Redbluemoon

I found myself in Wonderland.

The Mortal Instruments, book 2: City of Ashes de Cassandra Clare

Classé dans : Avis littéraires — 17 janvier, 2017 @ 10:50

City of Ashes Genre : Fantastique

Editeur : Walker Books

Année de sortie : 2016

Nombre de pages : 411

Synopsis : Love and power are the deadliest temptations … Haunted by her past, Clary is dragged deeper into New York City’s terrifying underworld of demons and Shadowhunters – but can she control her feelings for a boy who can never be hers?

 

Avis : Ma sœur m’a conseillé de continuer la série, et comme ça faisait un moment que je voulais lire ce tome, je me suis lancée !

Je me souviens avoir adoré le premier tome, City of Bones, et je me suis dit que j’allais autant adoré City of Ashes. Eh bien, non, j’ai trouvé que ce second volet était un peu en-dessous du premier, peut-être parce que je n’ai pas été autant surprise par ce tome. J’ai d’abord trouvé qu’il y avait quelques longueurs dans la première partie : elles ne me dérangent pas, j’en ai l’habitude dans les longs livres du genre les différents tomes de la série A Song of Ice and Fire ou Bleak House, qui font partie de mes préférés de tous les temps et qui, pourtant, sont un peu longs parfois. Cela s’explique aussi par le fait que cette première partie installe le livre : tout s’enchaîne dans les suivantes. Ce n’est donc pas un défaut. L’action est très présente tout de même : on commence par une bagarre dans un bar, puis un vol, puis les batailles se succèdent. Peut-être aussi plus de scènes sanglantes ici par rapport au premier livre : beaucoup de sang partout, et pas mal de morts aussi ! On en apprend aussi plus sur le monde créé par l’auteur, et notamment sur le second « mortal instrument » ! J’ai aimé retrouver cet univers de Downworlders, associé à des Shadowhunters et des démons. On comprend aussi que Clary et Jace ne sont pas ordinaires, que quelque chose est différent chez eux. J’ai aimé découvrir les fées, un peuple ambivalent, mais que j’ai trouvé captivant ! L’amour tient aussi une grande place dans ce livre, sous la forme – j’ai envie de dire comme toujours – d’un triangle amoureux. Je n’aime pas ça d’ordinaire, mais il me dérange beaucoup moins ici que dans d’autres livres YA : Clary a conscience de ce triangle, il la gêne, elle veut s’en débarrasser, elle tente même de se forcer à le faire, mais elle n’y peut rien, c’est plus fort qu’elle. Elle n’hésite pas parce que l’hésitation n’est pas possible, et c’est surtout cet aspect des triangles amoureux qui me saoule, ainsi que le fait que l’héroïne (parfaite souvent) ignore qu’elle est aimée. Ici, aussi, Clary n’est pas parfaite, mais j’y reviendrai quand je parlerai des personnages ! Le style d’écriture est agréable sans être merveilleux. J’aime la façon dont les titres des chapitres sont écrits, ainsi que le lien de tout l’univers créé avec la religion chrétienne : cela permet des références à la Bible – je n’ai pas encore lu d’histoire qui l’évoquait explicitement. Enfin, j’ai aimé l’humour de certains personnages et de certains passages : je me suis parfois retrouvée à pouffer comme une idiote ! Mention spéciale pour la couverture : j’adore l’édition de cette série chez Walker Books, je dois avouer que tous les tomes sont sublimes !

Concernant les personnages, comme je le disais plus haut, Clary n’est pas une héroïne parfaite, ce qui en fait une jeune fille à laquelle je parviens à m’attacher. Elle ne sait pas tout faire du premier coup, elle ne comprend pas tout, elle est sonné d’avoir atterri dans un monde qu’elle ne connaît pas et qui lui fait peur, ce qui est NORMAL ! Aussi, elle ne veut pas faire souffrir les autres d’elle et ne cesse de s’accuser. Elle aime quelqu’un qu’elle ne peut pas aimer, ce qui la pousse à faire des choix douteux, mais qu’elle pense nécessaire pour se « guérir ». Elle est spéciale, comme je le disais plus haut, mais dans le sens où on s’est servi d’elle. J’ai aimé sa fragilité, et sa force quand c’est nécessaire, une force qui vient des tripes, pas du tout innée, mais comme un dernier instinct de survie. Quant à Jace, je ne parviens pas à l’apprécier. Il m’agace, même si parfois, il me touche aussi : dans ce tome, rien ne va pour lui ! Il est possible de comprendre son attitude par rapport à son éducation, à la façon dont il voit la vie, mais je n’arrive pas à m’attacher à lui. En revanche, j’aime beaucoup Simon ! Je savais très bien qu’il allait lui arriver ce qui lui est arrivé – je ne l’imaginais pas comme ça quand même, mais je le savais ! J’ai très envie d’en parler, mais je ne veux surtout pas vous spoiler ça, ce peut être une surprise pour certains !! Il est franc, honnête, et veut, en retour, de la franchise et de l’honnêteté, et pas quelque chose de factice et de forcé. Il parvient à me toucher, contrairement à Jace. J’aime aussi le personnage d’Alec, pas vraiment timide, plutôt réservé, surtout quand on parle de ses relations avec les autres, un peu la voix de la raison pour Jace parfois, ainsi que pour sa sœur, Isabelle, que j’ai plus apprécié dans ce tome que dans le précédent ! Elle est la classe incarnée, tout en étant badass et sensible parfois ! D’autres personnages se trouvent dans le livre, comme Luke, que j’aime aussi beaucoup, Magnus, qui me fait bien rire, Maia, un nouveau personnage que j’ai apprécié, l’Inquisitrice, incapable d’écouter quelqu’un d’autre qu’elle-même, Valentine, un méchant non manichéen, ce que j’aime beaucoup, les Lightwood, qui paraissent bien froids dans ce tome – même si le lecteur sent bien que ce n’est qu’un aspect de Maryse par exemple. [SPOILER] Agramon m’a semblé un peu trop facile à tuer ! [FIN DU SPOILER]

La fin m’a beaucoup moins surprise que celle du premier tome : une grande bataille qui finit plutôt bien, une révélation manquée [SPOILER] (mais qu’est-ce qu’Imogen dit à Jace ?!!!!!) [FIN DU SPOILER], et une dernière phrase assez frustrante !! Je m’attends à ce que beaucoup de choses arrivent dans le troisième volume, que j’ai hâte de lire !

 

Donc, un tome où il m’a manqué l’étincelle, mais qui reste tout de même une très bonne lecture.

Les cerfs-volants de Romain Gary

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 13 janvier, 2017 @ 6:01

Genre : Contemporaine Les cerfs-volants

Editeur : Folio

Année de sortie : 2016

Nombre de pages : 369

Synopsis : Pour Ludo le narrateur, l’unique amour de sa vie commence à l’âge de dix ans, en 1930, lorsqu’il aperçoit dans la forêt de sa Normandie natale la petite Lila Bronicka, aristocrate polonaise passant ses vacances avec ses parents. Depuis la mort des siens, le jeune garçon a pour tuteur son oncle Ambroise Fleury dit « le facteur timbré » parce qu’il fabrique de merveilleux cerfs-volants connus dans le monde entier. Doué de l’exceptionnelle mémoire « historique » de tous les siens, fidèle aux valeurs de « l’enseignement public obligatoire », le petit Normand n’oubliera jamais Lila. Il essaie de s’en rendre digne, étudie, souffre de jalousie à cause du bel Allemand Hans von Schwede, devient le secrétaire du comte Bronicki avant le départ de la famille en Pologne, où il les rejoint au mois de juin 1939, juste avant l’explosion de la Seconde Guerre mondiale qui l’oblige à rentrer en France. Alors la séparation commence pour les très jeunes amants … Pour traverser les épreuves, défendre son pays et les valeurs humaines, pour retrouver son amour, Ludo sera toujours soutenu par l’image des grands cerfs-volants, leur symbole d’audace, de poésie et de liberté inscrit dans le ciel.

 

Avis : Je devais lire ce livre pour les cours ; première lecture de Romain Gary !

