Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Inventaire

Classé dans : Avis littéraires — 21 janvier, 2017 @ 12:45

Petit inventaire pour vous faciliter la tâche ! (J’ai une chaîne YouTube, si cela vous intéresse : Redbluemoon ; j’ai aussi une page Facebook : Redbluemoon, blogueuse littéraire, et Instagram : red_bluemoon !)

 Alors, ce ne sont pas tous les livres que j’ai lus, mais seulement tous ceux que j’ai chroniqués, parce que j’ai beaucoup lu avant de commencer ce blog ! Donc, je ne mets ici que les livres sur lesquels j’ai écrit un article ! Les différents tomes des séries sont cités dans l’ordre ! Je vous souhaite une bonne visite, de bonnes lectures, et n’hésitez pas à me dire si vous constatez des problèmes !

Vous trouverez, à la fin de cet inventaire, une catégorie « Relectures » : ces articles sont une sorte d’update, ou de remarques ajoutées par rapport à la chronique complète !

A

ADAM, Olivier : Je vais bien, ne t’en fais pas

AGUS, Milena : Mal de pierres

ALAIN-FOURNIER : Le Grand Meaulnes 

ALEXAKIS, Vassilis : Le premier mot

ALIGHIERI, Dante : La Divine Comédie

ANONYME : Le Roman d’AlexandreLe Roman de Merlin

APOLLINAIRE, Guillaume : Alcools ; Calligrammes

ARASSE, Daniel : Histoires de peintures

ASHER, Jay : Thirteen Reasons Why (Treize raisons)

ASSOULINE, Pierre : Lutetia

ATWOOD, Margaret : Alias Grace (Captive) ; The Handmaid’s Tale (La servante écarlate) ; The Penelopiad (L’Odyssée de Pénélope)

AUBRAC, Lucie : Ils partiront dans l’ivresse

AUSTEN, Jane : Pride and Prejudice  (Orgueil et préjugés) ; Sense and Sensibility (Raison et sentiments)

B

BAILLY, Samantha : Ce qui nous lie

BALZAC, Honoré de : La Fille aux yeux d’or ; La Vendetta ; Le Colonel Chabert

BARKER, Nicola : H(A)PPY

BARRIE, J. M. : Peter Pan

BARTHES, Roland : Fragments d’un discours amoureux ; L’Empire des signes Sur Racine

BAUDELAIRE, Charles : Le Spleen de Paris 

BAUM, L. Frank : The Wizard of Oz (Le magicien d’Oz)

BEAUVOIR, Simone de : Le deuxième sexe 1 2

BECHDEL, Alison : Fun Home: A Family Tragicomic (Fun Home : une tragicomédie familiale)

BECKETT, Samuel : En attendant Godot

BECKFORD, William : Vathek

BECTON, Jennifer : Charlotte Collins

BEIGBEDER, Frédéric : Oona et Salinger ; Un roman français Windows on the World

BENNETT, Alan : La Reine des lectrices

BENNETT, Sophia : Sœurs pour la vie

BERN, Stéphane : Secrets d’Histoire : 1 2 3 

BERTHOUD, Ella et ELDERKIN Susan : The Novel Cure: An A-Z of Literary Remedies (Remèdes littéraires : Se soigner par les livres)

BIANU, Zéno : Poèmes à dire 

BIVALD, Katarina : La Bibliothèque des cœurs cabossés

BOSC, Adrien : Constellation

BOTTERO, Pierre : Le Pacte des Marchombres : Ellana

BOULGAKOV, Mikhaïl : Le maître et Marguerite

BRADDON, Mary Elizabeth : Lady Audley’s Secret (Le secret de Lady Audley)

BROOKS, Max : Guide de survie en territoire zombie World War Z

BROWN, Dan : Robert Langdon : Le Symbole PerduInferno

BROWN, Jennifer : Tornade

BRYSON, Bill : Shakespeare: The World as a Stage (Shakespeare : Antibiographie)

C

CABOT, Meg : Princess Diaries : Royal Wedding (Journal d’une princesse, tome 11 : Le mariage d’une princesse)

CALDERA, Georgia : Les Larmes rouges : Réminiscences

CALVINO, Italo : Si par une nuit d’hiver un voyageur

CAMPBELL, James W. P. et PRYCE, Will : Bibliothèques : une histoire mondiale

CAMPBELL, Jen : The Beginning of the World in the Middle of the Night The Bookshop Book ; Weird Things Customers Say in Bookshops (Propos cocasses et insolites entendus en librairie)

CAMUS, Albert : La chute La peste

CAPOTE, Truman : In Cold Blood (De sang froid)

CARROLL, Lewis : Alice : Alice’s Adventures Underground (Alice au pays des merveilles), Through the Looking-Glass (Alice, de l’autre côté du miroir)

CARTER, Angela : Fireworks (Feux d’artifice) ; The Bloody Chamber (La compagnie des loups)

CASS, Kiera : La Sélection : La Sélection, L’Elite, L’Elue, The Heir (L’héritière), The Crown (La couronne)

CASSATI, Sandro : Marilyn Monroe, biographie intime

CELAN, Paul : Choix de poèmes

CESAIRE, Aimé : Cahier d’un retour au pays natal

CHAVAGNEUX, Christian et PALAN, Ronen : Les paradis fiscaux

CHBOSKY, Stephen : The Perks of Being a Wallflower (Le monde de Charlie)

CHRISTIE, Agatha : And Then There Were None (Dix petits nègres) ; Hercule Poirot : Murder on the Orient Express (Le crime de l’Orient-Express) ; Miss Marple : L’affaire Protheroe

CLARE, Cassandra : The Mortal Instruments : City Of Bones (La cité des ténèbres), City of Ashes (La cité des cendres)

CLARKE, Stephen : Talk to the Snail (Français, je vous (h)aime)

CLAUDEL, Paul : Le Soulier de satin

CLEMENS, James : Les Bannis et les Proscrits : Le Feu de la Sor’cière

CLINE, Ernest : Ready Player One (Player One)

COBEN, Harlan : Ne le dis à personne …

COHEN, Albert : Solal

COLFER, Chris : Struck : comment foudroyer sa réputation en un éclair

COLLINS, Suzanne : The Hunger Games : Hunger Games, Catching Fire (L’embrasement), Mockingjay (La révolte)

COLLODI : Les Aventures de Pinocchio

CORTAZAR, Julio : Cronopes et Fameux

COURTADE, Henri : Loup, y es-tu ?

CUNNINGHAM, Michael : Specimen Days (Le livre des jours)

CYMES, Michel : Vivez mieux et plus longtemps

D

DABOS, Christelle : La Passe-Miroir : Les fiancés de l’hiver, Les Disparus du Clairdelune 

DAHL, Roald : The BFG (Le BGG)

DASHNER, James : The Maze Runner : The Maze Runner (Le labyrinthe), The Scorch Trials (La terre brûlée), The Death Cure (Le remède mortel)

DE VIGAN, Delphine : D’après une histoire vraie

DELACOURT, Grégoire : La liste de mes envies

DELBO, Charlotte : Auschwitz et après : Mesure de nos jours

DESPLAT-DUC, Anne-Marie : Les Colombes du Roi-Soleil : Les comédiennes de M. Racine

DESPROGES, Pierre : Le petit reporter

DICKENS, Charles : A Christmas Carol, The Chimes and The Haunted Man (Un conte de Noël, Les Carillons et L’homme hanté); Bleak House (La maison d’Apre-Vent)

DIDEROT, Denis : Contes et entretiens ; Jacques le Fataliste ; Supplément au voyage de Bougainville 

