Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Inventaire

Classé dans : Avis littéraires — 21 janvier, 2017 @ 12:45

 

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Petit inventaire pour vous faciliter la tâche ! (J’ai une chaîne YouTube, si cela vous intéresse : Redbluemoon ; j’ai aussi une page Facebook : Redbluemoon, blogueuse littéraire, et Instagram : red_bluemoon !)

 Alors, ce ne sont pas tous les livres que j’ai lus, mais seulement tous ceux que j’ai chroniqués, parce que j’ai beaucoup lu avant de commencer ce blog ! Donc, je ne mets ici que les livres sur lesquels j’ai écrit un article ! Les différents tomes des séries sont cités dans l’ordre ! Je vous souhaite une bonne visite, de bonnes lectures, et n’hésitez pas à me dire si vous constatez des problèmes !

Vous trouverez, à la fin de cet inventaire, une catégorie « Relectures » : ces articles sont une sorte d’update, ou de remarques ajoutées par rapport à la chronique complète !

A

ADAM, Olivier : Je vais bien, ne t’en fais pas

AGUS, Milena : Mal de pierres

ALAIN-FOURNIER : Le Grand Meaulnes 

ALEXAKIS, Vassilis : Le premier mot

ALIGHIERI, Dante : La Divine Comédie

ANONYME : Le Roman d’AlexandreLe Roman de Merlin

APOLLINAIRE, Guillaume : Alcools ; Calligrammes

ARASSE, Daniel : Histoires de peintures

ASHER, Jay : Thirteen Reasons Why (Treize raisons)

ASSOULINE, Pierre : Lutetia

ATWOOD, Margaret : Alias Grace (Captive) ; The Handmaid’s Tale (La servante écarlate) ; The Penelopiad (L’Odyssée de Pénélope)

AUBRAC, Lucie : Ils partiront dans l’ivresse

AUSTEN, Jane : Pride and Prejudice  (Orgueil et préjugés) ; Sense and Sensibility (Raison et sentiments)

B

BAILLY, Samantha : Ce qui nous lie

BALZAC, Honoré de : La Fille aux yeux d’or ; La Vendetta ; Le Colonel Chabert

BARDUGO, Leigh : Wonder Woman: Warbringer (même titre en français)

BARKER, Nicola : H(A)PPY

BARRIE, J. M. : Peter Pan

BARTHES, Roland : Fragments d’un discours amoureux ; L’Empire des signes Sur Racine

BAUDELAIRE, Charles : Le Spleen de Paris 

BAUM, L. Frank : The Wizard of Oz (Le magicien d’Oz)

BEAUVOIR, Simone de : Le deuxième sexe 1 2Mémoires d’une jeune fille rangée

BECHDEL, Alison : Fun Home: A Family Tragicomic (Fun Home : une tragicomédie familiale)

BECKETT, Samuel : En attendant Godot

BECKFORD, William : Vathek

BECTON, Jennifer : Charlotte Collins

BEIGBEDER, Frédéric : Oona et Salinger ; Un roman français Windows on the World

BENNETT, Alan : La Reine des lectrices

BENNETT, Sophia : Sœurs pour la vie

BERN, Stéphane : Secrets d’Histoire : 1 2 3 

BERTHOUD, Ella et ELDERKIN Susan : The Novel Cure: An A-Z of Literary Remedies (Remèdes littéraires : Se soigner par les livres)

BIANU, Zéno : Poèmes à dire 

BIVALD, Katarina : La Bibliothèque des cœurs cabossés

BLAKE, Kendare Three Dark CrownsThree Dark CrownsOne Dark Throne

BOSC, Adrien : Constellation

BOTTERO, Pierre : Le Pacte des Marchombres : Ellana

BOULGAKOV, Mikhaïl : Le maître et Marguerite

BRADDON, Mary Elizabeth : Lady Audley’s Secret (Le secret de Lady Audley)

BROOKS, Max : Guide de survie en territoire zombie World War Z

BROWN, Dan : Robert Langdon : Le Symbole PerduInferno

BROWN, Jennifer : Tornade

BRYSON, Bill : A Short History of Nearly Everything (Une histoire de tout, ou presque …) ; Shakespeare: The World as a Stage (Shakespeare : Antibiographie)

C

CABOT, Meg : Princess Diaries : Royal Wedding (Journal d’une princesse, tome 11 : Le mariage d’une princesse)

CALDERA, Georgia : Les Larmes rouges : Réminiscences

CALVINO, Italo : Si par une nuit d’hiver un voyageur

CAMPBELL, James W. P. et PRYCE, Will : Bibliothèques : une histoire mondiale

CAMPBELL, Jen : The Beginning of the World in the Middle of the Night The Bookshop Book ; Weird Things Customers Say in Bookshops (Propos cocasses et insolites entendus en librairie)

CAMUS, Albert : La chute La peste

CAPOTE, Truman : In Cold Blood (De sang froid)

CARROLL, Lewis : Alice : Alice’s Adventures Underground (Alice au pays des merveilles), Through the Looking-Glass (Alice, de l’autre côté du miroir)

CARTER, Angela : Fireworks (Feux d’artifice) ; The Bloody Chamber (La compagnie des loups)

CASS, Kiera : La Sélection : La Sélection, L’Elite, L’Elue, The Heir (L’héritière), The Crown (La couronne)

CASSATI, Sandro : Marilyn Monroe, biographie intime

CELAN, Paul : Choix de poèmes

CESAIRE, Aimé : Cahier d’un retour au pays natal

CHAVAGNEUX, Christian et PALAN, Ronen : Les paradis fiscaux

CHBOSKY, Stephen : The Perks of Being a Wallflower (Le monde de Charlie)

CHRISTIE, Agatha : And Then There Were None (Dix petits nègres) ; Hercule Poirot : Murder on the Orient Express (Le crime de l’Orient-Express) ; Miss Marple : L’affaire Protheroe

CLARE, Cassandra : The Mortal Instruments : City Of Bones (La cité des ténèbres), City of Ashes (La cité des cendres)

CLARKE, Stephen : Talk to the Snail (Français, je vous (h)aime)

CLAUDEL, Paul : Le Soulier de satin

CLEMENS, James : Les Bannis et les Proscrits : Le Feu de la Sor’cière

CLINE, Ernest : Ready Player One (Player One)

COBEN, Harlan : Ne le dis à personne …

COHEN, Albert : Solal

COLFER, Chris : Struck : comment foudroyer sa réputation en un éclair

COLLINS, Suzanne : The Hunger Games : Hunger Games, Catching Fire (L’embrasement), Mockingjay (La révolte)

COLLODI : Les Aventures de Pinocchio

COREY, James S. A. The ExpanseLeviathan Wakes (L’éveil du léviathan)

CORTAZAR, Julio : Cronopes et Fameux

COURTADE, Henri : Loup, y es-tu ?

CUNNINGHAM, Michael : Specimen Days (Le livre des jours)

CYMES, Michel : Vivez mieux et plus longtemps

D

DABOS, Christelle : La Passe-Miroir : Les fiancés de l’hiver, Les Disparus du Clairdelune ; La mémoire de Babel

DAHL, Roald : The BFG (Le BGG)

DASHNER, James : The Maze Runner : The Maze Runner (Le labyrinthe), The Scorch Trials (La terre brûlée), The Death Cure (Le remède mortel)

DE VIGAN, Delphine : D’après une histoire vraie

DELACOURT, Grégoire : La liste de mes envies

DELBO, Charlotte : Auschwitz et après : Mesure de nos jours

DESPLAT-DUC, Anne-Marie : Les Colombes du Roi-Soleil : Les comédiennes de M. Racine

DESPROGES, Pierre : Le petit reporter

DICKENS, Charles : A Christmas Carol, The Chimes and The Haunted Man (Un conte de Noël, Les Carillons et L’homme hanté); Bleak House (La maison d’Apre-Vent)

DIDEROT, Denis : Contes et entretiens ; Jacques le Fataliste ; Supplément au voyage de Bougainville 

DIDIERLAURENT, Jean-Paul : Le liseur du 6h27

DIOME, Fatou : Kétala

DIVRY, Sophie : La condition pavillonnaire

DONOGHUE, Emma : Kissing the Witch ; Room

DU BELLAY, Joachim : Les Regrets suivi des Antiquités de Rome et du Songe

DU MAURIER, Daphné : Rebecca

DUBOIS, Pierre : Comptines assassines ; Les contes de crimes

DUFFY, Carol Ann : The World’s Wife

DURAS, Marguerite : Hiroshima mon amour ; L’amant 

DUROY, Lionel : L’absente

E

EASTON ELLIS, Bret : Les lois de l’attraction

ECO, Umberto : Histoire de la laideur

ENARD, Mathias : Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants

ENGEL, Amy : The Book of Ivy

ERASME : Eloge de la folie

ESCHYLE : L’Orestie

EURIPIDE : Médée suivi des Troyennes

F

FERAOUN, Mouloud : La terre et le sang

FIELDING, Helen : Le journal de Bridget Jones

FLAUBERT, Gustave : L’Education sentimentale Madame Bovary Un cœur simple

FLEMING, Ian : James Bond : Casino Royale 

FLYNN, Gillian : Gone Girl (Les apparences)

FOENKINOS, David : La délicatesse

FOER, Jonathan SafranEating Animals (Faut-il manger les animaux ?); Everything Is Illuminated (Tout est illuminé) ; Extrêmement fort et incroyablement près

FONDANE, Benjamin : Le Mal des fantômes

FORSTER, E. M. : A Room with a View (Avec vue sur l’Arno) ; Maurice

FOWLES, John : The French Lieutenant’s Woman (Sarah et le lieutenant français)

FRANK, Anne : Journal

G

GAIMAN, Neil : CoralineNeverwhere ; Norse Mythology (La mythologie viking)

GALLO, Max : Louis XIV : Le Roi-SoleilL’hiver du grand roi

GARCIA, Kami et STOHL, Margaret : Chroniques des Enchanteurs : 16 lunes, 17 lunes, Sublimes lunes, 18 lunes, 19 lunes

GARY, Romain : Les cerfs-volants

GEORGE, Jessica Day : La princesse du bal de minuit

GERMAIN, Sylvie : Hors champ Magnus

GESSEN, Masha : Poutine, l’homme sans visage

GIDEON, Mélanie : La vie romantique d’Alice B.