Et quelle découverte !! Je ne sais même pas par quoi commencer tant cette lecture m’a emportée, émue : je l’ai commencé lentement avec une lecture parallèle de Qu’est-ce que la littérature ? de Sartre, puis je l’ai lu d’un coup cet après-midi. Impossible de m’arrêter, j’avais tellement envie de savoir ce qui allait arriver. Aussi, je pensais que ce livre serait plus long à lire, la typographie me semblait serrée, mais pas du tout !! C’était comme un saut dans le temps et un retour brusque à la réalité ! D’abord, l’histoire : celle de Ludo, amoureux éternel et fou sacré, narrateur de sa propre vie. Cette narration à la première personne rend le récit encore plus émouvant ; parce que l’émotion est très présente, et tellement poignante ! Les larmes me sont montées aux yeux plusieurs fois, surtout à la fin ! Le narrateur raconte sa vie avant la Seconde Guerre mondiale, et parle de ses illusions, de sa naïveté, de son aveuglement ; puis vient la guerre, et son amour se retrouve séparé de lui. D’ordinaire, je n’aime pas les histoires d’amour, et encore moins les romans centrés dessus ; mais là, je ne sais pas, j’ai trouvé cette histoire si différente des autres, même si Ludo est un amoureux éperdu. Rien à voir avec l’amour qu’on trouve dans les romans YA, en mode « un nouvel élève arrive et l’héroïne tombe immédiatement amoureuse de lui », ou en mode gros triangle amoureux bien lourd qui n’a rien à faire là. C’était beau et authentique, pas de fioritures ni de grand n’importe quoi. La guerre est montrée dans toute son absurdité : Hitler est détesté par l’Allemagne, qui lui obéit tout de même ; la France est contre lui, mais ne vient pas en aide à l’Espagne contre Franco ; Churchill se rend compte de ce qui arrive, mais l’Angleterre ne fait pas barrage tout de suite au nazisme. Au fil du temps, Ludo se rend pourtant compte qu’on ne peut pas mettre tous les Allemands dans le même sac : ce sont aussi des hommes, et une réflexion s’amorce sur l’inhumanité. Le nazisme, le fascisme est trop humain justement ; tous les hommes sont capables de ce genre de choses, ou capables de ne pas réagir, de fermer les yeux, de faire semblant de ne rien voir. Pas de manichéisme, pas de grands méchants et de gentilles victimes : c’est d’ailleurs une des seules répétitions du livre, le fait qu’on met en avant, en France, les Allemands criminels et les héros français. La résistance est vécue de l’intérieur dans ce roman, et plusieurs types de résistants apparaissent ici, plus ou moins compris par leurs compatriotes. J’ai adoré l’image de la mémoire, envahissante chez le narrateur, qui ne peut rien oublier, et celle des cerfs-volants, symboles de liberté, façon de s’affirmer silencieusement, de résister différemment. Bien sûr, les cerfs-volants symbolisent aussi autre chose, quelque chose de plus profond encore : « la poursuite du bleu », la folie, l’amour, la passion, la vie, les personnes que l’on doit retenir, et celles qui partent. L’écriture est excellente, et mon édition est marquée de nombreux traits dans les marges pour marquer des passages à retenir. Un de mes préférés : quand Lila parle de Jésus en disant qu’il a appelé le monde à se féminiser : « quel est l’homme qui, le premier, a prêché la pitié, l’amour, la tendresse, la douceur, le pardon, le respect de la faiblesse ? Quel est le premier homme à avoir dit merde – enfin, c’est une façon de parler – à la force, à la dureté, à la cruauté, aux poings, au sang versé ? Jésus a été le premier à réclamer la féminisation du monde et moi je la réclame aussi ! »

Concernant les personnages, je me suis beaucoup attachée à Ludo. Paysan face à Lila, aristocrate, il prend peu à peu conscience de leur différence, mais ne peut rien faire d’autre que l’aimer. Atteint de folie sacrée et de mémoire absolue, l’oubli est impossible pour lui. Il se voue corps et âme à son amour, ce qui peut paraître ringard, mais que j’ai trouvé tellement beau, et assez rare chez un personnage masculin ! Touchant, il fait tout ce qu’il peut pour retrouver celle qu’il a perdue, et ne dévie jamais de sa route. Fidèle à l’esprit de son oncle, il se fiche de ce qu’on dit de lui et de son amour éternel. Il est fou, l’assume, et finit par vivre sans se préoccuper des autres. Il change au fil du temps, se durcit, mais reste un personnage tendre et émouvant. J’ai lu quelque part un commentaire disant que Lila n’avait aucun intérêt, qu’elle était ridicule et agaçante. Ce n’était pas du tout ce que j’ai ressenti pour elle. Elle représente une jeune fille qui ne veut pas se laisser consumer par l’amour seul, elle veut vivre aussi par elle-même, et son personnage a de l’intérêt, étant donné qu’elle est le centre de l’histoire ! La guerre n’est pas pour la France, mais pour elle dans l’esprit de Ludo. Elle est émouvante elle aussi – je ne dirai pas quand, ni où, ni pourquoi, je vous spoilerai sinon ! J’ai aimé son personnage, qui change des personnages féminins habituels. J’ai aimé aussi Tad : visionnaire, sarcastique, idéaliste déçu au fond. Bruno est également un personnage que j’apprécie, tout en réserve, profondément bon, et au destin surprenant. J’ai détesté Stas Bronicki : autant de mauvaise foi en un seul homme, waouh !! En revanche, j’ai adoré Ambroise Fleury, si attachant, pacifiste, qui déteste l’idée de la guerre et de la souffrance d’autres hommes ; et Julie Espinoza, une femme pleine de ressources ! Le personnage de Hans est ambivalent, je ne vous en dis pas plus ! Quant à Marcellin Duprat, je me suis peu à peu attachée à lui : un gentil déguisé en ours, un homme qui ne se laisse pas faire, sûr de ses convictions et de ses valeurs. Mention spéciale pour Von Tiele ! Je ne m’attendais pas à ça !

La fin est très belle, même si elle est teintée, comme toute histoire située en temps de guerre, de tristesse. Pas d’amertume pourtant. Et cette dernière référence !!

 

Donc, un livre bouleversant, une histoire d’amour difficile, authentique, des personnages attachants, et de véritables réflexions sur la vie en temps de guerre.

Bilan 2016 et objectifs 2017 !

Classé dans : Bilan — 12 janvier, 2017 @ 12:00

Coucou à tous ! C’est très rare que je fasse d’autres articles que mes chroniques habituelles, mais comme je vois pas mal de monde faire un bilan, je me suis dit que ce serait sympa aussi ! Je pourrais voir ma progression d’une année à une autre, et voir si j’ai rempli les objectifs fixés ! (sachant que je suis nulle pour ça !) J’avoue aussi que voir Sylphideland faire le sien m’a vraiment boostée : voici son bilan !

 

2016

En 2016, j’ai lu 144 livres, tout type confondu, roman, comics, manga ! Si on fait une moyenne, ça équivaut à 12 livres par mois. Les genres les plus représentés sont la littérature contemporaine et les classiques ; je n’ai pas lu autant de science-fiction, de Fantasy et de fantastique que je le voulais ! Je ne lis pratiquement que des formats papier, je n’ai dû lire qu’un ou deux formats numériques cette année, et je n’ai écouté aucun audio book !

Passons aux livres en eux-mêmes !!

Coups de cœur

2016 a été une très bonne année lecture avec, selon Booknode, 49 livres coups de cœur ! Autant vous dire que c’est extrêmement rare ! Je ne vais pas vous parler des 49, il y en aurait pour des pages et des pages, je sélectionne mes préférés, et je le fais par ordre chronologique, je ne saurais pas les classer !

Inferno

  • Inferno de Dan Brown : j’ai bien clôturé mon mois de janvier avec ce livre ! J’ai retrouvé un personnage attachant, Robert Langdon, dans une nouvelle aventure en Italie, à la poursuite d’un scientifique qui veut répandre une « peste » sur le monde. Beaucoup d’action, beaucoup de retournements de situation, donc de surprises, ce que j’adore ! Mais ce que je préfère dans les livres de Dan Brown, ce sont les symboles, leur explication, et surtout, le fait qu’ils soient intégrés dans des œuvres d’art ; ici, l’on découvre L’Enfer de Dante avec un éclairage nouveau. Et cette fin, qui ne ressemble pas du tout à une fin stéréotypée, pas du tout prévisible, SPOILER : la première fois que notre héros se fait battre, la première fois qu’il arrive trop tard !! FIN DU SPOILER J’ai hâte de lire le cinquième tome, qui devrait sortir bientôt *espoir*

 

 

A Dance with Dragons

 

  • A Song of Ice and Fire, book 5: A Dance with Dragons de G. R. R. Martin : Wouaaaaaaaah ! Voilà le premier mot qui me vient à la bouche en repensant à ce livre !! Première lecture de février, et un coup de cœur énorme ! J’ai retrouvé les personnages qui m’avaient manqué dans le tome précédent, A Feast for Crows, un réel plaisir ! Quelques longueurs peut-être – en même temps, vu la taille du livre, difficile de ne pas en trouver – mais je ne les ai pas senties tant j’étais contente d’être dans cet univers ! D’autant plus contente que j’attends maintenant depuis bientôt un an pour la suite, The Winds of Winter, qui devrait sortir cette année *encore espoir* Beaucoup d’action aussi, et toujours des surprises, avec cet auteur imprévisible qui fait subir à ses personnages des événements qui font souffrir ses lecteurs ! *petite pensée pour The Red Wedding …* Evidemment, des morts, je pense que ce n’est même pas utile de le préciser, et surtout, une fin qui donne envie de lire la suite IMMEDIATEMENT ! *prie pour le sixloilième tome cette année*

 

Flowers for Algernon

 

 

  • Flowers for Algernon de Daniel Keyes : après A Dance with Dragons, je m’attendais à une petite baisse de régime niveau coup de cœur ; c’était sans compter sur ce livre !! Des personnages très attachants, une réflexion sur la science et ses limites, de l’émotion, que ce soit de la tristesse ou de l’indignation, un style d’écriture qui nous plonge dans la tête de  Charlie, tente de nous faire comprendre ce qu’il vit, la question de savoir ce qu’est vraiment le bonheur, ce qui nous rend vraiment heureux : vaut-il mieux être intelligent et ne plus trouver sa place, ou être arriéré et heureux ? Un livre qui fait vraiment réfléchir avec une fin …. Petit conseil : ne lisez pas le synopsis avant de lire le roman : il en dit beaucoup trop !!