DIDIERLAURENT, Jean-Paul : Le liseur du 6h27

DIOME, Fatou : Kétala

DIVRY, Sophie : La condition pavillonnaire

DONOGHUE, Emma : Kissing the Witch ; Room

DU BELLAY, Joachim : Les Regrets suivi des Antiquités de Rome et du Songe

DU MAURIER, Daphné : Rebecca

DUBOIS, Pierre : Comptines assassines ; Les contes de crimes

DUFFY, Carol Ann : The World’s Wife

DURAS, Marguerite : Hiroshima mon amour ; L’amant 

DUROY, Lionel : L’absente

E

EASTON ELLIS, Bret : Les lois de l’attraction

ECO, Umberto : Histoire de la laideur

ENARD, Mathias : Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants

ENGEL, Amy : The Book of Ivy

ERASME : Eloge de la folie

ESCHYLE : L’Orestie

EURIPIDE : Médée suivi des Troyennes

F

FERAOUN, Mouloud : La terre et le sang

FIELDING, Helen : Le journal de Bridget Jones

FLAUBERT, Gustave : L’Education sentimentale Madame Bovary Un cœur simple

FLEMING, Ian : James Bond : Casino Royale 

FLYNN, Gillian : Gone Girl (Les apparences)

FOENKINOS, David : La délicatesse

FOER, Jonathan SafranEating Animals (Faut-il manger les animaux ?); Everything Is Illuminated (Tout est illuminé) ; Extrêmement fort et incroyablement près

FONDANE, Benjamin : Le Mal des fantômes

FORSTER, E. M. : A Room with a View (Avec vue sur l’Arno) ; Maurice

FOWLES, John : The French Lieutenant’s Woman (Sarah et le lieutenant français)

FRANK, Anne : Journal

G

GAIMAN, Neil : Coraline ; Norse Mythology (La mythologie viking)

GALLO, Max : Louis XIV : Le Roi-SoleilL’hiver du grand roi

GARCIA, Kami et STOHL, Margaret : Chroniques des Enchanteurs : 16 lunes, 17 lunes, Sublimes lunes, 18 lunes, 19 lunes

GARY, Romain : Les cerfs-volants

GEORGE, Jessica Day : La princesse du bal de minuit

GERMAIN, Sylvie : Hors champ Magnus

GESSEN, Masha : Poutine, l’homme sans visage

GIDEON, Mélanie : La vie romantique d’Alice B.

GIRARD, Anne-Sophie et GIRARD, Marie-Aldine : La femme parfaite est une connasse

GIRAUD, Brigitte : Une année étrangère

GIRAUDOUX, Jean : La guerre de Troie n’aura pas lieu

GOETHE : Faust ; Les Affinités électives

GOLDEN, Arthur : Geisha

GOMBROWICZ, Witold : Cosmos

GOODKIND, Terry : L’Epée de vérité : Dette d’Os, La Première Leçon du Sorcier, La Pierre des Larmes, Le Sang de la Déchirure

GORDON, Edmund : The Invention of Angela Carter

GRAVES, Robert : The Greek Myths, volume 1 (Les mythes grecs)

GRAY, Alasdair : Poor Things (Pauvres créatures)

GRAY, John : Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus

GREEN, John : Nos étoiles contraires

GREGORY, Philippa : Saga Tudor : The Constant Princess, Deux sœurs pour un roi, L’Héritage Boleyn

GRIMBERT, Philippe : Un secret

H

HAIG, Matt : Les Radley

HALL, Sarah : Madame Zero

HAWKINS, Paula : Into the Water (Au fond de l’eau) ; The Girl on the Train (La fille du train)

HAWTHORNE, Nathaniel : The House of the Seven Gables (La maison aux sept pignons) ; The Scarlet Letter (La lettre écarlate)

HIGGINS CLARK, Mary : L’ombre de ton sourire

HILL, Susan : Mrs de Winter (La malédiction de Manderley) ; The Woman in Black (La dame en noir)

HOBB, Robin : The Farseer TrilogyAssassin’s Apprentice (L’apprenti assassin)

HOMERE : L’Odyssée

HOWARD, A. G. : Splintered : Splintered, Unhinged

HUGO, Victor : Hernani ; L’Homme qui rit ; Les Misérables

HUMBERT, Fabrice : L’Origine de la violence

HURWITZ, Gregg, AARON, Jason, KUDRANSKI, Szymon, PEARSON, Jason : Batman : La Splendeur du Pingouin

HUXLEY, Aldous : Le meilleur des mondes

I

IACOBELLIS, Kevin : La porte de la réflexion ; Le serpent de la séduction Les Bourgeons du mal

IBSEN, Henrik : Hedda Gabler 

INOUE, Yasushi : Le fusil de chasse

IONESCO, Eugène : La Leçon Le roi se meurt

ISHIYAMA, Kei : Grimms Manga

J

JABLONKA, Ivan : Laëtitia ou la fin des hommes

JACKSON, Shirley : The Haunting of Hill House (La maison hantée) ; The Lottery and Other Stories (La loterie et autres nouvelles)

JAMES, E. L. : Cinquante nuances de Grey : Cinquante nuances de Grey, Cinquante nuances plus sombres, Cinquante nuances plus claires, Grey

JAMES, P. D. : La mort s’invite à Pemberley

JARDIN, Alexandre : Le Zèbre

JARRY, Alfred : Ubu roi 

JAUFFRET, Régis : Cannibales

JONASSON, Jonas : Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire 

JONCOUR, Serge : Repose-toi sur moi

JOUVE, Pierre Jean : Paulina 1880

JULIET, Charles : Lambeaux

K

KALOTAY, Daphné : Un papillon sus la neige

KANATA, Konami : Chi, une vie de chat

KATSURA, Masakazu : Shadow Lady

KAUFMAN, Amie et KRISTOFF Jay : The Illuminae Files (Illuminae) : Illuminae (Dossier Alexander), Gemina (Dossier Gemina), Obsidio (Dossier Obsidio)

KLEINBAUM, Nancy : Dead Poets Society (La société des poètes disparus)

KEYES, Daniel : Billy Milligan, l’homme aux 24 personnalités Flowers for Algernon (Des fleurs pour Algernon)

KING, Stephen : Danse Macabre ; La Ligne verte ; The Dark Tower (La tour sombre) : The Gunslinger (Le pistolero)

KINSELLA, Sophie : L’accro du shopping : Confession d’une accro du shopping ; Les Petits Secrets d’Emma

KITAMURA, Katie : A Separation (Les pleureuses)

KOLTES, Bernard-Marie : La nuit juste avant les forêts

KUBO, Tite : Bleach : The Death and the Strawberry

L

LA FONTAINE, Jean de : Fables

LABE, Louise : Œuvre Poétique

LACARRIERE, Jacques : Dictionnaire amoureux de la Grèce

LAFAYETTE, Madame de : La Princesse de Clèves

LAMARTINE, Alphonse de : Graziella

LARSEN, Reif : The Selected Works of T.S. Spivet (L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet)

LARSSON, Stieg : Millénium : La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, La reine dans le palais des courants d’air

LESSING, Doris : The Fifth Child (Le cinquième enfant)

LEWICKI, Christine : J’arrête de râler !