GIRARD, Anne-Sophie et GIRARD, Marie-Aldine : La femme parfaite est une connasse

GIRAUD, Brigitte : Une année étrangère

GIRAUDOUX, Jean : La guerre de Troie n’aura pas lieu

GOETHE : Faust ; Les Affinités électives

GOLDEN, Arthur : Geisha

GOMBROWICZ, Witold : Cosmos

GOODKIND, Terry : L’Epée de vérité : Dette d’Os, La Première Leçon du Sorcier, La Pierre des Larmes, Le Sang de la Déchirure

GORDON, Edmund : The Invention of Angela Carter

GRAVES, Robert : The Greek Myths, volume 1 (Les mythes grecs)

GRAY, Alasdair : Poor Things (Pauvres créatures)

GRAY, John : Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus

GREEN, John : Nos étoiles contraires

GREGORY, Philippa : Saga Tudor : The Constant Princess, Deux sœurs pour un roi, L’Héritage Boleyn

GRIMBERT, Philippe : Un secret

H

HAIG, Matt : Les Radley

HALL, Sarah : Madame Zero

HAWKINS, Paula : Into the Water (Au fond de l’eau) ; The Girl on the Train (La fille du train)

HAWTHORNE, Nathaniel : The House of the Seven Gables (La maison aux sept pignons) ; The Scarlet Letter (La lettre écarlate)

HIGGINS CLARK, Mary : L’ombre de ton sourire

HILL, Susan : Mrs de Winter (La malédiction de Manderley) ; The Woman in Black (La dame en noir)

HOBB, Robin : The Realm of the Elderlings : The Farseer Trilogy (L’assassin royal, première époque) : Assassin’s Apprentice (L’apprenti assassin), Royal Assassin (L’assassin du roi et La nef du crépuscule), Assassin’s Quest (Le Poison de la vengeanceLa Voie magique et La Reine solitaire)

HOMERE : L’Odyssée

HOWARD, A. G. : Splintered : Splintered, Unhinged

HUGO, Victor : Hernani ; L’Homme qui rit ; Les Misérables

HUMBERT, Fabrice : L’Origine de la violence

HURWITZ, Gregg, AARON, Jason, KUDRANSKI, Szymon, PEARSON, Jason : Batman : La Splendeur du Pingouin

HUSTVEDT, Siri : The Summer Without Men (Un été sans les hommes)

HUXLEY, Aldous : Le meilleur des mondes

I

IACOBELLIS, Kevin : La porte de la réflexion ; Le serpent de la séduction Les Bourgeons du mal

IBSEN, Henrik : Hedda Gabler 

INOUE, Yasushi : Le fusil de chasse

IONESCO, Eugène : La Leçon Le roi se meurt

ISHIYAMA, Kei : Grimms Manga

J

JABLONKA, Ivan : Laëtitia ou la fin des hommes

JACKSON, Shirley : The Haunting of Hill House (La maison hantée) ; The Lottery and Other Stories (La loterie et autres nouvelles)

JAMES, E. L. : Cinquante nuances de Grey : Cinquante nuances de Grey, Cinquante nuances plus sombres, Cinquante nuances plus claires, Grey

JAMES, P. D. : La mort s’invite à Pemberley

JARDIN, Alexandre : Le Zèbre

JARRY, Alfred : Ubu roi 

JAUFFRET, Régis : Cannibales

JONASSON, Jonas : Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire 

JONCOUR, Serge : Repose-toi sur moi

JOUVE, Pierre Jean : Paulina 1880

JOYCE, James : Dubliners (Dublinois)

JULIET, Charles : Lambeaux

K

KALOTAY, Daphné : Un papillon sus la neige

KANATA, Konami : Chi, une vie de chat

KATSURA, Masakazu : Shadow Lady

KAUFMAN, Amie et KRISTOFF Jay : The Illuminae Files (Illuminae) : Illuminae (Dossier Alexander), Gemina (Dossier Gemina), Obsidio (Dossier Obsidio)

KLEINBAUM, Nancy : Dead Poets Society (La société des poètes disparus)

KEYES, Daniel : Billy Milligan, l’homme aux 24 personnalités Flowers for Algernon (Des fleurs pour Algernon)

KING, Stephen : Danse Macabre ; La Ligne verte ; The Dark Tower (La tour sombre) : The Gunslinger (Le pistolero)

KINSELLA, Sophie : L’accro du shopping : Confession d’une accro du shopping ; Les Petits Secrets d’Emma

KITAMURA, Katie : A Separation (Les pleureuses)

KOLTES, Bernard-Marie : La nuit juste avant les forêts

KUBO, Tite : Bleach : The Death and the Strawberry

L

LA FONTAINE, Jean de : Fables

LABE, Louise : Œuvre Poétique

LACARRIERE, Jacques : Dictionnaire amoureux de la Grèce

LAFAYETTE, Madame de : La Princesse de Clèves

LAMARTINE, Alphonse de : Graziella

LARSEN, Reif : The Selected Works of T.S. Spivet (L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet)

LARSSON, Stieg : Millénium : La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, La reine dans le palais des courants d’air

LESSING, Doris : The Fifth Child (Le cinquième enfant)

LEWICKI, Christine : J’arrête de râler !

LEWIS, C. S. : Les Chroniques de Narnia : Le neveu du magicien, Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire MagiqueLe Cheval et l’EcuyerLe Prince CaspianL’Odyssée du Passeur

LEWIS, Matthew : The Monk (Le moine)

LOUIS, Edouard : En finir avec Eddy Bellegueule

LOWRY, Lois : The Giver (Le passeur)

LUCACI, Dorica : Chats extraordinaires illustrés

LYONS, Martyn : Le livre : une histoire vivante

M

MAALOUF, Amin : Le Rocher de Tanios

MAAS, Sarah J. : Throne of Glass : Throne of Glass (Keleana, l’assassineuse)

MABANCKOU, Alain : Mémoires de porc-épic 

MAFI, Tahereh : Shatter Me (Insaisissable) : Shatter Me (Ne me touche pas), Unravel Me (Ne m’échappe pas), Ignite Me (Ne m’abandonne pas)

MAILLET, Antonine : Pélagie-la-Charrette

MAKINE, Andreï : Une femme aimée

MALIKI : Cristallisation, Hanami ; L’autre fille dans le miroir ; BLOG

MALLARME, Stéphane : Poésies

MALLEY, Gemma : The Declaration (La déclaration) : The Declaration (L’histoire d’Anna)

MALZIEU, Mathias : Journal d’un vampire en pyjama ; La Mécanique du Cœur

MARIN, Charlotte et MICHAU, Marion : Le bloc-notes de Louise : Fan de lui

MARIVAUX : La double inconstance suivi d’Arlequin poli par l’amour

MARTIN, George, R. R. : A Song of Ice and Fire (Le Trône de fer) : A Game of Thrones (Intégrale 1), A Clash of Kings (Intégrale 2), A Storm of Swords (Intégrale 3), A Feast for Crows (Intégrale 4), A Dance with Dragons (Intégrale 5); The World of Ice & Fire : The Untold History of Westeros and the Game of Thrones (Game of Thrones, le Trône de fer : les origines de la saga)

MARTIN, George R. R. et DOZOIS, Gardner Rogues (Vauriens)

MASHIMA, Hiro : Fairy Tail

MATURIN, Charles : Melmoth the Wanderer (Melmoth ou l’homme errant)

MAUMEJEAN, Xavier : American Gothic

MAUPASSANT, Guy de : Bel-Ami

MAURIAC, François : Thérèse Desqueyroux

MAYOR, Adrienne : The Amazons: Lives and Legends of Warrior Women Across the Ancient World (Les Amazones : Quand les femmes étaient les égales des hommes)

MCEWAN, Ian : Amsterdam

MCGUIRE, Seanan : Wayward Children series : Every Heart a Doorway, Down Among the Sticks and Bones

MELROSE, Fiona : Midwinter

MELVILLE, Herman : Moby Dick

MERIMEE, Prosper : Carmen suivi de Les âmes du purgatoire

MESSENGER, Shannon Gardiens des Cités PerduesTome 1

MESSINGER, Joseph : Ces gestes qui vous trahissent

MESSY, Catherine : Bucoliques

MEYER, Marissa : The Lunar Chronicles (Les Chroniques lunaires) : Cinder, Scarlet, Cress, Fairest (Levana)

MEYER, Stephenie : Les Ames Vagabondes

MICHAUX, Henri : Epreuves, exorcismes, 1940-1944

MICHELIS, Denis : La chance que tu as ; Le bon fils

MICHON, Pierre : Vies minuscules

MILLAR, Mark : Superman : Red Son

MILLER, Arthur : The Crucible (Les Sorcières de Salem)

MILLER, Madeline Circe (Circé)

MILTON, Giles : Les miscellanées

MINGARELLI, Hubert : Un repas en hiver

MISHIMA, Yukio : Confession d’un masque

MLYNOWSKI, Sarah : Parle-moi !

MOORE, Alan et CAMPBELL, Eddie : From Hell

MOORE, Viviane : Ainsi puis-je mourir

MORAN, Caitlin : How To Be a Woman (Comment peut-on (encore) être une femme ?)

MORE, Thomas : Utopia

MOTIN, Margaux : J’aurais adoré être ethnologue … 

MUNROE, Randall : What if ?: Serious Scientific Answers to Absurb Hypothetical Questions (Et si … ?)