 

 

 

Kétala

 

  • Kétala de Fatou Diome : complètement inconnue au bataillon, j’ai découvert cette auteure grâce à un cours sur la littérature francophone ! Et j’ai eu un immense coup de cœur pour son écriture. J’y ai trouvé de la poésie, un jeu d’harmonie, de mélodie, un chant des mots qui m’a enchantée. J’ai aussi aimé l’originalité de l’histoire, je n’avais jamais lu un récit de ce point de vue ! Des thèmes divers sont abordés, ceux qui nous accompagnent toute notre vie : le deuil, la dignité, l’amour, la mort, l’homosexualité. Le thème central reste la mémoire, comment l’on se souvient de ses morts, comment on leur rend hommage (ou pas), l’hypocrisie et la cruauté qui suivent parfois la mort de quelqu’un quand il y a héritage. Et malgré cette apparence de tristesse laissée par la plupart de ces thèmes, le récit est dynamisé par l’humour des différents personnages !

 

 

 

Les Miscellanées culinaires

 

  • Les Miscellanées culinaires de Mr. Schott de Ben Schott, ou comment acquérir des savoirs inutiles, et adorer sa lecture ! Il existe aussi Les Miscellanées de Mr. Schott, un livre plus général qui nous apprend énormément de choses, même si elles peuvent paraître inutiles ! C’est justement ce savoir qui ne sert pas que je trouve intéressant ! On passe de la composition de certains cocktails au plan de table d’une famille amish, en passant par le calendrier épicurien, et le menu d’anniversaire pour fêter les 45 ans du président Kennedy ! Je vous préviens, ça donne parfois très faim ! Un livre qui devient vite indispensable, comme son compagnon précité !  

 

 

 

 

Les contes de crimes

 

  • Les contes de crimesde Pierre Dubois, puis Comptines assassines du même auteur : j’adore les réécritures de contes, et là, c’était innovant, original, enchanteur, merveilleux, tout en étant effrayant, terrifiant même parfois, cruel aussi ! En effet, Pierre Dubois réécrit les contes comme des thrillers, ce qui les modernise, tout en gardant une touche d’ancien avec ce style d’écriture auquel je ne m’attendais pas du tout ; il permet de se croire dans les anciens contes, avec des tournures de phrases particulières, ou des mots parfois qui n’existent pas, mais qui font sens avec grâce. Mon préféré de tous : Riquet à la houppe ! Dévastateur !

 

 

 

 

 

Jane Austen

 

  • Pride & Prejudice de Jane Austen : première lecture de ce chef-d’œuvre que je regrette de ne pas avoir découvert plus tôt ! Mais pourquoi ai-je attendu si longtemps pour le lire ?! Peut-être parce que je ne suis pas du tout romance, mais alors, pas du tout ! Par exemple, j’ai détesté les triangles amoureux dans les romans YA, ou les dilemmes amoureux qui n’en finissent pas, alors que la solution est si simple. Ici, zéro agacement, pas de haine, juste envie de tourner les pages, de voir ce qui va arriver ! Parce qu’encore une fois, ce n’est pas un livre prévisible – vous comprenez, à ce niveau-là, que j’aime être surprise ! C’est un récit où l’histoire d’amour ne va pas de soi, ou ce n’est pas le coup de foudre instantané, où tout n’est pas facile : un amour différent, enfin ! J’ai adoré les personnages, je me suis beaucoup identifiée à Jane par exemple ; mais Elizabeth a une place tout particulière dans mon cœur ! Et l’écriture de l’auteur … Un délice !

 

 

Harry Potter and the Half-Blood Prince

 

  • Harry Potter de J. K. Rowling : première relecture – cette fois en anglais -, et toujours aussi charmée par cet univers enchanteur ! Hogwarts, toujours notre maison fictive, notre refuge ; les personnages, des amis depuis le temps ! Encore une fois, je me suis énormément identifiée à Hermione, mon alter ego ! J’ai relu le premier tome en 2015, il me reste le septième pour 2017 : je n’ai pas eu le courage d’affronter à nouveau la bataille de Poudlard … Mon préféré reste The Half-Blood Prince !! Tellement de révélations, et cette fin atroce !! Lequel est votre préféré ? Bon, ce livre devrait être dans les relectures, mais, ce site a décidé de bugger, donc on va dire que ce n’est pas grave !

 

 

 

 

Illuminae

 

  • Illuminaeet Gemina d’Amie Kaufman et Jay Kristoff, ou comment faire un roman de science-fiction effrayant au format original ! Et ces couvertures !! Les personnages principaux sont pratiquement tous badass, ou donnent l’impression de l’être, tout dégénère, et même si c’est parfois tiré par les cheveux – et même beaucoup -, j’étais tellement plongée dedans que je n’en avais rien à faire ! Et les graphismes du deuxième tome sont d’enfer ! J’ai aimé aussi y découvrir de nouvelles théories scientifiques dont je n’avais pas entendu parler – j’adore l’astronomie, mais je ne suis pas encore assez renseignée !! Des scènes un peu dégoûtantes aussi, un peu horrifiques – oui bon, je n’aime pas les films d’horreur et tout ce qui fait peur, donc voilà ! Et une fin qui donne envie de lire la suite comme pas permis – du genre, la dernière phrase du deuxième tome est à peu près : « Vous voulez connaître la fin ? » et c’est fini ! Je crois que le dernier volume sort en octobre 2017 *alléluia !*

 

 

The Crown

 

  • 2016 était aussi l’année de sortie de The Crown, dernier tome de The Selection, de Kiera Cass ! Là, j’avoue, ces livres montrent une petite contradiction chez moi : je n’aime pas les romances, ni les triangles amoureux, et pourtant, j’ai adoré The Selection du début à la fin ! Ce qui fait de moi quelqu’un d’incompréhensible et de très bizarre mais on va dire que personne n’est parfait ! En fait, je ne peux rien vous dire ce livre sans spoiler absolument toute la série … Donc on va dire que j’ai retrouvé tout ce que j’avais aimé dans les tomes précédents : un côté politique, un côté Cour, un côté amour aussi. J’admets que je me doutais un peu de la fin, et j’aurais été déçue si elle avait été différente ! Cette série reste une de mes préférées, même si elle n’a pratiquement rien à voir avec celles que j’adore habituellement !

 

 

 

 

La peste

 

  • La Peste d’Albert Camus : j’avais beaucoup aimé La Chute, beaucoup moins L’Etranger, mais La Peste … Je ne m’attendais pas du tout à apprécier ! Et même le style n’était pas fait pour me plaire : une sorte d’impersonnalité qui se dégage d’une narration presque sous forme de carnet. Ce qui m’a vraiment conquise, c’est la métaphore derrière cette image de la peste, d’une maladie qui oblige les gens à rester enfermés, comme dans une prison, et à mourir pour finir brûler par risque de contamination. Cela m’a tellement émue, serré le cœur, j’ai eu tellement mal de revoir ces images, de façon différente, certes, mais toujours les mêmes. Si vous ne connaissez rien de La Peste, je préfère ne rien vous dire pour vous laisser le choc ; dans ce cas-là, ne lisez pas le synopsis et entrez sans a priori. La fin est comme on peut s’y attendre après une telle évocation de la Seconde Guerre mondiale : douce-amère, faite d’injustice, de souvenirs pesants, et d’espoir.

 

 

 

The Bell Jar

 

  • The Bell Jar de Sylvia Plath, ou comment se prendre une claque et finir en dépression en lisant un livre. Non, je plaisante : la fin laisse un espoir qui permet de remonter la pente après la lecture. Mais je dois avouer que je me suis sentie mal la majorité du temps ! Le lecteur est ici face à une descente aux enfers, portée par une écriture poétique à ses heures, moderne dans tous les cas. Je n’ai appris que ce livre était autobiographique qu’après l’avoir lu, et heureusement je pense, parce que la sensation de malaise aurait été encore pire ! Une héroïne, Esther, à laquelle je me suis identifiée, ce qui n’aide vraiment pas ! J’ai eu du mal à sortir de ce livre, et j’en garde vraiment une sensation étrange, comme si j’avais lu ce qui aurait pu m’arriver dans une autre vie. Effrayant.