LEWIS, C. S. : Les Chroniques de Narnia : Le neveu du magicien, Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire MagiqueLe Cheval et l’EcuyerLe Prince CaspianL’Odyssée du Passeur

LEWIS, Matthew : The Monk (Le moine)

LOUIS, Edouard : En finir avec Eddy Bellegueule

LOWRY, Lois : The Giver (Le passeur)

LUCACI, Dorica : Chats extraordinaires illustrés

LYONS, Martyn : Le livre : une histoire vivante

M

MAALOUF, Amin : Le Rocher de Tanios

MAAS, Sarah J. : Throne of Glass : Throne of Glass (Keleana, l’assassineuse)

MABANCKOU, Alain : Mémoires de porc-épic 

MAFI, Tahereh : Shatter Me (Insaisissable) : Shatter Me (Ne me touche pas), Unravel Me (Ne m’échappe pas), Ignite Me (Ne m’abandonne pas)

MAILLET, Antonine : Pélagie-la-Charrette

MAKINE, Andreï : Une femme aimée

MALIKI : Cristallisation, Hanami ; L’autre fille dans le miroir ; BLOG

MALLARME, Stéphane : Poésies

MALLEY, Gemma : The Declaration (La déclaration) : The Declaration (L’histoire d’Anna)

MALZIEU, Mathias : Journal d’un vampire en pyjama ; La Mécanique du Cœur

MARIN, Charlotte et MICHAU, Marion : Le bloc-notes de Louise : Fan de lui

MARIVAUX : La double inconstance suivi d’Arlequin poli par l’amour

MARTIN, George, R. R. : A Song of Ice and Fire (Le Trône de fer) : A Game of Thrones (Intégrale 1), A Clash of Kings (Intégrale 2), A Storm of Swords (Intégrale 3), A Feast for Crows (Intégrale 4), A Dance with Dragons (Intégrale 5); The World of Ice & Fire : The Untold History of Westeros and the Game of Thrones (Game of Thrones, le Trône de fer : les origines de la saga)

MASHIMA, Hiro : Fairy Tail

MATURIN, Charles : Melmoth the Wanderer (Melmoth ou l’homme errant)

MAUMEJEAN, Xavier : American Gothic

MAUPASSANT, Guy de : Bel-Ami

MAURIAC, François : Thérèse Desqueyroux

MAYOR, Adrienne : The Amazons: Lives and Legends of Warrior Women Across the Ancient World (Les Amazones : Quand les femmes étaient les égales des hommes)

MCEWAN, Ian : Amsterdam

MELROSE, Fiona : Midwinter

MELVILLE, Herman : Moby Dick

MERIMEE, Prosper : Carmen suivi de Les âmes du purgatoire

MESSINGER, Joseph : Ces gestes qui vous trahissent

MESSY, Catherine : Bucoliques

MEYER, Marissa : The Lunar Chronicles (Les Chroniques lunaires) : Cinder, Scarlet, Cress, Fairest (Levana)

MEYER, Stephenie : Les Ames Vagabondes

MICHAUX, Henri : Epreuves, exorcismes, 1940-1944

MICHELIS, Denis : La chance que tu as ; Le bon fils

MICHON, Pierre : Vies minuscules

MILLAR, Mark : Superman : Red Son

MILLER, Arthur : The Crucible (Les Sorcières de Salem)

MILTON, Giles : Les miscellanées

MINGARELLI, Hubert : Un repas en hiver

MISHIMA, Yukio : Confession d’un masque

MLYNOWSKI, Sarah : Parle-moi !

MOORE, Alan et CAMPBELL, Eddie : From Hell

MOORE, Viviane : Ainsi puis-je mourir

MORE, Thomas : Utopia

MOTIN, Margaux : J’aurais adoré être ethnologue … 

MUNROE, Randall : What if ?: Serious Scientific Answers to Absurb Hypothetical Questions (Et si … ?)

MURAKAMI, Haruki : Blind Willow, Sleeping Woman  (Saules aveugles, femme endormie) ; La fin des temps ; The Elephant Vanishes (L’éléphant s’évapore)

MUSSET, Alfred de : Lorenzaccio

MUSSO, Guillaume : Central Park ; L’appel de l’ange L’instant présent

N

NABOKOV, Vladimir : Lolita

NATIONAL GEOGRAPHIC : Histoire de la mythologie

NDIAYE, Marie : Un temps de saison

NERVAL, Gérard de : Aurélia, Les Nuits d’octobre, Pandora, Promenades et souvenirs

NEUSER, Marie : Je tue les enfants français dans les jardins … ; Un petit jouet mécanique

NICHOLLS, David : Un jour

NOTHOMB, AmélieAcide sulfurique ; Antéchrista Barbe Bleue Biographie de la faim ; Cosmétique de l’ennemi ; Frappe-toi le cœurJournal d’HirondelleHygiène de l’assassin ; La nostalgie heureuse Le Crime du comte Neville ; Le Fait du Prince Le Sabotage amoureux ; Le voyage d’hiverLes Catilinaires ; Les Combustibles ; Métaphysique des tubes ; Ni d’Eve ni d’Adam ; Pétronille Riquet à la houppe ; Stupeur et tremblements Une forme de vie

O

O’DONNELL, Cassandra : Les sœurs Charbrey : Sans orgueil ni préjugés 

OATES, Joyce Carol : A Bloodsmoor Romance (La légende des Bloodsmoor) ; Bellefleur ; Maudits ; Mysteries of Winterthurn (Les mystères de Winterthurn) ; The Faith of a Writer: Life, Craft, Art (La foi d’un écrivain) ; The Lost Landscape: A Writer’s Coming of Age (Paysage perdu)

OHKUBO, Atsushi : Soul Eater Not!

ORSENNA, Erik : La grammaire est une chanson douce

ORWELL, George : 1984

ORY, Pascal : L’histoire culturelle

OSBORNE, John : Look Back in Anger (La paix du dimanche)

OVIDE : Les Métamorphoses

P

PAOLINI, Christopher : L’Héritage 

PASCOE, Chris : A Cat Called Birmingham : A biography of nine lives (Monsieur Chatastrophe : une biographie de neuf vies)

PASRICHA, Neil : The Book of Awesome (La vie est cool) ; The Book of (Even More) Awesome (La vie est (vraiment) cool) ; The Happiness Equation: Want Nothing + Do Anything = Have Everything

PEACOCK, Thomas Love : Nightmare Abbey (L’Abbaye du cauchemar)

PECK, Dale : Les Sirènes : La Dérivante

PEDROSA, Cyril : Trois ombres

PELLOUX, Patrick : On ne meurt qu’une fois et c’est pour si longtemps

PENNAC, Daniel : Comme un roman

PEREC, Georges : Tentative d’épuisement d’un lieu parisien ; W ou le souvenir d’enfance

PERRY, Sarah : The Essex Serpent (Le serpent de l’Essex)

PINBOROUGH, Sarah : Contes des Royaumes : Poison, Charme, Beauté

PLATH, Sylvia : The Bell Jar (La cloche de détresse)

PLATON : Le Banquet

POE, Edgar Allan : The Penguin Complete Tales and Poems (Intégrale)

PRATCHETT, Terry : The Discworld series (Les Annales du Disque-monde) : The Colour of Magic (La huitième couleur)

PROUST, Marcel : A la recherche du temps perdu : Du côté de chez Swann, A l’ombre des jeunes filles en fleur, Le Côté de Guermantes, Sodome et Gomorrhe, La Prisonnière, Albertine disparue

Q

QUENEAU, Raymond : Exercices de style

QUIGNARD, Pascal : Tous les matins du monde 

QUIROGA, Horacio : Contes d’amour de folie et de mort

R

RACINE, Jean et EURIPIDE : Bérénice ; Iphigénie suivi de Iphigénie à Aulis ; Mithridate ; Phèdre

RADCLIFFE, Ann : The Romance of the Forest (Les mystères de la forêt)

RAO, Pingru : Notre histoire. Pingru et Meitang

RIGGS, Ransom : Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children (Miss Peregrine et les enfants particuliers) : Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children (Miss Peregrine et les enfants particuliers), Hollow City , Library of Souls (La bibliothèque des âmes)

RILKE, Rainer Maria : Lettres à un jeune poète ; Poèmes à la nuit

RIORDAN, Rick : Percy Jackson : Le Voleur de foudreLa Mer des MonstresLe Sort du Titan La Bataille du LabyrintheLe dernier Olympien