MURAKAMI, Haruki : Blind Willow, Sleeping Woman  (Saules aveugles, femme endormie) ; La fin des temps ; The Elephant Vanishes (L’éléphant s’évapore)

MUSSET, Alfred de : Lorenzaccio

MUSSO, Guillaume : Central Park ; L’appel de l’ange L’instant présent

N

NABOKOV, Vladimir : Lolita

NATIONAL GEOGRAPHIC : Histoire de la mythologie

NDIAYE, Marie : Un temps de saison

NERVAL, Gérard de : Aurélia, Les Nuits d’octobre, Pandora, Promenades et souvenirs

NEUSER, Marie : Je tue les enfants français dans les jardins … ; Un petit jouet mécanique

NICHOLLS, David : Un jour

NOTHOMB, AmélieAcide sulfurique ; Antéchrista Barbe Bleue Biographie de la faim ; Cosmétique de l’ennemi ; Frappe-toi le cœurJournal d’HirondelleHygiène de l’assassin ; La nostalgie heureuse Le Crime du comte Neville ; Le Fait du Prince Le Sabotage amoureux ; Le voyage d’hiverLes Catilinaires ; Les Combustibles ; Métaphysique des tubes ; Ni d’Eve ni d’Adam ; Pétronille Riquet à la houppe ; Stupeur et tremblements Une forme de vie

O

O’DONNELL, Cassandra : Les sœurs Charbrey : Sans orgueil ni préjugés 

O’NEILL, Louise The Surface Breaks

OATES, Joyce Carol : A Bloodsmoor Romance (La légende des Bloodsmoor) ; Bellefleur ; Maudits ; Mysteries of Winterthurn (Les mystères de Winterthurn) ; The Faith of a Writer: Life, Craft, Art (La foi d’un écrivain) ; The Lost Landscape: A Writer’s Coming of Age (Paysage perdu)

OHKUBO, Atsushi : Soul Eater Not!

ORSENNA, Erik : La grammaire est une chanson douce

ORWELL, George : 1984

ORY, Pascal : L’histoire culturelle

OSBORNE, John : Look Back in Anger (La paix du dimanche)

OVIDE : Les Métamorphoses

P

PAOLINI, Christopher : L’Héritage 

PASCOE, Chris : A Cat Called Birmingham : A biography of nine lives (Monsieur Chatastrophe : une biographie de neuf vies)

PASRICHA, Neil : The Book of Awesome (La vie est cool) ; The Book of (Even More) Awesome (La vie est (vraiment) cool) ; The Happiness Equation: Want Nothing + Do Anything = Have Everything

PEACOCK, Thomas Love : Nightmare Abbey (L’Abbaye du cauchemar)

PECK, Dale : Les Sirènes : La Dérivante

PEDROSA, Cyril : Trois ombres

PELLOUX, Patrick : On ne meurt qu’une fois et c’est pour si longtemps

PENNAC, Daniel : Comme un roman

PEREC, Georges : Tentative d’épuisement d’un lieu parisien ; W ou le souvenir d’enfance

PERRY, Sarah : The Essex Serpent (Le serpent de l’Essex)

PINBOROUGH, Sarah : Contes des Royaumes : Poison, Charme, Beauté

PLATH, Sylvia : The Bell Jar (La cloche de détresse)

PLATON : Le Banquet

POE, Edgar Allan : The Penguin Complete Tales and Poems (Intégrale)

PRATCHETT, Terry : The Discworld series (Les Annales du Disque-monde) : The Colour of Magic (La huitième couleur)

PROUST, Marcel : A la recherche du temps perdu : Du côté de chez Swann, A l’ombre des jeunes filles en fleur, Le Côté de Guermantes, Sodome et Gomorrhe, La Prisonnière, Albertine disparue

Q

QUENEAU, Raymond : Exercices de style

QUIGNARD, Pascal : Tous les matins du monde 

QUIROGA, Horacio : Contes d’amour de folie et de mort

R

RACINE, Jean et EURIPIDE : Bérénice ; Iphigénie suivi de Iphigénie à Aulis ; Mithridate ; Phèdre

RADCLIFFE, Ann : The Romance of the Forest (Les mystères de la forêt)

RAO, Pingru : Notre histoire. Pingru et Meitang

REY, Nicolas Courir à trente ans

RIGGS, Ransom : Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children (Miss Peregrine et les enfants particuliers) : Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children (Miss Peregrine et les enfants particuliers), Hollow City , Library of Souls (La bibliothèque des âmes)

RILKE, Rainer Maria : Lettres à un jeune poète ; Poèmes à la nuit

RIORDAN, Rick : Percy Jackson : Le Voleur de foudreLa Mer des MonstresLe Sort du Titan La Bataille du LabyrintheLe dernier Olympien

ROBILLARD, Anne : Les Héritiers d’Enkidiev : Renaissance

ROSSETTI, Christina : Goblin Market and Other Poems (Marché gobelin)

ROTH, Veronica : Divergente : Divergente, Insurgés, Allégeance

ROWLING, Joanne Kathleen : Harry Potter : Harry Potter and the Philosopher’s Stone (Harry Potter à l’école des sorciers), Harry Potter and the Chamber of Secrets (Harry Potter et la chambre des secrets), Harry Potter and the Prisoner of Azkaban (Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban), Harry Potter and the Goblet of Fire  (Harry Potter et la coupe de feu), Harry Potter and the Order of the Phoenix (Harry Potter et l’ordre du Phénix), Harry Potter and the Half-Blood Prince (Harry Potter et le prince de sang-mêlé), Harry Potter and the Deathly Hallows (Harry Potter et les reliques de la mort), Harry Potter and the Cursed Child (avec John Tiffany et Jack Thorne) (Harry Potter et l’enfant maudit) ; Fantastic Beasts and Where to Find Them (Les Animaux fantastiques) ; Fantastic Beasts and Where to Find Them, the screenplay (Les Animaux fantastiques, le scénario) ; The Tales of Beedle the Bard (Les Contes de Beedle le barde)

S

SAGAN, Eric : Lettre à Hervé

SAINT-EXUPERY de, Antoine : Le Petit Prince 

SALVAYRE, Lydie : La compagnie des spectres Pas pleurer

SARRAUTE, Nathalie : Enfance

SARTRE, Jean-Paul : Les Mots

SAUNDERS, George : Lincoln in the Bardo

SCHLINK, Bernhard : Le Liseur

SCHMITT, Eric-Emmanuel : L’Elixir d’amour , Le Poison d’amour La part de l’autre ; Oscar et la dame rose Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent …

SCHOTT, Ben : Les Miscellanées de Mr. Schott Les Miscellanées culinaires de Mr. Schott

SCHWARTZ, David : La magie de voir grand

SEBOLD, Alice : The Lovely Bones (La nostalgie de l’ange)

SHAKEASPEARE, William : Macbeth ; Othello ; Roméo et Juliette

SHELLEY, Mary : Frankenstein

SHEPARD, Sara : Pretty Little Liars (Les Menteuses) : Pretty Little Liars (Confidences), Flawless (Secrets)

SHEPARD, Zoé : Absolument dé-bor-dée ! ou le paradoxe du fonctionnaire

SILITOE, Alan : The Loneliness of the Long-Distance Runner (La solitude du coureur de fond)

SIMEON, Jean-Pierre : Stabat Mater Furiosa

SMITH, Ali Seasonal Cycle : Autumn, Winter

SMITH, Patti : Just Kids ; M Train

SNICKET, Lemony : Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire : La Fin

SOPHOCLE : Antigone, Œdipe roi

SORGUE, Mireille : L’Amant

SPIELMAN, Lori Nelson : Demain est un autre jour

ST. JOHN MANDEL, Emily Station Eleven

STAEL, Germaine de : Corinne ou l’Italie

STENDHAL : Vie de Henry Brulard

STEVENSON, Robert Louis : Dr. Jekyll and Mr. Hyde (followed by The Bottle Imp) (L’Etrange cas du Dr. Jekyll et de Mr. Hyde)

STOCKETT, Kathryn : La Couleur des sentiments

STOKER, Bram : Dracula ; Dracula’s Guest (L’invité de Dracula)

STRASSER, Todd : The Wave (La vague)

SUSKIND, Patrick : Le Parfum

SWARUP, Vikas : Slumdog Millionaire (Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire)

T

TAKAYA, Natsuki : Fruits Basket

TARDIEU, Jean : La comédie de la comédie suivie de La comédie des arts et de Poèmes à jouer

TARTT, Donna : The Secret History (Le maître des illusions)

TCHEKOV, Anton : La Dame au petit chien et autres nouvelles

TOLKIEN, J. R. R. : Bilbo le Hobbit ; Contes et légendes inachevés 1 ; Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’anneau, Les Deux Tours, Le Retour du Roi

TOLSTOI, Léon : Anna Karénine

TOURNIER, Michel : Gilles & Jeanne Le Roi des Aulnes ; Vendredi ou les limbes du Pacifique

TRAVEN, B : Le vaisseau des morts

U

V

VAN CAUWELAERT, Didier Jules

VERCORS : Le silence de la mer

VERLAINE : Fêtes galantes, Romances sans paroles, précédés de Poèmes saturniens

VERNE, Jules : Vingt mille lieues sous les mers

VIAN, Boris : L’Ecume des jours

VILLENEUVE, Madame de : La Belle et la Bête 

VITOUX, Frédéric : Petit dictionnaire amoureux des chats

VIVIAN, Siobhan : La liste

VOLTAIRE : Micromégas ; Traité sur la tolérance

VON ARNIM, Elizabeth : Vera

W

WALPOLE, Horace : The Castle of Otranto (Le Château d’Otrante)

WEIR, Andy : The Martian (Seul sur Mars)

WERBER, Bernard : Demain les chats ; Le Cycle des Anges : Les Thanatonautes, L’Empire des Anges ; Le Cycle des Dieux : Nous les Dieux ; Les Fourmis : Les Fourmis

WHITMAN, Walt : Leaves of Grass (Feuilles d’herbe)

WILDE, Oscar : The Picture of Dorian Gray (Le portrait de Dorian Gray)

WINTERSON, Jeanette : Christmas Days: 12 Stories and 12 Feasts for 12 Days

WOOLF, Virginia : A Room of One’s Own (Une chambre à soi)

X

Y

YANCEY, Rick : La 5e Vague : La 5e Vague

YAZAWA, Ai : Nana Premium Fan Book ; Paradise Kiss

Z

ZELAZNY, Roger The Chronicles of Amber (Le Cycle des Princes d’Ambre) : Nine Princes in Amber (Les neuf princes d’Ambre)

ZOLA, Emile : Les Rougon-Macquart : L’Œuvre

CATEGORIE RELECTURES

DIOME, Fatou : Kétala (update disponible à la fin de l’article)

DU MAURIER, Daphné : Rebecca

SCHOTT, Ben : Les Miscellanées de Mr. Schott ; Les Miscellanées culinaires de Mr. Schott

SHAKESPEARE, William : Othello

The Summer Without Men de Siri Hustvedt

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 19 juillet, 2018 @ 8:06

Genre : ContemporaineThe Summer Without Men

Editeur : Sceptre

Année de sortie : 2011

Nombre de pages : 216

Titre en français : Un été sans les hommes 

Synopsis : Out of the blue, your husband of thirty years asks you for a pause in your marriage to indulge his infatuation with a young Frenchwoman. Do you:

a) assume it’s a passing affair and play along

b) angrily declare the marriage over

c) crack up

d) retreat to a safe haven and regroup?