 

 

 

 

 

Scarlet

  • City of Bones de Cassandra Clare, que j’allie à Cinder et Scarlet de Marissa Meyer : oui, je sais, rien à voir, mais cet article commence à être long et je n’ai encore parlé que de mes coups de cœur !! City of Bones (lu en juillet) est le premier tome de la série The Mortal Instruments : je me suis malheureusement fait spoiler la fin, parce que je suis arrivée devant la télé pendant sa diffusion … J’ai quand même été immensément surprise par ce retournement de situation très original !! J’ai adoré le monde des Shadowhunters, même si on peut trouver quelques clichés – ce qui fait peut-être de ce livre un de mes préférés en bas de classement (rien à voir, par exemple, avec The Bell Jar, qui me hante encore !) J’ai hâte de lire la suite, même si j’ai entendu dire que la série se dégradait au fur et à mesure … Quant à Cinder … Encore une réécriture originale, dans laquelle on retrouve le conte, mais qui se modernise avec un univers SF très intéressant ! Un côté politique que j’aime, et une héroïne imparfaite !! J’ai aussi beaucoup aimé Scarlet, la réécriture du « Petit Chaperon Rouge » était vraiment bien suivie, tout comme celle de « Cendrillon » dans le premier livre, mais avec un petit quelque chose en plus qui fait qu’il est au même niveau que son précédesseur ! Apparemment, Cress est encore mieux !

 

Les Métamorphoses

 

  • Les Métamorphoses d’Ovide, ou le livre que je voulais lire depuis la nuit des temps, mais que j’avais peur de trouver ennuyeux, et surtout, qui était écrit en tout petit, tout petit ! Mais j’ai pris mon courage à deux mains, et j’ai (re)découvert que la mythologie est le plus épique des romans, le plus intéressant, celui où il y a le plus de retournements de situation ! J’ai aimé découvrir ces métamorphoses, ces histoires d’amour maudites, ces jeunes éphèbes fauchés en pleine gloire. Malgré l’ancienneté de l’œuvre, on peut encore ressentir des émotions à la lecture, et la traduction est très bonne ! Il y a énormément de personnages, je ne peux pas vous parler de tous, mais je peux vous dire que les dieux sont tellement semblables aux hommes, tellement faillibles !

 

 

 

 

Biographie de la faim

 

  • Biographie de la faim d’Amélie Nothomb : j’aime beaucoup ses romans et autofictions d’habitude, mais peu font partie de mes livres préférés. Celle-ci était pleine d’émotions, de joie puis de désespoir, et cette réflexion sur la faim, pas seulement physique, mais sous toutes ses formes. L’auteur nous raconte ses voyages avec sa famille, sa découverte de différents pays, sa passion pour la lecture, son amour pour sa sœur. J’ai eu l’impression que ce livre était coupé en deux : une longue partie de joie et de découvertes, puis une brève plongée dans la noirceur, qui laisse des traces, forcément, et qui correspond à la période, difficile pour à peu près tout le monde, de l’adolescence. Ce que j’aime aussi beaucoup ici, c’est cette Amélie double : l’enfant, et celle qui juge cet enfant. Une fin comme souvent abrupte, mais qui ne peut pas gâcher le livre !

 

 

Le maître et Marguerite

 

 

  • Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov : j’ai lu peu d’œuvres russes, mais alors celles que j’ai lues sont exceptionnelles, et ce livre ne déroge pas à la règle ! Fou, original, complètement décalé, à l’écriture poétique et aux personnages émouvants, les circonstances d’écriture ne font qu’ajouter à l’émotion. Une œuvre à part, un vrai bijou ! Et cette couverture !!  

 

 

 

 

The BFG

 

  • The BFG de Roald Dahl ou le bonheur de trouver un livre écrit pour soi. J’avais l’impression d’être faite pour lui, qu’il était fait pour moi : quelle perfection ! Un géant sage, émouvant, attachant, qui donne des leçons de morale sans le vouloir en nous parlant des hommes et de leur cruauté, de leur violence. L’importance des rêves, une belle histoire qui montre que tout est possible, qu’on peut changer les choses si on le veut vraiment. Si seulement le BFG existait vraiment !! Une édition magnifique en plus de ça, avec de petites illustrations sympathiques. Et la couverture sous la jaquette …

 

 

 

 

Splintered

  • Splintered de A. G. Howard, ou Alice au pays des Merveilles, version gothique et morbide, encore plus, si possible que Tim Burton ! J’ai adoré cette réécriture, une des meilleures que j’ai jamais lues d’un conte original ! On découvre un univers gothique, comme je l’ai dit, avec des personnages tous plus morbides (comme je l’ai dit aussi …) les uns que les autres. Oh les Twins !! Quelle horreur !! Et, enfin, de l’amour dans un roman YA, mais qui ne vient pas de nulle part, qui a une histoire, qui ne tombe pas du ciel sans raison, qui ne vient pas du fait que « le beau jeune homme ténébreux vient d’arriver dans mon lycée ! » Une fin originale à laquelle je ne m’attendais pas du tout : ce livre n’était pas un coup de cœur avant cette fin, parce que je pensais avoir tout compris, et j’étais assez agacée de cette prévisibilité (ce mot existe vraiment !). Un niveau de langue assez difficile quand même en anglais, mais ça ne gâche absolument rien !! J’ai vraiment hâte de lire la suite !!

 

 

Peter Pan

 

  • Peter Pan de J. M. Barrie, ou comment découvrir que l’histoire que je pensais connaître depuis toute petite, n’était en fait pas du tout l’histoire originelle de Peter Pan ! Je pleure très rarement quand je lis, mais alors, avec cette fin, je ne vois pas comment j’aurais pu faire autrement !! En revanche, je ne pensais pas que le personnage de Peter Pan était si agaçant : il donne vraiment envie de lui mettre des claques !! Et la fée Tinkerbell, qui énerve tellement certains lecteurs, m’a émue. Wendy, elle, était assez ambivalente pour moi, à la fois un peu trop naïve, et acceptant trop facilement ce qu’on lui dit de faire, et pourtant, remplissant bien son rôle de maman, ce qui la rend assez touchante. Evidemment, la dimension allégorique de ce livre, le refus de grandir du petit garçon, est déchirante ! Et encore une fois, cette fin

 

 

 

 

Mesure de nos jours

  • Mesure de nos jours de Charlotte Delbo, ou la claque que l’on se prend, à nouveau, en tentant de comprendre l’impact de la Shoah sur les déportés rescapés. Je me suis sentie mal presque tout le long de cette lecture, et en même temps, l’espoir est parfois si vivace ! Des témoignages de différentes personnes recueillis par Charlotte Delbo, quelques années après la Shoah. Certains se remettent, d’autres pas du tout : cauchemars, besoin de lumière, besoin de quelqu’un, impossibilité de revoir qui que ce soit pendant longtemps, le sentiment que personne ne comprend et que personne ne comprendra jamais. Beaucoup d’émotion - il me semble que c’est un critère qui revient souvent, non ? (haha) -, de douleur à l’idée que l’homme est capable de ça. Une façon de se souvenir, pour ne pas recommencer : c’est le but affiché par l’auteur m’a-t-il semblé.  

 

 

 

Comme un roman

 

  • Comme un roman de Daniel Pennac, ou, « Bonjour, je veux devenir professeur, et je viens de rencontrer mon idéal ! » J’ai adoré cet essai !! Il nous parle de la lecture, mais aussi de comment donner envie de lire, d’une sorte de méthode pour pousser les élèves vers la littérature sans les brusquer, et surtout, sans les dégoûter, comme beaucoup de professeurs le font malheureusement – et comme beaucoup de parents le font aussi ! Ce livre m’a redonné confiance en mon futur métier !!Des droits du lecteur assez drôles, et un livre où l’on se reconnaît presque à toutes les pages !

 

 

 

Sodome et Gomorrhe

 

  • Le Côté de Guermantes et Sodome et Gomorrhe de Marcel Proust : j’avais adoré Du côté de chez Swann, moins A l’ombre des jeunes filles en fleur que j’avais arrêté un moment avant de m’y remettre. Stop aux préjugés sur Proust : certes, certaines phrases sont longues, mais pas toutes !! Le style est merveilleux, la poésie est bien présente, les images utilisées sont formidables – certaines mythologiques, que demande le peuple ? -, et la nature humaine est fouillée avec une telle profondeur !! Proust lit en nous, et nous fait lire ce qu’il a trouvé ! Mon tome préféré – et même sans avoir fini la série complète, je pense qu’il le restera – est Sodome et Gomorrhe : M. de Charlus est mon personnage favori, et ce volume est juste grandiose !! Il traite de l’homosexualité principalement, et j’ai trouvé ça tellement intéressant !! Si vous n’avez pas encore lu Proust, lancez-vous, n’ayez pas peur, même si ça vous prend beaucoup de temps, ça vaut tellement le coup !!

 

 

The Nightmare Before Christmas

  • The Nightmare Before Christmas de Tim Burton : j’adorais le dessin animé, et je me suis encore plus attachée Jack et Sally avec ce livre. Ils m’ont émue, deux marginaux, l’un qui tente d’introduire une nouveauté dans sa ville halloweenesque (non, ce mot n’existe pas, mais tant pis !), et l’autre, créée de toutes pièces, mais qui a des sentiments, et qui voudrait être libre de les exprimer sans l’oser. J’ai eu tellement mal au cœur devant la déconfiture de Jack ! J’ai aussi beaucoup aimé les graphismes, de Jun Asuka me semble-t-il ! Une belle histoire horrifiante !! (et là, j’aime l’horreur ! Quand je vous disais que je suis pleine de contradictions !)