ROBILLARD, Anne : Les Héritiers d’Enkidiev : Renaissance

ROSSETTI, Christina : Goblin Market and Other Poems (Marché gobelin)

ROTH, Veronica : Divergente : Divergente, Insurgés, Allégeance

ROWLING, Joanne Kathleen : Harry Potter : Harry Potter and the Philosopher’s Stone (Harry Potter à l’école des sorciers), Harry Potter and the Chamber of Secrets (Harry Potter et la chambre des secrets), Harry Potter and the Prisoner of Azkaban (Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban), Harry Potter and the Goblet of Fire  (Harry Potter et la coupe de feu), Harry Potter and the Order of the Phoenix (Harry Potter et l’ordre du Phénix), Harry Potter and the Half-Blood Prince (Harry Potter et le prince de sang-mêlé), Harry Potter and the Deathly Hallows (Harry Potter et les reliques de la mort), Harry Potter and the Cursed Child (avec John Tiffany et Jack Thorne) (Harry Potter et l’enfant maudit) ; Fantastic Beasts and Where to Find Them (Les Animaux fantastiques) ; Fantastic Beasts and Where to Find Them, the screenplay (Les Animaux fantastiques, le scénario) ; The Tales of Beedle the Bard (Les Contes de Beedle le barde)

S

SAGAN, Eric : Lettre à Hervé

SAINT-EXUPERY de, Antoine : Le Petit Prince 

SALVAYRE, Lydie : La compagnie des spectres Pas pleurer

SARRAUTE, Nathalie : Enfance

SARTRE, Jean-Paul : Les Mots

SAUNDERS, George : Lincoln in the Bardo

SCHLINK, Bernhard : Le Liseur

SCHMITT, Eric-Emmanuel : L’Elixir d’amour , Le Poison d’amour La part de l’autre ; Oscar et la dame rose Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent …

SCHOTT, Ben : Les Miscellanées de Mr. Schott Les Miscellanées culinaires de Mr. Schott

SCHWARTZ, David : La magie de voir grand

SEBOLD, Alice : The Lovely Bones (La nostalgie de l’ange)

SHAKEASPEARE, William : Macbeth ; Othello ; Roméo et Juliette

SHELLEY, Mary : Frankenstein

SHEPARD, Sara : Pretty Little Liars (Les Menteuses) : Pretty Little Liars (Confidences), Flawless (Secrets)

SHEPARD, Zoé : Absolument dé-bor-dée ! ou le paradoxe du fonctionnaire

SILITOE, Alan : The Loneliness of the Long-Distance Runner (La solitude du coureur de fond)

SIMEON, Jean-Pierre : Stabat Mater Furiosa

SMITH, Ali Seasonal Cycle : Autumn, Winter

SMITH, Patti : Just Kids ; M Train

SNICKET, Lemony : Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire : La Fin

SOPHOCLE : Antigone, Œdipe roi

SORGUE, Mireille : L’Amant

SPIELMAN, Lori Nelson : Demain est un autre jour

STAEL, Germaine de : Corinne ou l’Italie

STENDHAL : Vie de Henry Brulard

STEVENSON, Robert Louis : Dr. Jekyll and Mr. Hyde (followed by The Bottle Imp) (L’Etrange cas du Dr. Jekyll et de Mr. Hyde)

STOCKETT, Kathryn : La Couleur des sentiments

STOKER, Bram : Dracula ; Dracula’s Guest (L’invité de Dracula)

STRASSER, Todd : The Wave (La vague)

SUSKIND, Patrick : Le Parfum

SWARUP, Vikas : Slumdog Millionaire (Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire)

T

TAKAYA, Natsuki : Fruits Basket

TARDIEU, Jean : La comédie de la comédie suivie de La comédie des arts et de Poèmes à jouer

TARTT, Donna : The Secret History (Le maître des illusions)

TCHEKOV, Anton : La Dame au petit chien et autres nouvelles

TOLKIEN, J. R. R. : Bilbo le Hobbit ; Contes et légendes inachevés 1 ; Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’anneau, Les Deux Tours, Le Retour du Roi

TOLSTOI, Léon : Anna Karénine

TOURNIER, Michel : Gilles & Jeanne Le Roi des Aulnes ; Vendredi ou les limbes du Pacifique

TRAVEN, B : Le vaisseau des morts

U

V

VERCORS : Le silence de la mer

VERLAINE : Fêtes galantes, Romances sans paroles, précédés de Poèmes saturniens

VERNE, Jules : Vingt mille lieues sous les mers

VIAN, Boris : L’Ecume des jours

VILLENEUVE, Madame de : La Belle et la Bête 

VITOUX, Frédéric : Petit dictionnaire amoureux des chats

VIVIAN, Siobhan : La liste

VOLTAIRE : Micromégas ; Traité sur la tolérance

VON ARNIM, Elizabeth : Vera

W

WALPOLE, Horace : The Castle of Otranto (Le Château d’Otrante)

WEIR, Andy : The Martian (Seul sur Mars)

WERBER, Bernard : Demain les chats ; Le Cycle des Anges : Les Thanatonautes, L’Empire des Anges ; Le Cycle des Dieux : Nous les Dieux ; Les Fourmis : Les Fourmis

WHITMAN, Walt : Leaves of Grass (Feuilles d’herbe)

WILDE, Oscar : The Picture of Dorian Gray (Le portrait de Dorian Gray)

WINTERSON, Jeanette : Christmas Days: 12 Stories and 12 Feasts for 12 Days

WOOLF, Virginia : A Room of One’s Own (Une chambre à soi)

X

Y

YANCEY, Rick : La 5e Vague : La 5e Vague

YAZAWA, Ai : Nana Premium Fan Book ; Paradise Kiss

Z

ZOLA, Emile : Les Rougon-Macquart : L’Œuvre

CATEGORIE RELECTURES

DIOME, Fatou : Kétala (update disponible à la fin de l’article)

DU MAURIER, Daphné : Rebecca

SCHOTT, Ben : Les Miscellanées de Mr. Schott ; Les Miscellanées culinaires de Mr. Schott

SHAKESPEARE, William : Othello

Vera d’Elizabeth von Arnim

Classé dans : Avis littéraires — 20 avril, 2018 @ 9:45

Genre : Classique Vera

Editeur : Virago (Modern Classics)

Année de sortie : 1989 [1921]

Nombre de pages : 319

Titre en français : Véra

Synopsis : ‘She had the trust in him, he felt, of a child … He was proud and touched to know it, and it warmed him through and through to see how her face lit up whenever he appeared. Vera’s face hadn’t done that’

Lucy Entwhistle’s beloved father has just died; she is twenty-two and alone in the world. Leaning against her garden gate, dazed and unhappy, she is disturbed by the slightly sweaty presence of Mr. Wemyss, also in mourning – for his wife Vera, who has died in mysterious circumstances. Before Lucy can collect herself the middle-aged Mr. Wemyss has taken charge: of the funeral arrangements, of her kind aunt Dot, but most of all of Lucy herself – body and soul.

Elizabeth von Arnim (1866-1941), cousin and friend of Katherine Mansfield, was born in Australia. She had an extraordinary life, spent in Pomerania with her first husband, Count von Arnim, and in England with her second, the 2nd Earl Russell – brother of Bertrand Russell. Most famous for Elizabeth and her German Garden, Vera, first published in 1921, is her masterpiece, a forceful study of the power of men in marriage, and the weakness of women when they love.

 

Avis : J’ai d’abord vu cette auteure sur la chaîne d’Ange (Beyond the Pages), et ses livres m’ont attirée parce qu’ils ont été édités chez Vintage dans leur collection Vintage Classics. Puis j’ai recherché Elizabeth von Arnim et j’ai trouvé Vera.

