Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Archive pour décembre, 2012

La part de l’autre de Eric-Emmanuel Schmitt

Posté : 31 décembre, 2012 @ 7:09 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

La part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt dans Avis littéraires couv60497076-189x300Genre : Contemporaine

Editeur : Albin Michel

Année de sortie : 2001

Nombre de pages : 518

Synopsis : 8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l’Ecole des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d’artiste ? Cette minute-là aurait changé le cours d’une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde …

 

Avis : Ce livre a vraiment quelque chose de particulier. Il s’attaque à un sujet sensible : Adolf Hitler. Le titre est accrocheur, mais certains pourraient penser que l’auteur cherche à excuser le dictateur. Et bien, pas du tout ! Il réécrit l’histoire, c’est vrai, mais toujours en nous remettant en tête ce qu’il s’est vraiment passé. Il montre les détails, comment cela aurait pu se passer autrement, pourquoi cela s’est passé comme ça. C’est une œuvre vraiment intéressante que j’ai tout bonnement adoré !

J’ai trouvé judicieux d’appeler le « gentil », Adolf, et le réel, Hitler. On s’attache facilement au premier, qui nous est sympathique et avec lequel on compatit à chaque surprise de la vie. En fait, on s’attache autant à lui qu’on exècre le vrai personnage, qui nous horripile et qui nous dégoute de par ses pensées et de par ses actes. Au fur et à mesure, on oublie que l’on parle de la même personne. Cet homme a tout de même bouleversé la vie de tous et s’imaginer qu’il aurait pu être autrement est assez réconfortant. Se dire qu’il aurait pu être humain s’il avait rencontré d’autres situations tend à montrer que rien n’est décidé à l’avance, que chacun peut écrire son histoire comme il l’entend et que, parfois, certains l’écrivent très mal. Le pire dans tout ça, c’est qu’à aucun moment il ne se dit que ce qu’il fait est mal !

L’idée que la Seconde Guerre mondiale n’a pas eu que des inconvénients est assez étrange. Affirmer qu’Israël n’aurait pas pu exister sans le génocide juif est assez fort et, en le lisant, on se met à imaginer ce que cela aurait pu donner. Pas de Seconde Guerre mondiale, pas de nazisme, pas de camps. Une grande page de notre histoire arrachée. Comment aurait été la vie sans tout ça ? Il est intéressant de se poser la question, même si nous ne pourrons jamais connaitre la réponse. 

J’ai été surprise de la place que prend « la part de l’autre » dans nos décisions. Evidemment, cela n’explique et n’excuse rien, mais c’est fou comme on peut être influencé facilement par les autres sans s’en rendre compte. C’est fou comme une suite d’événements à première vue sans importance peut avoir de répercutions sur l’Histoire et peut changer la face du monde.

 

En définitive, La part de l’autre est un très bon livre que j’ai vraiment apprécié. Je le conseillerais à ceux qui se demandent souvent comment et pourquoi.

Stupeur et tremblements d’Amélie Nothomb

Posté : 30 décembre, 2012 @ 10:45 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Contemporaine, AutobiographieStupeur et tremblements d'Amélie Nothomb dans Avis littéraires stupeur-et-tremblements-183x300

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2001

Nombre de pages : 186

Synopsis : Au début des années 1990, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l’implacable rigueur de l’autorité d’entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie sociale au pays du Soleil levant. D’erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie, jusqu’au rang de surveillante des toilettes, celui de l’humiliation dernière. Une course absurde vers l’abîme – image de la vie -, où l’humour percutant d’Amélie Nothomb fait mouche à chaque ligne. Entre le rire et l’angoisse, cette satire des nouveaux despotismes aux échos kafkaïens a conquis un immense public et valu à l’auteur d’Hygiène de l’assassin le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1999.

 

Avis : J’ai lu ce livre parce qu’il m’a été conseillé, mais je n’avais pas été convaincue par le synopsis. Et bien, heureusement que je ne me suis pas écoutée ! Je serais passée à côté d’une œuvre vraiment intéressante qui nous en apprend beaucoup sur le Japon.

C’est un style assez particulier que j’ai vraiment apprécié. L’auteure dit les choses comme elles sont, sans chi-chi, mais sans tomber dans la vulgarité pour autant. Elle nous fait voir le Japon sous un angle moins flatteur qu’il ne peut l’être d’habitude, mais elle ne semble jamais cesser de l’aimer pour autant. Elle ne nous pousse pas à le détester, et continue d’en penser du bien malgré son expérience, ce qui ne serait pas le cas de tout le monde. 

