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Classé dans : Avis littéraires — 21 janvier, 2017 @ 12:45

 

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Petit inventaire pour vous faciliter la tâche ! (J’ai une chaîne YouTube, si cela vous intéresse : Redbluemoon ; j’ai aussi une page Facebook : Redbluemoon, blogueuse littéraire, et Instagram : red_bluemoon !)

 Alors, ce ne sont pas tous les livres que j’ai lus, mais seulement tous ceux que j’ai chroniqués, parce que j’ai beaucoup lu avant de commencer ce blog ! Donc, je ne mets ici que les livres sur lesquels j’ai écrit un article ! Les différents tomes des séries sont cités dans l’ordre ! Je vous souhaite une bonne visite, de bonnes lectures, et n’hésitez pas à me dire si vous constatez des problèmes !

Vous trouverez, à la fin de cet inventaire, une catégorie « Relectures » : ces articles sont une sorte d’update, ou de remarques ajoutées par rapport à la chronique complète !

A

ADAM, Olivier : Je vais bien, ne t’en fais pas

AGUS, Milena : Mal de pierres

ALAIN-FOURNIER : Le Grand Meaulnes 

ALEXAKIS, Vassilis : Le premier mot

ALIGHIERI, Dante : La Divine Comédie

ANONYME : Le Roman d’AlexandreLe Roman de Merlin

APOLLINAIRE, Guillaume : Alcools ; Calligrammes

ARASSE, Daniel : Histoires de peintures

ARIKAWA, Hiro Library WarsConflits (tome 1)

ASHER, Jay : Thirteen Reasons Why (Treize raisons)

ASSOULINE, Pierre : Lutetia

ATWOOD, Margaret : Alias Grace (Captive) ; Stone Mattress (Neuf contes) ; The Handmaid’s Tale (La servante écarlate) ; The Penelopiad (L’Odyssée de Pénélope)

AUBRAC, Lucie : Ils partiront dans l’ivresse

AUSTEN, Jane : Pride and Prejudice  (Orgueil et préjugés) ; Sense and Sensibility (Raison et sentiments)

B

BACQUE, Pascal La Guerre de la terre et des hommes

BAILLY, Samantha : Ce qui nous lie

BALZAC, Honoré de : La Fille aux yeux d’or ; La Vendetta ; Le Colonel ChabertLe Cousin Pons

BARDUGO, Leigh : Wonder Woman: Warbringer (même titre en français)

BARKER, Nicola : H(A)PPY

BARRIE, J. M. : Peter Pan

BARTHES, Roland : Fragments d’un discours amoureux ; L’Empire des signes Sur Racine

BAUDELAIRE, Charles : Le Spleen de Paris 

BAUM, L. Frank : The Wizard of Oz (Le magicien d’Oz)

BEAUVOIR, Simone de : Le deuxième sexe 1 2Mémoires d’une jeune fille rangée

BECHDEL, Alison : Fun Home: A Family Tragicomic (Fun Home : une tragicomédie familiale)

BECKETT, Samuel : En attendant Godot

BECKFORD, William : Vathek

BECTON, Jennifer : Charlotte Collins

BEIGBEDER, Frédéric : Oona et Salinger ; Un roman français Windows on the World

BENNETT, Alan : La Reine des lectrices

BENNETT, Sophia : Sœurs pour la vie

BERN, Stéphane : Secrets d’Histoire : 1 2 3 

BERTHOUD, Ella et ELDERKIN Susan : The Novel Cure: An A-Z of Literary Remedies (Remèdes littéraires : Se soigner par les livres)

BIANU, Zéno : Poèmes à dire 

BIVALD, Katarina : La Bibliothèque des cœurs cabossés

BLAKE, Kendare Three Dark CrownsThree Dark CrownsOne Dark Throne

BOSC, Adrien : Constellation

BOTTERO, Pierre : Le Pacte des Marchombres : Ellana

BOULGAKOV, Mikhaïl : Le maître et Marguerite

BOWEN, James : Un chat des rues nommé Bob (A Street Cat Named Bob)

BRADDON, Mary Elizabeth : Lady Audley’s Secret (Le secret de Lady Audley)

BROOKS, Max : Guide de survie en territoire zombie World War Z

BROWN, Dan : Robert Langdon : Le Symbole PerduInferno

BROWN, Jennifer : Tornade

BRYSON, Bill : A Short History of Nearly Everything (Une histoire de tout, ou presque …) ; Shakespeare: The World as a Stage (Shakespeare : Antibiographie)

BYATT, A. S. Ragnarok: The End of the Gods (La fin des dieux)

C

CABOT, Meg : Princess Diaries : Royal Wedding (Journal d’une princesse, tome 11 : Le mariage d’une princesse)

CALDERA, Georgia : Les Larmes rouges : Réminiscences

CALVINO, Italo : Si par une nuit d’hiver un voyageur

CAMPBELL, James W. P. et PRYCE, Will : Bibliothèques : une histoire mondiale

CAMPBELL, Jen : The Beginning of the World in the Middle of the Night The Bookshop Book ; Weird Things Customers Say in Bookshops (Propos cocasses et insolites entendus en librairie)

CAMUS, Albert : La chute La peste

CAPOTE, Truman : In Cold Blood (De sang froid)

CARROLL, Lewis : Alice : Alice’s Adventures Underground (Alice au pays des merveilles), Through the Looking-Glass (Alice, de l’autre côté du miroir)

CARTER, Angela : Fireworks (Feux d’artifice) ; The Bloody Chamber (La compagnie des loups)

CASS, Kiera : La Sélection : La Sélection, L’Elite, L’Elue, The Heir (L’héritière), The Crown (La couronne)

CASSATI, Sandro : Marilyn Monroe, biographie intime

CELAN, Paul : Choix de poèmes

CESAIRE, Aimé : Cahier d’un retour au pays natal

CHAVAGNEUX, Christian et PALAN, Ronen : Les paradis fiscaux

CHBOSKY, Stephen : The Perks of Being a Wallflower (Le monde de Charlie)

CHRISTIE, Agatha : And Then There Were None (Dix petits nègres) ; Hercule Poirot : Murder on the Orient Express (Le crime de l’Orient-Express) ; Miss Marple : L’affaire Protheroe

CLARE, Cassandra : The Mortal Instruments : City Of Bones (La cité des ténèbres), City of Ashes (La cité des cendres)

CLARKE, Stephen : Talk to the Snail (Français, je vous (h)aime)

CLAUDEL, Paul : Le Soulier de satin

CLEMENS, James : Les Bannis et les Proscrits : Le Feu de la Sor’cière

CLINE, Ernest : Ready Player One (Player One)

COBEN, Harlan : Ne le dis à personne …

COHEN, Albert : Solal

COLFER, Chris : Struck : comment foudroyer sa réputation en un éclair

COLLINS, Suzanne : The Hunger Games : Hunger Games, Catching Fire (L’embrasement), Mockingjay (La révolte)

COLLODI : Les Aventures de Pinocchio

COREY, James S. A. The ExpanseLeviathan Wakes (L’éveil du léviathan)

CORTAZAR, Julio : Cronopes et Fameux

COURTADE, Henri : Loup, y es-tu ?