J’ai vu quelque part – je ne sais plus où – que Daphné du Maurier s’était inspirée de Vera pour écrire Rebecca, un de mes romans préférés. Je me suis dit qu’il serait donc intéressant de le lire, et que j’avais des chances d’aimer ! J’ai bien vu, en lisant Vera, les éléments qui avaient pu intéresser Daphné du Maurier pour son propre livre ; mais elle l’a rendu bien plus gothique que n’est le roman d’Elizabeth von Arnim, et les personnages ne sont pas du tout les mêmes, que ce soient dans leur personnalité ou dans leur relation les uns avec les autres. J’ai beaucoup aimé Vera, et peut-être que je l’aimerais plus encore au fil du temps, mais Rebecca est plus prenant et plus surprenant pour moi, et il a gagné sa place de préféré après quelques réticences de ma part !

Passons à Vera seul maintenant ! D’abord, j’aime beaucoup l’écriture d’Elizabeth von Arnim, donc je sais que je lirai d’autres de ses livres, et même, que je pourrais relire celui-ci – peut-être quand je serai moins en colère !! Cela ne signifie pas du tout que le livre est mauvais ; au contraire, il est capable de me faire ressentir des choses, je me suis sentie impliquée dans l’histoire, et même si je n’adore pas la fin, c’est un très bon roman capable de toucher ses lecteurs. Je suis en colère parce que j’ai absolument DETESTE Wemyss !! Il est arrivé directement sur ma liste de personnages que je déteste le plus en littérature, aux côtés d’Ambrosio dans The Monk et Humbert Humbert dans Lolita. Il est tellement centré sur lui-même, égoïste, dès le début du roman ! Insupportable. Et sa façon de voir les femmes !! [SPOILER] Pour lui, elle ne doit pas penser, ce n’est pas son rôle ; il doit avoir le contrôle total sur absolument tout, son esprit, son âme, son corps ; toute sa vie est à lui ! Et quand Lucy se trouve être sa femme et qu’elle tente de tout partager avec lui, elle découvre que ce n’est pas du tout une bonne idée ! [FIN DU SPOILER] Il est facilement blessé – pour rien, je précise –, il est d’un ridicule, et, en même temps, personne ne lui dit jamais rien, ce qui le laisse diriger tranquillement avec sa vision complètement étriquée des choses ! Il pense qu’il a toujours raison !! Il est très rare de trouver un personnage aussi agaçant [SPOILER]  mais aussi un personnage si ridicule et qui prend pourtant autant d’ampleur. Lucy ne veut pas de lui au début, elle ne l’aime pas ; et, avec sa manière de la plier à sa volonté, de la forcer à faire ce qu’il veut, il parvient à la faire tomber amoureuse, et à la couper de tout le monde. Il n’est pas seulement insupportable, il est aussi dangereux ! [FIN DU SPOILER]

J’ai adoré Lucy [SPOILER] surtout parce qu’elle finit par se rendre compte de qui est Wemyss, et par ne plus tout à fait lui obéir. Elle découvre qui il est, mais tente de se convaincre qu’elle a tout de même fait le bon choix. J’ai eu pitié d’elle, vraiment, et j’aurais tout de même préféré qu’elle le défie carrément, qu’elle s’affirme, qu’elle lui montre que ce n’est pas parce qu’elle est femme qu’elle ne pense pas ou qu’elle n’a pas le droit d’avoir sa propre personnalité et de faire ses propres choix.  [FIN DU SPOILER] Elle peut paraître agaçante à certains, mais je l’ai trouvée tellement innocente. J’avais tellement envie de l’aider ! C’est peut-être pour cette raison que je me suis pas mal identifiée à la tante Dot – que j’adore également. Elle est tellement généreuse, et elle ne fait que penser, constamment, au bonheur de Lucy. [SPOILER] J’ai aussi fini par aimer Vera elle-même. Elle est, en quelque sorte, une alliée virtuelle pour Lucy face à un mari tyrannique ; c’est vers elle qu’elle se tourne quand elle se sent mal, ou seule. Je l’ai aussi aimée grâce à la façon dont elle est dépeinte par ses habitudes et ses affaires, et non par son ancien mari, qui ne cesse de la diaboliser et de la rabaisser. [FIN DU SPOILER]

La fin était un peu décevante pour moi au début. J’en voulais plus, je voulais savoir ! Mais, je me suis dit que c’était logique que ça s’arrête là. [SPOILER] Le lecteur sait aussi que la tante Dot a raison : Lucy ne tiendra pas aussi longtemps que Vera, elle mourra plus tôt, et Wemyss sera capable de continuer à vivre normalement, à la recherche d’un nouveau « petit amour » ! Il dit à un moment donné qu’il a profondément aimé Vera ; je n’y crois pas une seconde, vu la rapidité avec laquelle il l’a remplacée ! A la fin du roman, j’espère toujours que Lucy ne va pas finir comme la première épouse, mais je n’y crois pas moi-même. D’ailleurs, je suis persuadée que Wemyss a tué Vera, littéralement, que c’est lui qui l’a poussée par la fenêtre ! Je trouve que c’est clair dans les dernières pensées de Wemyss avant la fin du roman. De plus, il a menti sur elle en disant, par exemple, qu’elle refusait de voyager ; dans ce cas-là, pourquoi a-t-elle autant de Baedecker dans sa bibliothèque ? C’est plutôt lui qui devait la retenir, dans une sorte de séquestration, et qui l’empêchait de faire ce qu’elle voulait, exactement comme il compte le faire avec Lucy ! [FIN DU SPOILER]

Petite remarque : j’ai aimé les petites réflexions sur les livres au cours du roman. La différence de perception de la littérature entre Wemyss et Lucy est choquante, et j’ai retenu certaines citations, dont celle-ci, que je vous mets en VO et en français : « The books people read, – was there ever anything more revealing ? » / « Les livres que nous lisons – existe-t-il quelque chose de plus révélateur ? »  

 

Donc, un excellent livre, que je relirai sans doute avec plaisir, malgré ma haine de Wemyss !

 

Room d’Emma Donoghue

Classé dans : Avis littéraires — 17 avril, 2018 @ 11:53

Genre : Contemporaine, DrameRoom

Editeur : Picador

Année de sortie : 2010

Nombre de pages : 321

Titre en français : Room

Synopsis : Jack is five, and excited about his birthday. He lives with his Ma in Room, which has a locked door and a skylight, and measures eleven feet by eleven feet. He loves watching TV, and the cartoon characters he calls friends, but he knows that nothing he sees on screen is truly real – only him, Ma and the things in Room. Until the day Ma admits that there’s a world outside … Told in Jack’s voice, Room is the story of a mother and son whose love lets them survive the impossible. Unsentimental and sometimes funny, devastating yet uplifting, Room is a novel like no other.

 

Avis : Ce livre m’a toujours intriguée, et, en même temps, je l’ai toujours repoussé à cause de son sujet. Je me suis enfin lancée en le voyant à la BU !