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce livre, c’est de découvrir la mentalité nippone telle qu’elle est, notamment lorsque l’auteure décrit ce qu’est, au Japon, une femme parfaite, ou ce qui est déshonorant. C’est tellement différent en Occident qu’on se demanderait presque si ce n’est pas un autre monde ! En plus de cela, je ne connaissais pas la vie dans les entreprises japonaises (comme la plupart des Français je pense) et j’ai trouvé cela intéressant de la découvrir. Je ne m’attendais pas à ça, même si je me doutais que ce ne devait pas être le pays des Bisounours. Cela ressemble un peu aux autres entreprises, où tous les prétextes sont bons pour se marcher dessus, mais en pire. Le déshonneur guette à chaque faux pas. Ce doit vraiment être dur d’être accepté au Japon pour un étranger qui ne connait pas tous les codes de conduites, toutes les règles à respecter …

J’ai aimé la façon qu’a l’auteure de nous embarquer dans son histoire : il n’y a pas de présentation, on entre directement dans son monde. Cela nous permet aussi de connaitre les personnages petit à petit, grâce à leur attitude, à ce qu’ils disent, et aux pensées de l’auteure à leur égard.

Je trouve l’auteure très attachante. Je n’ai pu que compatir à ce qui lui arrivait. Il est facile de s’identifier à elle : le portrait qu’elle fait d’elle-même montre une femme comme les autres, qui a ses rituels, ses délires, ses envies, son passé. J’ai vraiment adoré son humour, qui tend à dédramatiser tout ce qu’elle vit et qui rend la lecture vraiment agréable. Elle sait rire de tout, même de ce qu’il y a de pire. 

 

Ce premier livre d’Amélie Nothomb m’a vraiment charmé ! Je lirais avec grand plaisir ses autres œuvres ! 

Le Seigneur des Anneaux, Tome 3 : Le Retour du Roi de J.R.R. Tolkien

Posté : 29 décembre, 2012 @ 1:04 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : FantasyLe Seigneur des Anneaux, Tome 3 : Le Retour du Roi de J.R.R. Tolkien dans Avis littéraires couv57510361-209x300

Editeur : Folio

Année de sortie : 2000

Nombre de pages : 651

Synopsis : Le royaume de Gondor s’arme contre Sauron, le seigneur des ténèbres, qui veut asservir tous les peuples libres, hommes et elfes, nains et hobbits. Mais la vaillance des soldats de Minas Tirith ne peut rien désormais contre la puissance maléfique de Mordor. Un fragile espoir, toutefois, demeure : le Porteur de l’Anneau, jour après jour, s’approche de la montagne où brûle le feu du destin, seul capable de détruire l’Anneau Unique et de provoquer la chute de Sauron …


Avis : J’ai adoré me plonger à nouveau dans le monde du Seigneur des Anneaux. J’ai finalement préféré ce dernier tome. C’était vraiment une fin superbe, digne d’une grande trilogie. Je n’y ai pas trouvé les longueurs des deux autres tomes : même si les longues descriptions sont toujours présentes, elles ne gênent pas l’action, même si elles ne permettent toujours pas, à mon sens, de tout imaginer comme l’auteur l’aurait voulu.

Contrairement aux deux premiers tomes, cette fois, j’ai ressenti de l’émotion, notamment lors de la mort de Théoden. Je pense que, cette fois, on a le temps de voir arriver la mort, d’être triste et de compatir à ce qui arrive aux personnages. La fatalité de ce qui arrive au roi rend la scène plus touchante : il aimerait voir Eowyn une dernière fois, et ne le peut pas alors qu’elle est près de lui !

J’ai apprécié le fait qu’une femme tue le Roi-Sorcier, et pas un homme. Les femmes n’ont souvent pas leur place dans les guerres, que ce soit dans les romans ou en réalité. Ici, elles sont mises en valeur par le courage et l’ambition de la Dame de Rohan, ainsi que par la générosité et la compassion de la Dame Galadriel, lorsqu’elle épargne Saroumane, devenu mendiant. Je trouve ça vraiment intéressant que les femmes aient un rôle prépondérant dans une saga telle que Le Seigneur des Anneaux, même si elles ne sont toujours pas égales aux hommes.

Concernant Gollum, j’ai à nouveau ressenti de la pitié pour lui. Il est maltraité en raison de son apparence et du fait que tous le pensent mauvais, alors qu’il est sans doute capable de bonnes choses. Même s’il trahit, c’est grâce à lui que Frodon arrive à la Montagne du Destin, et que finalement, l’Anneau est détruit. Ses mauvaises actions ont finalement de bonnes conséquences. Il est vu comme mauvais, perfide, alors que lui même ressent de l’aversion pour ce qu’il fait, comme lorsqu’il amène Frodon à Cirith Ungol, dans l’antre d’Arachne. Cette dernière m’avait terrorisé dans le film, et elle est aussi affreuse dans le livre ! Même sans la voir, avec les descriptions de l’auteur, on l’imagine assez bien et elle m’a semblé encore plus horrible décrite.

Certains romans fantastiques s’arrêtent à la fin de la guerre, on ne sait rien de la suite, on ne sait pas ce qui arrivent aux personnages : ici, c’est différent. Chaque personnage a une « fin » différente, que j’ai apprécié de connaitre. Par exemple, le fait que Legolas part finalement aux Havres Gris en emmenant Gimli avec lui, ou que les Hobbits ont réussi à nettoyer la Comté et ont chacun une fonction importante dans leur pays. Je trouve qu’il est important de connaitre la fin de l’histoire de chaque personnage ; c’est assez frustrant quand on ne sait pas ce qu’il se passe après.