CUNNINGHAM, Michael : Specimen Days (Le livre des jours)

CYMES, Michel : Vivez mieux et plus longtemps

D

DABOS, Christelle : La Passe-Miroir : Les fiancés de l’hiver, Les Disparus du Clairdelune ; La mémoire de Babel

DAHL, Roald : The BFG (Le BGG)

DASHNER, James : The Maze Runner : The Maze Runner (Le labyrinthe), The Scorch Trials (La terre brûlée), The Death Cure (Le remède mortel)

DE ROSNAY, Tatiana : Manderley for ever

DE VIGAN, Delphine : D’après une histoire vraie

DELACOURT, Grégoire : La liste de mes envies

DELBO, Charlotte : Auschwitz et après : Mesure de nos jours

DESPLAT-DUC, Anne-Marie : Les Colombes du Roi-Soleil : Les comédiennes de M. Racine

DESPROGES, Pierre : Le petit reporter

DICKENS, Charles : A Christmas Carol, The Chimes and The Haunted Man (Un conte de Noël, Les Carillons et L’homme hanté); Bleak House (La maison d’Apre-Vent)

DIDEROT, Denis : Contes et entretiens ; Jacques le Fataliste ; Supplément au voyage de Bougainville 

DIDIERLAURENT, Jean-Paul : Le liseur du 6h27

DIOME, Fatou : Kétala

DIVRY, Sophie : La condition pavillonnaire

DONOGHUE, Emma : Kissing the Witch ; Room

DU BELLAY, Joachim : Les Regrets suivi des Antiquités de Rome et du Songe

DU MAURIER, Daphné : Rebecca

DUBOIS, Pierre : Comptines assassines ; Les contes de crimes

DUFFY, Carol Ann : The World’s Wife

DURAS, Marguerite : Hiroshima mon amour ; L’amant 

DUROY, Lionel : L’absente

E

EASTON ELLIS, Bret : Les lois de l’attraction

ECO, Umberto : Histoire de la laideur

ENARD, Mathias : Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants

ENGEL, Amy : The Book of Ivy

ERASME : Eloge de la folie

ESCHYLE : L’Orestie

EURIPIDE : Médée suivi des Troyennes

F

FERAOUN, Mouloud : La terre et le sang

FIELDING, Helen : Le journal de Bridget Jones

FLAUBERT, Gustave : L’Education sentimentale Madame Bovary Un cœur simple

FLEMING, Ian : James Bond : Casino Royale 

FLYNN, Gillian : Gone Girl (Les apparences)

FOENKINOS, David : La délicatesse

FOER, Jonathan SafranEating Animals (Faut-il manger les animaux ?); Everything Is Illuminated (Tout est illuminé) ; Extrêmement fort et incroyablement près

FONDANE, Benjamin : Le Mal des fantômes

FORSTER, E. M. : A Room with a View (Avec vue sur l’Arno) ; Maurice

FOWLES, John : The French Lieutenant’s Woman (Sarah et le lieutenant français)

FRANK, Anne : Journal

G

GAIMAN, Neil : CoralineNeverwhere ; Norse Mythology (La mythologie viking)

GALLO, Max : Louis XIV : Le Roi-SoleilL’hiver du grand roi

GARCIA, Kami et STOHL, Margaret : Chroniques des Enchanteurs : 16 lunes, 17 lunes, Sublimes lunes, 18 lunes, 19 lunes

GARY, Romain : Les cerfs-volants

GAVALDA, Anna L’Echappée belle

GEORGE, Jessica Day : La princesse du bal de minuit

GERMAIN, Sylvie : Hors champ Magnus

GESSEN, Masha : Poutine, l’homme sans visage

GIDEON, Mélanie : La vie romantique d’Alice B.

GIRARD, Anne-Sophie et GIRARD, Marie-Aldine : La femme parfaite est une connasse

GIRAUD, Brigitte : Une année étrangère

GIRAUDOUX, Jean : La guerre de Troie n’aura pas lieu

GLATTAUER, Daniel : Quand souffle le vent du nord (Gut Gegen Nordwind)

GOETHE : Faust ; Les Affinités électives

GOLDEN, Arthur : Geisha

GOMBROWICZ, Witold : Cosmos

GOODKIND, Terry : L’Epée de vérité : Dette d’Os, La Première Leçon du Sorcier, La Pierre des Larmes, Le Sang de la Déchirure

GORDON, Edmund : The Invention of Angela Carter

GRAVES, Robert : The Greek Myths, volume 1 (Les mythes grecs)

GRAY, Alasdair : Poor Things (Pauvres créatures)

GRAY, John : Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus

GREEN, John : Nos étoiles contraires

GREGORY, Philippa : Saga Tudor : The Constant Princess, Deux sœurs pour un roi, L’Héritage Boleyn

GRIMBERT, Philippe : Un secret

H

HAIG, Matt : Les Radley

HALL, Sarah : Madame Zero

HAWKINS, Paula : Into the Water (Au fond de l’eau) ; The Girl on the Train (La fille du train)

HAWTHORNE, Nathaniel : The House of the Seven Gables (La maison aux sept pignons) ; The Scarlet Letter (La lettre écarlate)

HIGGINS CLARK, Mary : L’ombre de ton sourire

HILL, Susan : Mrs de Winter (La malédiction de Manderley) ; The Woman in Black (La dame en noir)

HOBB, Robin : The Realm of the Elderlings : The Farseer Trilogy (L’assassin royal, première époque) : Assassin’s Apprentice (L’apprenti assassin), Royal Assassin (L’assassin du roi et La nef du crépuscule), Assassin’s Quest (Le Poison de la vengeanceLa Voie magique et La Reine solitaire)

HOMERE : L’Odyssée

HOWARD, A. G. : Splintered : Splintered, Unhinged

HUGO, Victor : Hernani ; L’Homme qui rit ; Les Misérables

HUMBERT, Fabrice : L’Origine de la violence

HURWITZ, Gregg, AARON, Jason, KUDRANSKI, Szymon, PEARSON, Jason : Batman : La Splendeur du Pingouin

HUSTVEDT, Siri : The Summer Without Men (Un été sans les hommes)

HUXLEY, Aldous : Le meilleur des mondes

I

IACOBELLIS, Kevin : La porte de la réflexion ; Le serpent de la séduction Les Bourgeons du mal

IBSEN, Henrik : Hedda GablerUne maison de poupée

INOUE, Yasushi : Le fusil de chasse

IONESCO, Eugène : La Leçon Le roi se meurt

ISHIYAMA, Kei : Grimms Manga

J

JABLONKA, Ivan : Laëtitia ou la fin des hommes

JACKSON, Shirley : The Haunting of Hill House (La maison hantée) ; The Lottery and Other Stories (La loterie et autres nouvelles)

JAMES, E. L. : Cinquante nuances de Grey : Cinquante nuances de Grey, Cinquante nuances plus sombres, Cinquante nuances plus claires, Grey

JAMES, P. D. : La mort s’invite à Pemberley

JARDIN, Alexandre : Le Zèbre

JARRY, Alfred : Ubu roi 

JAUFFRET, Régis : Cannibales

JONASSON, Jonas : Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire 

JONCOUR, Serge : Repose-toi sur moi

JOUVE, Pierre Jean : Paulina 1880

JOYCE, James : Dubliners (Dublinois)

JULIET, Charles : Lambeaux

K

KALOTAY, Daphné : Un papillon sus la neige

KANATA, Konami : Chi, une vie de chat

KATSURA, Masakazu : Shadow Lady

KAUFMAN, Amie et KRISTOFF Jay : The Illuminae Files (Illuminae) : Illuminae (Dossier Alexander), Gemina (Dossier Gemina), Obsidio (Dossier Obsidio)

KLEINBAUM, Nancy : Dead Poets Society (La société des poètes disparus)

KEYES, Daniel : Billy Milligan, l’homme aux 24 personnalités Flowers for Algernon (Des fleurs pour Algernon)

KING, Stephen : Danse Macabre ; La Ligne verte ; The Dark Tower (La tour sombre) : The Gunslinger (Le pistolero)

KINSELLA, Sophie : L’accro du shopping : Confession d’une accro du shopping ; Les Petits Secrets d’Emma

KITAMURA, Katie : A Separation (Les pleureuses)

KOLTES, Bernard-Marie : La nuit juste avant les forêts

KUBO, Tite : Bleach : The Death and the Strawberry

L

LA FONTAINE, Jean de : Fables

LABE, Louise : Œuvre Poétique

LACARRIERE, Jacques : Dictionnaire amoureux de la Grèce

LAFAYETTE, Madame de : La Princesse de Clèves

LAMARTINE, Alphonse de : Graziella

LARSEN, Reif : The Selected Works of T.S. Spivet (L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet)

LARSSON, Stieg : Millénium : La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, La reine dans le palais des courants d’air

LESSING, Doris : The Fifth Child (Le cinquième enfant)

LEWICKI, Christine : J’arrête de râler !

