Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

Le Pacte des Marchombres, tome 1 : Ellana de Pierre Bottero

Classé dans : Avis littéraires,Lectures Communes — 28 septembre, 2016 @ 7:33

Genre : Fantasy, JeunesseEllana

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2010

Nombre de pages : 382

Synopsis : Seule survivante d’un groupe de pionniers après l’attaque de leur caravane, une fillette est recueillie par un peuple sylvestre et grandit à l’écart des hommes. A l’adolescence, elle décide de partir en quête de ses origines. Sous le nom d’Ellana, elle croise alors le plus grand maître marchombre, Jilano Alhuïn, qui la prend pour élève et l’initie aux secrets de sa guide. Un apprentissage semé de rencontres et de dangers … Le Pacte des Marchombres invite le lecteur à pénétrer dans les arcanes d’une guilde aux pouvoirs extraordinaires, et à suivre le destin d’Ellana Caldin, héroïne prodigieuse par sa psychologie, ses exploits physiques et son insatiable goût de liberté.

 

Avis : A VENIR

Le Spleen de Paris de Baudelaire

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 26 septembre, 2016 @ 7:33

Genre : Classique, Poésie Le Spleen de Paris

Editeur : Le Livre de Poche

Année de sortie : 2010

Nombre de pages : 217

Synopsis : Lorsqu’il commence à publier ses petits poèmes en prose dans des revues et des journaux, Baudelaire a beau les qualifier modestement de « bagatelles », il a pleinement conscience de ce qu’ils ont de singulier. Et nous le savons mieux désormais, ce qui s’inaugure de manière capitale dans ces textes qui visent à capter l’étrangeté du quotidien de son temps, ce n’est rien moins qu’une forme littéraire nouvelle. Rimbaud et Mallarmé vont s’en souvenir très vite – et bien d’autres après eux. Bien que le poète y songeât depuis 1857, l’année des Fleurs du Mal, Le Spleen de Paris ne parut que deux ans après sa mort, en 1869. Ses poèmes en prose constituaient pourtant à ses yeux le « pendant » de ses pièces en vers, et les deux livres, en effet, se font écho à maints égards. Mais, à la différence des Fleurs du Mal, ce n’est pas ici un recueil composé qui nous est offert : un espace de liberté, bien plutôt, où le flâneur témoigne d’un nouveau regard venu à l’homme moderne pour lequel la réalité multiplie ses images …

 

Avis : Une petite relecture de Baudelaire ne fait jamais de mal, surtout après avoir encore relu Les Fleurs du Mal !

Evidemment, Baudelaire est aussi habile en prose qu’en rimes ; ses récits sont poétiques, les rythmes et la mélodie sont là, parfois même des rimes internes qui sonnent parfaitement à l’oreille du lecteur. Les images foisonnent elles aussi, mais différemment de celles des Fleurs du Mal : elles m’ont d’abord paru moins sombres, puis, ici, c’est surtout le thème de la ville qui est mis en avant, et sont ainsi racontées des sortes de scènes de vie, des anecdotes trouvées dans la rue, des petites histoires, parfois misérables, parfois amoureuses, diverses en tout cas. On retrouve tout de même des récits en lien avec des poèmes des Fleurs, comme  » Un hémisphère dans une chevelure » ou « L’invitation au voyage ». Le thème du mal est bien moins présent, ainsi que ceux qui l’accompagnent, à savoir la folie, le monstrueux, la mort, le diable, l’angoisse, etc. Le spleen est toujours là, mais peut-être moins oppressant. Petit plus : même si elle n’a pas grand-chose à voir avec le livre, j’aime la couverture de mon édition ; j’associe maintenant toujours Le Spleen de Paris à la couleur jaune. Même si j’aime ce recueil, je préfère tout de même Les Fleurs du Mal, mon premier amour, plein de beauté dans sa laideur, et de sonorités enchanteresses.

 

Donc, un excellent recueil de prose poétique, où le lecteur sent toujours le talent de Baudelaire, sur le thème plus précis de la ville.

Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children, book 1 de Ransom Riggs

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 25 septembre, 2016 @ 10:29

Miss PeregrineGenre : Fantastique, Jeunesse

Editeur : Quirk

Année de sortie :2011 

Nombre de pages : 349

Synopsis : A mysterious island. An abandoned orphanage. A strange collection of very peculiar photographs. It all waits to be discovered in Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children, an unforgettable novel that mixes fiction and photography in a thrilling reading experience. As our story opens, a horrific family tragedy sets sixteen-year-old Jacob journeying to a remote island off the coast of Wales, where he discovers the crumbling ruins of Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children. As Jacob explores its abandoned bedrooms and hallways, it becomes clear that Miss Peregrine’s children were more than just peculiar. They may have been dangerous. They may have been quarantined on a deserted island for good reason. And somehow – impossible though it seems – they may still be alive. A spine-tingling fantasy illustrated with haunting vintage photography, Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children will delight adults, teens, and anyone who relishes an adventure in the shadows.