Concernant les appendices, il est vrai qu’ils ne sont pas indispensables mais je les trouve très utiles. J’ai vraiment adoré en savoir plus sur les différents peuples de la Terre du Milieu, comme sur les Nains. Le meilleur était surtout l’histoire d’Aragorn et Arwen : enfin, on en apprend plus sur eux !

 

Cette trilogie est l’une des meilleures que j’ai lu. Je la relirais sans doute un bon nombre de fois avant de m’en lasser (si je m’en lasse !). Je la conseille à tous les fans de Fantasy qui ne l’ont pas encore lue !


 

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Le Seigneur des Anneaux, Tome 2 : Les Deux Tours de J.R.R. Tolkien

Posté : 12 décembre, 2012 @ 8:54 dans Avis littéraires, Coup de cœur | Pas de commentaires »

Genre : Fantasy

Editeur : Pocket Le Seigneur des Anneaux, Tome 2 : Les Deux Tours de J.R.R. Tolkien dans Avis littéraires couv42920039-183x300

Année de sortie : 2002

Nombre de pages : 568

Synopsis : Frodon le Hobbit et ses Compagnons se sont engagés, au Grand Conseil d’Elrond, à détruire l’Anneau de Puissance dont Sauron de Mordor cherche à s’emparer pour asservir tous les peuples de la Terre habitée : Elfes et Nains, Hommes et Hobbits. Dès les premières étapes de leur audacieuse entreprise, les Compagnons de Frodon vont affronter les forces du Seigneur des Ténèbres et bientôt ils devront se disperser pour survivre. Parviendront-ils à échapper aux Cavaliers de Rohan ? Trouveront-ils asile auprès de Ceux des Arbres, grâce à l’entremise de Sylvebarbe ? Qu’adviendra-t-il de Gandalf le Gris métamorphosé, au-delà de la mort, en Cavalier Blanc ?

 

Avis : Parmi les films, le deuxième est celui que j’ai préféré. On rencontre de nouveaux personnages, l’Anneau se rapproche de Mordor, Gollum apparait vraiment dans l’histoire et, surtout, Gandalf revient ! La Communauté se divise et chacun suit la route qu’il doit prendre. Je l’ai préféré parce que tout se met lentement en place : par exemple, le fait qu’Aragorn prenne de l’assurance et qu’il accepte enfin son passé et son destin, ce qui amène à ce qui se passera dans le dernier tome.

Mais, comme pour le premier livre, je trouve que l’émotion n’est pas vraiment là. Peut-être est-ce aussi parce que j’ai vu le film avant, je ne sais pas, mais je trouve ça vraiment dommage. Il y a certaines scènes où on ne peut pas s’empêcher de verser une petite larme. Peut-être que les événements s’enchainent trop vite et ne nous laissent pas le temps de nous attarder sur une scène ? Ou peut-être que l’on est tellement pris dans l’action que l’on ne fait pas assez attention ? Dans tous les cas, malgré ce petit bémol, comme le précédent tome, j’ai beaucoup aimé me plonger dans l’histoire. 

Cette fois, j’ai préféré la première partie à la seconde, j‘ai préféré voir évoluer Aragorn et ses compagnons : je suis plus entrée dans l’action, j’ai trouvé cette partie plus prenante que celle concernant Frodon, Sam et Gollum, qui m’a semblé plus lente et longue. Concernant les personnages, j’ai autant aimé découvrir les Hommes de Rohan que le frère de Boromir, Faramir.

Les longues descriptions me semble alourdir le récit et le trop plein de détails ne permet pas de s’imaginer convenablement les paysages. L’auteur devait avoir une vision très précise de l’environnement de la Terre du Milieu, mais je n’ai pas réussi à bien « voir » ce qu’il décrivait. 

Pour les personnages, j’ai adoré Sylvebarbe. J’ai beaucoup aimé sa personnalité et l’histoire des Ents était fascinante. Il serait drôle que les arbres se mettent à bouger et à nous parler, que la Nature se réveille et nous dise de nous occuper d’elle ! J’aime également beaucoup l’ambiguïté du personnage de Gollum. On aurait pu penser que l’auteur l’aurait présenté comme très noir, qu’il n’y ait aucun espoir de retour vers le bien pour lui or, Gollum est aussi Sméagol, et il a la possibilité de revenir dans le droit chemin. Et cela rend le personnage émouvant : même s’il peut redevenir bon, on sait déjà qu’il finira mauvais. C’est un peu cruel. Il est comme un pauvre petit être déchiré entre deux pensées totalement opposées : la sienne propre et celle de l’Anneau. 

 

En fin de compte, c’est un tome très réussi. Certains « deuxième tome » sont juste transitoires, juste là pour le fait d’écrire un tome et de faire une trilogie, mais ici, il est vraiment important. Il nous en apprend beaucoup sur l’intrigue, sur les personnages et sur l’histoire des Peuples de la Terre du Milieu. J’espère que la suite sera à la hauteur de mes attentes ! 

 

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