LEWIS, C. S. : Les Chroniques de Narnia : Le neveu du magicien, Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire MagiqueLe Cheval et l’EcuyerLe Prince CaspianL’Odyssée du Passeur

LEWIS, Matthew : The Monk (Le moine)

LOUIS, Edouard : En finir avec Eddy Bellegueule

LOWRY, Lois : The Giver (Le passeur)

LUCACI, Dorica : Chats extraordinaires illustrés

LYONS, Martyn : Le livre : une histoire vivante

M

MAALOUF, Amin : Le Rocher de Tanios

MAAS, Sarah J. : Throne of Glass : Throne of Glass (Keleana, l’assassineuse)

MABANCKOU, Alain : Mémoires de porc-épic 

MAFI, Tahereh : Shatter Me (Insaisissable) : Shatter Me (Ne me touche pas), Unravel Me (Ne m’échappe pas), Ignite Me (Ne m’abandonne pas)

MAILLET, Antonine : Pélagie-la-Charrette

MAKINE, Andreï : Une femme aimée

MALIKI : Cristallisation, Hanami ; L’autre fille dans le miroir ; BLOG

MALLARME, Stéphane : Poésies

MALLEY, Gemma : The Declaration (La déclaration) : The Declaration (L’histoire d’Anna)

MALZIEU, Mathias : Journal d’un vampire en pyjama ; La Mécanique du Cœur

MARIN, Charlotte et MICHAU, Marion : Le bloc-notes de Louise : Fan de lui

MARIVAUX : La double inconstance suivi d’Arlequin poli par l’amour

MARTIN, George, R. R. : A Song of Ice and Fire (Le Trône de fer) : A Game of Thrones (Intégrale 1), A Clash of Kings (Intégrale 2), A Storm of Swords (Intégrale 3), A Feast for Crows (Intégrale 4), A Dance with Dragons (Intégrale 5); The World of Ice & Fire : The Untold History of Westeros and the Game of Thrones (Game of Thrones, le Trône de fer : les origines de la saga)

MARTIN, George R. R. et DOZOIS, Gardner Dangerous Women (Dangerous Women en deux tomes) ; Rogues (Vauriens)

MASHIMA, Hiro : Fairy Tail

MATURIN, Charles : Melmoth the Wanderer (Melmoth ou l’homme errant)

MAUMEJEAN, Xavier : American Gothic

MAUPASSANT, Guy de : Bel-Ami

MAURIAC, François : Thérèse Desqueyroux

MAYOR, Adrienne : The Amazons: Lives and Legends of Warrior Women Across the Ancient World (Les Amazones : Quand les femmes étaient les égales des hommes)

MCEWAN, Ian : Amsterdam

MCGUIRE, Seanan : Wayward Children series : Every Heart a Doorway, Down Among the Sticks and Bones

MELROSE, Fiona : Midwinter

MELVILLE, Herman : Moby Dick

MERIMEE, Prosper : Carmen suivi de Les âmes du purgatoire

MESSENGER, Shannon Gardiens des Cités PerduesTome 1

MESSINGER, Joseph : Ces gestes qui vous trahissent

MESSY, Catherine : Bucoliques

MEYER, Marissa : The Lunar Chronicles (Les Chroniques lunaires) : Cinder, Scarlet, Cress, Fairest (Levana)

MEYER, Stephenie : Les Ames Vagabondes

MICHAUX, Henri : Epreuves, exorcismes, 1940-1944

MICHELIS, Denis : La chance que tu as ; Le bon fils

MICHON, Pierre : Vies minuscules

MILLAR, Mark : Superman : Red Son

MILLER, Arthur : The Crucible (Les Sorcières de Salem)

MILLER, Madeline Circe (Circé)

MILTON, Giles : Les miscellanées

MINGARELLI, Hubert : Un repas en hiver

MISHIMA, Yukio : Confession d’un masque

MLYNOWSKI, Sarah : Parle-moi !

MOORE, Alan et CAMPBELL, Eddie : From Hell

MOORE, Viviane : Ainsi puis-je mourir

MORAN, Caitlin : How To Be a Woman (Comment peut-on (encore) être une femme ?)

MORE, Thomas : Utopia

MOTIN, Margaux : J’aurais adoré être ethnologue … 

MUNROE, Randall : What if ?: Serious Scientific Answers to Absurb Hypothetical Questions (Et si … ?)

MURAKAMI, Haruki : Blind Willow, Sleeping Woman  (Saules aveugles, femme endormie) ; La fin des temps ; The Elephant Vanishes (L’éléphant s’évapore)

MUSSET, Alfred de : Lorenzaccio

MUSSO, Guillaume : Central Park ; L’appel de l’ange L’instant présent

N

NABOKOV, Vladimir : Lolita

NATIONAL GEOGRAPHIC : Histoire de la mythologie

NDIAYE, Marie : Un temps de saison

NERVAL, Gérard de : Aurélia, Les Nuits d’octobre, Pandora, Promenades et souvenirs

NEUSER, Marie : Je tue les enfants français dans les jardins … ; Un petit jouet mécanique

NEWMAN, Kim : Anno DraculaAnno Dracula, tome 1

NICHOLLS, David : Un jour

NOTHOMB, AmélieAcide sulfurique ; Antéchrista Barbe Bleue Biographie de la faim ; Cosmétique de l’ennemi ; Frappe-toi le cœurJournal d’HirondelleHygiène de l’assassin ; La nostalgie heureuse Le Crime du comte Neville ; Le Fait du Prince Le Sabotage amoureux ; Le voyage d’hiverLes Catilinaires ; Les Combustibles Les Prénoms épicènes ; Métaphysique des tubes ; Ni d’Eve ni d’Adam ; Pétronille Riquet à la houppe ; Stupeur et tremblements Une forme de vie

O

O’DONNELL, Cassandra : Les sœurs Charbrey : Sans orgueil ni préjugés 

O’NEILL, Louise Only Ever Yours ; The Surface Breaks

OATES, Joyce Carol : A Bloodsmoor Romance (La légende des Bloodsmoor) ; Bellefleur ; Maudits ; Mysteries of Winterthurn (Les mystères de Winterthurn) ; The Faith of a Writer: Life, Craft, Art (La foi d’un écrivain) ; The Lost Landscape: A Writer’s Coming of Age (Paysage perdu)

OHKUBO, Atsushi : Soul Eater Not!