 

Avis : J’avoue que j’ai découvert ce livre (avec pas mal d’autres !) en consultant une liste des œuvres qui allaient être adaptées au cinéma dans les années à venir. Quand j’ai vu le résumé de Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children, et le directeur chargé du tournage (Tim Burton !!!), j’ai su que ce livre allait me plaire !

Et je ne me suis pas trompée ! C’est un coup de cœur !! Si bien que je ne sais pas trop par quoi commencer ! Peut-être par ça : voici un livre qui peut être considéré comme de la YA et que j’ai trouvé vraiment original, que ce soit concernant l’histoire, les personnages et le support ! Pas d’amour qui tombe du ciel, pas de schéma narratif couru d’avance ; je suis allée de surprise en surprise, et j’ai adoré ça ! J’ai vu certains commentaires sur la longueur du début : c’est vrai que ça peut paraître un peu long, mais justement, le début installe bien l’histoire ! On est plongé dans la vie de Jacob, on comprend d’où lui viennent ses histoires, et un événement important se déroule quand même dans le premier chapitre !! En parlant de chapitre, ceux-ci peuvent faire peur par leur longueur : honnêtement, je n’ai pas vu les pages passer ! Une des choses qui m’a particulièrement plu ici : le mélange, le contraste entre ambiance gothique et couleurs très vives, ce que l’on retrouve justement souvent dans l’univers de Tim Burton (j’ai beaucoup pensé à la façon dont il pourrait adapter le film, notamment des scènes que je me suis bien imaginée voir à l’écran !) C’était un mariage parfait !! J’ai adoré l’histoire des deux types d’hommes, que l’on retrouve souvent dans les œuvres où il existe des mutants et des personnes « normales », celle des personnes particulières, fascinante, attirante, l’accueil qui leur a été réservé (étonnant …), comment elles ont vécu et vivent encore, celle des wights et des hollows (je ne sais pas comment ces mots ont été traduits, donc je préfère les laisser en VO) (hollow qui m’a fait penser à Bleach !), intéressante et terrifiante, celle du grand-père de Jacob, que son petit-fils apprend peu à peu à connaître à travers ce qui lui est révélé peu à peu, celles des enfants particuliers, qu’on ne connaît pas toutes, et déjà le peu qui est dit donne envie d’en savoir plus, celle des boucles, que j’ai trouvé très intelligente, captivante ! Evidemment, les photos ne font qu’ajouter du bonus à ce livre ! Elles le rendent encore plus attrayant, encore plus vivant. Certaines sont vraiment effrayantes, j’en ai eu la chair de poule ! M’ont aussi donné la chair de poule certaines scènes sanglantes, dont une qui m’a hérissé les poils, et dont je ne peux pas me souvenir sans une moue de dégoût ! J’ai aussi aimé (mais, qu’est-ce que je n’ai pas aimé ?!) l’écriture de Ransom Riggs, belle, parfois poétique dans le sens gothique du terme (je ne sais pas si je me fais bien comprendre !), en accord avec l’atmosphère générale du livre.