Mia Fredricksen cracks up first, then decamps for the summer to the prairie town of her childhood, where she rages, fumes, and bemoans her sorry fate as abandoned spouse. But little by little, she is drawn into the lives of those around her: her mother and her circle of feisty widows; her young neighbour, with two small Children and a loud, angry husband; and the diabolical pubescent girls in her poetry class. By the end of the summer without men, wiser though definitely not sadder, Mia knows what she wants to fight for and on whose terms.

Provocative, mordant, and fiercely intelligent, The Summer Without Men is a gloriously vivacious tragi-comedy about women and girls, love and marriage, and the age-old war between the sexes – a novel for our times by one of the most acclaimed American writers. 

 

Avis : C’est Salomé de la chaîne Kiss the Librarian qui m’a rappelé l’existence de ce livre ! Il était dans ma wish-list depuis une éternité ; en le voyant à la BU, je me suis dit que c’était l’occasion !

Et heureusement que je l’ai emprunté parce que j’ai ADORE The Summer Without Men !! Que ce soit l’intrigue, l’écriture, les réflexions, tout : j’ai tout adoré !

D’abord, je ne savais pas que ce livre était féministe, et les réflexions du personnage/narrateur étaient bienvenues !! Elle défend l’égalité homme/femme à l’aide d’arguments scientifiques et autres (quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que des scientifiques, encore aujourd’hui, tentent de prouver l’infériorité de la femme !), elle défend Jane Austen et d’autres femmes écrivains, elle parle des différences sociales et culturelles entre homme et femme – parce que ce n’est pas parce que nous sommes égaux que nous ne sommes pas différents – ; mais elle ne tombe jamais dans la généralisation. Elle nuance toujours son propos avec « most of » (la plupart) ou « some » (certains). Il est clair que Mia/l’auteure (?) s’énerve parfois en évoquant ces sujets, mais je peux tout à fait la comprendre : cela m’énerve, moi aussi, que l’on me sous-estime parce que je suis une femme. Ce n’est pas ni une tare, ni une maladie, ni un rabaissement. L’intrigue n’enlève rien au féminisme du livre : quelqu’un qui trompe son conjoint, cela peut arriver à une femme ou à un homme, c’est indépendant du sexe de la personne, tout comme l’amour. Ce n’est pas parce que Mia parle de l’amour qu’elle porte à son mari qu’elle n’est pas féministe ; elle a aimé cet homme pendant trente ans. Si elle avait été avec une femme, et que celle-ci l’avait trompée, elle réagirait de la même façon.

L’intrigue est un peu le cliché de la « chick-lit » : une femme se fait tromper par son mari. Mais aucun cliché ici. Mia, après le départ de son mari, fait une dépression nerveuse, tombe dans la folie et, une fois sortie de l’hôpital, décide de passer l’été dans sa vie natale, auprès de sa mère, entourée de femmes. Ce livre traite de maladie mentale : en plus de cette crise après le départ de son mari, Mia est sujette à des peurs « irrationnelles », telle une présence qu’elle sent derrière la porte, ou la peur d’être abandonnée. Je me suis complètement identifiée à elle : si cela m’arrivait, je ressentirai sans doute la même chose. Mon premier instinct ne serait pas de me battre, mais de me laisser porter par le chagrin. Et, encore une fois, ce n’est pas une question de féminisme : quand on aime quelqu’un si fort, et qu’on entretient une relation fusionnelle pendant trente ans, même si ce n’est pas un mari/une épouse, mais un parent ou un ami, quand il part, on se brise, et il est difficile de remonter la pente. Mia fait face à une perte, une sorte de deuil, et elle ne peut pas se lever tranquillement le matin comme si de rien n’était, en effaçant trente ans de sa vie. J’imagine bien la douleur de se dire que l’autre peut le faire quand on ne semble pas même capable de vivre sans lui ! Pour autant, ce livre n’est pas déprimant ! Au contraire : une fois que Mia est arrivée à Bonden, et malgré ses peurs, elle reprend goût à la vie. Elle passe du temps avec sa mère, les amies de celle-ci, sa voisine : leurs conversations étaient rafraîchissantes, touchantes. Je me sentais bien dans ce groupe de femmes – ce n’est plus un secret que j’adore les romans dans lesquels il y a des groupes, je me sens intégrée ! 

Mia est un personnage qui m’a touchée. Une fois qu’elle peut se relever, elle se reprend en mains et ça fait plaisir à voir/lire ! Elle tente de voir ce qu’il lui reste si elle efface son mari de l’équation ; bien sûr, il y a tout un tas de choses, et elle tente de tout reconstruire. Elle affronte ses vieilles peurs, comme la présence et l’absence dont elle parle, ou le fait qu’elle n’ait pas le succès dont elle rêvait – elle semble alors très amère, et semble se cacher derrière de l’arrogance. Ce n’est pas un personnage tout blanc ; l’auteure nous montre ses défauts et ne la sacralise pas comme la femme blessée et trompée. Au fil des pages, elle semble grandir, sortir de la dépression, et réfléchir à la situation, ce qu’elle n’était pas capable de faire au début. J’ai aimé toutes les femmes présentes dans ce roman : elles étaient comme des couvertures réconfortantes, des épaules sur lesquelles pleurer. Toutes sont touchantes à leur manière, que ce soit par leur histoire présente, par leur perte, par leur situation. J’ai particulièrement aimé AbigailLaura et Lola. Bea également, même si elle est un peu moins présente. Le réconfort qu’elles apportent à Mia leur est rendu par l’héroïne quand elles en ont besoin. Je ne peux pas vous parler de ce que je ressens pour Boris [SPOILER] je peux comprendre que Mia lui pardonne après un moment, étant donné qu’elle a compris ce qu’il vivait. Elle aurait pu vivre la même chose. Mais, « faire une pause » ?!! Vraiment ?!! Comme elle le dit au début du roman : il pense qu’il peut revenir quand il veut, qu’elle l’attendra ! [FIN DU SPOILER] Puis, sérieusement, je ne peux pas supporter l’adultère. Quitte-la avant d’en arriver là, ne la blesse pas plus en la trompant !

La fin reste ouverte selon moi, même si on peut deviner ce qui arrive une fois le livre fermé. Je l’ai trouvé satisfaisante, et n’aurait pas aimé qu’il finisse autrement ! 

Ce livre traite de sujets lourds, et pas seulement concernant les relations homme/femme, la société et le féminisme. S’y trouve aussi : la vieillesse, le fait de vieillir (pas traité de la même façon, même si les deux sujets se rejoignent), la mort, le suicide, le chagrin, le deuil, le passage du tempsla brièveté de la vie, mais aussi la sexualité, le harcèlement (scolaire, et autre), l’amitié, la nature humaine et les relations entre frères et sœurs

J’aime la poésie, et c’était une joie pour moi de constater que le roman est parsemé d’extraits ou de poèmes entiers ! Il y a également de nombreuses références à différents poètes, que je ne connaissais pas pour la plupart ! J’aurais adoré assister à cette classe de poésie ! Mia, en plus d’être poétesse, est professeur ; le roman évoque ses études et les théories littéraires qu’elle a rencontrées. Je ne suis pas fan de certaines d’entre elles, et je suis contente qu’elles n’aient pas été abordées plus en détail !

J’ai adoré l’écriture, parfois opaque, parfois fluide. J’ai adoré le jeu du narrateur avec le lecteur (un de mes procédés préférés !) et comment, au moment où je me disais que ça commençait à être long, la narratrice écrit : (attention, c’est ma traduction, pas celle de l’édition française ; je vous demande votre indulgence haha) « Bientôt, vous vous dites, nous arriverons à un croisement ou à une bifurcation sur la route. Il y aura de l’ACTION. Ce sera plus que la personnification d’un très cher mais vieillissant pénis, plus que les digressions extravagantes de Mia à propos de ci ou de ça, plus que des présences et des Personnes et des Amies Imaginaires, ou des gens morts ou des Pauses ou des hommes en coulisse, pour l’amour du ciel, et une de ces vieilles dames ou des ces poétesses en herbe ou la douce et jeune voisine ou la version d’Harpo Marx de quatre ans ou même petit Simon vont FAIRE quelque chose ». C’était tout à fait le bon moment !! J’ai aussi aimé les adresses au lecteur, comme si ce n’était plus la narratrice qui nous parlait mais l’auteure. Je me suis alors sentie proche d’elle ; ce n’était plus juste un nom sur une couverture, mais une femme avec qui je pouvais dialoguer. J’ai pratiquement rempli mon carnet de citations tirées de ce livre, tant j’étais frappée, soit par la beauté de la phrase/du paragraphe, soit par la vérité que j’y trouvais. Un petit exemple en rapport avec ce dont je viens de vous parler : (encore ma traduction perso) « Un livre est une collaboration entre celui qui lit et ce qui est lu et, au mieux, cette réunion est une histoire d’amour comme aucune autre ». C’est exactement ce que The Summer Without Men m’a fait ressentir.