ORSENNA, Erik : La grammaire est une chanson douce

ORWELL, George : 1984

ORY, Pascal : L’histoire culturelle

OSBORNE, John : Look Back in Anger (La paix du dimanche)

OVIDE : Les Métamorphoses

P

PAOLINI, Christopher : L’Héritage 

PASCOE, Chris : A Cat Called Birmingham : A biography of nine lives (Monsieur Chatastrophe : une biographie de neuf vies)

PASRICHA, Neil : The Book of Awesome (La vie est cool) ; The Book of (Even More) Awesome (La vie est (vraiment) cool) ; The Happiness Equation: Want Nothing + Do Anything = Have Everything

PEACOCK, Thomas Love : Nightmare Abbey (L’Abbaye du cauchemar)

PECK, Dale : Les Sirènes : La Dérivante

PEDROSA, Cyril : Trois ombres

PELLOUX, Patrick : On ne meurt qu’une fois et c’est pour si longtemps

PENNAC, Daniel : Comme un roman

PEREC, Georges : Tentative d’épuisement d’un lieu parisien ; W ou le souvenir d’enfance

PERRY, Sarah : The Essex Serpent (Le serpent de l’Essex)

PINBOROUGH, Sarah : Contes des Royaumes : Poison, Charme, Beauté

PLATH, Sylvia : The Bell Jar (La cloche de détresse)

PLATON : Le Banquet

POE, Edgar Allan : The Penguin Complete Tales and Poems (Intégrale)

PRATCHETT, Terry : The Discworld series (Les Annales du Disque-monde) : The Colour of Magic (La huitième couleur)

PROUST, Marcel : A la recherche du temps perdu : Du côté de chez Swann, A l’ombre des jeunes filles en fleur, Le Côté de Guermantes, Sodome et Gomorrhe, La Prisonnière, Albertine disparue

Q

QUENEAU, Raymond : Exercices de style

QUIGNARD, Pascal : Tous les matins du monde 

QUIROGA, Horacio : Contes d’amour de folie et de mort

R

RACINE, Jean et EURIPIDE : Bérénice ; Iphigénie suivi de Iphigénie à Aulis ; Mithridate ; Phèdre

RADCLIFFE, Ann : The Romance of the Forest (Les mystères de la forêt)

RAO, Pingru : Notre histoire. Pingru et Meitang

REY, Nicolas Courir à trente ans

RIGGS, Ransom : Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children (Miss Peregrine et les enfants particuliers) : Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children (Miss Peregrine et les enfants particuliers), Hollow City , Library of Souls (La bibliothèque des âmes)

RILKE, Rainer Maria : Lettres à un jeune poète ; Poèmes à la nuit

RIORDAN, Rick : Percy Jackson : Le Voleur de foudreLa Mer des MonstresLe Sort du Titan La Bataille du LabyrintheLe dernier Olympien

ROBILLARD, Anne : Les Héritiers d’Enkidiev : Renaissance

ROSSETTI, Christina : Goblin Market and Other Poems (Marché gobelin)

ROTH, Veronica : Divergente : Divergente, Insurgés, Allégeance

ROWLING, Joanne Kathleen : Harry Potter : Harry Potter and the Philosopher’s Stone (Harry Potter à l’école des sorciers), Harry Potter and the Chamber of Secrets (Harry Potter et la chambre des secrets), Harry Potter and the Prisoner of Azkaban (Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban), Harry Potter and the Goblet of Fire  (Harry Potter et la coupe de feu), Harry Potter and the Order of the Phoenix (Harry Potter et l’ordre du Phénix), Harry Potter and the Half-Blood Prince (Harry Potter et le prince de sang-mêlé), Harry Potter and the Deathly Hallows (Harry Potter et les reliques de la mort), Harry Potter and the Cursed Child (avec John Tiffany et Jack Thorne) (Harry Potter et l’enfant maudit) ; Fantastic Beasts and Where to Find Them (Les Animaux fantastiques) ; Fantastic Beasts and Where to Find Them, the screenplay (Les Animaux fantastiques, le scénario) ; The Tales of Beedle the Bard (Les Contes de Beedle le barde)

S

SAGAN, Eric : Lettre à Hervé

SAINT-EXUPERY de, Antoine : Le Petit Prince 

SALVAYRE, Lydie : La compagnie des spectres Pas pleurer

SARRAUTE, Nathalie : Enfance

SARTRE, Jean-Paul : Les Mots

SAUNDERS, George : Lincoln in the Bardo

SCHLINK, Bernhard : Le Liseur

SCHMITT, Eric-Emmanuel : L’Elixir d’amour , Le Poison d’amour La part de l’autre ; Oscar et la dame rose Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent …

SCHOTT, Ben : Les Miscellanées de Mr. Schott Les Miscellanées culinaires de Mr. Schott

SCHWARTZ, David : La magie de voir grand

SEBOLD, Alice : The Lovely Bones (La nostalgie de l’ange)

SHAKEASPEARE, William : Macbeth ; Othello ; Roméo et Juliette

SHAMSIE, Kamila Home Fire

SHELLEY, Mary : Frankenstein

SHEPARD, Sara : Pretty Little Liars (Les Menteuses) : Pretty Little Liars (Confidences), Flawless (Secrets)

SHEPARD, Zoé : Absolument dé-bor-dée ! ou le paradoxe du fonctionnaire

SILITOE, Alan : The Loneliness of the Long-Distance Runner (La solitude du coureur de fond)

SIMEON, Jean-Pierre : Stabat Mater Furiosa

SKYLARK, TiffanyThe Roquiel Saga Roquiel and the Phoenix

SMITH, Ali Seasonal Cycle : Autumn, Winter

SMITH, Patti : Just Kids ; M Train

SNICKET, Lemony : Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire : La Fin

SOPHOCLE : Antigone, Œdipe roi

SORGUE, Mireille : L’Amant

SPIELMAN, Lori Nelson : Demain est un autre jour

SZPILMAN, Wladyslaw : Le Pianiste

ST. JOHN MANDEL, Emily Station Eleven

STAEL, Germaine de : Corinne ou l’Italie

STENDHAL : Vie de Henry Brulard

STEVENSON, Robert Louis : Dr. Jekyll and Mr. Hyde (followed by The Bottle Imp) (L’Etrange cas du Dr. Jekyll et de Mr. Hyde)

STOCKETT, Kathryn : La Couleur des sentiments

STOKER, Bram : Dracula ; Dracula’s Guest (L’invité de Dracula)

STRASSER, Todd : The Wave (La vague)

SUSKIND, Patrick : Le Parfum

SWARUP, Vikas : Slumdog Millionaire (Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire)

T

TAKAYA, Natsuki : Fruits Basket

TARDIEU, Jean : La comédie de la comédie suivie de La comédie des arts et de Poèmes à jouer

TARTT, Donna : The Secret History (Le maître des illusions)

TCHEKOV, Anton : La Dame au petit chien et autres nouvelles

TOIBIN, Colm House of Names

TOLKIEN, J. R. R. : Bilbo le Hobbit ; Contes et légendes inachevés 1 ; Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’anneau, Les Deux Tours, Le Retour du Roi

TOLSTOI, Léon : Anna Karénine

TOURNIER, Michel : Gilles & Jeanne Le Roi des Aulnes ; Vendredi ou les limbes du Pacifique

TRAVEN, B : Le vaisseau des morts

U

V

VAN CAUWELAERT, Didier Jules

VEIL, Simone Une vie

VERCORS : Le silence de la mer

VERLAINE : Fêtes galantes, Romances sans paroles, précédés de Poèmes saturniens

VERNE, Jules : Vingt mille lieues sous les mers

VIAN, Boris : L’Ecume des jours

VILLENEUVE, Madame de : La Belle et la Bête 

VITOUX, Frédéric : Petit dictionnaire amoureux des chats

VIVIAN, Siobhan : La liste

VOLTAIRE : Micromégas ; Traité sur la tolérance

VON ARNIM, Elizabeth : Vera

W

WALPOLE, Horace : The Castle of Otranto (Le Château d’Otrante)

WEIR, Andy : The Martian (Seul sur Mars)