 

 

 

 

 

Miss Peregrine

  • Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children de Ransom Riggs : je pensais aimer, j’ai adoré ! L’originalité des photos, la relation de Jacob avec son grand-père, les enfants particuliers, Miss Peregrine, et enfin une héroïne non ringarde, mais pas forcément tout à fait badass, qui a du caractère !! (dommage que Tim Burton n’ait pas gardé cet aspect du personnage d’ailleurs), et dont l’histoire d’amour n’est 1) pas évidente, 2) pas sortie de nulle part ! Une Histoire des particuliers vraiment intéressante, et cohérente, et qui donne envie d’en apprendre plus !! Oh, j’adore cet univers !!! J’ai hâte de lire la suite, et en même temps, j’ai peur, parce que ce sera fini … *désespoir*

 

 

 

Harry Potter and the Cursed Child

 

  • Harry Potter and the Cursed Child de J. K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany, ou le livre que presque tout le monde a détesté, et que j’adore. Quelle joie de retrouver cet univers !! Alors, non, ce n’est pas vraiment le huitième tome, on peut seulement l’appeler comme ça parce que les mêmes personnages se retrouvent dans la série et ici. Mais quel bonheur de les retrouver eux aussi !! Alors oui, ils sont différents, mais on peut changer en 19 ans, et j’ai trouvé ces changements plutôt cohérents. Et leurs versions alternatives !! J’ai adoré cette idée de voyage dans le temps, et cette amitié spéciale, et retourner à Poudlard, même si c’est pendant peu de temps, et de façon vraiment épisodique. Comme j’aimerais avoir un roman sur les Marauders, ou d’autres romans sur cet univers magique … *espoir ?*

 

 

Bleak House

  • Bleak House de Charles Dickens ! Il était temps qu’on arrive au dernier coup de cœur, n’est-ce pas ?! Ce livre est impressionnant par sa taille, et par le nom de l’auteur, mais il est tellement excellent !!! Je redoutais de lire Dickens de peur de m’ennuyer, mais je me trompais tellement ! Il y a peut-être quelques longueurs : pendant longtemps, il n’y a pas d’action. Mais l’écriture de l’auteur est tellement bonne ! Tout y est : l’émotion, l’ironie, et un humour que j’ai adoré, pratiquement omniprésent !! Aussi, j’ai eu tellement l’impression, comme avec The BFG, que ce livre était fait pour moi !! Je me sentais chez moi dans ce livre, c’est sans doute la raison pour laquelle j’ai mis tant de temps à le lire ! Esther était comme mon double – mon Dieu, je viens de me rendre compte que mes deux doubles littéraires s’appellent Esther !! (cf. The Bell Jar) -, mais à une autre époque : moi, si j’avais vaincu à Londres dans les années 1850. Ce genre d’impression est tellement troublante, j’ai l’impression de passer pour une folle ! Je lirai d’autres Dickens avec joie !! (mais, ça, c’est pour les objectifs 2017 !)

 

 

Relectures

Il est très rare que je relise ; je préfère découvrir de nouveaux univers que de rester dans les mêmes. Et pourtant, année de master 1 et mémoire oblige, j’ai bien dû relire !

  • Les Fleurs du Mal et Le Spleen de Paris de Baudelaire : pour le mémoire. Etant donné que Les Fleurs du Mal sont mon œuvre principale, je les ai relues trois fois. Il est possible que je sois obligée d’encore les relire, mais étant donné que c’est, pour moi, le meilleur livre de tous les temps, autant vous dire que ça ne me dérange pas vraiment !

 And Then There Were None

 

 

  • And Then There Were None d’Agatha Christie : parce que je voulais relire ce thriller en anglais, parce que c’est mon Agatha Christie, parce que c’est tellement intelligent que j’avais envie de revoir les petits indices disséminés pour voir s’il était possible de comprendre sans l’épilogue !! Résultat : heureusement que l’épilogue existe quand même, parce que sans, impossible de trouver une cohérence à ces morts à la suite !

 

 

 

  • Frankenstein de Mary Shelley : pour le mémoire. Un de mes livres préférés aussi : je ressens tellement d’empathie pour le monstre, c’est tellement gênant qu’il n’ait pas de nom, de devoir toujours l’appeler « le monstre » ! Cette fois, j’ai eu du mal à plaindre Victor Frankenstein : c’est juste un savant irresponsable qui s’est pris pour Dieu et qui regrette d’avoir mis au monde une créature criminelle ; il oublie vite que c’est à cause de son irresponsabilité que son « enfant » devient un monstre ! Grr !

 

  • Le Horla de Guy de Maupassant : pour le mémoire. J’avais adoré quand j’étais plus jeune, et j’aime toujours autant !! Le suspense, l’angoisse que l’auteur arrive à instiller en si peu de mots ! Et cette peur de l’invasion, encore actuelle !

The Picture of Dorian Gray

  • The Picture of Dorian Gray d’Oscar Wilde : première relecture en anglais, et j’aime encore plus que la première fois, et même, j’adore ! Un de mes livres préférés ! Aussi pour le mémoire d’ailleurs, mais je projetais de le relire de toute façon ! Quelle intelligence, et quelle descente aux enfers ! Et j’adore cette idée de la puissance de l’art.

 

 

 

 

 

 

  • Dr Jekyll and Mr Hyde followed by The Bottle Imp de Robert Louis Stevenson : pour le mémoire. C’est en prenant du recul sur Dr Jekyll and Mr. Hyde que je peux vraiment l’apprécier. Et encore plus en l’étudiant ! J’aime beaucoup l’idée de ce dédoublement de personnalités, et même, de cette dualité inhérente à l’homme : c’est effrayant, mais, en même temps, parfois, nous sommes contradictoires, et cela s’apparente à ce genre de dualité. Et j’ai adoré The Bottle Imp que je ne connaissais pas du tout !! J’ai été tenue en haleine jusqu’à la toute fin !!

Dracula

 

 

  • Dracula de Bram Stoker, ou le premier roman gothique que j’ai lu, et éternellement un de mes préférés ! C’est difficile de dire à quel point j’aime ce livre. Il est intelligent, ironique, drôle et symbolique, et il présente cette créature, le vampire, qui va hanter l’imaginaire populaire – et qui le hante toujours d’ailleurs ! – pendant des siècles !! J’adore la forme du journal, les différents personnages, et étudier ce livre pour mon mémoire ne fait que me le rendre plus cher !

 

 

 

  • Le journal de Bridget Jones de Helen Fielding : toujours pas. Je n’aime toujours pas, je ne m’identifie toujours pas à Bridget, et je pense que je ne retenterai plus. Le troisième tome m’attend, mais je ne pense pas que j’achèterai le dernier. Ce n’est pas du tout mon genre de lecture, et ce n’est pas non plus le type de personnages qui me correspond : rien à voir avec les deux Esther, ou un personnage comme Mina Harker !!

 

  • La chute d’Albert Camus : j’avais beaucoup aimé ce livre, mais je ne me souvenais pas vraiment pourquoi. Je savais que c’était un monologue, que ça m’avait emportée. Eh bien, j’ai eu le même effet à nouveau. J’ai été emportée par cette voix qui parle seule, à qui quelqu’un répond mais sans que le lecteur l’entende, qui raconte sa vie, celle des autres, qui décortique la vie humaine même, et qui parle de sa lâcheté. Il traite aussi de l’hypocrisie, de la liberté, du jugement constant dont on est l’objet. Un grand livre.

 

  • Alice au pays des Merveilles de Lewis Carroll : la première fois que je l’ai lu, ce n’est pas que je n’ai pas aimé, c’est que ce n’était pas non plus un de mes livres préférés. Depuis, j’ai reçu le manuscrit des Saint-Père : cette édition est magnifique, et c’est vraiment le premier manuscrit de l’auteur, vraiment écrit à la main, avec ses illustrations ! J’ai apprécié l’histoire, plus que la dernière, même s’il ne fait toujours pas partie de mes favoris ! Je lui préfère Through the Looking-Glass !

 

  • Carmen de Prosper Mérimée, ou comme prendre l’histoire d’une bohémienne séductrice comme prétexte pour faire un traité sur les gitans. Je n’ai pas détesté, mais je pense que la dernière partie enlève tout l’intérêt du livre ! Dommage !

 

Flops

Ils sont plutôt rares cette année, mais ils existent tout de même, et parfois là où je ne les attendais pas du tout !!

  • La Dérivante de Dale Peck, second tome des Sirènes, un livre que j’avais plutôt bien aimé. J’ai été déçue par cette suite : c’était très long, je ne me suis pas attachée au personnages, qui m’ont même parfois agacée, et je n’ai pas eu envie de suivre l’histoire, qui paraissait pourtant intéressante en lisant le synopsis. J’ai trouvé certains passages peu cohérents, et d’autres complètement loufoques. J’ai aimé le personnage du perroquet !