 

Comme souvent pour mes livres coup de cœur, j’ai l’impression de ne pas du tout avoir rendu service à ce roman en en faisant une chronique ; j’ai l’impression de ne pas avoir tout dit, ou de l’avoir mal dit. Et il est tellement dur de faire passer son sentiment à travers des mots (sujet aussi abordé dans le livre d’ailleurs !) J’aimerais que tout le monde le lise, et j’ai peur que certains n’aiment pas ; j’ai envie de transmettre mon amour, et j’ai envie de protéger ce que j’aime. Paradoxe, quand tu nous tiens !! 

 

Donc, j’ai adoré ce livre : il m’a parlé, il m’a touchée, je me suis reconnue dans certaines situations et réflexions. J’étais émue aux larmes à certains moments. Je suis persuadée que je le relirai !! 

Mémoires d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir

Classé dans : Avis littéraires — 16 juillet, 2018 @ 4:41

Mémoires d'une jeune fille rangée Genre : Mémoires 

Editeur : Folio 

Année de sortie : 2017 [1958]

Nombre de pages : 473

Synopsis : « Je rêvais d’être ma propre cause et ma propre fin ; je pensais à présent que la littérature me permettrait de réaliser ce vœu. Elle m’assurerait une immortalité qui compenserait l’éternité perdue ; il n’y avait plus de Dieu pour m’aimer, mais je brûlerais dans des millions de cœurs. En écrivant une œuvre nourrie de mon histoire, je me créerais moi-même à neuf et je justifierais mon existence. En même temps, je servirais l’humanité : quel plus beau cadeau lui faire que des livres ? Je m’intéressais à la fois à moi et aux autres ; j’acceptais mon « incarnation » mais je ne voulais pas renoncer à l’universel : ce projet conciliait tout ; il flattait toutes les aspirations qui s’étaient développées en moi au cours de ces quinze années. » 

 

Avis : J’ai lu ce livre pour l’agrégation, mais il était déjà dans ma wish-list depuis longtemps !

Il y a quelques années (trois ans il me semble !), j’ai lu Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir. Il est temps que je le relise, parce que je n’ai pas pris de notes, et que je ne m’en souviens pas dans les détails ; mais ce dont je me souviens, c’est de l’importance que ce livre a eu pour moi à l’époque. Il a réveillé en moi un féminisme encore à moitié dormant. Je pensais le retrouver dans Mémoires d’une jeune fille rangée, et je dois avouer que j’ai été déçue, sur le coup, de constater que ce n’était pas le cas. Ce livre est plus une partie d’autobiographie qu’un mémoire pour moi ; il débute avec la naissance de Simone de Beauvoir et s’achève sur l’obtention de son agrégation, après avoir raconté son enfance et son adolescence jusqu’à l’entrée dans l’âge adulte. On peut y trouver quelques réflexions sociales et féministes, des ébauches de ce qui deviendra l’œuvre de l’auteure ; mais ce n’est pas le centre du livre. L’auteure évoque la Première Guerre mondiale, mais ne donne pas d’avis dessus, et ne s’y attarde pas. Elle signale, au contraire, qu’à l’époque, les idées qui seront les siennes n’ont pas encore mûries en elle, qu’elle n’y pense pas du tout pour certaines, parce qu’elle est concentrée sur sa vie intérieure. En effet, Mémoires d’une jeune fille rangée nous raconte plutôt l’éveil de Simone de Beauvoir, son passage d’enfant à adulte, son évolution spirituelle, mais aussi physique. Ce pourrait être qualifié de roman d’apprentissage si c’était de la fiction : l’auteure s’ouvre à la philosophie, à la littérature, et découvre des théories et des idéologies qui deviendront les siennes ou contre lesquelles elle se battra par la suite. Le livre évoque aussi ses amis, ses études, sa famille, sa perception du monde à l’époque : pour elle, enfant, il n’y a pas de différence entre garçon et fille. Elle ne se sent pas inférieure et n’est pas rabaissée ; c’est par la suite qu’elle comprend que les filles ne peuvent pas « s’amuser » comme les garçons, et qu’elles doivent être mariées vierges. Toute son adolescence, Simone de Beauvoir ne comprend pas la raison de ces différences, et désapprouve fortement les mœurs légères des garçons, notamment à cause de son éducation catholique. Dieu est un guide pour elle, jusqu’à ce qu’elle tombe en désaccord avec lui ; malgré tout, elle reste empêtrée dans des préjugés et des tabous religieux qui l’empêchent de vivre pleinement, et notamment, de développer sa sexualité, ou même de parler de cela autour d’elle. Cela explique sa pudibonderie, et le fait qu’elle juge sans cesse, tout et tout le monde. Il était, en fin de compte, très intéressant de découvrir la jeune fille qu’était la femme que l’on pense connaître, l’adolescente derrière l’image que l’on a forgée de Simone de Beauvoir. 

Ma déception initiale s’est vite dissipée quand je me suis rendu compte que la Simone du livre et moi avions pas mal de points communs. Je me suis fortement identifiée à elle, et j’ai retrouvé mes problèmes dans les siens. C’était assez réconfortant de voir qu’une femme comme elle était passée par les mêmes étapes/épreuves que moi ! (J’arrête de parler de moi maintenant !) L’auteure nous parle beaucoup ici de ses tourments d’adolescente ; tout se fait par cycles répétitifs, entre désespoir et euphorie. Ces cycles sont aussi visibles dans ce qu’elle pense d’elle : tantôt arrogante, tantôt perdue, elle semble fragile. Le moindre événement peut tout remettre en question. La jeune Simone de Beauvoir veut également trouver le sens de sa vie, un but à atteindre ; elle veut servir à quelque chose, accomplir de grandes choses. Elle nous parle de son amour de la littérature, des auteurs qu’elle lit, de ce qu’ils lui apportent ; mais aussi de ses amis. J’ai adoré Zaza : leur amitié semble un peu guindée, étant donné qu’elles se vouvoient, mais la jeune fille tient une place très importante dans la vie de Simone de Beauvoir. Bien que sa présence soit hachée parfois, elle est là du moment de la rencontre à la fin. Je cherchais aussi le moment où l’auteure allait rencontrer Jean-Paul Sartre : de loin, il semble visiblement très snob !

L’écriture était très bonne, et l’auteure se laisse parfois aller à des descriptions poétiques de la nature. Elle nous donne son point de vue sur le mariage, la maternité, l’amour, le couple. Enfin, il était drôle de la voir passer l’agrégation alors que je dois, justement, lire cette œuvre pour le concours – je ne sais pas si ça me fera autant rire une fois que je serai devant ma copie !

 

Donc, un début d’autobiographie qui permet de découvrir une jeune femme en devenir, qui s’éveille intellectuellement mais aussi physiquement. 

Three Dark Crowns, book 2: One Dark Throne de Kendare Blake

Classé dans : Avis littéraires — 11 juillet, 2018 @ 4:45

Genre : Fantasy One Dark Throne

Editeur : HarperTeen 

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 448

Titre en français : Pas encore traduit

Synopsis : In the sequel to the New York Times bestselling Three Dark Crowns, which of the three sisters will prevail?

With the shocking events of the Quickening behind them and the Ascension Year underway, war is in the air for the three queens. Katharine, once the weakest sister, is curiously stronger than ever before. Arsinoe, after discovering the truth about her powers, needs to figure out how to use this secret to her advantage. And Mirabella, the elemental sister thought to be the certain queen, faces attacks that put those closest to her in grave danger.

Time is running out, and the triplets aren’t the only ones who will benefit from a victory. Friends and foes alike are trying to force the hands of the sisters, pushing them toward an unbelievable ending.

In the riveting sequel to Kendare Blake’s Three Dark Crowns, Fennbirn’s deadliest queens must confront the last thing standing in their way of the crown: each other. 

 

Avis : J’avais très très envie de lire ce livre une fois que ma lecture de Three Dark Crowns achevée ; malheureusement, il a mis un siècle à arriver chez moi !!

Si vous n’avez pas lu Three Dark Crowns, cette chronique peut éventuellement contenir des spoilers. 

One Dark Throne est définitivement à la hauteur de mes attentes, et à la hauteur du premier tome, même si quelques petites choses m’ont agacée – mais pas au point de gâcher ma lecture, heureusement !