WERBER, Bernard : Demain les chats ; Le Cycle des Anges : Les Thanatonautes, L’Empire des Anges ; Le Cycle des Dieux : Nous les Dieux ; Les Fourmis : Les Fourmis

WHITMAN, Walt : Leaves of Grass (Feuilles d’herbe)

WILDE, Oscar : The Picture of Dorian Gray (Le portrait de Dorian Gray)

WINTERSON, Jeanette : Christmas Days: 12 Stories and 12 Feasts for 12 Days

WOOLF, Virginia : A Room of One’s Own (Une chambre à soi)

X

Y

YANCEY, Rick : La 5e Vague : La 5e Vague

YAZAWA, Ai : Nana Premium Fan Book ; Paradise Kiss

Z

ZELAZNY, Roger The Chronicles of Amber (Le Cycle des Princes d’Ambre) : Nine Princes in Amber (Les neuf princes d’Ambre)

ZOLA, Emile : Les Rougon-Macquart : L’Œuvre

CATEGORIE RELECTURES

DIOME, Fatou : Kétala (update disponible à la fin de l’article)

DU MAURIER, Daphné : Rebecca

SCHOTT, Ben : Les Miscellanées de Mr. Schott ; Les Miscellanées culinaires de Mr. Schott

SHAKESPEARE, William : Othello

Anno Dracula, tome 1 de Kim Newman

Classé dans : Avis littéraires,Challenge,Coup de cœur — 17 septembre, 2018 @ 9:47

Genre : Fantastique, Historique, Horreur Anno Dracula

Editeur : Le Livre de Poche 

Année de sortie : 2014 [1992/2011]

Nombre de pages : 643

Titre en VO : Même titre

Synopsis : Londres, 1888. Depuis que Dracula a épousé la reine Victoria, la terreur règne sur la capitale. Sous l’influence du sulfureux comte, les citoyens sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs des vampires, toujours plus puissants, et il ne fait pas bon être simple mortel. Mais la riposte ne se fait pas attendre. Dans les sinistres ruelles de Whitechapel, des prostituées vampires sont assassinées par un mystérieux inconnu aux scalpels d’argent. Lancés dans la traque du tueur, Geneviève Dieudonné, une vampire à la jeunesse éternelle, et Charles Beauregard, espion au service du Diogene’s Club, vont devoir gravir les échelons du pouvoir. Et s’approcher dangereusement du souverain le plus sanguinaire qu’a jamais connu le royaume …

Une nouvelle édition du classique de Kim Newman, augmentée de textes bonus totalement inédits. 

Aucun autre roman n’a su revisiter le mythe avec autant de brio et d’inventivité. Chronic’Art. 

 

Avis : A VENIR 

La Guerre de la terre et des hommes, tome 1 de Pascal Bacqué

Classé dans : Avis littéraires — 12 septembre, 2018 @ 7:51

Genre : Philosophie, Historique La Guerre de la terre et des hommes

Editeur : Massot littérature 

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 440

Synopsis : Mon édition ne comporte pas de synopsis, mais des commentaires de lecteurs. Je vous mets donc le synopsis que j’ai trouvé sur Internet, et les commentaires ! 

S’il n’y avait pas eu « l’objet de plus », tout aurait été plus simple : il ne se serait jamais rien passé. Mais depuis qu’il est apparu, les hommes n’ont pas eu de repos.

Churchill, Mai 1945. Son dîner avec Tolkien et Lord Bute, le grand compositeur. Le monde est au bord d’une nouvelle mue. Comme toujours, c’est dans la tourbe que les hommes sont redéfinis. Cette tourbe, c’est eux.
Décembre 999 : L’empereur Otton et le pape Sylvestre rendent visite à Harr, père d’Elias et d’Hermann. Pourquoi cette visite du pouvoir à l’Intelligence ? C’est un secret honteux. L’Histoire en procédera.
Entre les deux récits parallèles, ce livre est notre saga épique. Celle de la quête, par Mulligan et Bute, par Churchill et Tolkien, du sens et du vivant menacé.
Un étrange et véridique bilan de notre monde occidental, au moment de sa suspension angoissée au dessus du néant : avant la peur de l’avenir, affronter celle du passé.

« Lorsque j’ai découvert le texte de Pascal Bacqué, j’ai tout de suite eu le sentiment d’être devant un livre exceptionnel, devant l’ambition d’expliquer la face cachée du monde. De raconter le combat de la tourbe fondamentale et du bâton de la connaissance, seul capable, peut-être, de s’opposer au pouvoir du mal. Je pense que La Guerre de la terre et des hommes est un livre qui fera date non seulement dans l’histoire de la littérature mais également dans l’histoire tout court. »

Jean-Claude Fasquelle, ancien PDG des Editions Grasset & Fasquelle

« J’aime qu’un auteur ait aujourd’hui une ambition folle avec le monde, et vienne avec un livre-monstre. J’aime qu’il réanime la poétique et la langue française par un mythe, qui prend Tolkien comme un point d’appui. J’aime me trouver ici en compagnie de Churchill et de Jean Genet, de Georges Bataille, de Walter Benjamin …

J’aime l’idée que depuis l’aube de l’Histoire, quelque chose de notre avenir se joue dans la tension entre la Tourbe primitive et soixante-dix descendants de Noé, dépositaires du bâton de Moïse … J’aime ce mélange vertigineux, talmudique, d’érudition et d’humour facétieux. Bienvenue dans cette Arche de Bacqué ! »

François Samuelson, agent littéraire

« Ici se déroule le Roman de l’Histoire. Il faut le prendre au pied de la lettre, car sa lettre est esprit. Pascal Bacqué en est le scribe facétieux. Je veux dire : réfractaire. D’autant qu’il reprend le flambeau de James Joyce. »

Paul Audi, philosophe et écrivain

« La Guerre de la terre et des hommes est une œuvre inclassable, aussi limpide que prolifique, traversée par un souffle puissant qui bouscule les siècles. »

Antoine Mercier, France Culture 

 

Avis : Le livre m’a été envoyé par l’éditeur, que je remercie encore !

Première impression à l’ouverture du livre : « Mais qu’est-ce que je suis en train de lire ? Dans quoi je m’embarque ? » Nous sommes clairement en présence d’un ovni, une œuvre inclassable, et, en fin de compte, accès difficile d’accès. Je n’ai pas tout compris, j’en suis sûre, même si j’ai bien compris l’idée principale, le fil rouge, le « message » du texte. Ce roman nous présente une sorte d’histoire alternative pour nous faire comprendre la lutte entre la tourbe primitive dont sont issus les hommes, et le bâton de la connaissance, possédé par Hermann. J’ai tenté de prendre l’intrigue au sens philosophique, sans quoi le livre n’a pas de sens, et paraît complètement loufoque – il a tout de même l’air fou, même de ce point de vue ! Les trois personnages principaux sont Churchill, Tolkien et Bute ; il faut ajouter Mulligan et Hermann, ainsi que des personnages vivants à des siècles antérieurs, et qui permettent de comprendre la situation de 1945. Bien sûr, la Seconde Guerre mondiale, vu l’année, a une certaine importance, tout comme la Fantasy de Tolkien : l’histoire du Seigneur des anneaux prend une couleur mythique, puis historique, et l’auteur passe pour un visionnaire qui a compris l’histoire fondamentale, la lutte éternelle.