 

  • En finir avec Eddy Bellegueule d’Edouard Louis, ou comment m’énerver au plus haut point en quelques pages !! Bonjour les préjugés (notamment sur le Nord : dépression, alcool, violence, morosité, misère … C’est présent sans doute, mais il en fait une généralité !!!) !! J’ai eu l’impression que c’était pour se faire valoir, pour se montrer supérieur qu’il rabaissait les autres, et surtout sa famille !! Je n’ai pas du tout aimé cette impersonnalité gênante qu’il met aussi dans le récit de certaines scènes. Je ne relirai jamais cet auteur, j’en suis sûre !!

 

  • Le journal de Bridget Jones de Helen Fielding dont j’ai parlé plus haut. Définitivement pas pour moi !

 

  • Lutetia de Pierre Assouline : le style m’a semblé trop impersonnel, l’histoire ne me semblait aller nulle part. J’ai aimé quelques passages, mais le reste m’a semblé très fade !  

 

  • Le Soulier de satinde Paul Claudel : je ne m’attendais pas vraiment à ça. J’avais étudié l’incipit en cours, et j’avais beaucoup aimé, je m’étais dit que ce devait être une œuvre très poétique. Je me suis trompée. Je l’ai trouvée assez longue, et je n’en ai finalement pas retenu grand-chose.

 

  • Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson : ce roman était présenté comme hilarant ! J’ai trouvé l’humour très lourd, les situations grotesques et tellement grosses que je n’arrivais pas à y croire ! Et si je n’arrive pas à y croire, l’auteur m’a perdue !

The Declaration

 

 

 

  • The Declaration, book 1 de Gemma Malley : premier tome d’une série SF, j’ai été déçue parce que je m’attendais à mieux. Je n’ai pas réussi à m’attacher à l’héroïne, et l’histoire ne m’a pas passionnée. Je lirai tout de même la suite !

 

 

 

 

  • Constellation d’Adrien Bosc : encore une fois, je ne m’attendais pas à ça. C’était assez plat, l’écriture n’avait rien de particulier, et j’ai été déçue de ne pas en apprendre plus sur les victimes du crash. Je m’attendais à quelque chose de romancé, et j’avais plutôt l’impression d’être face à un reportage.

 

  • Absolument dé-bor-dée ! ou le paradoxe du fonctionnaire de Zoé Shepard : un humour qui cache mal l’indignation et la frustration de l’auteur, qui se communique alors au lecteur. Effrayant aussi de voir le vrai visage d’une partie de nos administrations !! D’un côté, j’ai été contente de lire ce livre, mais je pensais passer un bon moment, pas me retrouver devant le livre d’une femme à bout.

 

  • The Elephant Vanishes d’Haruki Murakami : vraiment déçue par ce livre. J’avais lu Blind Willow, Sleeping Woman, et je m’attendais à retrouver la même poésie ; ce n’est pas du tout le cas ! Je n’ai accroché qu’à très peu de nouvelles. J’ai très envie de lire d’autres livres de cet auteur, mais j’ai peur d’une nouvelle déception … The Martian

 

 

  • The Martian d’Andy Weir : beaucoup ont adoré ce roman grâce à son humour et à son traitement de la science. Ce n’était pas mauvais, c’était même très bon : mais c’était trop compliqué quand le personnage principal décrivait ce qu’il faisait. Je ne comprenais pas toutes ses techniques de survie. Et cette fin … Plus prévisible, tu meurs ! Je n’ai donc pas détesté, mais un peu déçue quand même.

 

 

 

  • The Selected Works of T. S. Spivet de Reif Larsen : un synopsis qui dit tout, une histoire qui ne va nulle part, des personnages auxquels on ne s’attache pas.

 

  • L’amant de Marguerite Duras : je n’ai pas du tout aimé le style d’écriture, l’histoire était très étrange, et apprendre que c’était autobiographique n’a rien arrangé … Je lirai d’autres livres de Duras, mais celui-ci fait partie des livres que j’aime le moins !

 

  • Carmen de Prosper Mérimée : j’ai aussi parlé plus haut de celui-ci !

 

  • Albertine disparue de Marcel Proust : assez surprenant peut-être quand on voit que deux autres tomes de La Recherche sont dans mes favoris. Ici, le personnage principal a achevé de m’agacer – cela commençait déjà dans La Prisonnière. Je ne déteste pas ce livre, mais il est celui que j’aime le moins dans la série. J’ai été déçue par comparaison avec les autres volumes.

 

  • Paulina 1880 de Pierre Jean Jouve, ou comment montrer que l’amour et la religion ne sont pas compatibles, et que, de toute façon, la religion gagne et écrase l’amour. Dans ce cas, pas la peine de faire un livre dessus.

Throne of Glass

 

 

  • Throne of Glass de Sarah J. Maas : je pensais vraiment adorer ce premier tome d’une série que beaucoup de gens aiment. J’ai été très déçue, même si c’est tout de même un bon livre : l’héroïne est parfaite – au secours ! – ; elle n’est pas du tout cohérente ; un triangle amoureux se forme qui n’a pas lieu d’être ; le tournoi, censé être le centre du livre, est complètement mis de côté, excepté à la fin ; le prince est assez agaçant !! J’espère que les prochains tomes sont mieux !!

 

 

 

 

Je ne pensais pas qu’il y avait autant de flops quand même !! Mais, nous touchons (enfin !!) à la fin de cet article !!

 

Auteurs découverts

  • Doris Lessing, avec The Fifth Child, pas loin du coup de cœur !
  • Pierre Dubois, dont j’ai parlé plus haut !!
  • Fatou Diome, idem !
  • Jane Austen - j’ai honte de la découvrir si tard !! (j’ai aussi lu Sense & Sensibility cette année !)
  • Marissa Meyer, dont j’ai hâte de lire le nouveau livre, Heartless !
  • Milena Agus, avec Mal de pierres, très bon lui aussi ! Hâte de continuer à lire cet auteur !
  • Cassandra Clare, un auteur très productif, qui enchaîne les séries événements !
  • Sylvia Plath, dont les écrits ont l’air tous très émouvants.
  • Mikhaïl Boulgakov, encore un merveilleux auteur russe !
  • Daphné du Maurier, avec Rebecca, pas loin du coup de cœur lui aussi ! Hâte de lire ses autres livres, dont The Birds !
  • A. G. Howard, à l’écriture très talentueuse, et à l’imagination impressionnante !
  • Ransom Riggs : Hollow City et Library of Souls m’attendent avec impatience !!
  • Pierre Bottero, avec Ellana, un auteur qui me paraît très prometteur, et que j’ai aussi honte de découvrir si tard !!
  • Umberto Eco, avec Histoire de la laideur, sans doute pas son meilleur livre, mais il faut bien commencer quelque part (et c’était une lecture imposée) J’ai vraiment hâte de découvrir ses autres œuvres, comme Le nom de la rose et Le Pendule de Foucault, tous les deux dans ma PAL !
  • Michaël Cunningham, avec Specimen Days, un livre d’une poésie … Ce n’est pas un coup de cœur parce qu’il vient juste après Bleak House, qui ne peut pas être battu, ni égalé !
  • Charles Dickens, encore une fois, j’ai honte de le découvrir si tard !! Son écriture est si merveilleuse !!

 

Séries commencées

  • The Lunar Chronicles de Marissa Meyer, une série prometteuse, qui réécrit très bien les contes de fées, les modernise tout en leur laissant un côté féérique !
  • The Declaration de Gemma Malley (voir plus haut)
  • Miss Marple d’Agatha Christie : j’ai décidé de lire les deux séries de l’auteur dans l’ordre, mais je n’ai pour l’instant commencer que celle-ci ! Hercule Poirot viendra bientôt !
  • The Illuminae Files d’Amie Kaufman et Jay Kristoff (voir plus haut)
  • The Mortal Instruments de Cassandra Clare (voir plus haut)
  • James Bond d’Ian Fleming : j’ai peut-être été un peu déçue de ce premier livre, mais il ne fait pas partie de mes flops de l’année. J’espère que l’action sera plus présente dans les autres tomes, et que l’espion sera un peu moins misogyne, mais ça …
  • La 5e Vague de Rick Yancey : un premier tome que j’ai plutôt bien aimé, même si, encore un triangle amoureux qui se profile, et une héroïne très peu cohérente …
  • Splintered d’A. G. Howard (voir plus haut)
  • Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children de Ransom Riggs (voir plus haut)
  • Le Pacte des Marchombres de Pierre Bottero, un premier tome qui nous montre une héroïne un peu trop parfaite, mais un livre que j’ai tout de même apprécié !
  • Throne of Glass de Sarah J. Maas (voir plus haut)

11 séries ! J’ai aussi commencé plusieurs séries de manga et de comics !

 

Séries terminées

  • Les Sirènesde Dale Peck (voir plus haut)
  • Journal d’une princesse (Princess Diaries) de Meg Cabot, avec Royal Wedding. Une fin sympathique, j’ai retrouvé l’humour présent dans toute la série, et, même si c’est un peu tiré par les cheveux, ou un peu prévisible, cela reste une série que j’ai aimée plus jeune et que j’aime toujours aujourd’hui !
  • The Selection de Kiera Cass (voir plus haut)

Ridicule : 3 séries terminées …

 

2017

 

Cette fois, nous passons à 2017, et à mes objectifs ! Je place la barre à 150, même si c’est difficilement réalisable ; je suis motivée à lire plus cette année que l’année dernière !!