J’aime toujours les personnagesArsinoe est toujours ma sœur préférée, et pas seulement parce qu’elle vit chez les naturalistes. Elle est plus simple, plus abordable que ses sœurs, mais aussi courageuse, et prête à tout pour survivre, même à utiliser une magie interdite sur l’île. Je m’identifie bien plus à elle qu’à Katharine ou Mirabella. Les propos de cette dernière l’ont fait réfléchir ; elle commence à remettre en question tout ce qui lui a été appris pendant son enfance. Sa romance est plus simple et plus saine que celle des deux autres également – et c’est un point non négligeable !! J’aime toujours autant Jules, même si, ici, au fil des pages, elle paraît différente. Blessée par l’acte de Joseph, elle s’endurcit, et devient plus rude[SPOILER] cela peut aussi être dû à son « war gift » ![FIN DU SPOILER] Sa puissance ne fait que se décupler, malgré les cicatrices laissées par l’attaque supposée de Katharine. [SPOILER] Depuis le début de la série, je me demande si elle n’est pas destinée à être plus que simplement la gardienne d’Arsinoe, si ce n’est pas elle qui est destinée à devenir reine tant elle est puissante, bien plus que les trois sœurs ! Le synopsis du troisième tome me laisse penser que je n’ai pas tout à fait tort ! De plus, la malédiction qui la frappe la rend encore plus puissante et exceptionnelle ; elle ne peut pas demeurer un « personnage secondaire », elle devient plus importante ![FIN DU SPOILER] J’adore toujours Camden, évidemment ! Je me suis réconciliée avec Mirabella : après tout, elle ne savait pas que Joseph n’était pas libre, et elle souffre elle aussi du fait qu’elle l’ait partagé, pendant un temps, avec Jules. Elle est plutôt un personnage qu’on admire pour son courage, pour sa force et sa détermination. Pour autant, elle est tellement persuadée, depuis toute petite, d’être la reine élue, qu’elle ne pense pas même pouvoir perdre contre ses sœurs ; cela lui confère une sorte d’aura, mais aussi une forme de naïveté, notamment à la fin. Comme d’habitude, j’adore le fait que les animaux ait une certaine place dans le livre : quand il leur arrive quelque chose, ça me fait quasi plus de peine que pour les humains !! Je me suis (un peu) réconciliée avec Joseph. Je le détestais tellement dans le premier tome !! [SPOILER] C’est surtout grâce à sa mort, à la fin du livre ; j’étais aux bords des larmes ! Je ne sais pas si c’est plus pour lui ou plus pour Jules, qui le perd définitivement … (ou encore, pour la réaction de Camden …) [FIN DU SPOILER] Sa rédemption lui vient de son honnêteté et de son courage, puisqu’il affronte ses erreurs et sa faiblesse. Cela n’aurait quand même dû jamais arriver, évidemment, et il est difficile de lui pardonner ; mais à partir du moment où Jules ne lui en veut plus, je ne vois pas comment je continuerai à le haïr avec la même force. J’adore toujours Billy ! Il est le seul garçon sain dans toute cette histoire, c’est dingue !! Et fidèle, heureusement ! Il est mignon, et capable de tout pour protéger Arsinoe, même si cela doit le mettre en danger. En revanche, Nicolas est juste insupportable, et j’ai vu en lui exactement ce qu’un autre personnage, [SPOILER] Pietyr [FIN DU SPOILER] voit. Il est pervers et a clairement soif de sang, c’est malsain ! Katharine ne voit pas du tout cet aspect de lui, ou fait peut-être semblant de ne pas le voir, ou d’apprécier. Elle a beaucoup changé par rapport au personnage que l’on rencontre dans le premier tome ; c’est expliqué (un peu trop tard à mon goût) à la fin du livre. Vu son attitude ici, la majorité des lecteurs finit sans doute par la détester ; j’ai eu énormément de mal à ressentir de la haine pour elle pour ma part. Elle a échappé à la mort, et quelque chose d’étrange s’est passé en elle ; elle n’est plus la même, mais, je suis sûre qu’il reste quelque chose de l’ancienne Katharine. De plus, si elle n’est pas empoisonneuse, quel est son don ? [SPOILER] Etant donné qu’elle utilise énormément les flèches et les couteaux, et qu’elle vise avec une précision affolante, je me suis demandé si elle n’était pas « war-gifted », comme Jules ; mais rien n’a encore été dit sur son véritable don. [FIN DU SPOILER] Son changement de comportement apporte un nouveau mystère au sein de l’histoire : que cache vraiment Fennbirn ?

L’année de l’Ascension est assez cruelle [SPOILER] mais l’on comprend bien, à la fin, que ce n’est pas Katharine qui a tenté d’empoisonner ses sœurs, mais William Chatworth, histoire que tout soit terminé plus rapidement, et que son fils épouse la reine couronnée ! [FIN DU SPOILER] et pleine d’action ! Le lecteur et les personnages se rendent aux quatre coins de l’île pour finir à Indrid Down pour le grand final ! L’intrigue évolue comme je pensais qu’elle le ferait : [SPOILER] il était évident qu’Arsinoe et Mirabella allait finir par s’unir contre Katharine ; mais le fait que les reines mortes précédemment la possèdent la rend aussi moins haïssable. Elle n’agit pas de son propre chef, elle est guidée dans ses actions par l’amertume des anciennes perdantes. Elle pourrait donc, une fois libérée, s’unir à ses sœurs. [FIN DU SPOILER] La romance est réaliste, et ne m’a pas agacée (alléluia). Elle est aussi nécessaire, étant donné que les héroïnes sont reines et auront besoin d’un roi-consort pour leur couronnement. J’ai adoré l’amitié entre certains personnages, [SPOILER] notamment celle qui se forme entre Mirabella et Billy ; je l’ai trouvée touchante [FIN DU SPOILER], mais elle était plutôt mise à l’écart dans ce tome par rapport à ce que j’ai ressenti dans Three Dark Crowns. Evidemment, Jules est toujours prête à se sacrifier pour Arsinoe, et inversement ; mais l’intrigue est plus concentrée sur ce qui leur arrive personnellement, et ce n’est pas liée à l’amitié. Il me semble que l’on voit aussi moins Bree et Elizabeth ; pas la peine d’évoquer Katharine, qui n’a tout simplement pas d’amis. Les réflexions sociales sont toujours présentes dans l’œuvre, notamment le sexisme avec certains personnages masculins, comme Nicolas et William, ou le « girl-hate« , étant donné que les sœurs doivent s’entretuer pour régner et, avant cela, humilier les autres le plus possible. Mais elles me semblent moins mises en avant, en tout cas, en ce qui concerne la dernière ; je ne peux pas dire la même chose du sexisme vu l’importance que prennent soudain certains personnages vers la fin !

Les petites choses qui m’ont agacée :

_[SPOILER] Mirabella qui propose à Billy de devenir son roi-consort juste après la mort supposée d’Arsinoe. C’est tellement peu réaliste : trop rapide, trop formel. Elle aurait pu garder sa secret, ou juste lui en parler pour plus tard, quand elle sera, effectivement, reine ! [FIN DU SPOILER]

_le secret de Katharine. Honnêtement, quoi qu’il se soit passé dans ce trou, elle l’aurait raconté à Natalia, parce qu’il est clair qu’elle est différente, que cela se voit, et qu’elle ne peut pas cacher la vérité sur ses pouvoirs à une femme qu’elle considère comme sa mère. En tout cas, c’est comme cela que je vois son personnage. Elle n’a personne à qui se confier, donc il me semble logique qu’elle lui parle. De plus, le livre est écrit à la troisième personne, donc l’information peut être retenue un moment, mais pas tout le bouquin !! Bon, cela donne un petit mystère en plus, mais ça m’agaçait tellement de ne pas savoir, et que l’on me rappelle assez souvent que je ne sais pas !

_l’attirance de Katharine pour Nicolas. Cela me paraît un peu incohérent avec son nouveau personnage ; mais, comme je le disais, elle est seule, donc il peut servir d’échappatoire. Et je ne peux pas le supporter !! 

_le fait qu’Arsinoe garde son secret. Je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas révélé à tout le monde ; ce serait tellement plus simple ! Bon, du coup, cela enlèverait pas mal de scènes de rebondissement, mais quand même ! Sans doute le secret est-il gardé pour raison politique ; mais j’aurais adoré le voir éclater et voir l’impact de la bombe sur toute l’île ! C’est ce à quoi je m’attendais après la fin du premier tome !

_une des décisions les plus énervantes du livre : [SPOILER] le fait qu’Elizabeth choisisse de devenir une prêtresse, et abandonne, pour cela, Pepper !!!! SERIEUX ?!!! Et quand elle annonce ça à Mirabella et Bree, zéro réaction de leur côté, si ce n’est un léger énervement qu’Elizabeth ne les ait pas averties avant ! Quelqu’un pense à Pepper ou ?!! [FIN DU SPOILER]

Enfin, la mort fait son entrée dans la série, et quelle entrée !! L’auteure n’a pas peur de tuer des personnages importants ! [SPOILER]J’ai eu du mal à lire la mort de Natalia jusqu’au bout – et le détail de son cou à la fin … Si injuste, et si peu cohérent avec son personnage … On se serait attendu à quelque chose de grandiose, elle-même le pense quand elle se rend compte qu’elle va mourir ! J’étais vraiment triste, et je me suis rendue compte que je l’appréciais en fin de compte. J’ai ressenti à peu près la même chose pour Joseph – le fait qu’il ne réponde plus aux baisers de Jules à un moment donné … Mais je n’ai pas ressenti grand-chose à la mort de Nicolas, malgré l’horreur de ce qui lui arrive. Il aurait fait un roi terrible ! Son attitude était sexiste et autoritaire envers Katharine, qui est au-dessus de lui dans la hiérarchie. Mais il est vrai que sa mort est affreuse, et qu’elle alimente le mystère autour de Katharine ! [FIN DU SPOILER] 

J’ai vraiment hâte de lire Two Dark Reigns qui sort le 4 septembre !! Je n’ai pas trop longtemps à attendre, heureusement, et je peux toujours lire Queens of Fennbirn entre temps !

 

Donc, un deuxième tome à la hauteur, bourré d’actions ; je ne suis pas toujours d’accord avec les décisions des personnages, mais ce n’est pas pour autant que je ne les apprécie pas. Hâte de lire la suite ! 

The Surface Breaks de Louise O’Neill

Classé dans : Avis littéraires — 8 juillet, 2018 @ 1:41

Genre : Fantasy, YAThe Surface Breaks

Editeur : Scholastic

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 309

Titre en français : Pas encore traduit 

Synopsis : The days of my childhood kept turning over; dissolving like sea foam on the crest of the waves. I have been counting them; the days and the nights, the weeks, the months, the years.

I have been waiting for this day. 

Deep beneath the cold, stormy sea, Gaia is a mermaid who dreams of Freedom from her controlling father. On her first swim to the surface, she is drawn towards a human boy. Gaia longs to join his carefree world, but how much will she have to sacrifice? What will it take for the little mermaid to find her voice?

Hans Christian Andersen’s world-famous fairy tale is reimagined Through a searing feminist lens by one of our most talented writers.

This is a book with the darkest of undercurrents, full of rage and rallying cries: storytelling at is most spellbinding. 

 

Avis : Enfin, je prends le temps de rédiger cette chronique !! Salomé, de la chaîne Kiss the Librarian, adore cette auteure et m’a donné envie de la découvrir !

J’ai entendu/lu tellement d’avis négatifs que j’ai fini par me demander si j’allais vraiment aimer ce livre ! En fin de compte, je comprends certaines critiques, mais il y en a d’autres qui me laissent penser que ces lecteurs et moi n’avons pas lu le même roman !!