J’ai été conquise par la première partie, notamment quand j’ai compris le « message ». L’écriture est très bonne, et le narrateur joue avec le lecteur ; il lui laisse entendre qu’il est un personnage de l’histoire, mais qu’il ne peut pas encore révéler qui exactement. La deuxième partie m’a bien moins attirée ; le côté religieux m’a détachée du livre. Je suis tout à fait pour le côté spirituel, la recherche de quelque chose de plus chez l’homme, la question de l’esprit ; mais je ne pense pas que la religion soit le seul chemin. C’est celui que prend Fabrizio, même s’il n’est pas tout à fait convaincu. La troisième partie revient aux trois personnages, mais je n’ai pas retrouvé l’entrain de la première partie. Le fait de ne pas tout comprendre m’a un peu lassée, comme la répétition constante liée à « l’objet de plus ». La fin est énigmatique, je suis intriguée par la suite ; mais aurais-je la force de lire un deuxième tome aussi obscur que le premier ?

Bémol de taille pour moi : aucune femme qui tienne un rôle important. On pourrait dire que c’est aussi le cas chez Tolkien ; mais je n’oublie pas Galadriel, Arwen et Eowyn. Toutes sont différentes : Galadriel est mythique, une elfe-reine-déesse, qui convoite le pouvoir, mais y résiste. Arwen est amoureuse d’un homme, amour interdit par son père et les règles de vie elfique et humaine. Elle les brave sans regrets. Eowyn est une femme guerrière, capable de prendre les armes pour protéger son peuple, aussi vaillante que les hommes, et, surtout, capable de tuer celui qu’aucun homme n’est parvenu à abattre. Chez Pascal Bacqué, pas de femme, excepté les épouses de Churchill et Tolkien qui ont un rôle minime. Juste une femme mythique, réceptacle de l’amour, esclave des hommes, une femme démone au nom de sainte. J’aurais aimé avoir au moins un personnage féminin important, ne pas me retrouver seulement face à des hommes assez arrogants, que ce soit Churchill ou Benjamin. Certains tiennent des propos aberrants, que ce soit sur l’intelligence ou sur les femmes elles-mêmes ! Dommage ! Cela donne l’impression que le terme « hommes » du titre ne se rapporte pas au genre humain, mais bien à l’être de sexe masculin. 

 

Donc, un livre métaphorique sans aucun doute intéressant, et qui fait réfléchir, mais difficile d’accès, assez obscur, et sans aucun personnage féminin important ! 

Manderley for ever de Tatiana de Rosnay

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 9 septembre, 2018 @ 12:56

Genre : Biographie Manderley for ever

Editeur : Albin Michel – Héloïse d’Ormesson 

Année de sortie : 2015

Nombre de pages : 437

Synopsis : « J’ai rêvé la nuit dernière que je retournais à Manderley. » C’est par cette phrase que commence Rebecca, le roman de Daphné du Maurier porté à l’écran par Alfred Hitchcock.

Depuis l’âge de douze ans, Tatiana de Rosnay, passionnée par la célèbre romancière anglaise, fait de Daphné du Maurier un véritable personnage de roman. Loin d’avoir la vie lisse d’une mère de famille, qu’elle adorait pourtant, elle fut une femme secrète dont l’œuvre torturée reflétait les tourments.

Retrouvant l’écriture ardente qui fit le succès d’Elle s’appelait Sarah, vendu à plus de neuf millions d’exemplaires à travers le monde, Tatiana de Rosnay met ses pas dans ceux de Daphné du Maurier le long des côtes escarpées de Cornouailles, s’aventure dans ses vieux manoirs chargés d’histoire qu’elle aimait tant, partage ses moments de tristesse, ses coups de cœur, ses amours secrètes.

Le livre refermé, le lecteur reste ébloui par le portrait de cette femme libre, bien certaine que le bonheur n’est pas un objet à posséder mais un état d’âme. 

 

Avis : Je voulais, depuis un moment, en savoir plus sur l’auteure d’un de mes romans préférés, Rebecca ! Je n’ai pas eu l’occasion de lire ce livre pendant l’étude de l’œuvre, mais je me suis dit qu’il n’était jamais trop tard !

Cette année, j’ai lu The Invention of Angela Carter d’Edmund Gordon. Je ne pensais pas être si émue par la vie d’une femme que je ne connaissais pas du tout et, pourtant, à la fin, je pleurais comme si j’avais perdu une amie. Eh bien, j’ai eu la même expérience avec Manderley for ever de Tatiana de Rosnay !

J’adore Rebecca et je voulais lire d’autres livres de Daphné du Maurier, histoire de retrouver cette ambiance troublante, ce thème du double, ce gothique sombre. Mais je voulais aussi découvrir la vie de l’auteure, comment elle en est venue à écrire ses livres, quelle a été son inspiration. Je n’ai pas été déçue ! Tatiana de Rosnay m’a emportée en Angleterre, au XXe siècle, pendant la Seconde Guerre mondiale, après la guerre ; partout, pendant toute la vie de Daphné ! J’étais dans le livre, et je n’avais pas envie de le finir parce que je voulais rester auprès des « personnages » ! J’ai découvert Daphné, une femme solitaire, complètement obsédée par son monde intérieur, imaginaire, capable de s’enfermer dans une pièce pour écrire écrire écrire jusqu’à ce que le livre soit terminé et qu’elle puisse l’oublier et passer à une autre œuvre tout aussi sombre. Mais elle est aussi joyeuse, heureuse même, voyageuse, aimante, tendre, passionnée auprès de ses ami(e)s et de ses amants ! Jamais, jamais l’auteure ne la juge, elle ou sa façon de vivre et de s’isoler, quelque chose que certains auraient pu prendre pour de la négligence envers sa famille ; sa seule façon de commenter, c’est à travers ce que Daphné elle-même pense, ses propres interrogations. L’écriture, c’est son travail, sa passion, son mode de vie. C’est comme respirer, cela lui permet de se décharger de quelque chose en elle qui pourrait la ronger, la hanter. J’ai adoré découvrir son inspiration, d’où elle tire ses personnages, ses maisons, ses intrigues ! 

J’ai aussi adoré découvrir sa famille, ses amis, les relations qu’elle entretenait avec chacun d’eux. Elle semble avoir été une femme fascinante, intimidante parfois, mais pourtant toujours joyeuse et pleine de vie ! Elle ne supportait visiblement pas la fadeur, ou les règles ; elle inventait les siennes, et se fichait de ce que les autres pouvaient en penser. Elle était aussi timide, ce qui m’a surprise. J’ai appris beaucoup de choses, par exemple, l’existence du procès pour Rebecca ! Elle a aussi souffert d’un manque de reconnaissance injuste : elle était considérée comme un auteur romantique, alors qu’elle ne l’était pas du tout ! Rebecca était à la fois une bénédiction et une malédiction ; ironiquement, Mrs. de Winter l’a hantée toute sa vie après qu’elle lui a donné naissance !

Depuis que j’ai lu son plus célèbre roman, je suis obsédée par le fait de trouver mon propre Manderley. C’est comme si elle m’avait contaminé avec sa passion pour Menabilly. Découvrir son obsession pour cette maison m’a à la fois réconfortée et effrayée. Le manoir lui a jeté un sort, et elle ne peut pas s’en débarrasser, quoi qu’elle fasse. Elle préfère même « Mena » aux gens, et je peux tout à fait la comprendre parfois !

Tatiana de Rosnay, contrairement à Edmund Gordon pour Angela Carter, ne spoile pas les œuvres de Daphné du Maurier ! Elle ne spécule pas non plus ; elle explique que tout ce qu’elle écrit lui vient soit des mémoires de l’auteure, soit d’autres biographies, comme celle de sa fille, Flavia Leng (Daphne du Maurier: A Daughter’s Memoir) ou celle de Margaret Forster (Daphne du Maurier). Elle a voyagé à Londres, à Menabilly, à Kilmarth, comme dans une sorte de pélerinage, dans les pas de Daphné ; c’était très émouvant. De plus, j’ai aimé son écriture !