Mon premier objectif est de lire les livres qui m’ont été prêtés ! J’en ai à peu près une trentaine, et certains sont là depuis deux ans …

 

Les séries à finir !

J’ai commencé pas mal de séries cette dernière année, et mon ratio commencement/fin est ridicule ! On va tenter de remédier à ça !

  • Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children de Ransom Riggs : les tomes suivants m’attendent avec tellement d’impatience !!
  • The Mortal Instruments de Cassandra Clare : ça va être un peu compliqué, mais on peut toujours tenter !
  • The Splintered series d’A. G. Howard : j’ai aussi les deux tomes suivants, et un quatrième a l’air d’être sorti, mais je ne sais pas si c’est un hors-série (comme les auteurs aiment tant en sortir !) ou une vraie suite !
  • The Illuminae Files d’Amie Kaufman et Jay Kristoff, le dernier tome sort en octobre 2017, comme je l’ai dit plus haut !!
  • The Lunar Chronicles de Marissa Meyer : encore une fois, j’ai les autres tomes, et je ne les ai toujours pas lus !! Il ne me manque que Levana, la préquelle !
  • A la recherche du temps perdu de Marcel Proust : plus qu’un tome et c’est terminé … Je repousse la lecture des tomes 6 et 7 depuis l’été parce que Proust n’a pas écrit d’autres œuvres de fiction : j’ai tellement aimé découvrir son écriture !!
  • A Song of Ice and Fire de G. R. R. Martin : *espoir !!!*
  • Les Chroniques de Narnia de C. S. Lewis : encore deux tomes !
  • The Book of Ivy d’Amy Engel : facile à dire puisque c’est une duologie !

J’aimerais encore en finir d’autres, mais on va dire que je vais être raisonnable !!

 

Séries à commencer !

  • A Court of Thorns and Rosesde Sarah J. Maas : avec un peu de chance, j’aimerais plus que Throne of Glass ! (3 tomes dont le dernier sort cette année)
  • The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy de Douglas Adams : l’intégrale m’attend !! (5 tomes)
  • The Expanse de James S. A. Corey, ou la série SF qui m’attend depuis déjà trop longtemps !! (5 ou 6 tomes sortis pour le moment, série toujours en cours)
  • Les Mille et une nuits d’Anonyme et Antoine Galland : vu qu’il y a plusieurs tomes, on va mettre ces livres dans les séries ! (3 tomes)
  • Les Rougon-Macquart de Zola : après avoir fini Proust, je vais m’attaquer à un autre grand auteur classique ! (20 tomes … Je ne pourrais pas finir celle-ci cette année !)
  • Troisième Humanité de Bernard Werber, ou la trilogie que je veux lire depuis la sortie du premier tome ! (3 tomes)
  • Red Rising de Pierce Brown : il paraît que c’est Hunger Games mais sur Mars ! (3 tomes)
  • The Darkest Minds d’Alexandra Bracken, ou le retour des X-Men !! (3 tomes)
  • Hercule Poirot d’Agatha Christie : j’adore le personnage, et je trouve que l’auteur a un véritable don pour le thriller ! (40 tomes … je ne pourrais pas non plus finir celle-là !!)
  • The Godslayer Chronicles de James Clemens, parce que la série Les Bannis et les proscrits est une de mes préférées ! J’espère que celle-ci est à la hauteur ! (2 tomes)
  • The Passage de Justin Cronin : SF et postapocalyptique ! (2 tomes)
  • Les fiancés de l’hiver de Christelle Dabos : j’en entends tellement de bien ! (2 tomes) 
  • The Eyre Affair et Shades of Grey de Jasper Fforde : un peu d’humour et d’amour de la littérature dans ce monde de brutes !! (7 tomes pour la première (qui n’est pas terminée je crois !), 1 seul pour l’instant pour la seconde !)

Je veux encore en commencer pas mal, comme The Cousins’ War de Philippa Gregory, ou The Fall of Giants de Ken Follett, mais on va s’arrêter là pour le moment !! Le but est aussi de finir ces séries la même année !

 

Relectures éventuelles

  • Harry Potter and the Deathly Hallowsde J. K. Rowling : du courage !
  • Hunger Games de Suzanne Collins : parce que je n’ai pas encore trouvé de série de cette envergure !
  • Jane Eyre de Charlotte Brontë, cette fois en VO !
  • Wuthering Heights d’Emily Brontë, lui aussi en VO !
  • Pride & Prejudice de Jane Austen, parce que c’était tellement énorme !!

 

Auteurs à découvrir

  • Thomas Hardyavec Far from the Madding Crowd et/ou Tess of the D’Ubervilles !
  • Virginia Woolf
  • Jasper Fforde
  • Romain Gary (que je suis en train de lire !) 
  • Douglas Adams

 

Quelques stand alone

  • Demain les chatsde Bernard Werber
  • Heartless de Marissa Meyer
  • Oliver Twist de Charles Dickens 
  • Blonde et Maudits de Joyce Carol Oates
  • The Jungle Books de Rudyard Kipling

… et beaucoup d’autres !!

 

Comme tous les ans, je ne fais pas de challenges : j’ai essayé et je me sens trop contrainte. C’est aussi la raison pour laquelle je ne fais pas de PAL pour chaque mois : ici, j’en ai fait une pour l’année, c’est plus flexible !

 

C’est sans doute le plus long article que je n’ai jamais écrit !! Je comprendrai si vous ne l’avez pas lu en entier : j’ai mis tellement de temps à l’écrire que je n’ai même pas envie de le relire ! Je vous souhaite à tous une bonne année, et de bonnes lectures !!

Solal d’Albert Cohen

Classé dans : Avis littéraires — 10 janvier, 2017 @ 10:25

SolalGenre : Contemporaine

Editeur : Folio

Année de sortie :1984 

Nombre de pages : 473

Synopsis : « Avez-vous lu Solal ? C’est la question que, ces jours derniers, je pose à tous ceux que je rencontre. Solal est un très grand livre, une œuvre forte et riche. » Marcel Pagnol, Les Nouvelles littéraires.

« Œuvre désordonnée et magnifique, Solal mérite d’être lu et relu. Il possède les caractéristiques de la grandeur. Il dévoile au lecteur de nouveaux tréfonds de l’âme humaine. C’est le seul véritable critère de la grandeur. » New York Times

« Livre magnifique, bouillonnant de sève, d’une opulence barbare, d’une intelligence aiguë. Un talent extraordinaire. » Gazette de Lausanne

« Solal est un livre à nul autre pareil. C’est très rarement que surgit un roman qui soit l’œuvre d’un génie évident. » San Francisco Chronicle

« Solal a été proclamé, par les critiques d’Europe et d’Amérique, un grand roman, un chef-d’œuvre. » The Times

« Un livre étonnant. Avec Solal, le roman contemporain s’éveille à une vie nouvelle, d’une originalité absolue. » Vossische Zeitung

 

Avis : Je devais lire ce livre pour les cours, et je dois dire qu’il ne m’inspirait pas du tout.

Et mon a priori s’est révélé juste : je n’ai pas du tout aimé Solal, que ce soit du point du vue du style d’écriture ou de l’histoire. Le seul élément que j’ai apprécié est le personnage de Salomon. D’abord, l’intrigue : le lecteur se voit offrir une vie de Solal, de ses douze ans à la trentaine à peu près. Fils d’un rabbin, il rencontre une consulesse français à Céphalonie, et tout commence. Mais tout, cela veut dire des déboires amoureux où le héros se révèle être un goujat de première, manipulateur, et qui ne respecte absolument rien, ni les femmes, ni la famille, ni la religion. Il passe de femme en femme jusqu’à une rencontre particulière, et là, le lecteur peut se dire qu’il a fini de rendre fou à peu près tout le monde : eh bien non ! Solal s’assagit pour mieux replonger dans ses vices. On passe de Céphalonie à d’autres pays, au fur et à mesure de l’évolution - ou de la régression - de la carrière du héros. Il avance de deux pas, et recule de trois : jamais il n’est heureux de son sort et trouve toujours un sujet d’insatisfaction. Il finit par tout envoyer valser, sans souci du mal qu’il peut faire aux autres. Sinon, des réflexions sont bien présentes ici, comme la question de la religion juive. Les Juifs sont opprimés, alors que les étrangers ne savent pas qui ils sont vraiment, ils ne tentent pas de les connaître, et surtout, de les reconnaître comme un grand peuple, peuple dont la folie ne doit pas masquer pour autant son génie. J’ai apprécié ces réflexions, mais pourquoi les faire porter par une histoire pareille ? Solal est tiraillé entre son envie d’être un Français, et ses racines juives qui le poussent à rester Grec : ce tiraillement lui fait faire n’importe quoi, il est complètement perdu, et se fiche des dommages collatéraux que ses actions peuvent causer. Aussi, j’ai trouvé un léger arrière-goût de misogynie dans ce livre ! Solal appelle une femme « chienne », et les femmes sont montrées comme étant simplement des « juments » à « saillir ». Comment aimer un livre qui dit ce genre de choses ?! Quant à l’écriture, elle n’est pas mauvaise du tout, au contraire, mais je n’ai pas aimé son style : l’ajout de plusieurs adjectifs à la suite pour appuyer une idée par exemple, ou l’absence de ponctuation qui rend très confuses les pensées d’Aude. Enfin, c’est encore un roman qui mêle l’amour et la religion pour montrer qu’ils ne sont pas compatibles : cela me prouve que ce genre de romans n’est pas fait pour moi ! 