Jacob, le narrateur et héros du roman, est un garçon que tout le monde trouve étrange, même ses propres parents. Sans ami, plutôt solitaire, proche de son grand-père, il était terrifié enfant par les histoires que ce dernier lui racontait à propos d’enfants particuliers poursuivis par des monstres. Mais au fil du temps, Jacob grandit et n’y croit plus. Jusqu’à ce que … je ne vous dirai pas ! Mais quelque chose se passe, et le héros se demande si son grand-père était fou, ou si ces enfants existent réellement. Je me suis facilement attaché à Jacob : il pense osciller entre folie et raison, il se demande si tout est réel ou s’il rêve, il tente de comprendre ce qui lui arrive, ce qui est arrivé à son grand-père. Il comprend peu à peu l’impact de son « aventure » sur sa vie en général : il ne sera plus jamais le même. Cela signe une évolution chez le personnage – on pouvait en voir l’embryon au début déjà. C’est aussi, en quelque sorte, un héros masculin typique, dans le genre « lucidité à propos de ses capacités » et « non confiance en soi » : il sait qu’il est lâche, qu’il n’est pas capable de certaines choses, il ne se sent pas l’âme d’un héros. Et pourtant, il ne m’a jamais agacé ; il est même touchant ! Sa solitude et son besoin d’amour sont émouvants. J’ai aimé aussi le personnage d’Emily Bloom, même si j’ai peut-être eu un peu de mal au début. Blessée depuis longtemps, l’attaque est sa meilleure défense (même si cette défense ne dure pas longtemps !) Son don (ou ses pouvoirs, ou sa particularité, comme vous préférez) m’a fasciné, plus encore que ceux des autres enfants, même si je les ai tous trouvés fascinants. Au fur et à mesure, la jeune fille s’ouvre, dévoile sa véritable personnalité, laisse entrer le narrateur dans son monde, et le lecteur les suit. Elle reste tout de même un personnage fort, endurci par les années, et capable de tout pour protéger ceux qu’il aime. Le personnage d’Alma Peregrine m’a plu également : protectrice à l’excès, mystérieuse et autoritaire, elle est l’image même de la directrice adorée, mais crainte. Je n’ai pas eu beaucoup de mal à me l’imaginer ! Viennent ensuite tous les enfants particuliers : Olive, de qui j’adore le don, Millard, espiègle à cause de sa particularité même, Enoch, assez dérangeant, Bronwyn, ou She-Hulk, Hugh et ses abeilles, Fiona, peut-être encore plus étrange que les autres, Claire, personnage peu exploité pour le moment, à l’apparence adorable et à la particularité tout à fait singulière !, Victor, à qui il est arrivé quelque chose que l’on finit par découvrir, et d’autres encore ! Est également présent Abraham Portman, mystérieux grand-père de Jacob, qui a caché une double vie à sa famille toute sa vie, double vie que son petit-fils s’efforce de découvrir ! J’ai aimé ce personnage, qui veut préparer Jacob, et qui n’échoue pas complètement !

La fin m’a fait verser une larme (ce qui est rare !) Elle donne envie de lire la suite que, grâce à une Bookstagrammeuse, j’ai eu la présence d’esprit d’acheter en même temps que le premier tome ! Des choses nous sont révélées, un projet semble se mettre en place, et la vie des enfants particuliers et de Jacob est bouleversée à jamais !

 

Donc, un excellent premier tome, délicieusement gothique et coloré, plein de surprises, qui donne envie de découvrir la suite des aventures des enfants particuliers !

The Book of Ivy, tome 1 d’Amy Engel

Classé dans : Avis littéraires — 22 septembre, 2016 @ 7:57

The Book of Ivy Genre : Science-fiction, Jeunesse

Editeur : Lumen

Année de sortie : 2015 

Nombre de pages : 342

Synopsis : Née pour trahir et faite pour tuer … Sera-t-elle à la hauteur ? Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des Etats-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple. J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu. Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche … Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera. Née pour trahir et faite pour tuer … Sera-t-elle à la hauteur ? A la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes.

 

Avis : Ce livre m’a été prêté par ma petite sœur, que je remercie !!

Je ne peux pas nier que ce livre soit un bon roman YA. Mais je me pose des questions : Pourquoi tous les YA se ressemblent-ils ? Pourquoi le schéma narratif est toujours le même ? Et pourquoi, pourquoi l’amour est traité de cette façon ? J’ai de plus en plus de mal à supporter cette uniformité que je retrouve dans tous les romans jeunesse, et encore, ici, l’amour, qui tombe de nulle part dans les autres, est justifié. Mais d’autres éléments rendent ce livre assez cliché, trop peut-être, et notamment le personnage masculin, parfait (même si l’héroïne dit que ce n’est pas le cas, c’est justement ses petites imperfections qui font qu’il est parfait !) Et c’est tellement prévisible !!! Mais revenons au livre ! L’écriture est simple, normal, sans qualité particulière ; en revanche, j’ai trouvé beaucoup de fautes comme « l’arrête du nez » ou « la chemise et mouillée » … On sent aussi la traduction quand on lit, ce que je trouve dommage. Quant à l’histoire, on retrouve les pendants de la YA dystopique : une guerre a décimé la planète, l’héroïne est contre le système instauré dans sa ville et va prendre les choses en main pour que tout change. Ce qui change, c’est l’origine de la ville, les histoires de famille qui se greffent à l’intrigue ; dans une scène, Bishop montre un exemplaire de Roméo et Juliette à Ivy, comme si leur histoire leur ressemblait. J’ai donc eu l’impression d’un mélange entre Divergente, La Sélection et Roméo et Juliette, ce qui, au final, donne un livre original, même si c’est du déjà vu ailleurs. L’embrigadement dont l’héroïne est l’objet est très énervant !! Elle est tellement convaincue que sa famille dit vrai. Evidemment, on ne peut pas lui en vouloir, elle a été élevée comme ça. Problème : elle répète beaucoup qu’elle est manipulée, qu’elle doit manipuler et qu’elle n’est pas capable de le faire.