Il est très dur pour moi de noter et de chroniquer Room. D’abord, à cause de son sujet : pour ceux qui ne le savent pas, le roman évoque la séquestration et le viol, ce qui est déjà assez difficile à traiter, et ce qui rend le livre difficile à lire. En plus, honnêtement, je ne sais pas pourquoi j’ai lu ce livre, ce n’est pas du tout mon genre de lecture ! J’avais donc déjà des chances de ne pas trop apprécier ; pas parce que le sujet est mauvais, mais parce que je n’aime pas du tout lire ce type de roman. Mais, en plus, Room est écrit du point de vue de Jack, un petit garçon de 5 ans ! Alors là, certains se disent : « Oui, donc, du coup, c’est super sentimental, et fait exprès pour que le lecteur pleure à chaque page face au malheur de cet enfant ». Eh bien non, justement. Pas de jolie réplique larmoyante, pas de scène à faire pleurer dans les chaumières. Ce n’est pas déchirant comme on pourrait s’y attendre. Et ce, pour quelques simples raisons : [SPOILER] d’abord, Jack n’a jamais connu que Room, que la pièce dans laquelle il est enfermé avec sa mère, et donc, il ne sait pas qu’il existe un monde bien plus vaste. Puis, sa mère lui a fait croire que seule Room était réelle ; il pense donc que tout ce qu’il voit à la télévision n’existe pas vraiment, et que lui, sa mère et Old Nick sont les seuls êtres humains au monde. Enfin, [FIN DU SPOILER] Jack est un enfant, et il est connu que les enfants sont parfois être égoïstes et sont globalement centrés sur eux ; c’est le cas aussi pour notre narrateur, qui peut se montrer très méchant avec sa mère, sans s’en rendre compte sans doute, mais le lecteur, lui, s’en rend compte !

Ce livre m’a mise tellement mal à l’aise, pas seulement à cause du sujet, mais aussi à cause de cette narration. Il a été difficile pour moi d’apprécier Jack parfois, parce que je comprenais la situation de sa mère, et qu’il n’était pas toujours d’une grande aide pour elle. Dans le même temps, il m’a fait très mal au cœur, parce qu’il ne comprend pas du tout la situation dans laquelle il se trouve, et il ne se rend pas compte qu’il blesse cruellement sa mère parfois. Il ne pense qu’à lui, mais aussi, souvent à elle, et il pense, dans son esprit d’enfant, qu’elle veut exactement la même chose que lui, que ça lui plaît aussi de faire ce qu’elle fait avec lui. Quant à la mère, j’ai sympathisé avec elle tout le long, et je me suis mise à place – ce qui est déjà terrifiant. Je comprenais ses réactions, même si elles peuvent être mal prises par certains, et je l’ai trouvée courageuse, mais aussi désespérée. Ce qu’elle est capable de faire à la moitié du roman est hallucinant. Je pense qu’une narration de son point de vue aurait été bien plus affreuse à lire que du point de vue de son fils ; on comprend ce qui arrive quand il perçoit les choses, mais lui ne comprend pas, ce qui reste un soulagement.  

Le livre est divisé en deux parties : la vie dans la pièce, et ses conséquences. Au vu de leur situation, on peut comprendre la relation fusionnelle qui s’est établie entre la mère et le fils ; elle serait choquante entre deux personnes « normales », mais elle est déchirante ici. La mère s’est raccrochée à son fils de toutes ses forces, pour ne pas mourir, et lui ne connaît qu’elle dans le monde. [SPOILER] Cette relation les rend tous deux inadaptés à la vie en communauté ; en sortant de la pièce, ils sont incapables de vivre normalement, Jack a des lacunes dans certaines domaines et des problèmes de sociabilité et sa mère est incapable de supporter le monde comme il est, toujours aussi hypocrite et porté à juger tout et tout le monde sans se mettre à la place des gens. [FIN DU SPOILER]

[SPOILER] Evidemment, il existe un méchant de l’histoire, Old Nick, dont on ne sait pas grand-chose excepté son âge et la façon dont il a enlevé la mère. On sait également qu’il est arrêté après la fuite de Jack, mais rien de plus. [FIN DU SPOILER] N’entrez pas dans ce livre en vous attendant à un thriller, ce n’en est pas vraiment un !

La fin est la seule partie du livre qui m’a fait monter les larmes aux yeux – j’ai bien été indignée à certains moments de la lecture, mais je n’ai jamais vraiment été sur le point de pleurer. La partie la plus difficile de Room pour moi.

 

Donc, un bon livre, mais que je n’ai pas su apprécier pleinement en raison du malaise que j’ai ressenti tout le long de la lecture, sans doute à cause de la narration très particulière.  

 

The Illuminae Files, book 3: Obsidio d’Amie Kaufman et Jay Kristoff

Classé dans : Avis littéraires — 14 avril, 2018 @ 1:00

Genre : SF, YA  Obsidio

Editeur : Knopf

Année de sortie : 2018 

Nombre de pages : 615

Titre en français : Les dossier Illuminae, tome 3 : Obsidio (pas encore sorti, et pas de date précise pour le moment)

Synopsis : Asha Grant came to Kerenza to escape her past. Too bad he just caught up with her.

Asha survived BeiTech’s initial assault and has been working undercover with the hopelessly outmatched resistance ever since. That, and figuring out what to do with the secret she’s stashed in the crawlspace. The last thing she expected to worry about was her ex-boyfriend, but Rhys Lindstrom just landed planetside, and he’s looking finer than ever in his new BeiTech uniform. Is he her way out – or a guarantee she never gets off this frozen rock alive?

But Asha’s not the only one with problems. Her cousin Kady’s ragtag band of survivors are headed for Kerenza – without enough oxygen to last the journey. Oh, and there might be an insurrection brewing. But when have little things like that ever stopped the Illuminae Group?

Too bad tome isn’t on their side. With BeiTech hurrying to repair their damaged jump gate, and a mass extermination planned for the Kerenza civilians, only a miracle could save them now. And everyone knows that miracles are just statistical probabilities … right?

 

Avis : J’attendais ce dernier tome de la série avec impatience, j’avais très envie de découvrir comment tout se terminait !

Attention : SPOILERS pour les deux premiers tomes si vous ne les avez pas lus !

Un rapide tour d’horizon avant de vous parler d’Obsidio. J’ai adoré Illuminae, c’était vraiment une lecture fun, originale, notamment grâce au format très différent des romans habituels. J’ai beaucoup aimé Gemina, même si j’ai trouvé que c’était parfois un peu tiré par les cheveux  – notamment avec le paradoxe Gemina qui permet de faire ressusciter un personnage en gros ! – mais c’était toujours un bon moment ! Je ne dis pas qu’Obsidio n’est pas un bon livre, mais certaines tropes que l’on retrouve ENCORE m’ont agacée, parce qu’elles sont déjà présentes dans les deux premiers volumes. J’étais fatiguée de les voir encore !

D’abord les points positifs : il y a de l’action – c’est indéniable ! –, des surprises et des rebondissements de situation. C’est génial aussi de revoir tous les personnages dans le même livre cette fois ! Et j’aime toujours le format différent de cette série. J’ai aimé découvrir comment les dossiers ont été formés, et l’identité des analystes, ceux qui écrivent les rapports en visionnant les vidéos de surveillance ou autres.

MAIS ! Plusieurs problèmes m’ont empêchée d’apprécier pleinement ma lecture – à ma grande frustration ! D’abord, la romance : elle prend pas mal de place, et concerne deux nouveaux personnages. Le problème, c’est qu’elle suit EXACTEMENT le même schéma que dans les tomes précédents avec les deux premières relations amoureuses. Puis, les rebondissements : ils sont énormes, certes, mais je les ai vus venir à des kilomètres, alors même que j’espérais me tromper et être surprise ! A un moment, je me disais « Ah oui, là je ne m’y attendais pas ! » et puis, nouveau twist : c’était exactement ce que j’avais anticipé … Ensuite, la façon dont les personnages parlent ne fait pas du tout authentique, et sonne un peu cliché et exagéré. Surtout à cause des jurons qui sont constamment cachés par un patch noir. Pourquoi ne pas les écrire, franchement ? C’est agaçant à force de voir ces patchs partout ! En plus, le lecteur ne sait pas quel est le juron, et donc la phrase a parfois peu de sens. Et ce n’est pas fini ! Autre problème : le drame/mélodrame. Insupportable. Je sais que les personnages sont dans une situation terrible, mais, franchement, je ne pouvais pas dans ce livre. Et pourquoi ? PARCE QUE JE SAVAIS COMMENT CA ALLAIT FINIR !! Et donc le drama n’avait pas lieu d’être ! Et c’est ce qui m’a le plus agacée ! La fin !! J’ai été déçue. [SPOILER] Quand il semblait que tout le monde allait mourir, je me suis dit : « Oui, voilà, c’est la vraie fin ; cela ne peut pas toujours être une happy ending, ce ne serait pas réaliste ». Et, encore un twist, BOOM. Tout le monde ressuscite en quelque sorte, et chaque couple est formé, et tous les héros sont vivants. [FIN DU SPOILER] Je l’ai vu venir aussi, et c’est pour ça que je n’ai pas su apprécier ma lecture. 