Solal est donc le héros de ce livre, comme l’indique bien le titre. Il m’a profondément agacé, même si j’ai eu pitié de lui parfois. Enfant, il possède tout, ne connaît pas la misère, et donc se pense capable de faire n’importe quoi. Dès ce moment, il m’a paru cruel, et je n’ai cessé de le voir de cette façon par la suite. Manipulateur, il connaît ses charmes et sait que les femmes ne peuvent pas lui résister : il joue de cela, tire les ficelles, les blesse dans la manœuvre, et s’en fiche éperdument. Certaines phrases laissent sous-entendre qu’il est aussi violent avec elles. Irrespectueux, Solal ne l’est pas qu’avec les femmes : il a une relation assez conflictuelle avec sa famille et sa religion, qu’il renie et reprend selon son humeur. Il veut devenir Français, puis assumer ses origines juives, puis être Français … Il veut protéger sa famille, puis la chasser, puis l’aimer, puis la répudier … J’ai beaucoup de mal avec ce genre de personnages qui tournent en rond. Cela donne une action cyclique qui ne cesse de revenir sur elle-même et qui ne mène à rien ! Solal est donc quelqu’un de très contradictoire dans ses choix, mais aussi dans son caractère : il est très sûr de lui, puis plus du tout ; il peut conquérir le monde, et il n’est plus digne de la femme qu’il aime ; il est roi, puis il est misérable. Finalement, Solal est associé à Jésus Christ : ce n’est absolument pas comme ça que je vois le personnage ! Aussi, le héros, m’a-t-il semblé, est considéré comme parfait, malgré tous ses défauts : il n’y peut rien, c’est la société qui veut cela, c’est la tentation d’une vie qui n’est pas la sienne. Solal n’est pas parfait pour moi, c’est sans doute un des personnages que j’aime le moins dans tous les livres qu’il m’a été donnés de lire ! D’autres apparaissent bien sûr ici, notamment Adrienne, que j’ai vraiment plaint, et qui m’a semblé pouvoir devenir autre chose que ce qu’elle devient, Aude, qui m’a agacé au début, que j’ai plaint aussi, dévouée et douce, qui se transforme au fur et à mesure, qui change, et heureusement !!, les Sarles, le mari, un grand-père parfait, la femme, une dévote montrée négativement, hypocrite et bien pensante, Jacques, ou l’homme parfait bis, celui qui réussit, Saltiel, que j’ai apprécié pour son côté maladroit qui veut bien faire, dont la mythomanie m’a fait rire, Gamaliel, assez effacé finalement, l’image du père encensé que Solal repousse, Salomon, seul personnage que j’ai vraiment aimé et auquel je me suis attachée, drôle et maladroit, il m’a fait penser à un enfant !, Mangeclous, Mattathias et Maïmon, le premier menteur de première, le second obsédé par l’argent, et le dernier, patriarche respecté et excentrique, qui enterrera tous ses descendants avant de mourir !

La fin m’a semblé exagérée. Je ne vois tellement pas Solal de cette façon ; j’ai l’impression que si le roman avait continué sur quelques pages, il aurait encore tout fichu en l’air ! Je voulais lire Belle du seigneur, mais j’ai peur de retrouver ce genre d’histoire pendant 1000 pages ! Si certains l’ont lu, dites-moi ce que vous pensez !

 

Donc, un roman que je n’ai pas du tout aimé, qui mêle religion et amour dans un duel sans merci, puisque les deux sont montrés comme incompatible, roman porté par un personnage agaçant que je n’aime pas du tout.

Superman : Red Son de Mark Millar

Classé dans : Avis littéraires,Coup de cœur — 6 janvier, 2017 @ 12:19

Red Son Genre : Comics

Editeur : Eaglemoss

Année de sortie : 2016

Nombre de pages : 138

Synopsis : Ukraine, 1938. Une fusée s’écrase en pleine campagne : à son bord, un bébé qui va être rapidement adopté par un couple de fermiers. Des années plus tard, l’enfant a grandi au sein du régime stalinien. Il devient alors le héros des travailleurs et la fierté de l’Etat soviétique. Son nom ? Superman ! Mais lorsque Joseph Staline meurt, c’est à cet homme de fer qu’il incombe de diriger et de faire fructifier un empire à l’abandon …

 

Avis : Je ne chronique jamais les comics habituellement, mais pour celui-ci, je me suis dit que j’allais faire une exception !

Red Son, comme écrit dans le synopsis, raconte l’histoire de Superman s’il était né en URSS, et plus précisément, en Ukraine. Le lecteur peut déjà se dire : « D’accord, alors, on va retrouver la ribambelle de clichés sur les méchants soviétiques face aux gentils Américains, cela va donner un comics très manichéen, au secours ! » Eh bien, pas du tout ! Nous sommes plutôt dans le gris, et dans le grand problème de comment bien diriger un pays ! C’était très original, très bien mené ! Les réflexions politiques sont bien présentes, et l’on retrouve la psychologie habituelle de Superman : il veut faire le bien, il veut ce qu’il y a de mieux pour la Terre, mais est-ce qu’il a le droit de mettre tout en oeuvre pour cela, y compris transformer les gens qui ne conviennent pas à son idéologie ? Cela en fait un comics assez effrayant, puisqu’on voit les limites des meilleures intentions. Superman ne veut pas de violence, mais il ne se rend pas compte que ce qu’il fait subir au monde entier équivaut à de la violence psychologique. Il ne tue personne, mais ceux qui ne pensent pas comme lui se voient « changés ». Sinon, j’ai beaucoup aimé les allusions au comics d’origine, la petite apparition de Martha Kent, l’amour entre deux personnages qui ne sont, dans ce monde, pas fait pour être ensemble. Aussi, étant donné que l’univers est dystopique, l’image que l’on a de Superman est assez différente de celle habituelle : il est capable de faire des choses que l’on n’imaginait pas avec le Superman originel.

En effet, Superman, comme je l’ai dit, devient ambivalent, ce qu’il n’était pas du tout pour moi dans les autres comics qui le présentent. Toujours aussi bon, il se laisse emporter par ses désirs d’un monde idéal, et n’ouvre jamais les yeux sur ce qu’il en fait véritablement. Ce superhéros est donc plus sombre que l’original, beaucoup plus impliqué politiquement, et plus persuadé de son importance pour le monde : tous ont besoin de lui, et il se doit de faire le nécessaire. Quant à Lex Luthor, il m’a paru toujours aussi détestable, voire plus encore, que dans les comics d’origine, mais lui aussi pense œuvrer pour son pays, et donc pense faire ce qu’il y a de mieux je suppose. Bien sûr, il y a une part d’égoïsme chez Lex qui en fait, normalement, l’opposé parfait de Superman. J’ai tout de même aimé son évolution, malgré sa goujaterie ! Loïs, quant à elle, est égale à elle-même en ce qui concerne le caractère, mais je me demande vraiment comment elle a fait pour finir avec le mari qu’elle a !! Toujours aussi dévouée à son journal, elle est à la botte de son époux, et semble tellement vivre dans son ombre que c’en est énervant ! En fait, rectification : il lui manque une bonne partie de son caractère ! Diana, aussi appelée Wonder Woman, est aussi présente dans ce comics : c’est mon héroïne préférée, j’étais donc très heureuse de la retrouver. C’est encore plus étrange de la voir en supportrice du communisme que Superman. Son costume est toujours aussi beau, mais son caractère à elle aussi m’a semblé changé. Elle est forte, mais fragilisée par un sentiment qui la perdra. D’autres personnages sont présents ici, notamment Piotr, le jaloux par excellence, qui semble un peu remplacer Lex dans son opposition avec Superman ; Staline, très bien représenté ici ; la reine des Amazones et mère de Diana, dont je ne me souviens le nom, qui tente un rapprochement avec l’URSS grâce à l’affinité qui pourrait exister entre sa fille et le protégé de Staline.

La fin … Mais quelle fin ! Je ne m’y attendais pas, et j’ai trouvé ça tellement intéressant ! Un beau cycle qui se ferme – même si ça peut paraître un peu incohérent si on pense à la survie de l’Humanité.

 

Donc, un excellent comics, qui mérite vraiment le détour, original et bien mené, qui montre vraiment la difficulté de diriger un pays, et que la vie n’est pas noire ou blanche, mais bien faite de couleurs plus ou moins prononcées !

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