Ivy est donc parfois un peu agaçante, mais le lecteur s’y attache vite et partage une partie de ses idées. Le système des mariages arrangés est effectivement aberrant, mais pas seulement pour les filles, pour l’amour en général. Complètement sous l’emprise de sa famille, elle apprend à devenir un être pensant à part entière, ce qui est assez agréable, mais qui, encore une fois, ressemble aux autres YA. Elle se cesse de répéter qu’elle n’est pas capable de faire ce pour quoi elle a été choisie, mais elle est incapable aussi de renoncer. Intelligente, elle parvient à faire ce qu’elle veut, donc elle pourrait faire plus ! Son sacrifice m’a énervé même si j’aurais peut-être agi de la même façon. Bishop, comme je le disais, est le personnage masculin parfait. Il est donc très facile de s’attacher à lui. Il semble n’avoir aucun côté sombre (ou peut-être un tout petit) ; aucun mystère donc, ce qui est peut-être un peu dommage. L’homme parfait aussi par rapport à nos normes actuelles. J’ai détesté le personnage de Callie : comment peut-on faire ce genre de choses à sa propre sœur ? Soit elle ne réfléchit absolument pas, soit elle a une telle soif de pouvoir qu’elle se fiche du moyen par lequel elle arrivera à ses fins. Cette fille m’a donné des frissons tant elle est affreuse au fond. Le père d’Ivy n’est pas beaucoup mieux : obnubilé par le pouvoir, il est prêt à risquer la vie de sa fille pour récupérer la ville. Il les a tellement manipulé qu’elles ne sont pas capables de penser pour elles-mêmes. Enfin, les parents de Bishop, Mr et Mme Lattimer. Le premier semble plutôt sympathique, malgré toutes les horreurs qu’il aurait commises, et le gouvernement qu’il a instauré ; elle, en revanche, fait froid dans le dos par son côté glacial, son absence d’affection pour qui que ce soit. On dirait une mère lionne mais sans aucune chaleur envers ses petits. Personnages secondaires : Dylan et Meredith, insupportables dans leur genre.

La fin est prévisible elle aussi, et je me demande comment Ivy a pu ne pas y penser ! Elle est aussi efficace, puisqu’elle donne envie de lire la suite !! Mais, elle n’est pas très cohérente : Ivy se rend compte du danger, et l’oublie au chapitre suivant …

 

Donc, un bon roman YA, mais un peu comme les autres, prévisible.

Micromégas de Voltaire

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 20 septembre, 2016 @ 10:12

Micromégas Genre : Philosophie

Editeur : Folioplus classiques

Année de sortie : 2009

Nombre de pages : 37

Synopsis : Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d’une lecture d’image, écho pictural de l’œuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : Mouvement littéraire : Voltaire et les Lumières ; Genre et registre : Le conte philosophique et les armes du comique ; L’écrivain à sa table de travail : Elements pour une histoire de la publication de Micromégas ; Groupement de textes : Voyages et estrangement ; Chronologie : Voltaire et son temps ; Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.

 

Avis : J’ai choisi ce livre par qu’il était petit, que je ne mettrais pas trop de temps à lire, et qu’un ami m’en avait parlé en me disant qu’il était très bon.

Mais quelle intelligence !! Voltaire nous offre ici une petite leçon d’humilité, tout en nous faisant rire ! En effet, à travers l’histoire du géant Micromégas, le philosophe nous fait comprendre notre orgueil et la limite à laquelle nous nous heurterons toujours en ce qui concerne la connaissance. On ne peut pas tout savoir, et même si l’on possédait plus de sens, si l’on pouvait percer dans plus de domaines de la science, il y aurait toujours un angle mort, un coin aveugle que l’on ne pourrait pas connaître. De plus, les mentions de la brièveté de la vie sont aussi très intéressantes : même si l’on vivait mille ans, cela ne nous suffirait pas ni pour tout connaître, ni pour être satisfait. J’ai adoré le passage de la fin où l’habitant de Saturne s’extasie sur la connaissance extérieure qu’ont les terriens ; quand il leur parle de la connaissance de l’âme, ils sont incapables d’être d’accord, incapables de donner une réponse correcte. En effet, on connaît mieux ce qui extérieur à nous ! Quel comble quand on le lit dans la bouche d’un extraterrestre ! J’ai également adoré la façon qu’a Voltaire de rabattre le caquet des autorités de l’époque en mentionnant la censure et autres bêtises en parlant d’un auteur qui n’existe pas, Micromégas. Je ne pensais pas trouver ce texte drôle, et finalement c’était bien le cas !

 

Donc, une excellente surprise, un texte qui nous fait réfléchir, et qui m’a fait rire quand je ne m’y attendais pas !

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