Commençons, pour une fois, par les personnagesGaia est l’avatar de la petite sirène d’Andersen : comme la jeune fille d’origine, elle veut voir le monde des hommes, et tombe amoureuse de celui qu’elle sauve d’un naufrage. Gaia est à la fois très énervante et très touchante : l’agacement est sans doute surtout provoqué par le fait que c’est une adolescente, donc elle pense que personne n’a vécu ce qu’elle vit, et que personne ne souffre comme elle souffre. Cela la pousse à faire n’importe quoi, ce dont elle se rend compte trop tard, évidemment ! Elle est tellement naïve ; mais qui ne l’était pas à son âge ? Elle est aussi complètement conditionnée par son père ; elle a adopté sa vision des femmes, tout en comprenant bien que quelque chose ne va pas, mais sans pouvoir réagir. Elle obéit, comme une fille/femme doit le faire, selon le roi de la mer. Je l’ai beaucoup aimé, et je la soutenais : j’avais envie de la voir se rebeller, la voir comprendre le monde autour d’elle, que ce soit celui de la mer ou celui des humains ! Malheureusement, étant donné son éducation, elle est complice du sexisme et de la misogynie ambiants [SPOILER] comme lorsqu’elle ne sauve pas Viola et préfère sauver Oliver parce qu’il est beau. Elle dit pourtant que Viola est féroce, pleine de vie, mais elle la regarde couler sans arrière-pensée ; peut-être parce qu’elle la considère déjà comme un obstacle entre Oliver et elle ; ou quand elle n’intervient pas alors qu’elle sait très bien que Rupert est sur le point de violer Ling, et qu’elle se rend compte que c’est ce que Zale voulait lui faire quand il s’introduisait dans sa chambre ! [FIN DU SPOILER] Difficile de lui pardonner ça, même si elle s’en veut par la suite.

Parlant de complices de la misogynie, j’ai lu quelque part qu’il y avait beaucoup de vacheries entre filles, en mode Gossip Girl, mais sous la mer. Evidemment : c’est la façon dont ont été éduquées les femmes et les sirènes, dans la compétition et la comparaison constantes. C’est une façon de mettre en avant ce problème d’éducation ! Donc, il y a de la haine entre sœurs, de la haine entre filles, mais l’auteure ne les met pas en avant parce que ça lui plaît : cela doit se trouver dans le livre parce que ça existe, et c’est ici dénoncé. Cela ne veut pas dire non plus que nous sommes dans le monde des Bisounours et que toutes les femmes doivent obligatoirement s’aimer : Gaia n’aime pas Eleanor, mais elle la comprend tout de même. Cela signifie plutôt que, quand on aime une femme, une sœur, une amie, la haine ou la compétition malsaine ne doivent pas exister. En tout cas, c’est ce que cela met en avant pour moi !

J’ai aussi lu quelque part que ce livre était misandre, c’est-à-dire, qu’il mettait en avant une haine des hommes, à l’inverse de la misogynie, qui est la haine des femmes (j’emploie le mot « haine » parce qu’étymologiquement, c’est ce que signifie la racine miso-). Je ne suis pas du tout d’accord. C’est vrai que certains personnages masculins sont clairement dépeints comme des crétins (pour rester polie !) ; mais ils ne le sont pas tous ! Gaia est simplement tombée amoureuse du mauvais garçon, et s’en rend compte trop tard. [SPOILER] Il semble aussi que sa mère soit tombée amoureuse d’un homme bien, Alexander. En tout cas, c’est plutôt positivement qu’il est présenté.[FIN DU SPOILER] En même temps, Gaia essaie de se mentir à elle-même : elle voit les défauts d’Oliver, et les écarte comme s’ils n’avaient aucune importance. Donc, la faute n’est pas seulement celle du jeune homme ; elle ne réagit pas non plus, parce qu’elle sait qu’elle a fait une erreur, et ne veut pas l’admettre. [SPOILER] Si on regarde bien, il est évident qu’Oliver est toujours amoureux de Viola, et que Gaia n’a aucune chance. Ce n’est pas son apparence qui l’intéresse ; il ne va pas profiter d’elle, et s’excuse quand il tente de l’embrasser, même si c’est ce qu’elle veut. Il couche avec Flora parce qu’elle ressemble à Viola, et parce qu’il peut apprendre à la connaître vraiment, contrairement à Gaia, qui n’a plus de voix. Il ne comprend manifestement pas que Gaia est amoureuse de lui, étant donné qu’il la considère plus comme une sœur. Gaia confesse également qu’elle aurait préféré tomber amoureuse de George, un des meilleurs personnages du livre ! Mais Louise O’Neill a décidé de rester fidèle au conte d’origine, donc la jeune fille ne peut pas tomber sur le prince charmant ! [FIN DU SPOILER] Donc, je ne pense pas que ce livre soit misandre : George et Oliver ne sont pas parfaits, mais ils ne sont pas non plus des monstres haineux qui veulent détruire les femmes. Des personnages de ce type se trouvent dans le roman, et sont insupportables, comme on peut s’y attendre. Eux pensent que les femmes existent pour leur plaisir uniquement. Rupert semble être un pro du viol. Le roi des mers considère ses filles comme des objets de décoration qui l’honorent, qui doivent lui obéir, et qu’il peut vendre au plus offrant. Contrairement à Rupert et à Zale, le roi des mers est [SPOILER] effrayé par les femmes et leurs pouvoirs. Il est véritablement misogyne dans le sens où il déteste les femmes, et veut les rabaisser, les remettre à leur place, parce qu’il sait qu’elles peuvent être dangereuses. Je pense qu’il sait qu’elles ne sont pas inférieures, mais il veut qu’elles le soient. [FIN DU SPOILER] Zale est peut-être le pire (difficile de choisir haha) : il ne connaît pas l’amour (comme les deux autres), et veut la plus belle chose pour lui seul (oui, « chose » voulant dire ici « épouse »). Il se fiche qu’elle soit bien plus jeune que lui, ou qu’il ait semé la zizanie entre elle et ses sœurs en choisissant l’une, puis l’autre, comme des meubles. Et alors ses « non » … Il doit sans doute entendre oui à la place … Mais ce n’est pas pour autant que le livre est misandre : ce type d’homme existe, il ne faut pas se mentir. Quant aux Salkas ou Rusalkas, certes, elles demandent justice pour ce qu’elles ont vécu ; mais ce sont avant tout des figures de vengeance. Elles pourraient correspondre aux Furies romaines ou aux Erinyes grecques, chargées de tourmenter les coupables de crimes familiaux ; sauf qu’ici, elles se vengent des crimes contre les femmes. Elles peuvent aussi être associées aux Sirènes de L’Odyssée, qui tuent les marins en les noyant après les avoir attirés grâce à leurs chants. 

The Surface Breaks traite donc de misogynie et de sexisme, ainsi que du viol ; mais aussi de l’éducation que nous donnons aux garçons et aux filles. Oliver est persuadé qu’il a toujours raison, et qu’une fille est honorée quand il lui adresse la parole. Il pense aussi que sa mère est une garce (le terme est bitch dans le roman), que c’est à cause d’elle si son père est devenu « fou ». Il est horrible, mais le pire est qu’il ne s’en rend pas compte : c’est normal pour lui. Cela ne veut pas dire que tous les garçons sont comme lui ; et Oliver n’est franchement pas le pire ! Il est un exemple, un personnage, et non un prétexte à généralisation ! Il ne mérite pas de mourir, ou de souffrir, ou quoi que ce soit du genre ; ce n’est pas sa faute si la petite sirène est tombée amoureuse de lui. Il ne sait même pas qu’elle l’aime ! Son vrai défaut est de considérer les femmes comme inférieures, et que ce soit normal. Concernant l’éducation des filles : qu’est-ce que c’est paradoxal !! Quand elles sont enfants, la vie leur est présentée comme un conte de fées dans lequel elles vont rencontrer un prince charmant qui les aimera éternellement. La grand-mère de Gaia racontait, à elle et à ses sœurs, des histoires de véritable amour éternel. Donc, elle a rêvé de cet amour parfait, du garçon parfait, du Prince Charmant. Et, quand elles grandissent, il leur faut comprendre que ces contes sont simplement des histoires, que ce n’était pas réel, que ça n’existe pas, que la majorité des hommes ne sont pas des princes charmants, qu’elles ne trouveront pas toutes l’amour, et qu’étant des princesses, elles ne choisiront pas leur mari. Elles ne sont pas préparées à la « vraie vie », donc elles semblent fragiles et inférieures aux garçons qui, eux, n’ont jamais rêvé d’amour. Elles sont naïves, et on se moque d’elles. Evidemment, on leur dit qu’elles doivent faire attention à leur apparence pour plaire ; les garçons, eux, se fichent de prendre soin de leur apparence !

J’ai aimé découvrir les deux mondes, sous la mer, et à la surface. Ils se ressemblent beaucoup : les femmes sont, pour la plupart, méprisées, et les hommes dominent le monde. Mais les femmes commencent à prendre un peu de pouvoir, petit à petit. Eleanor est un bon exemple pour la surface, même si elle est regardée de haut par ses associés masculins, qui lui expliquent, par exemple, des choses qu’elle sait déjà, puisqu’elle est directrice de son entreprise ! Ceto est l’exemple pour la mer : puissante et effrayante, elle est réputée impitoyable. [SPOILER] C’est parce qu’elle est plus puissante que son frère, le roi des mers, qu’elle a dû quitter le palais ; il avait visiblement peur d’elle, et elle a préféré garder sa liberté plutôt que de se soumettre à lui. Il semble qu’elle ait une vie formidable ; mais elle a été contrainte de quitter sa famille, ses amis, pour vivre à l’écart de tout le monde, entourée de Salkas, décrite comme la Sorcière des mers, comme une mauvaise femme, comme une tueuse. Elle est un symbole pour le roi : elle lui permet de traumatiser les bébés-sirènes afin de les forcer à lui obéir. Elle ne semble pas particulièrement heureuse de sa situation sociale ; mais elle reconnaît qu’elle est plus libre qu’aucune autre sirène. [FIN DU SPOILER] J’ai adoré sa manière de rééduquer Gaia, même si c’est très rapide, et d’un coup, en quelques répliques seulement – ça ne semble pas très naturel du coup. Au moins, elle lui permet de voir les choses autrement, et la force à réfléchir !