Micro bémol : il m’a manqué quelques petites choses, même si je ne sais pas exactement quoi. Parfois, je me disais : « Tiens, j’aurais aimé savoir ce qu’elle ressent là » ou « Quelque chose manque ici, mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus ! ». Mais cela n’a absolument pas gâché mon plaisir, et ce livre fait définitivement partie de mes préférés !

La fin était aussi émouvante que pour Angela Carter. J’ai eu l’impression de perdre une amie. C’était affreux, j’ai pleuré comme un bébé … Les dernières années de la vie de Daphné du Maurier sont tellement dures …

 

Donc, une belle biographie, touchante et instructive, qui nous donne envie de lire absolument toutes les œuvres de l’auteure ! On se sent proche d’elle, on entre dans son intimité, et on la quitte à regret … 

Home Fire de Kamila Shamsie

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 5 septembre, 2018 @ 11:38

 

Genre : ContemporaineHome Fire

Editeur : Bloomsbury 

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 260

Titre en français : Pas encore traduit 

Synopsis : Isma is free. After years spent raising her twin siblings in the wake of their mother’s death, she resumes a dream long deferred – studying in America. But she can’t stop worrying about Aneeka, her beautiful, headstrong sister back in London, or their brother, Parvaiz, who’s disappeared in pursuit of his own dream – to prove himself to the dark legacy of the jihadist father he never knew.

Then Eamonn enters the sisters’ lives. Handsome and privileged, he inhabits a London worlds away from theirs. As the son of a powerful British Muslim politician, Eamonn has his own birthright to live up to – or defy. The fates of these two families are inextricably, devastatingly entwined in this searing novel that asks: what sacrifices will we make in the name of love?

A contemporary reimagining of Sophocles’ AntigoneHome Fire is an urgent, fiercely compelling story of loyalties torn apart when love and politics collide – confirming Kamila Shamsie as a master storyteller of our times. 

 

Avis : Avant même que ce livre gagne le Women’s Prize for Fiction en Angleterre, j’avais très envie de le lire, parce que c’est une réécriture d’Antigone, une de mes pièces préférées !

Donc, j’avais de grandes attentes ! Et j’ai compris pourquoi Home Fire avait gagné le prix, et avait été sélectionné pour le Man Booker Price. Je vais tenter d’être brève, parce que je ne sais pas si je vais rendre justice à ce livre, et que je pourrais en parler pendant des heures !

Tout d’abord, j’ai aimé l’écriture de Kamila Shamsie ; objectivement, elle écrit très bien, c’est fluide, agréable. Très bonne forme donc !

Ensuite, le lecteur est complètement absorbé par le livre grâce aux différents points de vue, et aussi grâce au fait que l’on commence avec celui d’Isma. On ne peut pas ne pas compatir, sympathiser avec chaque personnage ; grâce à leur point de vue, le lecteur les comprend, et les apprécie, malgré leurs erreurs et leurs faiblesses ; ce qui ne veut pas dire pour autant qu’ils sont pardonnables. La compréhension et le pardon n’ont rien à voir. Ils font tous des erreurs fatales, et le lecteur assiste au déroulement des événements, impuissant, juste capable de déplorer ce qui va inévitablement arriver.

J’ai ADORE le fait qu’Home Fire soit si fidèle à Antigone, et pourtant si contemporain, si actuel ! Les personnages, les événements ; tout colle parfaitement ! On retrouve donc Ismène sous les traits d’Isma, Antigone chez Aneeka, Hémon est Eamonn, Créon est Karamat, Polynice est Parvaiz. Je ne vous dirais pas si cette version moderne se termine comme la tragédie de Sophocle [SPOILER] évidemment que oui : la fin nous montre Aneeka et Eamonn enlacés, prêts à mourir ensemble, seule petite divergence d’avec la pièce dans laquelle Antigone meurt avant Hémon, qui se suicide ensuite ! Mais tout y est : la trahison d’Ismène, la putréfaction du corps de Polynice, l’inflexibilité de Créon, le fait qu’il soit le seul vivant à la fin (à part Ismène, bien sûr ; encore une petite divergence, sa femme n’est (pas encore ?) morte à la fin du roman contrairement à la pièce). On retrouve aussi la question du dévouement, des lois face à l’amour, de la force de cet amour qui pousse les personnages à faire « n’importe quoi » pour l’être aimé. J’ai adoré le fait qu’Antigone et Polynice soient ici jumeaux ; il ne me semble pas que ce soit le cas dans la tragédie d’origine ! [FIN DU SPOILER] Quasi, si on ne m’avait pas dit que c’était une réécriture, et que je n’avais pas repéré les noms des personnages, je n’aurais pas su que c’était une Antigone moderne malgré la fidélité à la pièce !

J’ai également adoré Aneeka, presque autant que l’Antigone d’origine. Têtue, belle, indomptable, elle veut faire justice, même si cela veut dire devenir hors-la-loi (et pourtant, elle s’y connaît en droit puisqu’elle l’étudie !) Elle ne mêle pas sa vie personnelle et les règles du monde extérieur : rien ne peut résister à l’amour qu’elle porte à son jumeau Parvaiz, malgré les erreurs qu’il a pu faire. Il sera toujours une part d’elle, quelque chose qu’elle ne peut, et ne veut pas renier. Comme Antigone, [SPOILER] elle utilise Eamonn/Hémon et finit par tomber amoureuse de lui ; mais leur amour ne peut survivre aux lois, représentées par Karamat/Créon. [FIN DU SPOILER] [SPOILER] Elle croit vraiment que son frère Parvaiz est quelqu’un de bien, qu’il s’est juste égaré sur le chemin ; et c’est ce que le lecteur finit par croire aussi, grâce au point de vue du jeune homme. Il s’est laissé emporter, enrôler, n’a jamais eu l’intention de devenir un véritable jihadi ; mais cela ne l’excuse pas pour autant. Traumatisé, paralysé par sa peur, conscient d’être coincé dans une situation intenable, il attend d’arriver au bout de ses forces pour réagir ; mais il est déjà trop tard. Une fois Parvaiz mort, Aneeka veut simplement l’enterrer, comme Antigone avec Polynice ; qu’il soit en paix, qu’il atteigne le ciel promis par la religion, ou plutôt, qu’elle-même soit en paix, et plus hanté par un frère qui lui hurle son innocence jusque dans ses rêves. Qui a-t-il de mal à ce qu’une jeune femme veuille que le corps de son frère soit enterré chez eux, afin de le pleurer, pas le jihadi, mais le frère qu’elle a perdu quand il est parti, et qu’elle a pensé retrouver au moment où il lui a échappé définitivement ? [FIN DU SPOILER] (me suis laissée aller aux spoilers, trop besoin d’en parler !)

