à petit, grâce à leur attitude, à ce qu’ils disent, et aux pensées de l’auteure à leur égard.

Je trouve l’auteure très attachante. Je n’ai pu que compatir à ce qui lui arrivait. Il est facile de s’identifier à elle : le portrait qu’elle fait d’elle-même montre une femme comme les autres, qui a ses rituels, ses délires, ses envies, son passé. J’ai vraiment adoré son humour, qui tend à dédramatiser tout ce qu’elle vit et qui rend la lecture vraiment agréable. Elle sait rire de tout, même de ce qu’il y a de pire. 

 

Ce premier livre d’Amélie Nothomb m’a vraiment charmé ! Je lirais avec grand plaisir ses autres œuvres ! 

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