 

Donc, j’aurais vraiment aimé aimer ce livre, mais cette fin n’était pas faite pour moi, et ça me rend triste ! 

Madame Zero de Sarah Hall

Classé dans : Avis littéraires — 12 avril, 2018 @ 1:50

Genre : Nouvelle Madame Zero

Editeur : Faber & Faber

Année de sortie : 2017

Nombre de pages : 176

Titre en français : Pas encore traduit

Synopsis : She is running and becoming smaller, running and becoming smaller, running in the light of the reddening sun, the red of her hair and her coat falling, the red of her fur and her body loosening. Running. Holding behind her a sudden, brazen object, white-tipped. Her yellow scarf trails in the briar. All vestiges shed.

Sarah Hall is one of the most daring, rewarding, and original writers at work today. Already acclaimed as a prize-winning novelist, she is now equally fêted as a radically gifted short-story writer.

Madame Zero is a book of sometimes conflicting landscapes – rural, industrial, psychological – all of which are hauntingly resonant with dread. Whether set in an apocalyptic storm, a local swimming pool, or a surgical theatre, Hall’s stories always inhabit the hinterland between the natural and urban, the mundane and surreal, human and animal.

From a wife’s hidden sexual desires to a girl’s secret phobias, Hall has a a disturbing way of illuminating our buried impulses and sometimes occult motives. Marked by a fascination with the intimacy of nature – and the nature of intimacy – Madame Zero is the candescent new collection from an author twice nominated for the Man Booker Prize.

 

Avis : J’ai entendu parler de Sarah Hall sur la chaîne de Simon (Savidgereads) et sur la chaîne de Mercedes (MercyBookishMusings). Ils avaient tous les deux beaucoup aimé, alors j’ai tenté !

Déjà, petite remarque sur la couverture : je la trouve étrange et belle. Le corps de la femme disparaît, ce qui laisse présager des nouvelles issues du réalisme magique, et il y a un chat à côté d’elle ! Ce recueil est très diversifié : le réalisme magique est bien présent, mais le lecteur peut aussi constater que certaines nouvelles sont dystopiques, et d’autres plus réalistes. Toutes font réfléchir le lecteur ; la plupart sont assez déprimantes, d’autres laissent un peu d’espoir. L’écriture est agréable. Le recueil comporte neuf nouvelles :

D’abord, « Mrs Fox » qui, comme l’indique le titre, raconte l’histoire d’une femme qui va se changer en renarde. Celle-ci est donc plus du côté réalisme magique. Le narrateur est externe, mais nous fait part des pensées du mari, qui ne comprend pas ce qui arrive à sa femme. J’ai beaucoup apprécié cette nouvelle, elle fait partie de mes préférées du recueil. L’animal est présenté comme un être conscient, intelligent, qui peut avoir un lien avec l’homme, mais qui reste libre. Elle sous-entend aussi que la condition humaine est pire que la condition animale, étant qu’être humain est désigné comme étant une maladie. Un beau message.

« Case Study 2 » a un format différent par rapport aux autres nouvelles. Il est écrit sous la forme d’un rapport sur l’évolution d’un petit garçon. Celui-ci a été recueilli par les services sociaux alors qu’il s’était écarté de sa communauté – qui ressemble assez à une secte, sans le côté religieux. Celle-ci a pour principe de laisser les enfants livrés à eux-mêmes, et elle vit en autarcie. Le rapport est écrit par un médecin qui note les progrès de l’enfant. Cette nouvelle pose des questions essentielles : a-t-on le droit d’interférer avec une communauté libre, même si ses principes ne sont pas les nôtres ? l’enfant recueilli peut-il vraiment s’adapter à une tout autre manière de vivre à huit ans ? La fin laisse coi.

« Theatre 6 » est écrit à la deuxième personne du singulier, ce qui peut sembler étrange, mais cela implique d’autant plus le lecteur, qui est mis à la place du narrateur. Celui-ci est anesthésiste dans un hôpital visiblement futuriste – en tout cas, qui n’a pas les mêmes principes que nos hôpitaux actuels. En effet, les noms de services sont différents, et les façons de penser des médecins aussi. Le narrateur est confronté à une femme enceinte qui va visiblement mourir avec son enfant. Sans doute l’une des nouvelles les plus déprimantes du recueil !

« Wilderness » suit une jeune femme qui a le vertige, alors qu’elle est menée par un ami de son compagnon sur un pont très dangereux en Afrique du Sud. Au fil de la lecture, le lecteur comprend que cette peur remonte à un événement dans la vie de la jeune femme, quelque chose qu’elle réprime, et qui a créé sa peur du vide. Intéressant, mais un peu long.

« Luxury Hour » est aussi une de mes préférées du recueil. Le lecteur suit une jeune femme alors qu’elle nage à la piscine de sa ville. Lorsqu’elle sort, elle profite de son heure de luxe, de solitude, loin de son bébé. C’est alors qu’elle croise un homme. J’ai adoré l’ironie de cette histoire : [SPOILER] l’heure de luxe qu’elle s’accorde dans le présent est la conséquence de l’heure de luxe qu’elle s’accordait avant, dans un hôtel, avec cet homme qu’elle recroise. C’est « à cause » de cet homme qu’elle n’a plus de temps libre, parce qu’elle a eu un bébé avec lui ; bien sûr, il ne le sait pas, puisqu’il est parti vivre dans une autre ville, et la jeune femme n’a pas voulu lui révéler son secret. [FIN DU SPOILER] c’est très cruel, et je n’ai pas pu m’empêcher de pousser un petit cri de surprise quand j’ai compris la « chute » !

« Later, His Ghost » est plutôt une nouvelle dystopique. Le lecteur suit un personnage masculin dont on ne connaît pas le prénom ; visiblement, il est le seul de sa famille à avoir survécu au climat qui a détruit la planète. Des tempêtes ne cessent de parcourir le globe, dévastant tout autour d’elle, écrasant les constructions humaines et leurs constructeurs. Pourtant, aujourd’hui, le jeune homme va tout de même sortir : c’est Noël et il veut compléter son cadeau pour Hélène, une femme apparemment traumatisée qu’il a recueillie dans son abri. La fin laisse de l’espoir et évoque le pouvoir de la littérature ; j’ai aimé le clin d’œil avec le titre de l’œuvre que le personnage essaie de reconstituer. En même temps, le lecteur se demande si le jeune homme est parvenu à retrouver son abri à temps ; l’auteure lui laisse le choix de la fin en quelque sorte.

« Goodnight Nobody » raconte l’histoire d’une petite fille dans la rue de laquelle un chien a décapité un bébé. Elle veut en apprendre plus, mais est marginale par rapport aux autres enfants de son quartier. Elle donne aussi des surnoms aux membres de sa famille, surnoms ici séries TV notamment. De plus, sa mère est médecin légiste, ce qui la pousse à voir la mort différemment ; elle paraît quasiment fascinée. La nouvelle pose aussi la question de la culpabilité : est-ce vraiment celle du chien ? et les parents dans tout ça ? Ils ont tout de même laissé leur enfant seul avec un chien ; pas très intelligent, même si l’on a confiance en son animal. La fin laisse une impression étrange : la curiosité morbide de la petite serait plus une question de lien affectif avec sa mère. Elle pourrait vouloir comprendre ce que sa mère vit et fait tous les jours.