J’ai adoré les discussions et les réflexions sociales du roman : je trouve que la réécriture du conte s’y prête parfaitement ! J’ai réécrit de nombreuses citations, que ce soit sur les femmes, les hommes, les relations entre eux, la façon dont la société veut qu’ils soient ou qu’ils agissent. Les femmes ne peuvent pas être fortes, les hommes ne peuvent pas pleurer, par exemple. L’histoire n’était pas un prétexte ; elle permettait, au contraire, d’illustrer les idées mises en avant par l’auteur, et d’aborder certains sujets, comme ceux dont j’ai parlés précédemment, mais aussi le poids et l’homosexualité. Contrairement à ce que j’ai lu, il n’y a pas de « fat-shame » ou d’homophobie, loin de là ! La société que présente l’auteure est une société qui refuse que les femmes soient autre chose que minces, et qui rejette l’homosexualité ; mais jamais l’auteure ne fait comprendre qu’elle approuve, jamais elle ne laisse entendre que c’est normal, au contraire !

Concernant la réécriture en elle-même, on peut dire qu’elle est très bien faite. La plupart des éléments du conte sont repris : un père autoritaire qui déteste les humains, une mère absente, un désir de liberté et de découvrir ce monde interdit pour l’héroïne, la naïveté de celle-ci, la collection d’objets humains ramassés dans les épaves, le naufrage, la sorcière, le sort, la voix, etc. Etant donné que c’est mon conte préféré, j’ai adoré chercher les ressemblances et les différences dans le roman !! 

J’ai aimé la fin, étant donné que, [SPOILER] enfin, Gaia se rebelle ! La petite sirène d’origine ne pouvait pas le faire, et serait sans doute devenue une Salka, non pas parce qu’elle le pouvait et parce qu’elle le voulait, mais plutôt parce qu’elle n’avait pas d’autre choix. [FIN DU SPOILER] Je me souviens de mon choc en lisant le conte d’origine ; je n’ai pas été aussi choquée ici, et je pense qu’un élément [SPOILER] les pouvoirs de Gaia, et le fait qu’elle tue son père avec [FIN DU SPOILER] n’était pas réaliste : le développement est beaucoup trop rapide, et cela vient un peu de nulle part. [SPOILER] D’accord, Ceto vient de lui dire que les femmes avaient des pouvoirs, et qu’elles les avaient perdus à cause de la domination des hommes ; mais comment Gaia peut-elle les invoquer et les utiliser aussi rapidement et avec autant d’efficacité ? [FIN DU SPOILER] C’était tout de même une très bonne fin, qui rebooste, sans aucun doute !

Un bémol ne me permet pas de faire de ce livre un coup de cœur : les nombreuses répétitions, que ce soit à propos de l’intrigue ou de certains sujets !

 

Donc, j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre : il traite de sujets lourds, de l’inégalité entre les sexes, de sexisme, de misogynie, de viol, mais aussi d’éducation, ce qui peut nous permettre de changer le monde. La réécriture est fidèle ! Je lirai d’autres livres de Louise O’Neill avec plaisir !! 

Circe de Madeline Miller

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 4 juillet, 2018 @ 8:45

Genre : Fantasy, Mythologie Circe

Editeur : Bloomsbury 

Année de sortie : 2018

Nombre de pages : 333

Titre en français : Circé 

Synopsis : In the house of Helios, god of the sun and mightiest of the Titans, a daughter is born. But Circe has neither the look nor the voice of divinity, and is scorned and rejected by her kin. Increasingly isolated, she turns to mortals for companionship, leading her to discover a power forbidden to the gods: witchcraft.

When love drives Circe to cast a dark spell, vengeful Zeus banishes her to the remote island of Aiaia. There she learns to harness her occult craft, drawing strength from nature. But she will not always be alone; many are destined to pass Through Circe’s place of exile, entwining their fates with hers. The messenger god, Hermes. The craftsman, Daedalus. A ship bearing a golden fleece. And wily Odysseus, on his epic voyage home.

There is danger for a solitary woman in this world, and Circe’s independence draws the wrath of men and gods alike. To protect what she holds dear, Circe must decide whether she belongs with the deities she is born from, or the mortals she has come to love.

Breathing life into the ancient world, Madeline Miller weaves an intoxicating tale of gods and heroes, magic and monsters, survival and transformation. 

 

Avis : Depuis que ce livre est sorti, j’ai une envie folle de le lire !

En effet, Circe a tout pour me plaire : une héroïne qui se bat pour sa vie et son bonheur, de la mythologie en veux-tu en voilà, une flopée de réflexions sur la condition et la place de la femme, et de la magie ! Mais, allons-y doucement !

Tout sonnait juste, que ce soit la personnalité de Circé, l’écriture (et donc, sa voix, puisque le livre est écrit à la première personne avec son point de vue), ce qui lui arrive. Tout était logique, cohérent avec les mythes et ce que l’on sait de la mythologie grecque, de leur façon de dépeindre et de considérer les femmes. Cela ne veut pas dire que c’est agréable de lire que les nymphes sont considérées comme des choses à attraper pour assouvir les désirs des dieux ou des hommes sans leur consentement, ou que les magiciennes étaient reniées alors même qu’elles aidaient leur aimé. Mais ce n’est pas fantaisiste ou irréaliste.

J’ai adoré Circe : elle m’a émue, j’étais avec elle tout le long du livre. J’avais quasi envie d’entrer dedans ; je me sentais chez moi avec elle, ce qui m’arrive assez rarement, et seulement avec des personnages qui ont ce quelque chose en plus. Je pense qu’elle est devenue, grâce à ce roman, un de mes personnages mythologiques préférés ; j’ai toujours voulu en savoir plus sur elle depuis que j’ai lu L’Odyssée, et je suis heureuse qu’un livre lui soit finalement consacré ! Elle était incomprise et rejetée de tous ; son immortalité en tant que déesse lui a permis de grandir et de trouver une forme de sagesse. Elle a compris les règles du monde dans lequel elle vit, même si celles-ci lui semblent injustes et ne lui conviennent pas. J’ai, en revanche, eu du mal avec Ulysse. Je ne le supporte pas. Déjà, je n’aimais pas beaucoup L’Odyssée ; mais après avoir lu The Penelopiad (L’Odyssée de Pénélope) de Margaret Atwood, c’était fini ! Comme la majorité des (tous ?) les héros grecs, ses hauts faits sont, en fait, des actes barbares ou cruels. Malgré le fait que Circe soit séduite, elle voit bien sa violence, sa colère. [SPOILER] On voit enfin sa véritable personnalité à la fin, à travers les histoires de Télémaque et Pénélope. Celle-ci m’a fait penser à The Penelopiad (eh oui, encore !) où Ulysse est juste un homme violent transformé en héros par les aèdes et leurs chansons. L’épisode des servantes pendues se trouve dans les deux romans.[FIN DU SPOILER] J’ai adoré Dédale, et j’aurais voulu le voir plus longtemps. Il est un baume, un repos dans la vie de Circe. Bien sûr, il n’y a pas beaucoup plus de « bons » personnages ici. La majorité d’entre eux sont cruels, et il est difficile de les apprécier. Pasiphaé, Aeétès ou Hélios, pour ne citer qu’eux ! Pas d’amour ici, seulement de l’avidité et de l’envie. Mais, pour la majorité des personnages féminins, Circe comprend, en fin de compte, leurs motivations ; bien sûr, cela ne les absout pas !

J’ai adoré la façon dont les dieux sont montrés ! Ils ne sont pas parfaits, et leur immortalité ne leur apporte pas de sagesse, mais plutôt une maîtrise accrue de la cruauté. D’ordinaire, ces dieux cruels sont Zeus ou Apollon ; j’ai été surprise de voir Athéna ou Hermès décrits de cette façon. Il existe une frontière claire entre Olympiens, Titans et hommes. Les Titans ne sont pas mieux : ils vivent pour eux-mêmes exclusivement. Leur but est de trouver la gloire, que leur réputation soit assurée, et que les hommes leur offrent prières, libations et sacrifices. D’un autre côté, Circe mentionne les nymphes et les dryades comme elles sont vues par les dieux et les hommes : des fruits à cueillir, à dévorer. Et peu importe si elles pleurent tant qu’elles se changent en pierre ou en fleur ; elles ne vivent que pour le plaisir des autres, ce qu’indique leur nom même. Parlant de nom, petite parenthèse : j’ai adoré découvrir la signification de mots grecs dans le roman !! Revenons aux nymphes : même si Circe l’est en partie, elle est plus forte, et parvient à survivre aux choses qui lui arrivent. Cela amène des réflexions sur la femme et sa condition, sa place, à la fois dans la société et la mythologie grecque. Circe peut-elle s’élever au-dessus de cela ? Peut-elle être reconnue ? Est-elle différente ?

J’ai aussi adoré voir les mythes différemment, ou en découvrir de nouveaux !! Je n’en connaissais pas certains ! Par exemple : comment Scylla est devenue un monstre ? Pourquoi Circe vit-elle sur une île ? Qu’est-il arrivé à Ulysse une fois rentré à Ithaque ? Qu’est-il arrivé à Pasiphaé une fois son mari Minos mort ? J’ai adoré connaître les réponses !!

J’ai adoré la fin !! C’était parfait !! [SPOILER] Enfin, Circe trouve sa place ; elle peut être heureuse avec celui qu’elle aime. Elle peut quitter son île pour vivre vraiment, et pour explorer. Elle est puissante et sage, et, même si la peur revient, elle sait, maintenant mortelle, qu’elle retrouvera ceux qu’elle aime dans les enfers. [FIN DU SPOILER] J’ai hâte de lire The Song of Achilles (Le chant d’Achille), et tous les livres que Madeline Miller publiera par la suite sur la mythologie !!

 

Donc, un excellent livre, qui nous fait découvrir, si on ne la connaissait pas, la magicienne Circe ! 

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