En réalité, ce livre est parfois difficile à lire, parce qu’il frappe là où ça fait mal, comme Antigone le faisait déjà quand je l’ai lu. Mais ici, le sujet est beaucoup plus difficile à aborder, parce que très actuel. Antigone veut enterrer Polynice après que lui et son frère, Etéocle, se sont entretués. Créon refuse parce que Polynice est un ennemi de l’Etat. Et ainsi la tragédie commence. Ici, Parvaiz est un jihadi, un terroriste, enrôlé à Londres dans un moment de faiblesse, passé en Syrie pour découvrir le passé sur son père (ce n’est pas un spoiler, le résumé le dit clairement). Et nous ne comprenons pas le terrorisme, ce déchaînement de violence sans but apparent que de tuer des gens innocents, quelque chose contre quoi nous réagissons avec peur, et violence à notre tour. La violence ne fait qu’en créer davantage, et on ne se sort pas de ce cycle sans fin. Etant donné que le lecteur se voit offrir les points de vue de tous les personnages principaux, il peut comprendre comment tout arrive, comment tout se noue, comment chacun s’autodétruit. Antigone est une des plus belles tragédies ; mais, en lisant Home Fire, j’ai espéré une fin heureuse. Quelqu’un sera-t-il sauvé ? Le côté politique est évidemment très lourd ; Antigone traite de l’amour face aux lois, de la dévotion d’une sœur face à la « raison » d’un dirigeant. Ismène m’a toujours paru froide à côté de la passion d’Antigone, de son besoin que tout soit en ordre, même si ce n’est pas l’ordre de l’Etat ; elle ne comprend pas pourquoi elle devrait renier sa famille, malgré ses erreurs, pourquoi elle devrait faire taire un sentiment naturel. Elle ne peut pas s’empêcher de ressentir cet amour inconditionnel pour un être qui partage son sang ; peut-on vraiment lui en vouloir ? Dans le sens contraire, doit-on en vouloir à Ismène, qui a préféré renier Polynice après sa mort et celle d’Etéocle ? Eamonn, à nouveau, est un personnage qui paraît bien faible face à Aneeka/Antigone, mais aussi face à son père Karamat/Créon, qui tente de le raisonner, et ne cesse de penser au côté trop romantique, trop faible, mou de son fils. [SPOILER] Alors oui, d’accord, il est manipulé par une femme qu’il aime, il est emporté par l’amour. Il passe pour ridicule parce qu’il aime Aneeka, et qu’il veut la défendre face à son père. Pour retrouver un semblant de crédibilité, il ne peut que mourir dans ses bras. Quel dommage !! Et c’est si peu viril de montrer son amour n’est-ce pas ?!! (ironie quand tu nous tiens !) [FIN DU SPOILER]

J’ai été choquée par la façon dont les « non blancs » se sentent, sont traités, sont conscients de leur « différence » dans un monde censé les accepter. Je n’en avais pas conscience à ce point, et cela m’a tellement gênée. Je me suis sentie mal à l’aise parce que je me suis demandée si, moi aussi, je ne participais pas, inconsciemment, à cet amalgame constant, alors que ce n’est pas du tout ma façon de penser et de voir le monde. Voir les personnages se faire tout petit, se forcer à ne pas faire la moindre vague, sans quoi ils sont automatiquement dans le radar du gouvernement. Je ne pensais vraiment pas que c’était à ce point. J’ai eu tellement honte de notre monde, et surtout de cette façon de considérer les enfants à la lumière de ce que leurs parents ont fait. Antigone, Ismène, Polynice ne sont pas Œdipe ; Aneeka, Isma, Parvaiz ne sont pas leur père non plus. Et pourtant, la société fait comme s’ils étaient des bombes à retardement, comme s’il existait une question d’hérédité dans tout ça. Le passage de l’interrogatoire, au tout début du roman, m’a donné envie de balancer le livre. On reconnaît donc aux blancs leur individualité, mais pas aux « autres » ? Ridicule.

Enfin, la fin. Explosion de mon cœur en mille morceaux. [SPOILER] Cette dernière image était trop pour mon pauvre cœur. Comme dans Antigone, personne ne gagne, tout le monde perd, soit la vie, soit la personne qu’il chérit le plus au monde. Et, comme dans la pièce, j’ai pitié de tous. [FIN DU SPOILER] J’ai trouvé pris le parti d’Antigone en lisant la pièce [SPOILER] et, comme dans l’œuvre d’origine, enfin, Créon est sur le point de reconnaître que la jeune fille a raison, mais il est déjà trop tard … Karamat veut exaucer le souhait d’Aneeka au moment même où il ne sert plus à rien. [FIN DU SPOILER] Je prends toujours son parti dans la version moderne. 

 

Donc, un excellent roman, que tous devraient lire, sans aucune exception, même s’ils se fichent d’Antigone

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer

Classé dans : Avis littéraires,Challenge — 3 septembre, 2018 @ 12:41

Genre : Romance, Contemporaine Quand souffle le vent du nord

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2012 [2006]

Nombre de pages : 348

Titre en VO : Gut Gegen Nordwind

Synopsis : Un homme et une femme.

Ils ne se connaissent pas mais échangent des mails. Jusqu’à devenir accros. Jusqu’à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, sans se rencontrer pour autant …

Savoureuse et captivante, cette comédie de mœurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux. 

 

Avis : Encore un livre que j’ai depuis longtemps dans ma PAL !

Je ne pensais pas vraiment que j’allais aimer ce livre, étant donné que c’est clairement une romance, et que ce n’est pas vraiment (pas du tout !) un genre que j’affectionne. Mais il fait partie de ces livres qui sont dans ma PAL depuis une éternité, et auxquels il faut que je donne une chance, sous peine de les laisser partir sans avoir tenté de les lire !

D’abord, je ne savais pas que c’était un roman épistolaire, et j’adore ça ! Evidemment, le risque est que ce soit mal écrit ou que ça ne sonne pas authentique ; j’ai aimé l’écriture, et c’était naturel. Donc, ça partait plutôt bien ! D’ailleurs, ce roman est traduit de l’allemand, et cela ne se sent pas ! L’histoire est assez originale (en tout cas, je n’ai jamais rencontré ce genre d’histoires avant, mais peut-être est-ce parce que je ne m’intéresse pas à ce genre ?) : Emmi envoie un mail à Leo par erreur. De là va découler une longue conversation qui va les mener vers une relation faite de mots, d’illusions, d’images mentales. J’adore l’idée de ce pouvoir des mots, de la suggestion, de l’imagination. Et j’ai trouvé que les réflexions, que ce soit sur l’amour naissant, sur le mariage, ou sur la sexualité, étaient pertinentes, sonnaient parfois très justes !

Passons aux personnages. Leo et Emmi sont tous les deux soit très agaçants, soit très attachants. Ils sont sarcastiques, ironiques, méchants, revanchards ; mais aussi mignons, sensuels, adorables, désespérés. Leurs réactions sont parfois insupportables : Leo sur le mariage, ou Emmi sur la sexualité. Ils n’ont peut-être toujours tort, mais ils semblent tellement arrogants, ou centrés sur eux-mêmes dans ces moments-là ! Le lecteur est témoin de la naissance de leurs sentiments respectifs, et se prend au jeu. Les clichés sont repris, l’auteur joue avec eux, les démantèle ou les met en avant. J’ai aimé les moments où les deux personnages se disputent : ça donne de très bonnes reparties, et des mots tellement blessants ! C’est le sel de leur relation, mais aussi le fil sur lequel ils marchent ; qu’ils aillent trop loin, et plus personne ne se trouve au bout du clavier !

Seul problème : cela devient répétitif à un moment donné, juste avant une évolution bienvenue. Et les dates ne sont pas mentionnées, il n’y a que « Trois minutes plus tard », « Deux jours plus tard ». Il est assez difficile au lecteur de se repérer avec une telle chronologie.

La fin !!!! Je me suis rendue compte que j’avais aimé ce roman quand il s’est abruptement fini, et que j’en voulais plus ! Tant de frustration !!! [SPOILER] Pas de rencontre, et, je dois l’avouer, à la fin, j’avais envie qu’il se passe quelque chose entre eux !! [FIN DU SPOILER] Je vais aller chercher le deuxième tome bientôt, j’ai très envie de connaître la suite, puisqu’elle existe !!

 

Donc, une romance plutôt originale, qui joue avec la modernité, qui fait réfléchir le lecteur, et qui le frustre énormément ! 

 

 

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