« One in Four » est une lettre, apparemment d’un homme à sa femme. Il lui explique pourquoi il est parti, et lui demande de ne pas monter les enfants contre lui. Il semblerait qu’encore une fois, l’histoire se passe dans une société dystopique. J’avoue que, cette fois, j’aurais aimé avoir un roman complet à lire, parce que cette nouvelle m’a intriguée ! L’homme est médecin et parle d’une maladie qu’il a aidé à créer, et qu’un grand groupe a utilisée. Cette maladie s’est diffusée dans le monde et est visiblement en train de tourner à la pandémie. Cela m’a fait penser au roman World War Z, sauf qu’on ne connaît pas vraiment les effets de la maladie sur les patients, on sait seulement qu’il y a eu des morts.

« Evie » est la nouvelle qui m’a mise le plus mal à l’aise. C’est l’histoire d’un couple, Evie et un homme dont on ne connaît pas le nom. La jeune femme change de comportement quasi du jour au lendemain ; elle devient libérée sexuellement, tellement qu’elle demande à son mari des choses qu’il n’aurait jamais pensé faire avec elle avant. La fin est comme un coup de poing dans le ventre à la fois pour le mari et pour le lecteur, et c’est ça qui m’a mise mal à l’aise. [SPOILER] La nouvelle met en avant le changement de comportement qui peut arriver dans le cas d’une tumeur au cerveau, mais aussi la culpabilité des personnes autour qui n’ont pas vu le changement, ou qui ne s’en sont pas inquiété. Le mari peut s’en vouloir puisqu’en quelque sorte, il a profité de la tumeur et de la situation de sa femme sans le savoir. [FIN DU SPOILER]

 

Donc, un bon recueil, avec des nouvelles qui ont provoqué des réactions chez moi, sans aucun doute.

 

Alias Grace de Margaret Atwood

Classé dans : Avis littéraires — 10 avril, 2018 @ 11:42

Genre : Historique Alias Grace

Editeur : Virago

Nombre de pages : 542 

Année de sortie : 1998 [1996]

Titre en français : Captive

Synopsis : ‘Sometimes I whisper it over to myself: Murderess. Murderess. It rustles, like a taffeta skirt along the floor’ Grace Marks. Female fiend? Femme fatale? Or weak and unwilling victim?

Around the true story of one of the most enigmatic and notorious women of the 1840s, Margaret Atwood has created an extraordinarily potent tale of sexuality, cruelty and mystery.

 

Avis : Alias Grace est le troisième livre que je lis de Margaret Atwood ; j’avoue que j’ai choisi celui-ci parce qu’une série venait de sortir, et que j’aimerais la regarder avec mon compagnon !

J’adore définitivement l’écriture de l’auteure et, quoi que le sujet du livre soit, je sais qu’il sera au moins excellent de ce côté-là. J’avoue que j’étais un peu sceptique au début concernant l’histoire d’Alias Grace ; je me demandais en quoi la vie de Grace Marks pouvait m’intéresser – je pense que je n’étais pas trop d’humeur à lire un livre comme celui-ci, mais j’ai tout de même poursuivi la lecture. De plus, les deux premiers chapitres ne m’ont pas vraiment permis d’entrer dans l’intrigue : le premier est un rêve que le lecteur ne peut pas comprendre ; le deuxième est un long poème – très bien écrit et touchant, mais qui m’a laissé perplexe. Mais j’ai continué – évidemment ! – et, petit à petit, j‘ai été touchée par l’histoire, notamment grâce à l’ajout de passages sur la condition de la femme dans les années 1800, la façon dont elles sont toujours fautives, et le gouffre qui existe entre elles et les hommes. Donc, encore une œuvre féministe de la part de Margaret Atwood ! Quelques remarques de Grace Marks étaient si vraies que je les ai recopiées. Ce livre est important, et remet en perspective une histoire que l’on pense connaître. En effet, l’auteure nous montre le peu de choses certaines que l’on sait sur Grace Marks et son crime. Elle explore différentes possibilités : une vraie criminelle impassible ? une femme fatale jalouse et envieuse ? une victime qui avait peur pour sa vie si elle parlait ? une jeune femme atteinte d’une maladie mentale ? Margaret Atwood ne donne pas de réponse précise, mais laisse le lecteur se faire son opinion, ce que j’ai apprécié – si vous vous attendez à un jugement ou un avis de la part de l’auteure ou du narrateur, vous ne serez pas satisfait. Elle introduit pourtant une scène qui m’a captivée, qui m’a fait adorer ce livre, et qui a ouvert une autre possibilité tellement intéressante !

En effet, Margaret Atwood donne une place bien spécifique à la maladie mentale dans son œuvre ; elle était, de toute façon, forcée d’en parler, étant donné que Grace Marks a été internée dans un asile pendant un peu plus d’un an, et que certains pensaient qu’elle avait commis son crime sur le coup de la folie. Elle a ensuite été transférée au pénitencier quand un nouveau directeur a pris en charge l’asile. Mais était-elle vraiment folle ? Peut-elle avoir guéri ? [SPOILER] C’est là qu’arrive la scène que j’ai aimé : Grace Marks se fait hypnotiser. Pendant son état de transe, sa voix change, et sa personnalité aussi ! Le révérend Verringer parle de possession, puisque la deuxième « voix » se présente comme étant Mary Whitney ; mais je pense plus à de la schizophrénie. La mort de son amie aurait été tellement choquée la jeune femme que son esprit s’est cassé en deux, et qu’une autre personnalité est née, une reproduction de Mary. Je ne m’attendais vraiment pas à cette scène, ça m’a beaucoup surprise ! Ce pourrait être la réponse à l’amnésie de Grace pendant le crime, à son comportement étrange auprès de James McDermott ; une bonne hypothèse amenée par l’auteure je trouve ! [FIN DU SPOILER]

Concernant les personnages, au fil du roman, j’ai appris à apprécier, puis à sincèrement aimer Grace. A tel point que je suis convaincue qu’elle est innocente ; elle est tellement à fond dans la religion, dans la superstition et le destin que je ne pense pas qu’elle ait pu faire ce dont elle est accusée. J’ai aussi été convaincue par son histoire : ce ne devait vraiment pas être facile d’être une servante dans les années 1800, entre les hommes qui vous traitent comme de la marchandise, les corvées, le manque d’argent et de confort, alors que les personnes qui vous emploient se font servir. L’exemple de Mary est glaçant … Quant au Dr. Jordan, il m’a terriblement agacée, je ne l’ai pas apprécié du tout. Il ne comprend rien aux femmes, et les traitent comme des objets (d’étude, de désir, etc). Il fait joujou avec leur esprit et leur corps, et il fait parfois des remarques, j’avais envie de le secouer ! Il ne pense vraiment qu’à lui, jamais aux autres. Je n’ai pas vraiment de sentiments particuliers pour les autres personnages, excepté Jeremiah, que j’ai beaucoup apprécié, et Mary, dont l’histoire m’a brisé le cœur, comme celle de Grace.

Dans sa postface, Margaret Atwood explique qu’elle a suivi les faits, mais remplit les trous grâce à la fiction ; c’est une réussite pour moi. Tout est cohérent, le livre est à la fois une biographie et un roman sur les femmes.

 

 

Donc, un excellent roman qui nous présente Grace Marks et son histoire, qui traite de la condition de la femme mais aussi de la maladie mentale.

 

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